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Lundi 19 novembre 2007

 

"Extrait du temps hors du temps de G. CARMI"

 

Nous chevalier,

Prêtons serment au Seigneur

De passer notre vie

Avec le signe caché

De respecter le silence

De cultiver notre intérieur

Afin de nous élever.

Nous acceptons

De nous charger d’âmes

Et par notre conduite

Et notre enseignement

De les amener à la Connaissance.

par Jean de Gisors publié dans : Présentation de la Massenie communauté : Spiritualité - Esotérisme
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Samedi 10 novembre 2007

Pour ceux qui prennent le blog en cours de route, mais aussi pour ceux qui lui sont fidèles, un peu de clarté n’a jamais fait de mal à personne… je veux vous parler de la Massenie….

Elle se présente comme étant un Ordre Traditionnel sans en être vraiment un car elle n’a de l’ordre que son attachement à la Tradition.

Elle est née peu après la chute de l’ordre du Temple. Jean de Rampillon, était très proche d’eux et il s’était pris d’amitié pour un jeune templier, Bertrand, son fils spirituel… Ensemble afin de maintenir vivantes les valeurs du Temple et pour permettre à tous les Cherchants de l’époque de poursuivre leur travail de recherche, ils créeront la Massenie du Saint Graal… à Toury au début du XIVème siècle. C'était à l'origine un Ordre secret qui comportait 26 membres, tous initiés du second degré, dont quelques uns étaient d'anciens Templiers. Cette Massenie se trouvait exactement au lieudit : la butte aux loups, une petite maison, perdue dans un bois aux abords de la Ville de Provins, ville marchande, où se tenait régulièrement un grand marché… Pratique lorsque l’on veut se faire oublier et permettre à des personnes de voyager tranquille, sans se faire remarquer de l’église et du roi….

Au fil des temps, les Massenies essaimèrent : Amérique du Sud, Afrique du nord, mais leurs missions restèrent les mêmes : Sauvegarder l’esprit du Temple, et travailler à l’unité… ; ainsi que leurs engagements :

·      Sauvegarder l'esprit du Temple, de la Tradition.

·      Etre tolérants avant toute chose, admettre que si certains membres sont différents d'eux, ils n'en sont pas moins des Frères en l'Humanité.

·      Développer l'Amour du prochain et à avoir l'esprit de service.

·      Apprendre à se dominer et à se perfectionner.

·      Estimer un être pour sa valeur profonde, sans considération de contingences matérielles.

·      Faire naître en chacun la prise de conscience.

·      Ouvrir le chemin de la connaissance à ceux qui le désirent, et les mener à l'initiation.

Et, il en est de même aujourd’hui qu’hier

Nous retrouverons les traces de ces Massenies jusque dans le début des années 1900… Puis, un couple habitant Hermé, recevra la consigne de continuer la mission première. Cette histoire vous est racontée dans le livre de Gabrielle CARMI : Le temps hors du temps. Depuis, bien de l’eau a coulé sous les ponts mais le travail en Loge (*) se poursuit !

Actuellement, L'Ordre de la Massenie du St Graal n'est plus un Ordre secret mais ses membres s'engagent néanmoins, dans l'humilité qui doit être la leur, afin de ne pas illusionner les frères ou soeurs plus jeunes sur le sentier, à une certaine discrétion pour ce qui a trait à la partie rituelle et en ce qui concerne leur adhésion. Elle ne se veut détenir aucune Connaissance mais une pédagogie…

La Massenie est pour l'instant un courant privé, son but n’est pas et ne sera jamais de recréer un Ordre templier mais de générer un peu partout des points de lumière et d’initiation. Nous n’avons pas, de même, de hiérarchie pyramidale… Chaque Magister reste maître de sa maison et de son enseignement… Il est personnellement responsable de et dans sa Massenie.

·      Il en est l'impulsion stimulante.

·      Il est celui qui est arrivé au stade où il peut transmettre et aider les frères à progresser sur le chemin de la Connaissance en les considérant comme "des" élèves et non comme "ses" élèves.

·      Il doit rester humble et tolérant.

·      Il doit respecter la liberté de chacun, ne doit pas imposer ce qu'il pense ni projeter son propre idéal sur autrui. Il est le point d'appui qui indique la marche à suivre en maintenant le dialogue pour amener chaque frère ou sœur à découvrir en lui la certitude qui l'amènera à la compréhension totale.

·      Il dispense l'enseignement ésotérique en s'efforçant de le rendre accessible à tous.

Les frères, hommes ou femmes, sont admis par décision du Magister, une fois remplies les conditions fixées.

La race, la religion, l'absence de religion, les idées philosophiques ou politiques ne sont pas un obstacle à l'entrée d'une personne en Massenie mais, un frère ou une sœur, demandant son entrée, doit cependant admettre l'existence d'un supérieur et de plans différents formant le monde qui nous entoure comme le Cosmos.

Seule l'intolérance sous toutes ses formes ne peut être acceptée. Il va de soi que l'entrée en Massenie implique la volonté d'en accepter et respecter la charte dans ses termes et dans son esprit. C'est un véritable engagement.

Ainsi, pour entrer aujourd’hui en Massenie, il faut se déplacer en Auvergne et être reçu par le Magister de la Maison de l’Ariole… Mais conscient des difficultés de déplacements, la Massenie autorise la création de Granges (lieux d’initiation laïque, sans rituel et sans vêture) dans les pays éloignés. C’est le cas aujourd’hui pour l’Afrique et l’Italie …

La Massenie ne se veut pas détenir seule la Connaissance et ainsi des frères et des sœurs d’autres obédiences peuvent, sans problème appartenir à la Loge… Elle travaille sur trois degrés d’initiation (compagnons, Frères et Maîtres) qui ne représentent en rien une fonction hiérarchique.

Une dernière mission de la Massenie est de poser les premières pierres de l'église universelle. Et nous entendons « Universel », non dans le sens de la création d’une nouvelle église de pierres mais dans le rassemblement des croyants d monde entier, quelque soit le Dieu de leur Cœur… Fidèles en cela au message des évangiles, à l’église primitive et Gnostique… (C’est en cela qu'une églésia se cache dans les profondeurs de la MSG et c'est en cela encore que nous transmettons les ordinations mineures et majeures jusqu'à la Prêtrise pour les hommes et le Diaconat pour les femmes... Non, en fonction d'un sexisme mal placé mais en fonction des missions spécifiques à chacun : la cène pour les hommes, le Golgotha pour les femmes... en plus d'oeuvrer à la concrétisation de la fraternité humaine bien sur !...

* Une Loge est considérée comme un symbole du monde, du Cosmos. C'est le lieu éclairé et régulier, le "Yomar" : mot hébraïque de la Genèse.

Une Loge est le point de départ substantiel de la manifestation de ce monde où l'être qui le désire et qui n'est pas encore initié pourra le devenir par la suite, par la révélation de ses possibilités.

Une Loge est, pour les êtres qui s'engagent sur la voie, le passage qui les amènera à l'illumination intérieure. C'est pour l'être à l'état brut le moyen de ciseler la pierre.

Dans certaines Massenies, une Bible était placée sur une table ouverte à la première page de l'Evangile de St Jean.

par Jean de Gisors publié dans : Présentation de la Massenie communauté : Spiritualité - Esotérisme
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Vendredi 2 novembre 2007

Cénacle de la Massenie
Création, buts et fonctionnement

 

A la suite de l'appel lancé par Gabrielle CARMI dans son livre : « Le Temps Hors Du Temps » édité en Février 1973 chez Robert Laffont…

 

« Ami lecteur, je souhaite qu’un jour nous nous retrouvions vous et moi, pour que survive l'esprit de la Massenie. »

 

Un certain nombre de personnes ont réagi très favorablement.

 

Le moment est donc maintenant venu de les rassembler.

 

Dans ce but, Gabrielle et son mari Jean ont décidé de fon­der un cénacle qu’ils dénommeront « CENACLE DE LA MASSENIE », cette fonda­tion devant déboucher un peu plus tard sur la création d’une Massenie.

 

Le cénacle devra faciliter à ses membres le développement de leur vie intérieure et de leur spiritualité. Chacun doit retrouver en soi et réanimer le concept d'initiation, retrouver son individualité propre pour assumer pleinement sa responsabilité et aider ainsi à son épanouissement intérieur et à la transmutation de son mental.

 

L’étude comparative de l’ésotérisme, des religions, philosophies, ­sciences et techniques conduira à la compréhension des règles qui les régissent et des possibilités du pouvoir métaphysique latent dans l'homme.

 

La vérité absolue qui se cache sous l'apparence des choses est inac­cessible à nos sens physiques, mais elle peut être perçue en développant notre sensibilité par la méditation, et par la réflexion appuyée sur l'étude.

 

Il n'est pas douteux que le cénacle constituera un cadre favorable a ces recherches ésotériques et à cette « queste » spirituelle. Chacun appor­tera dans la mesure de ses moyens le fruit de son travail qui suscitera la réflexion de tous. Cette réflexion devra être largement ouverte à tous les idéaux généreux et élevés.

 

Dans le respect profond que chacun doit avoir de la liberté indivi­duelle, nous devons admettre et étudier toutes les voies traditionnelles qui conduisent à cette queste.

 

Le but que doivent s’assigner les membres du cénacle est d’aimer, de comprendre, et de servir dans une fraternité ésotérique.

 

Aucune discrimination de race, de sexe, de rang social, de religion ou d’appartenance politique ne jouera pour l’admission des membres. Celle-ci sera décidée par les fondateurs à qui les personnes désireuses d’adhé­rer au cénacle devront adresser leur demande d'admission, directement ou par l’entremise d'un membre leur servant de parrain et de caution. Après un délai de réflexion suivant une première prise de contact, directe si possible, ou à défaut par correspondance, il leur sera demandé de s'enga­ger à respecter les règles du cénacle.

 

Aucune hiérarchie n'est établie entre les membres du groupe qui doi­vent se considérer comme fraternellement unis et solidaires dans la pour­suite d'un même idéal.

 

Les fondateurs ne doivent pas être considérés comme ayant une posi­tion supérieure à celle des autres membres. Ils sont simplement responsa­bles de la bonne marche du cénacle et de l'organisation du travail dans le groupe, pour que celui-ci soit le plus efficace possible, chacun appor­tant le résultat de ses propres études, recherches et réflexions.

 

Sur le plan individuel, chaque membre du cénacle doit s'efforcer de rechercher en lui-même les voies de la connaissance et de son développe­ment spirituel.

 

Ceci n'est possible que par une vigilance de tous les instants pour dominer ses faiblesses et défauts caractériels, afin d'aboutir à la maî­trise de soi et au calme intérieur indispensable.

 

Sur le plan des relations avec les personnes de son entourage et de l'extérieur, il devra

 

‑ Pratiquer l’amour de son prochain en donnant beaucoup sans se pré­occuper de ce qu’il peut recevoir en retour.

 

Faire preuve de respect d'autrui, de compréhension et de tolérance à l'égard des idées des autres, tant sur le plan philosophique que sur les plans politique et religieux.

 

Chaque religion comporte, sur le plan ésotérique, une part de vérité universelle souvent masquée aux yeux des pratiquants par leur trop grand attachement aux formes rituelles et à la lettre des textes. Mieux vaut les convaincre de rechercher les valeurs ésotériques de leur religion que de les pousser à l'abandonner.

 

‑ S'efforcer d'amener les autres sur le chemin de la connaissance.

 

‑ Combattre l'intolérance sous toutes ses formes, aider ceux qui en sont victimes sans s'en glorifier comme d'une bonne action.

 

L’entraide sociale doit être pratiquée tant sur le plan matériel que sur la plan moral. Aider l’individu, c’est d’abord se mettre à sa portée pour mieux le comprendre, puis 1’encourager sans le juger. Toute personne en danger moral doit recevoir des membres du cénacle l'aide qu'elle peut être amenée à solliciter.

 

La réunion annuelle générale du cénacle, à laquelle les fondateurs souhaitent que tous les membres assistent, sauf empêchement majeur, aura lieu à Hermé, à la à quinze heures, le premier dimanche après la fête de la Sain-Jean (24 Juin).

 

Dans l'intervalle entre deux réunions annuelles, il y aura des réu­nions ‑ également à quinze heures à la Massenie – le 1er premier dimanche de chacun des mois d'Octobre, Décembre, Février, Avril et Juin.

 

Le thème d'une réunion sera fixé par les fondateurs lors de la réu­nion précédente, compte tenu de l’avis des membres. Les absents en seront prévenus.

 

Au cours des réunions, les membres feront part de leurs travaux ter­minés du point de leurs travaux en cours, ainsi que des contacts qu’ils ont eus susceptibles d'intéresser le cénacle.

 

Chaque réunion sera terminée par un moment de recueillement médita­tif en commun. Il est d’ailleurs recommandé de faire de la méditation ou de prier, la prière étant le complément mystique du langage.

 

Les conjoints ou parents directs des membres du cénacle, ainsi que certaines personnes intéressées et désireuses d’appartenir à la future Massenie, peuvent sur leur demande être admis aux réunions du groupe, sans qu'il leur soit demandé la contribution d'un travail personnel.

 

Des personnes extérieures au groupe pourront être invitées à faire des exposés, à condition que ceux-ci aient un caractère ésotérique. Il ne faut en effet pas perdre de vue le but du cénacle, fraternité ésoté­rique, et ne pas le transformer en simple cercle d'études.

 

Il ne sera pas adressé de convocations pour les réunions visées ci-­dessus. Si un fait exceptionnel le justifiait, les membres seraient convoqués à une réunion spéciale par le soin des fondateurs.

 

La vie spirituelle s’obtient par la progression dans la connaissance et pour cela la méditation aide beaucoup. Et peu à peu mène à 1’initiation. Le but de l'initiation est de mettre l’homme dans un état qui lui permet de capter les vibrations universelles de se transmuer soi-même et d'aider les autres à se transmuer. C'est l'aboutissement d'une série d'éprouves subies sur tous les plans. L'initiation peut revêtir diverses formes très différentes, em­prunter diverses voies. Le tout est de trouver celle qui convient à chacun. Par la méditation, l’homme prend conscience de son être profond et se connaît mieux. Il harmonisera ses états différents qui le lient au principe suprême de la connaissance. C'est en cela que le langage symbolique l'aidera, le mettra sur la route initiatique qui lui permettra de quitter progressivement les limites qui le maintiennent dans des états conditionnés. En détruisant peu à peu son moi illusoire, l'homme atteindra son intellect supérieur et accèdera à sa condition d’Etre véritable, dépouillé de ce qui était faux en lui et le limitait. Il faut reconquérir une liberté totale de votre esprit, de votre Jugement par vous-même.

 

Le moment viendra où vous sentirez que vous êtes prêt. Ce jour là, un mot, un regard ou simplement une illumination intérieure vous dira que vous êtes sur la bonne voie initiatique. Vous aurez transformé votre moi intérieur, tout vous Paraîtra différent, vous serez apte à accéder à l'initiation.

 

Hermé - Décembre 1973 - Gabrielle

 
par Jean de Gisors publié dans : Présentation de la Massenie communauté : Spiritualité - Esotérisme
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Jeudi 1 novembre 2007
C'est après la dissolution de l’Ordre des Templiers que les Massenies sont nées pour qu’elles assurent la continuité de l'esprit du Temple.

Je veux vous rappeler brièvement le rôle des Templiers dans le monde. C’est tout d'abord en Terre Sainte que leur action s’est exercée. Les initiés du Temple ont rencontré pendant les croisades d'autres initiés. Ceux-ci avaient suivi une voie très différente de la leur. Les templiers ont découvert que l'accès à la Connaissance pouvait emprunter d’autres voies. Pour les monophysites, Jésus-Christ ne possédait qu’une nature, ce qui était contraire à ce que prêchait l’Eglise pour laquelle Jésus-Christ avait deux natures : humaine et divine ne fusionnant pas. Ces monophysites ont fondé leurs propres Eglises : arménienne, jacobite, et celle d’Alexandrie. Elles subsistent encore.
Une autre secte, le Nestorianisme, créée par un prêtre russe, admettait que le Christ n’était qu’un homme habité par le Verbe dont il était le Temple. Poursuivis par l’Eglise catholique romaine et condamnés par le Concile de 431, les Nestoriens se sont réfugiés en Perse.
Gravitaient aussi autour de ces sectes des arméniens, des coptes, des mongols, des islamistes et des sémites. Tout cela composait un brassage de race que les Templiers se sont efforcés de comprendre. Pour eux, aucune religion n’était exclue même celles qui n'étaient pas monothéistes, comme en Inde ou en Extrême-Orient.
C’est une très grande leçon de profonde tolérance que nous donnent ces Templiers qui étaient pourtant catholiques romains.
Les coptes pratiquaient la langue syriaque dite « langue des oiseaux ». C’est une technique rythmique et numérale dont le mode rythmé se chante à répétition. C'est comme un mantra, une invocation du Nom Divin. Ces chants et ces répétitions amènent l’être à communiquer avec les états supérieurs. Cette langue des oiseaux était aussi un code. C'est le rossignol qui en est le symbole. Les alchimistes disent que cette langue est un acte opératif.
Les cours d’Amour s’en sont servis pour faire passer un message ou pour faire des initiations chevaleresques secrètes. Le peintre Léonard de Vinci dessinait parfois un petit rossignol sur une toile qu'il destinait à un initié comme lui. On peut voir actuellement au musée du Louvre deux tableaux sur lesquels le rossignol est dessiné dans un coin.
On ne peut évoquer les brassages de races et d’idées dont je viens de parler sans s'arrêter au rôle particulier de l’Arménie qui, à l'époque des croisades, était encore un royaume indépendant, dont le nom arménien « Haïastan » signifiait “le pays des Seigneurs”. C'était un pays très évolué, dont la littérature a été très riche. C'était donc naturel qu'il joue un rôle important, favorisé en outre par sa situation géographique, comme intermédiaire entre les différentes civilisations et traditions du Proche-Orient, de la Perse, du Caucase et des rivages méditerranéens. C’est par elle que la Sagesse se répandra à travers les steppes et les hauts plateaux de l’Asie centrale. Et la liaison entre l’Orient et l'Occident se fera grâce aux Templiers. Ceux-ci ont pu constater en particulier les échanges qui se produisaient entre les bâtisseurs arméniens, latins et éthiopiens. Tout cela formait une véritable osmose. L'action des Templiers a ainsi permis de sauver et de répandre les acquis de la si riche et importante littérature arménienne dont malheureusement les monuments ont, au cours des âges, été détruits par le christianisme.
L'Arménie a favorisé aussi le développement de l'action des Ordres militaires, hospitaliers et religieux au Moyen-Orient, ainsi que leur rattachement à des Ordres chrétiens arméniens.
Cela a été le cas pour l’Ordre de Saint-Lazare de Jérusalem dont la création remonte probablement à l'an 870. Aussi pour l’Ordre de Malte, primitivement Ordre de Saint-Jean.
L’Ordre du Temple, bien qu'ayant à cette époque son siège magistral à Chypre a établi aussi des liens spirituels avec des Ordres arméniens.
N’oublions pas que ce sont Saint-Paul et Saint-Marc qui ont fondé en 45 l’Eglise de Chypre. Un peu plus tard Saint-André a aussi débarqué à Chypre. A la même époque, Saint-Thomas a évangélisé les populations du Yémen, celles du Sud-ouest de l'Inde, de Ceylan et de la côte du Malabar. Ces nouveaux chrétiens s'appelaient “chrétiens de Saint-Thomas”. Ils travaillaient aux draperies religieuses qui comportaient des messages que venaient chercher certains êtres pour les répandre.
Les Templiers en croisade et des croisés ont influencé le christianisme. Ils ont propagé et pratiqué la notion divine commune au christianisme, au judaïsme et à l’islam. Il semble bien qu’à Chypre les Templiers aient retrouvé la doctrine propre aux premiers chrétiens et l’auraient incorporée dans le cadre de l’Occident médiéval. Malheureusement, l’Orient mystique a été incompris par l’Occident qui a été prompt à condamner ceux qui ne s’en tenaient pas aux règles strictes et au dogme fixé par les Conciles.
A la fin du XII° siècle les Templiers étaient nombreux en Irlande. Egalement en Hongrie où la Maison-Mère était la commanderie de Saint-André dont dépendaient aussi les Ordres de Saint-Jean, Lazariste, teutonique et du Saint-Sépulcre.
Les Templiers ont hérité d'un legs gnostique préservé dans l’Orient chrétien et dans les diverses confréries musulmanes. Ils étaient voués à l'Église de Jean et la Maçonnerie templière qui était près d’eux était imbue de johannisme. Cet Ordre Templier merveilleux que Saint-bernard appelait la “Milice de Dieu”… ! La dissolution de l’Ordre du Temple a marqué l'effondrement spirituel de l’Occident.
Tout au long de leur action les Templiers nous donnent une leçon et nous apprennent à rejeter toute préconçue, forcément fausse et mesquine parce qu’irraisonnée.
Comme eux, en Massenie nous devons accomplir l'amour universel, la connaissance, l’effort personnel, la conscience d'être, qui nous amèneront à l'Unité. En fondant une Massenie nouvelle vous devez réaliser tout cela. En “réalisant” l'Unité, même les chaînes n'auront pas de prise sur nous, car nous aurons acquis la maîtrise de notre Soi. Immortalité, Unité et Liberté sont en nous. Nous devons les dégager, et seul l’Esprit est la Vérité de notre être. Toutes les religions ont sauvé des êtres, mais non l'humanité. Car, pour cela, il faut un effort soutenu du développement spirituel personnel… et collectif.
Gabrielle

par Jean de Gisors publié dans : Présentation de la Massenie communauté : Spiritualité - Esotérisme
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