Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog
Samedi 29 mars 2008

Nous avons déjà parlé longuement de la tradition, c'est un sujet inépuisable que l'on peut aborder de diverses façons. Dans cette communication, je vous propose de diriger votre attention sur le cheminement pris par la tradition au sein des religions monothéistes.

 

Souvenez vous qu'une bonne partie des éléments qui composent la tradition nous sont revenus par le Moyen-Orient : Egypte, Palestine, Mésopotamie, Chaldée, Perse où l'on a trouvé des écrits datant de trois à cinq siècles avant J.C. En Kabbale, on nomme ces écrits "la Mercaba". Ils relatent l'ascension d'une âme qui pérégrine. Cette âme connaît d'abord les mystères de la nature, de la terre et, au fur et à mesure de son développement, elle saisira le secret des mystères révélés par Dieu. L'étude et les commentaires de ces écrits forment la "Hagada". La voie qui permet à l'homme, par son ascension, de retourner vers son créateur, se nomme la "Halakha". A mesure de ses incarnations, l'âme s'affinera et découvrira la spiritualité. Les nombreuses épreuves qu'elle traversera l'éveilleront et, elle pourra réaliser la vie de l'au-delà.

 

Puisque nous en sommes à parler de la Kabbale, je vous dirai qu'elle est avant tout la métaphysique de l'hébraïsme, sa mathématique sacrée. Elle se sert des nombres, des lettres qui sont l'autre face des chiffres, de la géométrie ainsi que d'autres sciences. La Kabbale possède la mystique du langage qui n'est comprise que par les initiés. Elle se rapproche du Soufisme dont l'origine est islamique et qui, lui aussi, a de nombreuses interprétations. Ce nom de Soufi a été donné à des mystiques qui se vêtissaient de "Suf" qui est la laine du manteau des pauvres et des ascètes, de ceux qui avaient une vie simple et qui pratiquaient la pureté du coeur et la douceur. Ils atteignaient parfois la sagesse après une vie de réflexion et d'ascétisme.

 

Le Soufisme est centré sur la révélation, sur le cosmos et sur le Coran tout comme la kabbale est centrée sur la Torah. Soufisme et Kabbale suivent une voie mystique différente tout en ayant la même vision d'ensemble de l'univers. Ils ont suivi le même chemin vers la connaissance qui ne peut se comprendre qu'à partir de l'expérimentation de soi-même. C'est dans le silence de nous-mêmes que doit se faire le travail de réflexion et de méditation qui nous conduira à la paix intérieure.

 

D'après la Kabbale, Dieu ne peut être symbolisé que par un point. Ce point est le sens vital. Il est le départ des émanations. Pourtant, nous retrouverons souvent le concept de la trinité de Dieu. Triade qui a servi de base à de nombreuses religions mais qui est émanation de l'unique. Nous pouvons alors imaginer que tout acte de l'Eternel peut se symboliser par un triangle ayant un point au centre. Le point étant l'image de l'Etre originel, les côtés représentant les facultés en puissances. Cela nous amène à l'idée que l'interdépendance des mondes divins ou cosmiques, du spirituel au formel, est une interprétation ésotérique du symbolisme ponctuel. Le point est utilisé dans beaucoup de lettres hébraïques, qui de ce fait, ont valeur de symbole... Une lettre pointée prend un sens particulier qui peut la faire passer de l'informe au personnel, du chaos à l'organisé. Nous retrouvons le point dans le symbole de la croix dite chrétienne, la barre verticale est le principe du masculin, la barre horizontale, le principe féminin, l'intersection du positif et du négatif étant le point créateur de la vie. Chez les Egyptiens, nous retrouvons cette croix surmontée d'un ovale représentant l'oeuf du monde. Cette croix est appelée "croix de vie". Nous trouverons une autre similitude dans la représentation de la Femme sacrée, que ce soit entre l'Isis égyptienne et la vierge noire comme dans d'autres religions. Il a été trouvé, en Asie mineure, des statues de vierges noires dont le corps est en argent et dont le visage est sculpté dans une pierre volcanique noire. La vierge est rattachée au symbole de la coupe du Graal. Dans la mythologie hindoue, la déesse Shiva représente cette valeur du Graal, le vase sacré recevant l'esprit qui est l'équivalent de l'éternel féminin. Nous retrouverons ce symbole dans le Yoga tantrique ou taoïste, pour qui la vulve représentera cette coupe.

par Jean de Gisors publié dans : Enseignement communauté : Spiritualité - Esotérisme
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Voir tous les articles
qu'est ce qu'un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus