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Samedi 17 mai 2008

Nous allons entreprendre aujourd’hui une petite étude sur les carrés magiques. Ces carrés sont constitués, soit par des lettres, soit par des chiffres ou nombres dont les totaux sont les mêmes horizontalement, verticalement, ou en diagonale, nombres qui doivent être distincts, tout au moins en partie, d’une ligne à l’autre. D’une manière générale, le carré magique est un moyen de capter un pouvoir en l’enfermant dans une représentation symbolique du nom, de la lettre ou du chiffre qui détiennent ce pouvoir. Il évoque le sens du secret car on se sert souvent du carré magique pour représenter symboliquement une idée que tout le monde ne peut ou ne doit pas connaître. C’est pour cela qu’il ne peut être mis entre toutes les mains. Le carré, constitué par de lettres, constitue une magie agissant par la répétition d’une phrase, d’un mot ou de lettres, dont les ondes créent une onde de forme. On peut décomposer un mot ou ses lettres pour en faire ressortir l’idée cachée ou son pouvoir. On se sert de l’hébreu, de l’écriture touareg (tifinar) ou runique(scandinave). Dans ces 2 dernières écritures, on trouve les mêmes consonnes sacrées assemblées en 3 triades complétées par le même signe. Le but de cette magie est de capter la force bénéfique universelle, de l’emmagasiner en nous et de la répandre soit au bénéfice de tous, soit au bénéfice d’une seule personne qui en a particulièrement besoin. La réussite de cette magie ne dépend pas seulement de la formule, mais aussi et surtout de la personne ou du groupe de personnes qui la pratiquent.


Chaque carré correspond à un but bien précis. Il y en a des quantités car il semble qu’au temps ou l’écriture n’était pas vulgarisée, c’était un moyen courant d’expression. Les feuilles archéologiques le démontrent. Le monde islamique en a composé de nombreux, particulièrement chez les Sabéens originaires de l’Arabie ancienne. Beaucoup sont crées avec des phrases du Coran. Chez les Sabéens, il existait 2 courants religieux : les uns adoraient le soleil, les autres les astres en général. Ce qui nous explique pourquoi la composition des carrés est toujours en accord avec les planètes et les métaux qui leur correspondent.
 
Mais ce qui est compliqué pour nous, c’est que la grande majorité des carrés sont écrits en hébreu ou en araméen, ce qui nous prive de la possibilité de comprendre certains textes de magie. Il faut connaître au minimum les 22 lettres de l’alphabet hébraïque et leurs correspondances numériques pour comprendre la « mutation » des lettres, procédé très usité. Cela s’opère selon des règles précises, avec emploi de codes différents. Ces règles et codes permettent de trouver la lettre, le mot ou le chiffre clé qui permettra à son tour de trouver le sens caché. Mais laissons cela aux vieux kabbalistes qui ont découvert ces formules et contentons nous d’en connaître les résultats.

Dans certains cas, toujours suivant un code pour éviter que le vulgaire ne comprenne, les kabbalistes contractent les lettres comme nous le faisons pour les chiffres et arrivent ainsi à former une figure qui devient un sceau.
Je vous donne ci-après une nomenclature des sceaux planétaires avec les métaux :

Saturne      15     plomb

Jupiter       16     étain

Mars          25    fer

Soleil         36    or

Vénus          49    cuivre

Mercure      64    alliage d’argent

Lune           81     argent

Ces indications servent particulièrement aux alchimistes. Là aussi, il nous faut admettre ces résultats obtenus par les règles kabbalistiques. Prenons l’exemple du sceau de Saturne, sa signification est : « Tout ce que ce sceau touchera multipliera et croîtra ». Il est fait de plomb de Villach. Son revers porte l’image de la planète. Il doit être contenu dans un cercle.

 
Règles de fabrication :

- Attendre le jour de Saturne où le la Lune entre dans le 1er degré du Taureau ou du Capricorne.

- Fabriquer des fers gravés doubles. 

- Fondre le plomb.

- Façonner le sceau par la frappe avec les 2 poinçons.

- Le garder dans la soie noire.

 
Ceci est œuvre d’alchimiste.

 
On peut dans certains cas incorporer les mots magiques dans des carrés. Par exemple, pour le carré de Saturne, si on ajoute le mot « Budûh » qui signifie aide et protection, ce carré deviendra un carré d’aide et de protection. On a attribué une grande valeur occulte au mot Budûh, mot magique, qui dans certains contes populaires est devenu un « Djinn » dont on recherche l’aide en écrivant son nom en lettres (Doun) ou en chiffres (298). Les 4 lettres de Budûh peuvent constituer un carré magique dans lequel les lettres sont remplacées par les chiffres 2,4,6,8 qui leur correspondent, dont le total est 20. Budûh ne peut être combiné qu’avec le sceau d’une seule planète, Saturne (plomb).

 
Certains carrés sont accompagnés d’une figure nommée «intelligence» qui indique les transpositions de chiffres à effectuer dans un carré non magique pour le transformer en carré magique. On en trouvera un exemple à la figure n°3 relative au carré de Jupiter qui représente «ordre, justice et régularité cosmique».

 
Beaucoup de personnes ont trouvé dans leurs lectures le fameux carré magique dont l’existence est attesté par (?) Iline, dit-on, et qui est écrit le plus souvent en caractères hébreux ou latins. Je veux parler du carré si répandu : Sator - Arepo - Tenet - Opéra - Rotas dont les
valeurs numériques et planétaires sont :

 

Sator 667  solaire      19

Arepo 292 lunaire      13

Tenet  860  verseau     14

Opéra 292  lunaire      13

Rotas  667  solaire      19

 
On le trouve dans certaines contrées de France sur d’anciens monuments, et dans les pays étrangers. On l’a trouvé à Doura, la romaine, sur l’Euphrate, écrit en latin. Doura à été occupée par les Roumains de 196 à 272. On a trouvé ainsi dans une église d’Asie Mineure du XIème siècle que les 3 bergers de la nativité sont appelés Sater, Arepo, Teneton.

 
Il y a beaucoup d’interprétations de ce carré. Pour certains «le laboureur à sa charrue dirige les travaux» ; les vieux kabbalistes disent «le laboureur à sa charrue tient les œuvres du destin». Pour les alchimistes ce sont les noces cosmogoniques du feu et de l’eau, génératrices de la création, à cause des tourbillons créateurs = Rotas, roues enfermées dans ce carré. Pour les chrétiens, ils reconstituent le début du Pater. Ils traduisent : la lettre N est unique, le P et le S se trouvent 2 fois, A,E,O,R,T, 4 fois. Les 2 « A » (Sator et Rotas) et les 2 « O » (Arepo et Opera) représentent l’Alpha et l'Oméga, commencement et fin de l’alphabet grec, langue initiale des premiers chrétiens. Le Christ a dit «Je suis l’Alpha et l'Oméga». Les grecs trouvent dans ce carré la représentation de leur croix. Comme vous le voyez, les interprétations sont diverses et multiples, chacun pratiquant un code différent en essayant de prouver que le dit code est dans la bonne ligne.

On a trouvé sur des tombes de curieux carrés. Par exemple, aux Alyscamps, on voit un carré composé de 7 lignes superposées constituées chacune par 7 points en forme de cupules, soit au total 49 points donnent par contraction le nombre 13 considéré comme nombre de la mort. En astrologie, en effet, les chiffres 8,13,21 et 22 sont considérés comme signes de mort ou de terminaison.

Le peintre Dürer (1471-1528) était philosophe et occultiste. En plus de sa peinture, il a laissé des manuscrits où il explique certains carrés se rapportant à certains tableaux. Par exemple, dans le tableau « Mélancolie », il a voulu représenter l’ange du Verseau qui pleure, entouré d’objets symboliques, cloches, échelle, sablier, compas etc... et dont le carré est :

16      3      2      13

 

5        10     11     8      Total 34 qui donne 7

 

9        6      7      12

 

4        15     14     1

Dans la première colonne, en additionnant les 2 chiffres d’en haut, on a 16+5=21 correspondant à «fin». En additionnant les 2 chiffres d’en bas, on a 9+4=13 correspondant à «mort». Explication : l’ange pleure la fin du cycle où l’homme orgueilleux et insensé amènera sa propre ruine. Ceci prouve que ce carré est en relation avec les tarots qui représentent l’expression des astres ; cela fera partie d’une autre étude. Vous voyez que la tradition de l’étude des chiffres, nombres, symbolisme et géométrie permettent de découvrir le sens caché des choses. Vous voyez aussi que l’étude des carrés magiques est difficile et très complexe, ce dont je ne vous ai donné qu’un très petit aperçu.

Lorsqu’un carré magique est répété un certain nombre de fois comme une incantation, il devient un « Kitaba ». Je vais maintenant vous expliquer comment se pratique le Kitaba d’Uriel, ce que nous ferons ensuite ensemble. Il y a 3 attitudes à prendre successivement :

- Pendant qu’on récite la formule, mettre les mains à hauteur des épaules, paumes ouvertes vers l’extérieur. C’est l’appel de la force. 
- Ensuite, on doit croiser ses bras de façon que chaque main touche une épaule. On retient ainsi la force en soi. 

- La dernière attitude est pour répandre la force, soit par le geste de bénédiction, soit en réunissant les mains, doigts étendus quand il s’agit d’un être isolé. Si cet être est présent, les mains sont dirigées vers lui ; s’il est absent, pensez fortement à lui et répétez son prénom. La formule 3, 5,7 ou 12 fois. Mains en position d’appel des forces.

par Jean de Gisors publié dans : Enseignement communauté : Spiritualité - Esotérisme
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Jeudi 15 mai 2008

III) CONSEQUENCES SPIRITUELLES HUMAINES ET SOCIO-POLITIQUES DU MODELE

Les conséquences primordiales sont tout d'abord de nature ontologique. En effet, depuis de nombreux siècles, principalement en Occident, précisément avec Socrate et Platon, interprétant mal les données des Mythologies Ionniennes et Abrahamiques, qui étaient codées, les rationalistes, de la puissante et matérialiste civilisation grecque, ont éclipsé la pensée des Chaldéens, à la fois, intuitive, initiatique et technique, encore en prise directe sur le Cosmos, obéissant à la triade cosmique. Alors, qu'auparavant, l'être était le produit de la nature, il devient l'objet, le jouet d'un grand Architecte autoritaire et Mâle créateur. Il s'en suit une série de civilisations basées sur la prééminence de la violence et de la domestication, à tout prix, d'une nature exploitée, jusqu'à la demi destruction, que nous lui connaissons actuellement à l'extérieur, mais aussi, à l'intérieur de nous-mêmes, et dans lesquelles les filiations individualistes et paternelles ont entraîné des monopoles de dominations et de conflits, allant en s'accroissant et risquant d'entraîner la terre à une conflagration généralisée. (Athènes - Rome - Berlin - Washington). Avant cette ère dualiste, Père - Créateur, dominant sans partage, une Création esclave, jusqu'à la Mort de tous les Cancers, la première image du monde fut d'abord, une image globale et cosmique, que les premiers grecs appelaient Ouroboros, et qui était symbolisée, sous la forme d'un immense serpent, symbole même de la vitalité, comme nous l'avons vu plus haut. Ce serpent, bien entendu se mord la queue, parce que l'image ainsi formée, décrit un cercle, c'est à dire, un espace clos, celui que connaissait l'homme primitif et que l'on retrouve dans la structure de l'atome.

On retrouve l'ouroboros partout, autant sur les calendriers aztèques, marque des cycles de la vie, que chez des peuplades encore primitives ou chez les grecs préhelléniques, les égyptiens et les peuplades mongoliques. Cette première représentation symbolique du monde, comme le cercle du zodiaque, correspond à l'éveil, comme aujourd'hui, l'acceptation du modèle atomique correspond au réveil, de la conscience cosmique. Comme tous les hommes modernes et anciens, de quelque pays ou couleur qu'ils soient, font face au même conflit originel en venant au monde, partout et toujours le premier éveil de la conscience s'est manifesté de la même façon : la naissance. Et ce symbole est une figure, à la fois simple et complexe. Simple, parce qu'il réfère à un ensemble de forces, que l'on espère circonscrire à l'intérieur d'un cercle d'une spirale ou d'une sphère atomique ; complexe, parce qu'il a supposé une technique magique et qu'il suppose aujourd'hui, dans le schéma atomique le respect de l'aléatoire.

De cet Ouroboros primitif s'est dégagée avec le temps et la connaissance une nouvelle figure, vivante chez les anciens, en correspondance persistante avec le Cosmos, suite logique et plus proche encore de la figure atomique, celle de la terre elle-même, de la Terre-Mère nourricière. Selon cette conception, et celle qui découle de la conception atomique et d'autonomie énergétique de la vie, (la génétique n'intervenant qu'au niveau du contenant adapté et convenable), la filiation réelle est cosmique, et liée à l'énergie vitale environnante de la Terre-Mère, de l'Univers-Absolu. Mircea Eliade l'exprime fort bien en disant : "L'homme n'intervient pas dans la création. Le père n'est père de ses enfants qu'au sens juridique et non point au sens biologique (qui ne veut pas dire génétique) du mot. Les hommes ne sont liés entre eux que par les mères, et encore ce lien est-il précaire. Mais, les hommes sont liés au milieu cosmique environnant, d'une manière infiniment plus étroite, que ne peut le concevoir une mentalité moderne "profane". Ils sont, au sens concret et non allégorique, ils ont poussé dans les roches, dans les abîmes et dans les grottes, avant d'être projetés, par un contact magique, dans le ventre maternel ; ils ont commencé leur vie prénatale dans les eaux, dans les cristaux, dans les pierres, dans les arbres ; ils ont vécu sous une forme pré-humaine, obscure, en fait, "qu'âmes d'enfants ancêtres" dans l'une des zones cosmiques les plus proches... les enfants appartiennent en tout premier lieu à l'endroit ; au microcosme d'alentours. La mère n'a fait que les recevoir ; elle les a recueillis et a tout au plus, parfait leur forme humaine".

De façon plus concrète, regardons le corps humain dans sa conception de l'inconscient collectif encore en cours. Comme l'explique Annick de Souzenelle dans son ouvrage "De l'Arbre de Vie au Schéma Corporel (P 40)" = "le monde occidental, esclave depuis un millénaire, qu'il le veuille ou non, de la forme de pensée scolastique, en a hérité une vision duelle de l'univers. Depuis, Augustin d'Hippone (IV° siècle), qui a profondément marqué la pensée occidentale de sa propre imprégnation manichéenne, on est venu, peu à peu, à ériger le bien et le mal en absolu, (Ame et corps de l'homme). Entre le corps et l'âme, avec toute la confusion qu'engendre ce dernier concept, la pensée occidentale dressait, jusqu'à ces dernières années, un mur de séparation farouche : d'un côté, la ruelle fangeuse du corps pêcheur, de l'autre, le jardin de l'âme. En dénonçant ce tabou, la psychologie, cette toute jeune science a montré l'erreur, mais, n'a pas pour autant introduit la vérité. Elle-même reste prisonnière de la dualité psyché-soma. Or, de même que dans l'absolu, que symbolise le nom divin "Yod - Hé - Vav - Hé", les deux Hé ne peuvent trouver leur juste signification, que dans la participation au Yod, qui les unit, de même au niveau de l'homme, reflet de l'absolu, le "soma" corps, et la "psyché" âme, ne sont qu'une vertu de leur participation à une troisième dimension de l'être" : le souffle, la respiration : toujours la structure tripolaire, et condition sine qua non de la vie. De cette importante vérité, toute une série d'enseignements, de connaissances, d'art et de techniques, tournant, soit autour du Yoga et des disciplines orientales de maîtrise médicale et paramédicale psychosomatique soit, enfin, autour des manipulations reichiennes de contrôle énergétique du corps, toutes destinées à parfaire, aidées par la psychologie moderne, la situation d'écologie de l'être humain corps et âme.

Que notre essence soit à nouveau établie à sa place cosmique, que la femme et la nature soit réhabilitées dans leurs fonctions primordiales et non plus seulement primaires, que l'homme soit réintroduit dans sa réalité globale psuké-soma, vivante, seraient déjà d'importantes reconquêtes de la cosmicité du monde et de l'humanité, si l'on n'en mesurait aussi les conséquences sociales, politiques, et par suite, à tous les niveaux de la biosphère. En effet, dans le cadre de l'exploitation dualiste manichéenne et esclavagiste de la nature (minéraux, végétaux, animaux et autres humains), sans autre critère que le succès de la domination et de la puissance dite, à tort, virile, on a détruit jusqu'à un niveau quasi cancéreux, tous les équilibres naturels, tous les systèmes en situation écologiques, que Jo‰l de Rosnay appelle les "écosystèmes". Les exemples sont innombrables : de  nombreux minerais, nécessaires à la reconstitution du sol, ont été pratiquement épuisés, des substances et des animaux marins, indispensables à l'ensemble de la vie océane, ont été détruits, des forêts primordiales pour l'équilibre climatique ont été anéanties. Sur un plan plus proche de nous, pour les besoins de la production de richesses, pour elles-mêmes et l'augmentation artificielle d'une population, de plus en plus malheureuse, on a détruit les équilibres sociaux du village et de la famille, bousculés et jetés pêle-mêle, dans le chaudron anonyme et destructeur de la Mégapolis individualisante, entraînant des déséquilibres, parfois irréversibles, souvent irrécupérables au niveau d'une vie d'homme : promiscuité humaine anonyme et ses corollaires de dégénérescence mentale, désespoir, agressivité, impuissance à la création, délinquance accélérée, par l'absence de contrepoids sociaux, mutilation du langage, sublimation exacerbée, donc folle, des instincts animaux et sociaux frustrés, et tournés en perversions, dégénérescences physiques, et allergies et cancers, par perte des échanges biologiques normaux, etc... Sur le plan social et politique, cela se traduit, par un défaut d'insertion responsable à un groupe, et par voie, si ce n'est l'engouement fanatique et irréfléchi, pour toute solution d'évasion qui "permettra d'en sortir" : idoles audiovisuelles, leaders fascistes de tous poils, manipulation politique de masse, dans le moins grave des cas, ou la fuite (drogue, errance, hippie système).

Qu'apporte, contre toutes ces gangrènes et tous ces cancers, une nouvelle conception cosmique de l'homme et de son environnement, basée à nouveau sur le modèle triadique, enfin retrouvé, et concrètement prouvé par le modèle atomique ? Peut-être, est-ce là, une des versions du "message aux gentils" apportée par la dominatrice ère du Poisson. Sans aller prétentieusement loin dans le messianisme, il est clair que, l'adoption de la structure et du modèle atomique, dans la définition des systèmes naturels, humains, sociaux et politiques, ne peut que constituer la seule solution pour mettre un terme aux cancers et destructions, qui rongent le corps, l'esprit et l'environnement de l'Homme.

En effet, le principe selon lequel tout système, quel qu'il soit, doit être la cohérence de trois forces, dont deux en équilibre opposé, la troisième servant de lien neutre, et (ou) d'axe, toute organisation plus élaborée, devant être exclusivement composée de structures du même type, doit, dans son application universelle, ne donner que des ensembles en équilibre ou en déséquilibre suffisamment contrôlables par le système lui-même, pour que ne surviennent, ni blocages anéantissants, ni perversions cancéreuses, (cellules perverses se multipliant à l'infini, sans contrôle et détournant toute l'énergie nécessaire à la vie du système). Ces ensembles cohérents, ces écosystèmes peuvent, de toute évidence être introduits dans la vie sociale et politique, (au sens le plus large du terme ; polis, en grec, veut dire "cité"), en permettant, puis en favorisant, la constitution de cellules autonomes et responsables les plus petites possibles, liées entre elles, par ce qui est nécessaire, à leur cohésion, mais, seulement par cela. Cela demande la reconstitution de nouvelles structures familiales à réinventer, la création de systèmes sociaux voisins de la tribu ou du village, de liens, de rites, de convictions secrétées par un consensus cellulaire, etc...

Cela se traduirait bien sûr, au plan économique et politique, par une société pyramidale, dont le poids essentiel, comme dans la figure géométrique vers le bas, de bas en haut,par des décisions quotidiennes, étant prises au niveau moléculaire de l'entreprise ou de la commune. Un système social de ce type fonctionne avec succès et sans faire de bruit, il est vrai, dans un espace réduit, avec une population évoluée et protestante de confession (donc l'habitude à l'auto-responsabilité), c'est la Suisse. Ce n'est donc pas une utopie, et la pauvre Yougoslavie socialiste suit le même chemin avec succès et un certain bonheur. La conquête de la spiritualité n'y est peut-être pas loin. Mais la nature, l'homme et l'enfant, y sont déjà respectés. Sans aller trop loin, dans l'imagination pratique, d'une vie sociale, en correspondance avec le cosmos, qui s'établira d'elle-même, dans sa gestation, à laquelle, je crois fermement, en raison, d'une spiritualisation des hommes du monde entier, et à des niveaux de responsabilité, aujourd'hui scientifique ou intellectuelle,  de plus en plus importants,  l'exprimant de plus en plus clairement, demain, sans doute capables d'être les maîtres non dominateurs,  en science, en connaissance et en sagesse; d'une pensée globalisée et reliée, à nouveau, au cosmos,vers une humanité responsable et respectueuse de ses actes et de la nature.

par Jean de Gisors publié dans : Enseignement communauté : Spiritualité - Esotérisme
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Mercredi 14 mai 2008

II) CORRESPONDANCES SYMBOLIQUES, MYTHIQUES ET OBJECTIVES DU MODELE COSMO-ATOMIQUE

Reprenant l'ouvrage de P. D. Ouspensky, cité plus haut, nous pourrons commencer par dire que "l'idée d'unité des trois forces dans l'Absolu forme la base de beaucoup d'enseignements anciens, consubstantielle et indivisible Trinité de la Bible. Trimurti hindoue : Brahma, Vishnu, Siva, et ainsi de suite". "Les Trois Forces de l'Absolu, constituant un tout, séparées et unies par leur propre volonté et par leur propre décision, créent à leurs points de jonction, des phénomènes, des "mondes". Ces mondes, créés par la volonté de l'Absolu, dépendent entièrement de cette volonté en tout ce qui concerne leur propre existence. En chacun d'eux, les Trois Forces agissent encore". Très loin de là, Platon, dans le Timée, déclare : "Dieu fit l'âme supérieure au corps, tant en âge qu'en vertu, pour qu'elle sût lui commander et devenir sa maîtresse. Voici de quoi et comment il la fit. Avec la substance indivisible et toujours la même (éther), et avec la substance divisible et corporelle (matière), il composa une troisième espèce de substance (la vie)... dont il fit un tout (avec les trois substances) "et plus loin", Dieu commença donc par composer le corps de l'univers de feu et de terre. Mais, il est impossible à deux choses, de bien se joindre, l'une à l'autre, sans une troisième : il faut qu'il y ait au milieu un lien qui rapproche les deux bouts et le plus parfait lien est celui, de qui lui-même et des choses qu'il unit, fait un seul et même tout". Quoi de plus proche de la structure de l'atome, dont le noyau fait la masse, et les neutrons, le lien.

Sur le plan symbolique, le modèle transporté, à travers le temps, est encore plus visible : prenons ce code essentiel qu'est l'alphabet hébraïque. La lettre (hé) qui est composé de deux branches, l'une concave, l'autre convexe en opposition, presque liées par un signe transversal. Quoi de plus proche comme structure que l'électron négatif satellite du noyau de protons et de neutrons. Et, comme par enchantement, nous constatons que, la symbolique ésotérique de cette lettre est : création, germe de vie, alors précisément que l'atome et sa structure sont à la fois la base de toute création, concrètement, et par combinaison de systèmes de plus en plus complexes, le germe de toute vie. Si nous prenons comme référence, la numérique cabalistique et, comme document, la liste explicative des nombres, dressé par  Gabrielle Carmi, vous pouvez lire :

     "Le Un est l'Absolu de l'unité ou l'infini qui se manifeste... il doit se refléter dans son complémentaire, le 2, dyne passive, pour créer le 3, la triade..."

     "Le 3, triade, premier nombre impair masculin, le dynamisme créé qui manifeste le principe uni à la forme. Un, deux et trois forment la trinité spirituelle, le monde des Archétypes, en puissance de création,  quelle correspondance serait plus claire" ?

Ailleurs encore, Jill Purce, dans son important ouvrage "la Spirale Mystique", explique que, de tous temps, même à l'époque mégalithique, la spirale formée d'un centre et d'une, puis plusieurs révolutions, a été considérée comme le symbole de l'Absolu. Puis, elle ajoute: "lorsque la double spirale plate est transportée dans les trois dimensions de l'espace, elle a son origine et sa fin dans les pôles opposés d'un axe central : l'infini central ou axe de la conscience... Les cycles du devenir, les parcours circulatoires de l'existence, révèlent leur source par leur spirale, en y créant un point privilégié : d'un pôle qui l'oppose à elle-même, la source peut se voir, et ainsi prendre conscience d'elle-même. La séparation du ciel et de la terre (+ et -) a engendré la lumière de la conscience, (n) par laquelle tout est vu et connu. Ce devenir cyclique apparaît dans les mythologies sous l'aspect du serpent protecteur ou du dragon qui s'enroule autour de l'Arbre du Monde ou de sa Montagne : l'axe central l'Axis Mundi... Ce thème revient de façon plus ou moins explicite dans la plupart des traditions : le monde se matérialise et l'homme se spiritualise le long de la même spirale : c'est la Respiration du Cosmos".

Cette exégèse symbolique trinitaire et sphérique, contenant la notion d'axe et de centre, comme représentation de création et de vie, sans référence aucune, aux découvertes scientifiques de l'image du Cosmos, de l'atome à la galaxie, prouve, une fois de plus, la sécurité de la connaissance initiatique, voire intuitive, de la réalité universelle.

Beaucoup plus proche de nous, un système tripolaire rendant compte de la réalité, s'apparente, lui aussi avec netteté, au système atomique et rend, en même temps compte, de l'évolutivité du Cosmos : c'est le triangle logique Thèse-Antithèse-Synthèse.

En effet, que ce soit au niveau de l'élaboration des décisions et du raisonnement individuel de recherche de la vérité, (essentiellement relative), qu'au niveau des attitudes sociales (anarchie-dictaturedémocratie), ou à celui, moins voyant, des comportements de l'évolution génétique, ou même de façon plus lointaine, de l'évolution des corps solides, le schéma de toute création évolutive, passe par une phase primaire positive, mais, portant comme l'association protons-neutrons, un certain nombre d'informations essentielles, mais aussi, d'imprécisions, d'insuffisances et de contradictions. Ensuite, se produisent des forces d'importance équivalente, mais, en négation ou en destruction, dont le contact avec la phase primaire, produit à son tour, une cohérence synthétique plus évoluée. L'ensemble de l'opération peut aisément être symbolisé par une volte-face complète de la spirale évolutive, la synthèse se trouve au lieu du point de départ de la phase primaire, mais à un étage, une spire plus haute. Il s'en suit, que si l'une des forces est trop déséquilibrée, par rapport à l'autre, sans pouvoir permettre de compensation d'égale valeur, on arrive à une destruction du système, soit par désintégration, soit par cancer. Si les forces s'équilibrent, on retrouve une nouvelle situation écologique. Un exemple pourra facilement éclairer ces explications théoriques : les deux révolutions connues par la France, en 1789 et en 1848, ont eu des schémas très différents. Après un autoritarisme séculaire, la révolte de 1789 plonge, par antithèse la France, dans un état d'anarchie libératrice, puis négative ; la synthèse se fait par un consulat ferme et régulateur. Lorsque la pression négative (2ième antithèse) se fait trop forte, par rapport à la conscience démocratique, le système impérial se désintègre. Par contre, après l'impérialisme bourgeois de la Restauration, les journées de 1848 réveillent la conscience prolétarienne, la lutte, de la thèse bourgeoise et de l'antithèse prolétarienne, se poursuit en un combat douteux, jusqu'à la Commune de 1871, d'où sortira la synthèse du régime républicain de la III° République. Cette nouvelle organisation, connaissant la nouvelle antithèse excessive, que fut le fascisme, dégénéra dans le cancer politique, que fut la IV° République. Ces différents schémas se produisent au niveau de tous les systèmes : minéraux, biologiques, sociaux, etc...

par Jean de Gisors publié dans : Enseignement communauté : Spiritualité - Esotérisme
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Lundi 12 mai 2008

I) EPISTEMOLOGIE DE LA REDECOUVERTE DE L'HARMONIE COSMIQUE AU XX° SIECLE

Son énoncé le plus clair, nous est préfiguré paradoxalement, par un philosophe, P. D. Ouspensky, dans son ouvrage "Fragments d'un enseignement Inconnu", résultat de ses voyages, à la veille de la première guerre mondiale, en Europe, en Egypte et en Orient, à la recherche d'un enseignement qui résoudrait pour lui le problème des relations de l'homme à l'Univers et qui fut l'élève de Georges Gurdjieff. En raison de la synthèse systématique, qui s'opère actuellement, et que je tente de traduire ici, rien d'étonnant à ce que, à la suite d'un savant philosophe, je fasse présenter des lois épistémologiques par un philosophe : "Nous devons examiner la Loi fondamentale qui crée tous les phénomènes dans toute la diversité ou l'unité de tous les univers".

"C'est la "Loi de Trois", la loi des Trois Principes ou des Trois Forces. Selon cette loi, tout phénomène, sur quelqu'échelle et dans quelque monde qu'il ait lieu, du plan nucléaire au plan cosmique, est le résultat de la combinaison ou de la rencontre de trois forces différentes ou opposées. La pensée contemporaine, (encore dominée lorsque  l'auteur écrit et parfois aujourd'hui par la pesanteur manichéenne et dualiste millénaire de Saint Augustin à Descartes en passant par Thomas d'Aquin), reconnaît l'existence de deux forces et la nécessité de ces deux forces pour la production d'un phénomène : force et résistance, magnétisme positif et négatif... cellules mâles et femelles, et ainsi de suite... La doctrine des trois forces est à la racine de tous les anciens systèmes. La première force peut être appelée active ou positive ; la seconde passive ou négative ; la troisième neutralisante... ou "milieu".

Or, qu'avons-nous découvert, à l'aboutissement scientifique de siècles de recherches sur la structure fondamentale de la matière, qu'est la physico-chimie atomique ?

a) Que l'Atome, élément de base de tout corps est composé :
- de particules électriques chargées positivement : "les protons"
- de particules électriques chargées négativement : "les électrons"
- de particules neutres, "les neutrons" qui, avec les protons, forment le "noyau" autour duquel gravitent les électrons, l'ensemble formant un système planétaire équilibré et stable, par l'égalité des charges positives et négatives de chaque élément.

b) Que ce système en équilibre formait la Matière.

c) Que l'Organisation et l'évolution de ce système élémentaire, dans les hiérarchies et les combinaisons les plus diverses, selon ce que l'on appelle "transmutations", se réalisent, par le déséquilibre, puis, par le rééquilibrage, à l'aide de procédés naturels ou artificiels, des égalités de charges d'atomes de diverses natures, et que ce jeu, d'une complexification croissante, constitue les différents corps et l'évolution de la matière, que l'on appelle aussi, dans un autre vocabulaire... la création.

d) Que si des éléments composants peuvent être en position de déséquilibre, en vue d'une intégration à un système supérieur, (plus complexe), l'ensemble doit être stable et l'est dans toutes les situations d'écosystèmes.

e) Que le maintien en déséquilibre d'un système atomique, (c'est à dire de tout corps), amène, non  plus son évolution, mais, sa fission, sa désintégration, et à partir d'une certaine "masse critique", un niveau de déséquilibre, constitue un cancer destructeur de toute matière. C'est sur cette hypothèse, philosophiquement troublante que l'homme a pu, aussi bien guérir des déséquilibres cellulaires, (radiothérapie) que mettre, en oeuvre des mécanismes monstrueux et prométhéens, qui peuvent détruire la vie consciente sur notre planète, au moins, les bombes thermonucléaires. Dès lors, en s'y appliquant avec une démarche systémique, fut-elle prudente, et, avec le minimum d'esprit de synthèse, force est de constater, que tous les schémas de vie se rattachent à ce principe modèle et à ces règles.

Quoi de plus naturel, puisqu'il s'agit, sans qu'une projection de l'esprit humain puisse effrayer un hyper positiviste, de la vision complète concrète, au plus intime et caché de la matière, du grand mécanisme cosmique. Que les lois, qui en sont les corollaires, ordonnent l'ensemble de l'existence, quoi de plus normal, même au niveau du vocabulaire, puisque les Grecs, intuitivement ou de façon initiatique, désignaient par le même mot "l'ordre" et "l'univers" : Kosmos.

Et le plus important, dans cette découverte récente, est la constatation, que les prisonniers de la caverne de Platon, ne voyant que l’ombres des images d’objets réels, elles-mêmes manifestations des Essences Immuables de l'Etre, ont pu sortir de la Caverne et voir la Terre électron du Soleil, lui-même atome de sa Galaxie, molécule de l'Univers... en utilisant un microscope électronique.

par Jean de Gisors publié dans : Enseignement communauté : Spiritualité - Esotérisme
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Dimanche 11 mai 2008

L'HOMME COSMIQUE

Lorsque l'on choisit de traiter un sujet, dans le cadre de quelqu'institution que ce soit, c'est qu'il vous paraît important en lui-même. C'est pourquoi, j'ai estimé non pas utile, mais impérieux et indispensable de vous parler de l'Homme Cosmique, à ce niveau de nos communications. Et cela, pour les raisons suivantes, qui me semblent évidentes mais qu'il convient d'expliciter : 

- L'Ordre est, l'un des multiples laboratoires de l'Homme de demain, sous le regard et la direction des siècles et millénaires qui nous ont précédés.

- L'homme de demain doit avoir, c'est sa condition de survie, trouvé ou retrouvé son souffle cosmique, son harmonie avec les lois primaires de la nature, afin de traverser victorieusement, s'il n'est pas trop tard, les épreuves apocalyptiques des temps qui viennent. Ces deux motifs réunis justifient le propos, mais n'en donnent pas un éclairage suffisant pour que l'on puisse comprendre, d'entrée, son caractère à mes yeux, impérieux et urgent. Cette urgence, pour la comprendre, il suffit de regarder autour de soi : Le Monde et les humains qui le composent et le manipulent, dérivent visiblement sans direction. Toutes les institutions traditionnelles semblent atteintes d'inexorables cancers. Les hommes sont en effet devenus les domestiques des ordinateurs qu'ils ont pourtant créés, ils ont pour échelle de valeurs, l'inconscient collectif boulimique, passif et destructeur, élaboré par les lois universelles du marketing. Quant aux rapports qu'ils entretiennent entre eux, la civilisation ultra-urbaine les a enfermés entre la peur qui n'engendre qu'agressivité et la solitude qui n'a pour conséquence que l'égoïsme et le racornissement précoce. Quels que soient les gouvernements, que les hommes se sont donnés, ils sont autoritaires et anonymes, généralement inabordables et n'ayant pour objectif dénaturé (ce terme étant choisi à dessein); que la domination des gens et des peuples, et non, leur bien commun. Il est très grave de constater, pour la première fois dans l'histoire de la planète, qu'aucune idée-force, qu'aucune volonté spirituelle ou créatrice, n'anime les actes de nos princes occidentaux. Au moins, De Gaulle et Kennedy avaient figure de mages incompris, en se faisant les reflets et les champions, des valeurs du christianisme. Christianisme, certes inadapté  et coupé de ses bases cosmiques et initiatiques, au point où un illuminé est parvenu à en utiliser les perversions, pour tenter de justifier quelques temps avec succès, la plus sinistre des entreprises de mort.  Oui, nous parlons d'Hitler.

Aujourd'hui, les idées, qui mènent la vie des individus et des groupes, ne sont secrétées, ni par des maîtres vivants, ni par eux-mêmes, mais par l'interprétation mécanique, mathématique et stérile des diktats et des dogmes établis, par quelques générations d'hommes qui, de Descartes à Freud, en passant par Auguste Comte et Karl Marx, ont eu l'immense orgueil de se faire juges, de la vérité, ramenée au constatable immédiat du positivisme. C'est la science linéaire, qu'elle soit physique ou humaine, qui par sa logique formelle et son efficacité à court terme, a détruit les équilibres, on dira les écosystèmes, de toutes sortes, qui permettaient à la nature et aux humains, de s'interpénétrer et d'évoluer, sans se détruire.

Oui, C'est bien cela le cancer de notre civilisation et les métastases tuent l'Occident et menacent la cité mondiale. Le monde moderne a rejeté son alliance avec le cosmos et l'homme que l'on dit civilisé, va peut-être mourir d'avoir perdu cette harmonie. Cela entraîne la planète à sa perte.

Cette dénonciation et cette exigence impérative ne sont pas le fait de spiritualistes obscurantistes, lecteurs de "Planète", mais, de maîtres de la science et de la pensée moderne qui, désespérés par le déclin de tous les systèmes, dogmes et vérités ont voulu faire de leurs recherches, une quête systématique de la "connaissance", réalisant avec la vie, une co-naissance.

En effet,  surtout avec Albert Einstein et la théorie de la relativité qui, à la suite des découvertes faites par les premiers savants atomistes, remet totalement en question la science linéaire, le caractère aléatoire de tous les phénomènes vitaux est devenu évident pour les scientifiques, attachés à réaliser un effort de synthèse, que ce soit en mathématiques, en physique, en biologie ou en sciences humaines. Les écrits de Jacques Monoc, de Teilhard de Chardin ou du sociologue Edgard Morin sont clairs sur ce point. Dans la mesure où il m'est difficile, en une quinzaine de pages, d'exposer en détail, cette évolution de la science avancée vers l'aléatoire, en retour plus ou moins conscient, vers le respect de la Règle Cosmique, je me contenterai de vous conseiller, la lecture approfondie, d'un ouvrage de J. de Rosnay, docteur es sciences, puis chargé de recherches, au fameux M.I.T. (Massachussets Institute of Technology) et qui ne peut, dès lors, être considéré comme un obscur "alchimiste". Cet ouvrage, intitulé "le Macroscope" ou "Vers une Vision Globale" commence, par comparer les mécanismes communs de divers phénomènes vitaux : vie urbaine et échanges humains, industrie, agriculture et environnement, etc... et constater, les équilibres (écologies) et  les perversions (cancers) de ces milieux, à travers des dicisplines, que la science cartésienne, linéaire et dualiste, a autant séparé que :
     - La physique.
     - La biologie.
     - L'économie.
     - L'urbanisme et la sociologie.
Il en dégage, ce qu'il appelle une "nouvelle culture : la révolution systémique". Cette révolution consiste à trouver, à tous les phénomènes que nous examinons; à travers une démarche libre, une cohérence et des modèles permanents, une analyse commune, valable pour tous les milieux et toutes les disciplines. "La démarche systémique est à la fois analytique et synthétique, détaillante et englobante. Elle s'appuie sur la réalité des faits et la perfection du détail, mais, elle recherche parallèlement les facteurs d'intégration, les  éléments catalytiques de l'invention et de l'imagination".

Sommes-nous très loin de la démarche initiatique, prise directe et séculairement élaborée, entre l'Homme et l'Univers, dans l'Ecologie Cosmique ? Par la démarche linéaire de la science classique, qui a montré son utilité, malgré, les aberrations de ses utilisateurs, on a découvert les unités les plus simples de la matière et de la vie. Mais, la pensée s'est dispersée dans un dédale de disciplines isolées, les unes des autres, par des cloisons étanches. Le seul moyen de maîtriser la multitude, de comprendre et de prévoir le comportement des foules, que constituent atomes, molécules, cellules et individus, a consisté dans la simplification utile, mais idéale, (et aberrante, j'insiste, si l'on en abuse- ce que les rationalistes ont fait -), qui permet d'établir des lois provisoires. Mais ce monde théorique n'a rien à voir avec la nature : c'est l'univers de l'homogène, de l'isotrope, du linéaire, le monde des gaz parfaits, des réactions réversibles, de la concurrence pure. Or, en biologie, en chimie ou en sociologie, les phénomènes intègrent la durée et l'irréversibilité. Les liaisons entre les éléments comptent autant que les éléments eux-mêmes. Les savants du M.I.T., conscients de ces notions, cherchèrent donc, des années 1940 à 1960, ce qu'ils estimaient être de nouveaux outils, de la cybernétique à l'écologie sociale.

Ces outils sont-ils bien nouveaux ?

Guère, puisqu'au XVI° siècle, Paracelse disait, de façon tout à fait parallèle, que "le médecin doit savoir ce qui est utile et nuisible aux créatures insensibles, aux monstres marins et aux poissons, ce qu'aiment et détestent les animaux privés de raison, ce qui leur est sain et malsain. Voilà sa culture concernant la Nature".

Pourtant, ce qui est passionnant, à l'époque que nous vivons, et qu'explique ici et ailleurs l'écologie cosmique, est que ce soit un savant moderne, qui puisse lui répondre. (Sans aller jusqu'au bout,  nous le verrons !). En effet, François Jacob, dans le chapitre de conclusion, de son ouvrage si important, "La logique du Vivant," intitulé à dessein, "l'Intégron", affirme :

"Il y a cohérence dans les descriptions de la science, une unité dans les explications qui témoignent d'une unité sous-jacente dans les entités et les principes en jeu. Quel que soit leur niveau, les objets d'analyse sont toujours des organisations, des systèmes. Chacun d'eux sert d'ingrédient au suivant. Même l'atome est devenu un système (le plus petit et le plus simple, nous verrons quelle révolution et quel retour cela constitue)...

"Le mot d'évolution sert à décrire les changements qui surviennent entre les systèmes. Car ce qui évolue, ce n'est pas la matière, confondue avec l'énergie dans une même permanence. C'est l'organisation... toujours capable de s'unir à ses pareilles pour s'intégrer en un système qui la domine".

Et le dernier paragraphe, de ce même ouvrage, nous donnera en fin de compte, la clef, des nouvelles relations qui unissent l'homme et le Cosmos, rejoignant l'union millénaire de la conscience connaissante à la force universelle, comme vont le préciser, les développements qui suivent :

"Ce qui donne leur possibilité d'existence, à toutes les organisations, à tous les systèmes, à toutes les hiérarchies, ce sont les propriétés des atomes que décrivent les lois de l'électromagnétisme de Maxwell".

Nous verrons, en effet, tout au long de ces développements que toutes les cohérences et tous les systèmes en équilibre évolutif, à quelque niveau que ce soit, s'ordonnent et s'organisent autour de la structure atomique, modèle cosmique fondamental. De même, tous désordres, scléroses ou destructions que l'on peut appeler, positions "cancéreuses", proviennent du non respect ou de la destruction de ce modèle.

par Jean de Gisors publié dans : Enseignement communauté : Spiritualité - Esotérisme
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