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Vendredi 2 novembre 2007

Dans la tradition égyptienne, le Temple de Salomon figure le cosmos. Dans certaines chambres du Temple il y avait :

 

Un candélabre à 7 branches en or, appelé en hébreu la ménorah, placé du côté Sud du Tabernacle. Il représente Saturne, le Soleil, la Lune - deux branches chacun - soit les trois périodes du développement de l'homme avant de s'incarner. La septième branche ayant une lampe alimentée par de l'huile d'olive pure, représente la lumière spirituelle.

 

Côté Nord du Tabernacle, une table sur laquelle sont les pains de proposition. Ce sont les douze pains azymes sans levain, disposés en deux tas, représentant les douze tribus d'Israël, les douze mois de l'année. On les appelait le pain vivant qui mûrit l'âme, et ils étaient changés à chaque sabbat.

 

L'autel placé au centre devant le Tabernacle porte une cassolette d'encens composé d'oliban et de résines douces, qui brûle perpétuellement pour que ceux qui se trouvent autour de la table ou sur le parvis du Temple élèvent une prière silencieuse vers Dieu.

 

L'arche d'alliance posée sur ou près de l'autel, sur les ailes des chérubins, symbolise les intelligibles ou initiés.

 

La dalle centrale dont la position est soigneusement choisie, est le point cosmique de rencontre entre le terrestre et le céleste. L'entrée du Temple, située à l'Occident, symbolise le chemin qui va de l'Occident à l'Orient vers la lumière, suivant l'axe longitudinal du Temple. A l'Orient est figuré le Delta, image symbolique du cosmos, du monde et de l'homme.

 

Pour accéder au Temple céleste, il faut le réaliser en soi-même, vivre en esprit sa construction. L'orientation du Temple s'est transmise aux églises catholiques.

 

Le Temple possédait un labyrinthe de Salomon. Il est souvent gravé sur le sol et représente la signature des constructeurs initiés.

 

Pour l'homme, il représente le sanctuaire caché qui ne peut être atteint par la conscience à la suite de nombreuses épreuves, d'une concentration allant jusqu'à l'illumination où se retrouve l'unité de l'être.

 

Léonard de Vinci, en peignant un labyrinthe, laissait un coin inachevé pour que chacun le remplisse suivant son intuition.

 

C'est en Orient, au moment des croisades, que les harodim ont connu les Templiers. Ceux-ci disaient être les descendants des Jomvikings, association nordique de l'Occident, scandinave. Ils croyaient à l'oeil frontal (3ième oeil), celui de la clairvoyance. Ils possédaient une statue "Mimère" ayant 3 faces, chacune munie d'une pierre entre les deux yeux. On a retrouvé des statues semblables dans des fouilles en Baltique. En mythologie, le mimère scandinave était le gardien de la fontaine cachée signifiant esprit, sagesse. Ils avaient un sceau représentant deux lances, le blason de Sabarthès, puis trois couleurs manichéennes : robe et manteau blanc, croix rouge, cheval noir. (Sabarthès était le nom de famille d'un viguier d'une ville située près de Foix, dénommée Sabarthès).

 

Templiers et Harodim se sont trouvés de nombreux points communs. Les harodim étudiaient entre autres sciences la cosmogonie et la projection zodiacale des constellations stellaires, dont les symboles sont les signes du zodiaque. Ils ont assuré la transmission initiatique des traditions des civilisations hyperboréennes qui se sont perpétuées dans la civilisation hindoue et atlante. Les templiers de leur côté étaient dépositaires de la tradition primordiale se rapportant à leurs origines et au mystère du Graal, dont le symbolisme se retrouve dans leur action pour la défense de la terre sainte et le maintien de la tradition religieuse et métaphysique.

 

Les Harodim, descendants des patriarches hébreux (Abraham initié en Chaldée, Isaac en Egypte, Jacob d'origine phénicienne et initié en Egypte) avaient en commun la soif du désert. Ils abordaient les villes où ils furent prisonniers des rois d'Assyrie. Ils avaient adopté les règles de l'Ordre d'Hélohim, pratiquant le culte familial, le respect de la femme et l'amour passionné de leurs fils. Ils protégeaient la tribu et pratiquaient la loi de l'hospitalité vis à vis de l'étranger.

 

Les Harodim révélèrent aux templiers leurs secrets intéressant l'utilisation des métaux et l'art de construire, qu'eux-mêmes détenaient en partie des arabes et des bysantins. Ils avaient des loges initiatiques où les traditions de l'Egypte pharaonique et de la Grèce antique étaient pratiquées. On peut croire que les sculpteurs, peintres, poètes, Maîtres verriers, etc... formaient une même loge.

 

Les templiers ont perfectionné leur art de construire et l'influence des arabes apparaît en particulier dans les motifs ornementaux de leurs églises où l'on peut voir des passages du Coran écrits en koufite. Il existe encore quelques églises en France ayant ces ornements : à Moissac, au Puy, à Saint-Lizier dans l'Ardèche, à saint Guilhem dans l'Hérault.

 

Les maçons du Temple de Salomon et leurs francs artisans pouvaient circuler librement. Ils jouissaient de "la liberté de passer" et trouvaient partout aide et protection. Ils avaient de grandes franchises grâce à Saint Bernard. Ce serait l'origine du mot "franc-maçon", en opposition avec le maçon simple et libre mais qui ne bénéficiait d'aucune franchise. Dans leurs constructions, ils mettaient des signes symboliques ésotériques dont certains appartenaient à l'alphabet runique et d'autres au Ziza hébraïque qui est une déformation des caractères hébreux influencée par la vieille écriture germanique. Leur plus grande Loge pour l'Allemagne au XIIème siècle se trouvait à Strasbourg. Elle décernait des titres et jugeait en tribunal suprême.

 

La légende dit que la franc-maçonnerie templière du royaume de Jérusalem a été importée en Flandres et dans le Hainaut. On pense qu'en Angleterre, elle fut le noyau constitutif de la "Compagnie des Maçons de Londres", qui s'est affirmée au début du XIIIème siècle. Puis, ils se sont étendus dans le midi de la France. En 1314 a été fondée la grande loge de Hérodim de Kilvining en souvenir d'anciens templiers.

 

A la même époque - 1314 - en Ecosse, Robert Bruce créa l'Ordre de Chevalerie de Saint André du Chardon, pour remercier les templiers d'avoir combattu avec succès à la bataille de Bannockburn qui a été décisive pour l'indépendance de l'Ecosse.

 

Le symbolisme numéral des templiers était semblable à celui des Harodim. L'horloge cosmique des templiers, que l'on retrouve dans les graffiti du Château de Chinon, fait apparaître des données traditionnelles sur les cycles historiques liés aux mouvements des planètes et des astres.

 

D'après la Kabbale, dans l'horloge cosmique qui se rapporte aux heures, faite d'après l'unité de mesure : la grosse = 12x12, se retrouve le nombre 144 qui correspond aux 1440 minutes de la journée.

 

Dans la pendule de Salomon, le symbole du pentacle indique l'origine de l'initiation. On y retrouve les signes solaires sacrés de la croix celtique et du chrisme qui est antérieur au christianisme.

 

On sait qu'au IXème siècle les constructeurs chaldéens d'Irlande et d'Ecosse ont dû émigrer sur le continent, après la disparition de l'église Celte condamnée, et se sont regroupés en sociétés secrètes. C'est pour cela que certaines églises portent encore des signes celtes et chrétiens, particulièrement en Bretagne.

 

Autour de 1120 et pendant 80 ans, les templiers eurent de nombreux contacts avec les hébreux, ismaëliens, arabes et byzantins. Leur construction, jusque là romane, s'est transformée. Certaines églises deviennent circulaires - à Paris et à Londres - ou polygonales, comme celles de Sigovie, Montmorillon, Laon et Metz.

 

Inspirés par les symboles de la Shekkina - ensemble de symboles kabbalistiques - les constructeurs des églises et cathédrales ont souvent sculpté sur leurs piliers la feuille de saule, qui représente l'immortalité.

 

Dans les mystères antiques, cette feuille était le rameau d'or, qui devient l’acacia de la franc-maçonnerie et a deux significations : innocence et pureté.

 

De même les rosaces des églises et la rose ont une très grande importance. Dans la Shekkina, les rosaces se nomment la "rota", la "roue", le "rouah", souffle divin.

 

La rose, très vieux symbole alchimique, représente la connaissance des mystères du Grand Oeuvre, la connaissance intégrale, l'illumination. Elle possède cinq, huit, quinze pétales, liés aux correspondances sacrées de Pythagore. (Développement architectural, mathématiques secrètes). Elle est le symbole de la perfection achevée. La rose fleur et la rose des vents marquent le passage du symbole à celui de la roue. Blanche, elle signifie le sacrifice, rouge, le devoir.

par Jean de Gisors publié dans : Enseignement communauté : Spiritualité - Esotérisme
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