(Pour les temps présent, je crois que les forces spirituelles déjà réunies ou encore éparses doivent oeuvrer pour l'épanouissement de la
pensée hors des sentiers trop étroits, préparant ainsi un avenir meilleur, afin que ne soient pas perdues les hautes valeurs qui doivent acheminer notre humanité vers des sphères de plus en plus
évoluées. Ami lecteur, je souhaite qu'un jour nous nous retrouvions, vous et moi, pour que survive l'esprit de la massenie... - Le temps hors du temps - Gabrielle.)











1) LA MASSENIE.
La structure de la Massenie peut sembler complexe à qui ne comprend pas une loi fondamentale de la recherche spirituelle. Notre mouvement est construit selon la constitution ternaire de l'homme et c'est ces bases que vous trouverez dans les premières communications que nous proposons aux cherchants :
Consciente, comme recommandé par l'adepte, que c'est par les trois phases du Savoir, du Savoir-faire et du Savoir faire faire, comme dans les trois mondes que sont les sphères des Métiers, de la Chevalerie et du Sacerdoce que se trouve la juste connaissance
- Des Granges
(A.R.S ou Ateliers de Recherches Spécifiques) correspondant au cerveau Intellectuel. Ils sont composés de trois membres au minimum et de douze au maximum. Ils regroupent des personnes désireuses de mettre en place un travail de synthèse sur un thème de leur choix. Aucun autre engagement n'est demandé au membre si ce n'est celui d’œuvrer dans un esprit de large tolérance à la synthèse de leur sujet sur les trois plans suivant :
NOMIE terme venant du grec nomos : la loi,
LOGIE qui vient de logos : la science,
SOPHIE qui vient de sophia : la sagesse.
(EX : Astronome : celui qui étudie la loi régissant les astres, Astrologue : celui qui étudie la science des astres et Astrosophie : celui qui étudie la sagesse des astres.
- Des Loges
I) Mission de LA MASSENIE.
Voici, telle qu’elle nous a été définie, la mission à réaliser pour notre association. Elle concerne, certes, l’Esprit du Temple en priorité, mais elle doit se retrouver dans chacune de nos actions, sur tous les plans de notre démarche.
1) Séparer la rigueur de la raideur.
La mission Templière a été, de tous temps, de réaliser la cité de Dieu... Qui parle de collectivité, parle automatiquement de pouvoir... C’est la raison pour laquelle nous nous devons dès l’entrée d’un cherchant en notre sein, de mettre l’accent sur la différence fondamentale qui existe entre la raideur qui mène à la dictature et au dogme et la rigueur que chaque cherchant doit posséder pour suivre son propre sentier. La raideur est souvent la résultante d’un manque de rigueur.
2) Etablir le règne de droit Divin, primauté du spirituel sur le temporel.
Telle est la résultante de la première action. Le cherchant qui oeuvre avec rigueur, retrouvera le chemin du Père qui indiquera le chemin du retour. Ainsi s’enchaînera le troisième maillon.
3) Rétablir l’Adam-Kadmon
Afin que l’homme devienne Homme, qu’il se souvienne qu’il est un Dieu, déchu afin de parfaire son éducation. Le Temple doit amener le cherchant à comprendre les notions de sacré... à construire le Temple... et à l’habiter.
4) Permettre le retour de l’Homme, comme groupe d’âmes d’une même génération, vers les sphères supérieures
Le message des Maîtres de notre hiérarchie est clair : l’Homme a acquis assez de connaissance pour retourner par lui-même vers les sphères les plus élevées du cosmos. Le Temple se doit de montrer la voie du retour, non dans l’attente d’un adombrement, mais par l’action volontaire de l’humanité.
5) Participer à l’élévation de la Terre
Nous nous devons de faire comprendre à l’humanité que la Terre est un être vivant à part entière... Par son action d’harmonisation, l’homme doit permettre à la terre de passer, de planète école du 4ème çakra, à celle du 5ème... Cette vibration accueillera l’avènement du Maître Maitreya.
6) concourir à l’Unité des églises et de la tradition
Il ne s’agit pas à ce stade, d’accueillir au sein de notre Académie toutes ces tendances différentes.
Il est toujours plus facile de dire : «venez, faîtes l’effort d’avancer vers nous... !» et de rester bien caché dans sa propre Maison. Notre Académie doit amener les cherchants à comprendre que quelque-soit le Nom que l’homme donne à Dieu, Il reste «Un» dans sa manifestation. Le Chevalier prie aussi bien dans la nature que dans une église, une mosquée ou même dans une synagogue... Il a compris que le Temple dans sa forme n’est que l’une des pièces du vaste puzzle de la connaissance, que l’homme a éparpillées dans sa quête du pouvoir. Ainsi le chevalier oeuvre-t-il à la reconstruction du mandala sans s’y attacher.
7) concourir à la réalisation de la grande fraternité humaine
La Fraternité n’est pas un vain mot. Trop de Cherchants se leurrent à vouloir atteindre la Grande Fraternité Blanche, alors qu’ils ne sont pas capables de vivre la grande fraternité humaine. Elle doit être le but de chacune de nos actions.
8) Concourir à la réalisation de l’Eglise Universelle
Quelque soit sa religion d’origine, le cherchant oeuvre pour Dieu, premier servi ! Main dans la main. Telle est la manifestation des églises de Jean et de Melchisédech : l’église, une et apostolique (universelle)
9) Préparer le retour du Christ en gloire solaire Faire que chaque cherchant, chaque être qui compose notre humanité, devienne Christ. Cette mission ne peut être l’œuvre d’un seul mais de tous, aussi petit soit-il, à l’image de l’ouvrier de la 25ème heure. Que chacun se tienne à sa place et la Massenie sera bien servie !
10) Accolade et tutoiement
L’accolade et le tutoiement sont de rigueur dans les manifestations Templières. Mais pour répondre à de nombreux frères ou sœurs, nous vous rappelons que l’accolade ou plus exactement l’embrassade, n’est pas une obligation. En fait, elle appartient davantage au monde profane qu’à celui de la tradition. Et, elle n’est pas l’expression la plus sincère de l’accueil fraternel. Dans sa forme la plus pure, elle correspond à l’accolade mystique traditionnelle que perpétue l’idéal chevaleresque. Elle fait alors partie intégrante d’un rituel initiatique où elle prend tout son sens ésotérique. Aussi, c’est dans le contexte d’un rituel mystique que nous devrions considérer la valeur et la nécessité de l’accolade. Pour mémoire, l’accolade se fait en posant sa joue contre la joue du frère ou de la sœur, en commençant par le côté gauche, cela trois fois en alternant les côtés. Il ne faut pas la confondre avec le baiser de la paix qui se fait en embrassant l’épaule gauche de la personne.
La poignée de main reste le symbole universel de la fraternité entre tous les êtres. Comme vous le savez, elle constitue réellement un échange vibratoire direct entre les deux personnes qui se saluent de cette manière. L’importance de cet échange est mis en évidence dans nos communications sur les çakras et il est à la base d’un grand nombre d’expériences mystiques. En fait, l’image de deux mains qui se tendent l’une vers l’autre est, par delà les clivages dus au langage, un symbole mondialement reconnu pour représenter la paix comme la fraternité.
En tant que membres d’un Ordre Traditionnel et mystique, nous nous devons d’être vrais. Aussi, quelle que soit la forme de salut que nous avons choisie, nous devons faire en sorte qu’elle soit vraie et qu’elle ne soit surtout pas l’expression d’une habitude. Si nous sommes partisans de l’accolade, veillons à ce qu’elle ne mette personne dans la gêne ou l’embarras. Si nous serrons la main d’un frère ou d’une sœur, pensons qu’un jour, en quelque circonstance spéciale, ils recevront peut-être l’accolade mystique dans toute sa pureté traditionnelle. Ce qui est valable pour l’accolade l’est aussi pour le tutoiement. Rien ne prouve que tous les membres apprécient le fait d’être tutoyés. Il est vrai que le tutoiement véhicule un sentiment de fraternité, mais encore faut-il être certain que celui à qui il s’adresse le ressente bien de cette manière et, ne voit pas en lui l’expression hâtive d’une familiarité trop pressante.
L’accolade comme la poignée de main vous seront explicitées dans les Granges et les Loges.
III) LA MASSENIE et les autres mouvements
Nous oeuvrons tous pour la fraternité entre les hommes. Dans le code moral du Chevalier, il est écrit : «Je m’applique à maîtriser mes émotions envers mes proches comme envers mes ennemis» et «je m’applique à louer celui qui me révèle mes défauts. » Ces deux alinéas parlent amplement et il n’est pas nécessaire de faire de longues phrases. Sachons les appliquer à chaque instant, à l’intérieur comme à l’extérieur, envers les autres mouvements. Il ne saurait en être autrement de l’attitude d’un frère en LA MASSENIE.
IV) LA MASSENIE et politique
Un véritable cherchant ne peut concevoir la politique que dans son sens premier de : «chose publique». Le devoir de tout cherchant est de vivre dans le monde et ainsi nos membres restent entièrement libres de leurs idées mais nous leur demandons, pour l’harmonie de la collectivité, de ne pas en faire état dans nos murs.
Aller à l’encontre de cette règle serait considéré comme une faute grave et lourde de conséquences.
Nos frères ou nos sœurs doivent se considérer comme habitant le monde et résidant dans un pays de leur choix, respectueux des règles de ce pays. Hôte de ce pays, chaque membre se doit d’en respecter l’accueil.
V) Les «chaînes»
Nous savons que certains de nos membres reçoivent des «chaînes»... et que certains y donnent suite. Les chaînes sont des lettres anonymes au contenu mensonger. Il est dit généralement que tel ou tel personnage a commencé la chaîne, que celle-ci a fait le tour du monde et c’est le premier mensonge. Quelques fois, une raison ou une explication est donnée à cette chaîne, et c’est le second mensonge. Le troisième est la mention des prétendus bienfaits de toutes natures arrivés aux personnes ayant continué la chaîne, car bien entendu, il est indiqué dans ce genre de lettre, qu’elle doit être recopiée par celui qui la reçoit en un, deux, trois, cinq ou même 10 ou 20 exemplaires et envoyée à d’autres personnes ! Le quatrième mensonge est encore plus grave. Il consiste en menaces voilées. Il fait, en effet, état de «malheurs» qui seraient arrivés à des personnes imaginaires qui n’auraient pas donné suite, et qui auraient, par conséquent, interrompu la «chaîne». Ce genre de pratique a non seulement un caractère profondément amoral mais elle est le comble de l’idiotie. Pour votre propre sécurité et pour n’avoir jamais ainsi à regretter les effets d’une action malfaisante, je vous conseille, si vous en recevez une, un jour, de lui donner la seule destination qu’elle mérite : la corbeille à papier !. Ce faisant, vous aurez fait une bonne action et vous en retirerez le véritable bienfait d’une conscience tranquille. N’oubliez jamais, qu’une chaîne crée un véritable égrégore et qu’en tant que tel, vous vous exposez à en retirer les effets négatifs qui auraient germé dans la tête de l’expéditeur.
VI) Le cahier d’étude
L’ouverture d’un cahier d’étude est fondamentale pour tout cherchant qui a choisi de cheminer sur le sentier de la tradition. N’hésitez pas à écrire sur ce cahier les commentaires que vous inspirent vos études, vos expériences ou vos initiations. Notez-y également les questions que vous vous posez et les réponses que vous y apportez pour le moment. Inscrivez attentivement sur ce cahier les points qui, à votre avis, nécessitent des explications supplémentaires et efforcez-vous de les résoudre par votre recherche. Au moment où ces explications vous seront données, vous aurez déjà fait, par votre travail, la moitié du chemin. La règle du Temple veut que chaque frère ou sœur réfléchisse par lui-même au contenu des communications qui lui sont remises. Aucune vérité n’est juste si elle n’est pas comprise par le cherchant et si elle n’est pas mise en pratique. C’est la raison pour laquelle toutes vos questions ne recevront pas obligatoirement une réponse. Ce serait aller contre l’intérêt véritable du cherchant qui se baserait toujours sur l’opinion de l’autre.
Considérez votre cahier d’étude comme secret. Son contenu doit rester confidentiel car il est le témoin silencieux d’une intimité que seul vous êtes à même de comprendre et d’assumer. Nul ne doit en avoir connaissance, pas même votre responsable, à moins que cela ne vienne de vous. Il est votre confident, votre ami, le reflet du cheminement que vous avez entrepris. Vous êtes votre propre maître. Il sera dans quelques mois, le témoin de votre évolution.
VII) LA MASSENIE. et les Sectes
Le mot «secte», si l’on se réfère à un dictionnaire, signifie : ensemble de personnes poursuivant un même but ou professant une même doctrine. En ce sens notre Académie est une secte mais si l’on conçoit le terme secte dans son sens populaire et restrictif, nous l’affirmons bien haut «NON» nous ne le sommes pas. Notre but est d’amener chaque cherchant, non pas à suivre aveuglement un Maître, aussi grand soit-il, mais d'amener chaque cherchant à une prise de conscience personnelle.
VIII) Notre filiation
La question est souvent posée aux organisations traditionnelles et les cherchants en voient rarement l’absurdité. En fait, aucune organisation n’est en mesure de prouver par des documents irréfutables ses liens avec le passé. LA MASSENIE est née d’un travail en commun avec Gabrielle Carmi, Elle se situe dans l’esprit du St Graal mais une organisation pour rester valide doit résolument tourner le dos au passé, pour vivre le présent et ainsi préparer l’avenir de notre humanité. Aussi, si nous conservons l’esprit de nos aimés, notre forme est bien présente. Depuis sa création LA MASSENIE. a modifié trois fois sa forme, non en des retournements d’esprit mais en des réajustements précis pour être au plus près de notre Charte, pour respecter nos engagements de tolérance, de respect de l’autre et d’universalisme.
IX) Egrégore
L’égrégore, définit très simplement en ces pages, est l’ensemble des volontés individuelles concourant à un même but, reprenant les énergies du passé, du présent et du futur. Cet égrégore ne doit pas être confondu avec le champ de force.
Le Champ de force est le champ d’énergie ancestral entretenu par les Maîtres. Il n’appartient pas plus au Temple qu’à la Rose+Croix qu’à un autre courant traditionnel mais il les vivifie tous. Si l’égrégore, issu d’énergie humaine, est imparfait, le champ de force est la perfection même. Il traverse les siècles depuis l’origine des temps afin de maintenir la connaissance «Une». Nous pourrions le comparer, encore que cela soit erroné, à l’égrégore des Maîtres de Shamballah.
X) LA MASSENIE et religion
Notre Loge est universelle. Le mot religion ne doit être pris que dans son sens de «religare», c’est à dire de relier le ciel et la terre, l’infiniment grand à l’infiniment petit. La démarche de tout cherchant doit être de construire le temple en lui et c’est en cela que quelque soit sa religion d’origine, chacun est le bienvenu s’il désire construire la grande fraternité humaine. Même dans sa voie religieuse, au sein de nos prieurés, le cherchant est libre de prendre la religion de son cœur. C’est au nom de cette religion qu’il intègrera les notions d’engagement dans le sacré. Aussi, ne vous laissez pas prendre par l’apparence. Le Cherchant, oeuvre au sein d’un prieuré à l’élaboration d’une église universelle. Le terme église n’est entendu chez nous que dans son sens latin d’universel.
XI) Les notions de secret
La loi du secret n’existe pas à LA MASSENIE. Chaque sujet doit pouvoir être abordé mais dans la valeur du respect de l’autre. Souvent cette notion est mal comprise, trop de personnes ayant essayé de s’accaparer le secret à des fins de pouvoirs. Mais le cherchant doit comprendre qu’il se trouve sur le chemin à la même enseigne qu’un écolier sur les bancs de l’école. Essayez de vous imaginer l’effet que cela ferait à un élève de sixième si un élève de terminale essayait de lui expliquer son programme de mathématiques ?
C’est en ce sens qu’il vous faut aborder la notion de secret.
Cherchant, la loi d’Hermès comme celle d’AMRA te donne obligation morale de retransmettre ce que tu as compris du sentier. Chaque fois que tu amèneras un frère ou une sœur sur la voie de l’initiation, tu seras artisan du grand œuvre, compagnon du chemin des étoiles, artisan de l'œuvre spirituelle qui aboutira à la fin du Karma tant collectif qu’individuel