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Lundi 26 novembre 2007

Nous avons déjà parlé longuement de la tradition, c'est un sujet inépuisable que l'on peut aborder de diverses façons. Dans cette communication, je vous propose de diriger votre attention sur le cheminement pris par la tradition au sein des religions monothéistes.

 

Souvenez vous qu'une bonne partie des éléments qui composent la tradition nous sont revenus par le Moyen-Orient : Egypte, Palestine, Mésopotamie, Chaldée, Perse où l'on a trouvé des écrits datant de trois à cinq siècles avant J.C. En Kabbale, on nomme ces écrits "la Mercaba". Ils relatent l'ascension d'une âme qui pérégrine. Cette âme connaît d'abord les mystères de la nature, de la terre et, au fur et à mesure de son développement, elle saisira le secret des mystères révélés par Dieu. L'étude et les commentaires de ces écrits forment la "Hagada". La voie qui permet à l'homme, par son ascension, de retourner vers son créateur, se nomme la "Halakha".

 

A mesure de ses incarnations, l'âme s'affinera et découvrira la spiritualité. Les nombreuses épreuves qu'elle traversera l'éveilleront et, elle pourra réaliser la vie de l'au-delà.

 

Puisque nous en sommes à parler de la Kabbale, je vous dirai qu'elle est avant tout la métaphysique de l'hébraïsme, sa mathématique sacrée. Elle se sert des nombres, des lettres qui sont l'autre face des chiffres, de la géométrie ainsi que d'autres sciences. La Kabbale possède la mystique du langage qui n'est comprise que par les initiés. Elle se rapproche du Soufisme dont l'origine est islamique et qui, lui aussi, a de nombreuses interprétations. Ce nom de Soufi a été donné à des mystiques qui se vêtissaient de "Suf" qui est la laine du manteau des pauvres et des ascètes, de ceux qui avaient une vie simple et qui pratiquaient la pureté du coeur et la douceur. Ils atteignaient parfois la sagesse après une vie de réflexion et d'ascétisme.

 

Le Soufisme est centré sur la révélation, sur le cosmos et sur le Coran tout comme la kabbale est centrée sur la Torah. Soufisme et Kabbale suivent une voie mystique différente tout en ayant la même vision d'ensemble de l'univers. Ils ont suivi le même chemin vers la connaissance qui ne peut se comprendre qu'à partir de l'expérimentation de soi-même. C'est dans le silence de nous-même que doit se faire le travail de réflexion et de méditation qui nous conduira à la paix intérieure.

 

D'après la Kabbale, Dieu ne peut être symbolisé que par un point. Ce point est le sens vital. Il est le départ des émanations. Pourtant, nous retrouverons souvent le concept de la trinité de Dieu. Triade qui a servi de base à de nombreuses religions mais qui est émanation de l'unique. Nous pouvons alors imaginer que tout acte de l'Eternel peut se symboliser par un triangle ayant un point au centre. Le point étant l'image de l'Etre originel, les côtés représentant les facultés en puissances.

 

Cela nous amène à l'idée que l'interdépendance des mondes divins ou cosmiques, du spirituel au formel, est une interprétation ésotérique du symbolisme ponctuel. Le point est utilisé dans beaucoup de lettres hébraïques, qui de ce fait, ont valeur de symbole... Une lettre pointée prend un sens particulier qui peut la faire passer de l'informe au personnel, du chaos à l'organisé.

 

Nous retrouvons le point dans le symbole de la croix dite chrétienne, la barre verticale est le principe du masculin, la barre horizontale, le principe féminin, l'intersection du positif et du négatif étant le point créateur de la vie.

 

Chez les Egyptiens, nous retrouvons cette croix surmontée d'un ovale représentant l'oeuf du monde. Cette croix est appelée "croix de vie".

 

Nous trouverons une autre similitude dans la représentation de la Femme sacrée, que ce soit entre l'Isis égyptienne et la vierge noire comme dans d'autres religions. Il a été trouvé, en Asie mineure, des statues de vierges noires dont le corps est en argent et dont le visage est sculpté dans une pierre volcanique noire. La vierge est rattachée au symbole de la coupe du Graal. Dans la mythologie indoue, la déesse Shiva représente cette valeur du Graal, le vase sacré recevant l'esprit qui est l'équivalent de l'éternel féminin. Nous retrouverons ce symbole dans le Yoga tantrique ou taoïste, pour qui la vulve représentera cette coupe.

 

Revenons chez les hébreux. Le Zohar, ou livre des splendeurs, considère que le Dieu caché aux hommes est l'infini, l'illimité, la pensée absolue, l'EN-SOF. Il nous faut, pour comprendre, nous pencher sur l'étude des dix Séphires de l'arbre de vie. Les Séphires représentent les dix aspects de la divinité possédant des degrés et des noms qui leur sont propres. Nous savons que ces Séphires opèrent en tant que force et dévoilent les mystères de la création. Elles amènent l'homme vers la connaissance, vers cette sagesse sacrée qui est la projection, le reflet de celle d'en haut. Celle, reliée à la sagesse, est HOKH-MAH. Elle représente le côté mystique et, son vis-à-vis, "BINAH", représente l'intelligence. Il est dit que les neuf noms sacrés de l'arbre de vie donnent naissance aux dix perfections de la nature. En cela, nous rejoignons la TETRACTYS de Pythagore : 1+2+3+4 = 10. Nous pouvons aussi décomposer cette Tétractys en 7 manifestations :

 

- Dieu : Créateur, verbe et esprit = 3 (1+2)

 

- Ame : Imagination, raison et volonté = 3

 

- Nature : magnétisme, matière, lumière puis chaleur = 4 manifestations.

 

Le total nous ramène à 1O qui est le nombre du cycle qui nous reporte à l'unité à laquelle on ajoute un "O". Pour avoir l'expression cachée de la tétractys, on élève certains éléments au carré.

 

Ainsi, si nous prenons, pour exemple, le "YOD" qui égale 26 (10+5+6+5) et que nous l'élevons au carré, nous obtiendrons 1OO+25+36+25 = 186 qui signifie, en haute Kabbale, le chiffre du Trône de l'arbre de vie.

 

Nous trouverons d'autres symboles en Mésopotamie où existent des tours à sept étages nommées "Ziggourats" et qui représentent des capitales symboliques. Capitales (7) que nous retrouverons dans l'Apocalypse de St Jean.

 

Profitons de cette évocation de l'Apocalypse pour faire une digression. Nous connaissons deux apocalypses, celle de Daniel et celle de Jean. La première ne subsiste aujourd'hui que grâce à la ferveur de certains milieux marginaux du monde Chrétien, celle de jean au contraire a été reconnue par le canon chrétien au concile de Tolède, en 633, malgré les doutes sur son origine. Certains pensent qu'elle a été écrite par des disciples de Jean, proche du milieu essénien. Néanmoins, nous trouverons de nombreuses associations entre la Kabbale et l'Apocalypse alors que la plupart des gens n'y voient que l'annonce d'une catastrophe et de la fin du monde. (Notons que nous trouvons cette même peur aux alentours de l'an 1OOO qui voit l'Ordre du Temple s'établir).

 

Chaque texte sacré repose sur les mêmes vérités. Nous pourrions multiplier les rapprochements et je vous engage vivement à le faire vous-même tout au long de ce mois et par la suite.

 

- Dans le prologue de l'évangile de St Jean, il est dit que certaines paroles sont d'origine égyptienne comme : "C'est la véritable lumière qui éclaire tous les hommes venant au monde. La lumière était dans le monde et le monde a été fait par elle". Nous retrouverons des passages similaires dans l'apocalypse de Daniel.

 

- De nombreuses religions évoquent la passion d'un Dieu qui meure et qui ressuscite (voir à ce sujet l'admirable ouvrage de Edouard Schuré :" les grands initiés"). Cela nous amène à l'initiation : mourir et ressusciter, quitter le vieil homme, afin de trouver la voie du Réalisé. Nous retrouverons cette résurrection dans le livre des Macchabées où il est fait état d'un jugement moral dans lequel les "méchants" sont inclus parmi les ressuscités. Il est dit que les martyrs auront un jour la vie éternelle pendant que leurs persécuteurs seront voués à la réprobation et au châtiment de Dieu, mais que celui-ci ne sera pas éternel.

 

- La résurrection de Lazare, entouré de bandelettes, évoque la tradition égyptienne (les bandelettes étaient le symbole des forces en action qui permettaient au mort de revenir dans le monde manifesté).

 

On trouve dans les apocalypses hébraïques comme dans celle de St Jean d'autres symboles interprétés de façons différentes, souvent rattachés au nombre 6 qui est le nombre de la transformation initiatique. De même, nous pourrions rapprocher la méditation sous un arbre, de Nathaël, à celle du Bouddha lors de son illumination et tant d'autres....

 

Je voudrais terminer sur certaines analogies qui existent entre les fêtes chrétiennes et les fêtes hébraïques :

 

- Le déluge : Noé est l'émanation du Seigneur dont la mission est de regrouper dans l'arche, les êtres qui "surnageront" pour maintenir l'esprit de Dieu. Il se sert d'éléments occultes qui sont autant de symboles à comprendre (le corbeau noir qui s'envole de l'arche est le symbole de nos mauvaises passions alors que la colombe qui ramène le rameau d'olivier marque le renouveau pour l'homme et pour la nature. Notez au passage que les voyelles de colombe sont les mêmes en hébreu que celle de Jehova.)

 

- Noël est pour les chrétiens, le symbole de la naissance du Christ et ainsi d'une nouvelle religion. Pour les Hébreux, au moment du solstice d'hiver, on commémore la construction du nouvel autel du Temple. Une légende veut que lorsque les Hébreux voulurent reconstruire le Temple, ils ont trouvé une fiole d'huile d'olive qui permit de raviver les lumières presque éteintes et que cette huile s'est renouvelée pendant les huit jours de reconstruction du maître autel. C'est pour cela que cette fête est appelée fête des lumières. Pour marquer cette date dans la joie, chacun fait un échange de cadeaux....

 

- Carnaval correspond pour les hébreux à "POURIM". Il rappelle le sacrifice d'Esther qui a libéré son peuple. Les réjouissances de cette fête concernent surtout les enfants, qui représentent l'avenir de la nation, et donnent lieu à des mascarades et à des danses. C'est aussi la fête des fruits. Cette période est suivie d'un temps de carême réservé à la réflexion. L'être doit atteindre la plénitude. Au milieu de ce jeûne, il y a un "jour gras" où l'être devra faire une provision de force pour pouvoir aller jusqu'au jour de la Pâque. Pendant cette dernière période, il brillera ce qui lui reste comme mauvais sentiments.

 

- La Pâque : elle marque, pour les Juifs, le rappel de la sortie d'Egypte, de l'esclavage, de l'immolation des martyrs et du départ vers une renaissance à une ère nouvelle. La Pâque Chrétienne nous montre le même symbole : l'être nouveau aspire au feu divin, à l'esprit et ce sera la Pentecôte qui, pour les Hébreux, est le moment où Dieu donne la loi à Moïse sur le mont Sinaï et lui dit :"Formez de nombreux disciples, aimez Dieu et les hommes et répandez dans le monde les bienfaits de Dieu".

 

Dieu transmet à certains êtres ses virtualités qui permettent de parler en son nom. Il en est de même dans le symbole de la Pentecôte où l'Esprit Saint descend sur ceux qui porteront sa parole.

 

- Roch Hachanah : c'est le nouvel an hébreu. Il se situe en Septembre. C'est la grande fête qui correspond à l'engrangement des récoltes, à la fin d'un cycle de la nature, qui marque le commencement d'un autre. La prière principale de ce jour débute par : "Seigneur, répand la joie et les bienfaits sur la terre pour toutes les créatures..."Dix jours après, les Juifs célèbrent A'Yen KIPPOUR appelé jour du Grand Pardon. Dans le Temple, le rabbin doit être déchaussé en ce jour pour signifier que tout ce qui touche à la vie matérielle doit être négligé. Cette journée est consacrée au recueillement, à sa propre confession et à la méditation sur la vie et la mort. Les Juifs doivent réciter des prières de pénitence pour obtenir de Dieu le pardon de nos fautes. C'est un jour de réconciliation avec toute l'humanité. La cérémonie se termine par des prières d'amour, de bonté et de paix pour le monde entier ainsi que de remerciements à Dieu pour ces bienfaits. Puis, par la bénédiction générale de l'assemblée par le rabbin pendant que les parents bénissent leurs enfants et les orphelins.

 

- Nous trouverons au mois de Novembre, la fête des morts. A l'entrée de ce mois, les Juifs se rendent dans les synagogues pour allumer des veilleuses et prier pour l'âme des défunts.

 

Je pourrai vous citer bien d'autres exemples mais l'intérêt en serait mineur. Nous sommes trop souvent attachés aux formes transmises par notre propre religion où les dogmes ne se discutent pas et où de nombreux personnages saints sont représentés en sculpture ou en image que l'on vénère. Notre paresse naturelle nous amène à vivre en fonction de ces seules données que jamais l'on ne cherche à dépasser. Nous ne trouverons pas ces mêmes valeurs chez l'oriental qui n'accorde pas le même intérêt aux images qui ne représentent pour lui qu'une forme de souvenir historique ou religieux. Il s'y attachera d'une manière différente et s'en servira pour méditer sur la vie et sur sa progression vers la connaissance. L'homme est le récepteur passif des ondes qui l'atteignent. Il a un pouvoir de projection et peut donc envoyer des images ou des pensées. Il peut même en matérialiser dans certains cas. C'est ainsi, par exemple, qu'en Orient, des ascètes peuvent être vus dans des endroits différents dans un même temps. Cela correspond à un transfert et à une matérialisation de leur corps astral.

 

L'homme ne peut se passer d'interpréter. C'est ainsi que la vérité "UNE" est devenue multiple en fonction des rites, des manières de vivre ou tout simplement des climats différents, mais Dieu n'a t-il pas dit à Moïse :" Toutes les nations qui sont, furent créées par Dieu, il n'a rien négligé, pas même l'être le plus petit. Les astres du ciel, les fondements du globe ont été faits par Dieu. En foi de quoi, vous devez traiter comme frères toutes les créatures et les aimer comme telles".

 

En méditant cela et en l'appliquant dans la vie de tous les jours, nous deviendrons des initiés car notre rencontre avec le sacré nous transformera en profondeur et nous fera changer de plan de conscience. Il s'agit d'une mutation interne qui nous fera comprendre l'invisible.

 

Travaillez les symboles pour poursuivre votre propre ascension vers la réalité absolue même si pour certains d'entre vous cela amène la peur. Il ne faut pas craindre de parler de l'action de Dieu qui met en jeu l'existence et réalise le monde comme une totalité naturelle. La marche initiatique que nous suivons est un enfouissement en Soi, au plus profond de notre conscience afin de renaître comme le blé qui sort de terre. Nous plongeons dans l'abîme d'où nous sortirons purifiés. Chaque obstacle nous amènera une connaissance "autre". Nous serons ainsi plus tolérants, avec d'avantage de "pitié" pour ceux qui souffrent, car notre combat doit être contre le mal en tant que valeur et non contre les êtres qui le font. En pensant à cette belle image que nous avons du Christ, nous pourrions lui dire dans nos prières :" Seigneur, tu as cru que ta souffrance serait un bien pour l'humanité, toi qui est venu accomplir la foi des anciens. En ton nom, les hommes ont commis les pires violences. Ils ne se rendaient pas compte qu'ils t'ont ainsi persécuté à nouveau dans ton amour des êtres. Nous avons pitié de toi comme tu l'as eu de nous !..."

 

Toute vie sur Terre est éphémère. Le plus souvent notre présent est fonction de notre passé. La vie consiste en une énergie potentielle qui vient au monde sous une forme et qui s'éteindra pour s'incorporer à nouveau dans une autre enveloppe charnelle. Ce flux d'énergie se compose des forces du Karma engendrées en grande partie par nous-même. Pour que notre vie soit fructueuse pour autrui, il nous faut donc être en harmonie avec nous-même. Nous devons apprendre à maîtriser notre pensée, notre sensibilité comme nos émotions. Cette maîtrise du mental ouvre les portes de l'évolution et permet l'éveil, par la concentration de notre esprit. Certes, les modalités peuvent être diverses mais elles doivent surtout s'intégrer en nous. Chacun doit retrouver son propre chemin marqué par sa personnalité afin de réintégrer ce qui est inscrit dans notre subconscient, ce qui est le résultat de nos vies antérieures. Pour cela, la compréhension de Dieu est le meilleur chemin. Elle doit être le but essentiel de notre vie humaine. Lorsque nous aurons atteint la communication avec Dieu, l'élan de notre âme se dirigera vers l'Amour Universel. Mais, souvenez vous que cette communion avec Dieu ne passera pas par l'intellect.

 

 Gabrielle

par Jean de Gisors publié dans : La Tradition communauté : Spiritualité - Esotérisme
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Lundi 26 novembre 2007

Je vous ai déjà parlé des rites, aujourd'hui, je vous parlerai donc de la Tradition.

 

Nous sommes entourés par la pensée d’une divinité cosmique s’exprimant dans un ordre universel que nos sens ne peuvent concevoir.

 

Il y a en nous l’être conscient, c'est-à-dire l'esprit, et l'être divin.

 

Le mystère des choses qui nous est présenté doit être compris par la vision spirituelle qui lui donnera sa vérité. L'interprétation intellectuelle restant abstraite. Pour comprendre la pensée, c'est-à-dire Dieu, il faut connaître l'homme et se connaître soi-même, passer par des épreuves, expérimenter le plaisir, la joie, la douleur pour que l'on puisse se développer. Une des causes de douleur est le désir, le manque de maîtrise de soi, l'ignorance de la   connaissance. Il ne faut pas désirer mais vouloir.

 

Puis, il faudra étudier la Sagesse, la Cause première, la Divine Lumière… remonter aux sources. C'est comme cela que l’homme, en prenant conscience de lui-même, découvrira sa place dans l'univers. Il comprendra alors les symboles, les mythes et les rites. L'harmonie naîtra en lui.

 

Les pythagoriciens nommaient "clés" la médiation entre Dieu et la création. Ils le nommaient aussi "harmonie".

 

L'harmonie est la relation qui existe entre les maisons, les astres clans leur course, les planètes, les formes, les couleurs, les parfums, la musique, la plastique des pierres.

 

C'est la gnose des nombres, l'arithmétique occulte, qui traduira cette relation, tout est vibration occulte, en correspondance avec d'autres vibrations. Par exemple les 7 notes musicales avec les 7 planètes, les 7 couleurs du spectre...

 

L'harmonie est le reflet céleste que l'on doit introduire dans sa vie, pour son amélioration qui rejaillira sur tous. Elle permettra la pénétration des mondes invisibles. 

La connaissance est le souffle divin qui matérialise, condense, et affermit ce qui est. C’est la concentration de l’Esprit Divin qui anime la nature et donne la vie. C’est ce courant de vie qui entraîne la manifestation sous toutes ses formes et l'homme sur le plan cosmique est l'Unité dans la Totalité. La plus vieille tradition que nous connaissions est celle qui s'est formée en Haute Egypte 15 à 20 000 ans avant Jésus Christ.

 

Pour transmettre cette tradition, les sages de l'époque ont créé des symboles. Ils ont développé la science de l'astrologie, l'interprétation des rêves. Tous les Grands avaient leurs devins. Les égyptiens choisissaient des hommes, répondant à certaines qualités psychiques pour les initier, pour qu'ils puissent transmettre. 

L’initiation développe la Volonté, l’intuition, l’amour et le raisonnement. Par ses initiés, l’Égypte a été la citadelle de la science sacrée car les égyptiens étaient religieux et scientifiques.

 

5000ans avant notre ère, 1'ésotérisme de l'Egypte est devenu l'axe de la pensée religieuse de l'humanité. Cette pensée s'est étendue et a gagné peu à peu des civilisations différentes. C'est d'elle que vient la parole universelle qui sera reprise par Moise et ensuite par le Christ. Mais les dieux égyptiens étaient multiples et par cela même, honorés de diverses façons.

 

Une importante partie de l'Égypte était habitée par le peuple hébreu, formant une minorité monothéiste. Ces hébreux vivaient en tribus à Goshem, à Hébron, dans les déserts de la mer rouge et du Golfe Persique, entre l'Euphrate et la Palestine. Hébreux et Arabes, deux peuples issus du même père, Abraham, tous deux nomades parce que perpétuels exilés, menaient la vie de tous les sémites. Il a fallu attendre Moïse, initié égyptien, pour organiser et étendre le monothé­isme. Avant lui les hébreux vivaient selon la loi des Patriarches dont le premier est Abraham le Chaldéen, proche de Babylone qui a amené son peuple vers 1'Ouest, puis Isaac, initié égyptien, et Jacob le Phénicien,

 

C'est Jacob qui voit en songe l'échelle sur laquelle les anges montent et descen­dent, avec Dieu au sommet.

 

Cela nous rapporte à la théorie de l'évolution descendante et ascendante des âmes, prônée par Hermès, On a trouvé dans les vestiges des vieilles populations des échelles gravées sur des tombes ou dans d'anciens temples. Lorsque les initiés de tribus différentes se rencontraient, ils communiaient ensemble sous les espèces du pain et du vin. Moïse conduit son peuple au Mont Sinaï et plus tard jusqu'à l’entrée de Canaan - lorsqu'il sentit venir sa mort, il imposa ses mains sur les mains de son successeur, tout comme le Magister d'une Massenie le fait pour passer le pouvoir de transmettre au nouveau Magister.

 

Une partie des traditions du peuple hébraïque s’est forgée en puisant dans les archives mêmes des traditions égyptiennes. C'est en Israël qu'est né le christianisme. Israël est le chaînon entre l’ancien cycle et le nouveau qui naîtra par Jésus. Mais avant la naissance de Jésus, l'Histoire Sainte nous parle Samson et de sa mère. Un ange annonce à celle-ci qu’elle enfantera un fils. Pour elle, cet enfant est bien né d’un père terrestre selon la chair mais le véritable père est le Père Céleste selon l'esprit. Le monothéisme judaïque admettait la préexistence de l’âme. La femme initiée faisait appel à une âme supérieure pour la recevoir dans son sein et mettre au monde un prophète. Cela faisait partie de la tradition secrète juive. Cette dernière et la tradition chrétienne disent que l'âme élue pour une mission divine vient de la volonté du monde divin. Il faut donc choisir celle qui portera cette âme. Il faut qu'elle soit pure, qu'elle soit la Vierge Mère. On retrouve cette idée dans les religions orientales, dans l'Inde, en Mésopotamie, etc. .... Nous en arrivons à la naissance Miraculeuse de Jésus qui suit en cela la Tradi­tion. Je ne m'étendrai pas sur la vie de Jésus que vous connaissez tous par le détail. Sa vie profonde,   intérieure, mystique lui a révélé son unité avec Dieu dans la Lumière. Il vit la doctrine du Verbe et de la Trinité qui existait depuis un temps très lointain et qui était professée par l'Egypte et Israël. Cette doctrine vient des profondeurs du prophétisme ésotérique. La véritable «magie» du Christ, c'est d'avoir porté l'amour à sa suprême puissance et d’avoir, par cet amour, ouvert la conscience des êtres et d’avoir permis à ceux qui l'ont suivi, de construire en eux le temple spirituel. Le plus beau testament du Christ est la Cène. C'est la consécration d'un très ancien symbole initiatique pratique dans les initiés d'Égypte, de Chaldée, chez les prophètes juifs et les Esséniens. Le repas en commun représentait l’initiation dans la fraternité. On bénissait le pain et le vin, mystères de la vie terrestre et union des frères. Cette tradition du repas en commun se poursuit toujours chez les Francs-maçons et dans certaines sociétés secrètes. Le Christ alliait la vie terrestre et la vie céleste. Il disait à l'être accablé "Relève-toi car ta patrie est au Ciel, pour y croire et pour y parvenir, montre le dès ici bas par ton oeuvre et ton amour. La Tradition a continué son chemin, créant l’image de l’âme humaine enchaînée à la matière dans cette vie qui est une somme des existences passées, en partie choisies, ou pour certains une expiation. Mais l'âme veut se purifier par le souvenir, l'intuition, la raison et la volonté, l'amour. L’aide se développe aussi au contact des anges et des archanges.

Quand l’Occident a vécu dans l'ère chrétienne, il y a eu seulement 3 courants :

- celui de l'Eglise catholique romaine apostolique,

- celui des initiés hermétiques, alchimistes, Kabbalistes et le courant maçonnique, qui se manifestera plus tard, issu de l’époque Templière.

- ceux que l'on a appelé les gnostiques, Cathares, Albigeois, Vaudois, Templier. Leur meilleur interprète a été Dante,

 

Les Templiers opèrent la synthèse des courants initiatiques sous le triple signe :

- le soleil (principe masculin), le croissant de lune (principe féminin) - couleur ­verte,

-  l’étoile jaune et bleue : spiritualité et Amour,

- la croix chrétienne : connaissance, sacrifice.

La Tradition pour tous est commune avec les différenciations.

Elle s'est transmise jusqu'à nos jours, c'est l'étude de la Cause première, de la Divine Lumière, de la recherche de la sagesse. La "Sofia" reflet de la Lumière Eternelle, l'Ein Soph des Hébreux qui symbolise 1'Illimîté, le Sans fin, le Principe Divin racine de Tout, la pensée absolue, l'existence absolue. Pour les Hébreux, elle existait avant la création, contenue dans l'arbre séphirotique, souffle de la puissance divine.

 

Pour les Chrétiens aussi,   ainsi que le montre ce passade de 1'Office de la Sainte Vierge : "J'ai été créée dès le commencement et avant les siècles. Je ne cesserai point d’être dans la suite des âges. J'ai exercé mon ministère devant le Seigneur, dans la maison sainte… etc.".

La Lumière ésotérique est le flambeau de toutes les religions. Toutes les vieilles reli­gions et philosophies se retrouvent dans leurs parties cosmogonique et théosophique. Platon, Philon, la Kabbale, Eleusis et l'Orphisme se retrouvent dans la même doctrine. Ils relatent tous l’éternel combat de la lumière et des ténèbres, du bien et du mal, de l'esprit et de la matière. Cette lutte durera jusqu'à la fin du monde.

Le Christianisme a éliminé peu à peu les sectes gnostiques, qui, de ce fait, sont devenues "hérésies dangereuses". Les vieilles religions de l'Orient ont pénétré en partie le Christianisme qui, par conséquent, a hérité d'une très ancienne et complexe tradition.

Le travail des occultistes, particulièrement de nos jours, a été de redonner à la Gnose sa valeur en remontant aux sources. Il faut une foi pour entreprendre ces études. La foi est le jugement dans l'infini et pour l'avoir, il faut penser à l'ordre majestueux de l'univers. La continuation de la Tradition est assurée par les Compagnons, les Francs-maçons, les Rose-croix et la résurgence templière ou encore par des petites Sociétés secrètes comme la Massenie du St Graal. Si le monde bascule et rejette les véritables principes de vie, l’esprit survivra grâce à ces sociétés là.

C'est pour cela qu'en Massenie, il faut développer en nous les pensées spirituelles. La pensée crée une magie qui est la transformation de l’énergie qui se dégage d'un être. C'est un rapport avec le cosmos fait à l'image de l'homme. L'âme de chacun étant une parcelle du monde des idées unie à l’esprit cosmique.

Pour avoir une ouverture sur le monde invisible, il faut sentir la correspondance entre ce monde et notre monde matériel. Nous l'apprenons par le chemin de la connaissance. C'est pour nous l'expérience de l'infini.

Par notre éveil, nous pouvons atteindre les étapes supérieures de notre conscience.

Elle nous permet de comprendre la réalité et d'établir la communication entre le monde physique et le monde supra physique. Cet éveil nous fait passer du plan terrestre au plan céleste. C’est un échange mais le passage est étroit. Cela ne se fera pas sans heurts, sans retours en arrière, dans les périodes de doute et de découragement. Hélas, la voie le la connaissance est toujours pénible à l'adepte

Il faut persister et penser qu'en chacune des consciences individuelles se fait travail vers la Lumière. Pour trouver Dieu il nous faut d'abord trouver le Temple en nous-mêmes

 

Ecoutez ce que dit le poète Kamil Russein pignol dont la poésie est dédiée à la mémoire du Cheik Tadîlî, dernier Grand Maître de l'Ordre Soufi marocain Derqawa, décédé en 1953. J'en ai extrait un passage :

"Kamil est ivre mort du Seigneur de l'Amour

Du Dieu qui sait donner la simple Connaissance

Du cœur à tous les coeurs de la «Docte ignorance »

.....  Kamil, vieux serviteur, boit le Vin et la Lie,

La douleur et la joie de la terre qui danse,

Sa vie est une mort et sa mort une vie

Que l'on pourrait nommer sa seconde naissance.

.....   Mais chaque fois qu'il meurt il renaît et s'écrie

(à l’image de qui ressuscite à Dieu lui-même)

«Il n’est de Dieu que Dieu ! Il n'est de Lui que Lui !

Car lorsque nous l'aimons, c'est lui seul qui nous aime... »

L’homme est avide de sécurité car, le plus souvent, en pensant à la mort il ressent l’impression d'être devant un gouffre, un trou vide. La mort n'est pas une fin, c'est une forme d’existence nouvelle. Il y a, à travers le monde, une secrète correspondance de symboles et d’enseignements ésotériques, aussi bien dans des centres initiatiques arabes que chinois, tibétains, hindous, etc...

La Tradition de Sagesse domine les religions passées, présentes et futures, car elles ne sont que les traductions éphémères de la Pure Lumière du Royaume de la Vie.

Gabrielle

 

 

par Jean de Gisors publié dans : La Tradition communauté : Spiritualité - Esotérisme
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Lundi 26 novembre 2007

En Kabbale, l'arbre séfirotique s'est appelé "Arbre de Vie" ou "Représentation"

II est un schéma dynamique de ce qui existe, il est la personnification des attributs divins.

C'est la puissance intermédiaire entre Dieu et le monde de la création.

Dans le Zohar, il est écrit : "Par un mystère des plus sacrés, l'infini frappe le vide avec les sons du Verbe, créant ainsi l'étincelle qui est l'origine de l'Univers. Cette étincelle est la semence sacrée du Monde".

La création est l'extension d'un point initial qui est générateur de quatre mondes différents : émanation, création, formation et action.

L'étude des sephiroth est une véritable spéculation métaphysique et mystique.

Elle a recours au symbolisme de la ligne, du dessin, donc de l'image, pour exprimer la pensée.

L'arbre séfirotique est la transcription des univers divins.

Dieu créa le premier homme, 1'Adam Kadmon, androgyne, en lui imprimant l'image du royaume sacré qui est l'image du tout, 1'homme est donc la miniaturisation de l'Univers.

Dieu le dota d'une âme qui est le fondement de son individualité.

Dans sa représentation les pieds de l'Adam Kadmon reposent sur la Shekinah.

C'est elle qui forme le grand mystère dans la réunion du couple. C'est l'entité féminine de l'élément masculin, sa complémentarité. C'est le mariage en Dieu de deux principes, le masculin et le féminin que l'on nomme parfois "la matrona".

Le fruit de cette union est la création. La forme primordiale de cette création est la force sexuelle.

La Shekinah est constituée par toutes les couleurs du prisme.

La Shekinah étant unie à Jéhovah, le démon et les habitants des mondes inférieurs n'ont aucun pouvoir sur elle.

La Shekinah remplit tous les mondes.

Dans l'essence de Dieu, il y a deux lumières : l'active, le jour, et la passive la nuit. Comme il ne peut ni augmenter ni diminuer, puisqu'il est le tout, il a retiré sa lumière d'une partie de lui même pour rendre possible l'existence des mondes célestes, et des mondes matériels. C'est l'explication des quatre mondes ou degrés. Les deux premiers sont remplis de lumière, les deux autres d'ombre. La Shekinah les sépare et veille sur eux comme une mère, d'où l'appellation de Matrona.

Les mondes émanation et création sont au dessus du trône, là est le Tout.

Mais, à cause du péché de l'homme, la séparation, la distinction s'est fait dans les deux autres mondes. Cependant la volonté suprême veut que l'homme qui vit dans le mal ou dans l'erreur conserve le libre arbitre, afin de pouvoir s'élever et élever les mondes inférieurs pour atteindre les mondes supérieurs et retrouver l'unité.

La Sephira Thiphereth est le centre, elle touche le ciel par la tête, mais prend racine sur la terre qu'elle sanctifie.

Dans l'arbre de vie, les trois premières lettres du nom sacré : Yod, Hé, Vav, sont présentes. Le Hé est le symbole de la Shekinah.

C'est parce que Moïse a été jugé digne par le Seigneur qui l'a oint, que la lettre du centre de son nom représente les trois branches de l'Arbre de Vie.

Le degré suprême, la Sephirah Kether, est appelé "Secret des Secrets", "Mystère des Mystères" ou encore "Grande Figure"

Le Coeur de la Shekinah, c'est à dire la Sephirah Thiphereth qui accueille toutes les invocations et les transmet aux Sephirah respectives. On peut faire le rapprochement avec le Sacré Coeur de Jésus.

La prière ou la méditation doivent s'appliquer à l'ensemble de l'Arbre Séfirotique et non à une Sephirah isolée.

C'est pour cela que pour toutes les cérémonies religieuses hébraïques il faut qu'il y ait dix personnes présentes.

L’Arbre Séfirotique et la transmigration des Ames.

 

On peut évoquer la transmigration des âmes à travers l'Arbre Séfirotique, Arbre de Vie.

Par ses colonnes, le long de ses sentiers, le flux monte et descend. Il descend de l'Un vers le multiple et, au niveau du monde crée il est la voie du multiple vers l'Un.

Dieu a créé l'homme androgyne en lui imprimant l'image du Royaume sacré, c'est L’Adam Kadmon.

Puis il a fait la séparation, ou la distinction entre principe masculin et principe féminin, pour permettre la création, à travers les voies schématisées dans l'Arbre de Vie pour aller de Kether à Malchut.

L'âme de l'homme subira l'involution et l'évolution, a travers ses réincarnations successives, jusqu'au jour où elle rejoindre Kether et se fondra à nouveau dans le cosmos dont elle est émanée. C'est le mystère de la Shekinah qui baigne tout.

Les sept Sefirots se rapportent aux sept jours divins et forment les quarante neuf degrés séfirotiques qui sont les archétypes éternels de sept fois sept années terrestres et, selon la tradition, il en sera ainsi pour l'éternité.
par Jean de Gisors publié dans : La Tradition communauté : Spiritualité - Esotérisme
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Lundi 26 novembre 2007

1) Sephirah

 

N°1 KETHER = Couronne, le Verbe ; première manifestation de l'infini; le point initial ; la source qui arrose l'arbre.

N°2 HOCHMAH = Sagesse ; souffle ; principe masculin ; expression.

N°3 BINAH = Intelligence ; eau née de l'air et du souffle féminin ; alliée au savoir (sephirah secondaire DA'AT) et à HOCHMAH, forme la première driade sacrée qui est la conception, la structure et la création.

N°4 CHESED = La construction réalisée ; 1'enfant ; L’image spirituelle de HOCHMAH, Développée et parachevée par BINAH et fixée par DA'AT.

N°5 GEBURAH = Rigueur et son contraire GEDULLAH ; la clémence. Ce sont les deux bras de Dieu, c'est la mise en route de la connaissance.

N°6 THIPHERETH = Sephirah centrale ; siège de l'animation de la beauté et de la miséricorde.

N°7 NETZAH = Evolution ; adaptation victoire et gloire.

N°8 HOD = Oscillation ; stabilisation.

N°9 YESOD = Réflexion ; répercution ; fondement de la justice. 10 MALCHUTH = Matérialisation, ce qui est parachevé. C'est la Sephirah de la royauté, le Shekinah.

2) Driades et colonnes

 

II y a trois trinités ou driades sacrées dans l'arbre et trois colonnes qui les relient.

Driades ou trinité

 

1°Driade sacrée HOCHMAH - BINAH - DA'AT

2°Driade sacrée NETZAH - HOD - YESOD

3°Driade sacrée HOD - GEBURAH - GEDULLAH opèrent leur union en THIPHERETH et forment la troisième driade.

Colonnes

 

La colonne du milieu est reliée à KETHER par THIPHERETH, YESOD et MALCHUTH. Elle est la conciliation et la réunion des principes opposés. Couleur : Bleu Jaune Vert.

La colonne de droite, principes masculins est reliée à KETHER par HOCHMAH GEDULLAH et NETZAH. Couleur blanche.

La colonne de Gauche, principes féminins, est reliée à KETHER par BINAH GEBURAH et HOD. Couleur rouge.

3) ADAM KADMON

 

L'Adam Kadmon récapitule à lui seul l'ensemble des Séphiroth.

Il porte en dedans de lui la divinité et projette l'humain dans le monde sensible.

La couronne orne son front.

Les deux bras portent la sagesse et l'intelligence.

Les côtés représentent la grâce ou la miséricorde et la justice

La poitrine représente la beauté.

Les reins représentent la victoire et la gloire.

Les parties inférieures représentent la base de 1’homme. Il a sous ses pieds la royauté.

par Jean de Gisors publié dans : La Tradition communauté : Spiritualité - Esotérisme
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Lundi 26 novembre 2007

L'équerre est l'axe vertical incréé. A son extrémité inférieure, se joint, à angle droit, son inversion horizontale, sa droite orthogonale.

Elle est l'archétype du carré et aussi du cube. Elle est le principe de l'inversion de l'acte créatif. La verticale est l'origine de l'acte créateur et constitue l'acte spirituel qui restitue aux images renversées de Dieu ou à ses analogies inverses, leur norme archétypale.

Le carré est contenu dans l'équerre inversante.

Dieu a employé l'équerre pour déterminer son champ d'action horizontal.

L'équerre fournit au compas le plan orthogonal qui se dégage par analogie inverse de la verticale. Les 2 branches du compas dont l'une s'écarta de l'autre restent unies dans leur tête commune. Les 2 branches se cachent dans l'équerre…

La branche verticale signifie le principe actif, l'autre, qui est perpendiculaire, le principe réceptif qui détermina le plan horizontal de l'existence.

L’horizontal représente l'inversion de la verticale, elle est la réceptivité en face de l'activité.

Equerre et compas se complètent.

Dans l'équerre, la réceptivité est la stabilité du créé.

L'aspect triple du triangle relève de l'équerre qui détermine l'axe vertical et central du créateur.

La plénitude de l'équerre est la manifestation cosmique symbolisée par le carré et par le cube qui signifie la stabilité de la création et du cosmos.

Avec ses 6 faces d'égale dimension, le cube a été appelé dans la genèse, la "maison de Dieu" et représente les 6 sephiroths majeures, les 6 directions, les 6 jours de la création et les 6 aspects créateurs du 7° jour.

par Jean de Gisors publié dans : La Tradition communauté : Spiritualité - Esotérisme
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