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Jeudi 10 avril 2008

Aussitôt, il chercha à faire évoluer notre comportement en éclairant notre identité intérieure, il indiqua comment nous devions prier, penser, parler et agir afin de nous libérer des liens nocifs, de notre passé spirituel. Jamais il ne voulut se substituer à l'action personnelle et individuelle. Car, il savait combien c'est le mérite de chacun d'être ce qu'il est. Jésus ne pouvait donc prendre sur lui l'effort de sauvetage de chacun pour le sortir de l'inextricable guêpier ténébreux, encore moins de ses fautes, pas plus d'ailleurs que leurs conséquences néfastes. La loi de Dieu fondée sur l'Amour et la Justice ne saurait tolérer une seule infraction au verbe créateur. Aucun arbitraire, même le plus informe, ne peut s'introduire dans la perfection de la volonté divine.

Le message de la vérité ne faisait aucune concession et ne pouvait par manifester une indulgence bon enfant et accorder un pardon timoré. Son rôle n'était pas de séduire. Jamais il ne parlait dans le sens du désir de la masse ni de la faiblesse individuelle. Il était extraordinairement attentif à bien se faire comprendre de ses auditeurs. Pour y parvenir, il utilisait des images connues et familières puisées dans le labeur journalier ou dans l'observation de la nature. Jésus ne vint pas pour nous supplier de le croire et de le suivre. Avec une impérieuse souveraineté. Il enseigna dans notre propre intérêt, l'attitude et le comportement spirituels conformes à notre vraie nature de créature du tout-puissant. C'est nous qui devions faire l'effort de nous ouvrir à la clarté et à la magnificence de sa parole de lumière. "Tu aimeras dieu de tout ton coeur et ton prochain comme toi-même".

Mais pour cela, chacun doit changer, chacun de nous doit se métamorphoser dans le tréfonds de son être intérieur. Et cela, Jésus seul le voyait avec cette totale connaissance du cycle évolutif des humains. Il savait également que la clé de ce changement radical sommeillait au risque de sombrer dans un coma mortel : La clé du vouloir spirituel. Et lorsque Jésus évoquait la foi qui déplace les montagnes, il savait que celle-ci reposait, tout comme aujourd'hui dans notre faculté du "bon vouloir appliquée à chacune de nos oeuvres. Il était aussi par son statut divin, le Rédempteur. Il n'y a là nulle ambiguïté.

par Jean de Gisors publié dans : Voie et Religion communauté : Spiritualité - Esotérisme
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