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Lundi 31 décembre 2007

VII) En ce jour qui s'annonce, le chevalier s'apprête à revêtir la triple armure faite de pureté intérieure, de vérité et d'Amour. Il sent que le travail du Feu se poursuit en lui. Peu à peu l'harmonie s'installe définitivement. Le chevalier se prépare à sa septième rencontre avec le Feu. On appelle cette rencontre : la paix profonde de Bethléem. Ici, le Feu descend dans les profondeurs les plus secrètes de l'être, à la seule fin de créer l'harmonie. Le chevalier  refait alors le chemin de ses vies passées. Il y trouve son Soi, Un combat entre le Soi et l'Ego s'engage alors, que le chevalier ne pourra conclure qu'en gardant son calme, qu'en maintenant l'harmonie en lui. C'est ainsi qu'il maîtrise les deux courants de vie de l'univers dialectique. En lui, l'union des contraires deviendra le fondement de sa force. Cœur et tête ne s'opposeront plus, l'harmonie des trois cerveaux s'est enfin établie. Le chevalier règne sur l'origine du mal. De cette harmonie intérieure naît la compassion. En harmonie avec lui-même, le chevalier peut se mettre en résonance avec les autres.

Il n'agit plus par impulsion et ne s'arrête plus aux apparences. Il sert l'humanité et il avance vibrant sur l'harmonique du huit. A ce stade,  le chevalier a trouvé la liberté par delà son enchaînement à l'humanité. Il est devenu canal des forces supérieures qui le dirigent. Tous ceux qui le rencontrent reconnaîtront en lui la bienveillance qui ne condamne pas et qui comprend tout. Ici, tous les ouragans se sont calmés et le chevalier peut se reposer quelques instants sur les eaux du lac de Viviane.

VIII) Mais il ne peut s'y arrêter ni  se complaire dans une inaction agréable. Il est l'homme sans peur qui ose affronter la réalité. Ici, le chevalier va devoir payer ses dettes, racheter ses fautes passées et présentes. Cette huitième rencontre est en relation avec l'élévation du Feu du Serpent avec lequel l'Homme occulte aime tant se confronter. Sa mission est alors de présenter le Feu aux hommes, de les mettre en face de leurs choix car il est impossible de maintenir un lien avec la vie ordinaire et d'extérioriser l'autre voie dans un même temps.

Arrivé à ce stade du chemin, beaucoup se détournent du chevalier. Ils se laissent emporter par le contre courant. Certains essayeront de faire un compromis mais le Feu ne tolère aucun compromis et le chevalier devra prendre garde de ne pas faillir. La huitième rencontre avec le Feu le met face à ce choix. Il ne devra pas écouter le chant des sirènes. Ou le chevalier se lèvera comme un porteur de la Lumière de la Sagesse ou il se détournera pour suivre les occultistes qui obéissent à deux Maîtres. (On distinguera les occultistes à leur forte personnalité, orgueilleuse et arrogante. Ils ignorent la discrétion comme l'humilité.)

IX) L'heure est décisive, la tâche lourde pour le chevalier qui doit observer la marche des hommes qui ont répondu à son appel. Il doit les encourager sans pour autant briser leur libre arbitre, sans les porter non plus, et surveiller dans un même temps le Feu du Jugement qui brûle en lui. Alors, fourbu, il comprendra la nécessité de l'appel des forces. Il  appellera à son aide les chevaliers de la triple alliance et se présentera au gardien du Seuil afin de lui remettre son épée. Le chevalier doit maintenant revêtir la tunique de Pèlerin et tenir ferme son bâton.

X) Ainsi viendra la nouvelle rencontre avec le Feu. Le chevalier doit maintenant connaître la véritable humilité, se débarrasser une fois pour toute de son orgueil. Pèlerin, il sera confronté au Feu du service. Le moment est venu, sur le chemin de la Lumière, où, à genoux devant la Sublime Sagesse, et après avoir triomphé de la plus difficile bataille de sa vie, où il devra réellement oeuvrer en toute humilité et modestie. Il faudra que son abandon soit total, que son humilité soit telle qu'en aucun cas elle ne puisse être remise en question afin de garder le cœur écarter de tout danger lorsque la liberté intérieure lui sera octroyée lors de son accession à l'Adeptat.

par Jean de Gisors publié dans : Livre du Chevalier communauté : Spiritualité - Esotérisme
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Dimanche 30 décembre 2007

VI) Il descend donc afin de porter la Lumière à l'humanité. Sa tâche est lourde de conséquence car les hommes renient sans cesse la flamme divine. Emprisonnés dans la matière, ils plient le dos sous les émotions, leurs regards dirigés vers le bas.

Les égrégores d'énergie négative les maintiennent prisonniers dans l'erreur de l'habitude.

Hier, pour assujettir l'homme, les dirigeants leur donnaient du pain et des jeux. Aujourd'hui, il suffit de lui donner de douces illusions, de belles images. Le moloch Religieux a besoin d'âmes pour subsister et il faut empêcher l'homme de penser par lui-même. Là se trouve la mission du chevalier, redonner à l'homme son goût de recherche, son espoir d'un monde nouveau afin que son aspiration au divin se lève, telle une tornade, pour balayer la grisaille du monde et y établir le royaume de la Lumière plutôt que de laisser l'enseignement emprisonné dans la lettre, enrobé dans une belle, très belle philosophie.

Le chevalier a pour tâche de réveiller le monde, de le stimuler mais le Feu qu'il porte en lui devient instrument de torture pour l'homme endormi. Le chevalier apporte la fin de la chaude sécurité de l'habitude, des satisfactions bourgeoises, des raisonnements terre à terre. Le Feu dissout tout ce qui est mort et sottise mais, faisant cela, il oblige l'homme à considérer le monde comme une prison, il réveille ainsi son angoisse, son vide intérieur.

Le combat devient inévitable. Le chevalier subit mécontentement, lutte intestine, défiance. Il aura envie de tout remettre en cause... ses engagements, son chemin... Seule la vérité qui est en lui pourra l'aider à surmonter l'instant.

Et, quelle joie lorsqu'il constatera qu'un être s'arrache à la Maya, à la peur. Cette peur qui n'a cessé de miner sa vie jusque dans ses plus infimes particules. Cette peur qui tue ses énergies vitales, son courage, qui le paralyse...

Le chevalier ne connaît plus la peur. Sa certitude est assise dans le Lumen de Lumine. Aucun négativisme, aucune accusation, aucune raillerie ne peut plus l'arrêter. Il a compris que la notion du temps est une illusion de plus, qu'il est lui-même lié à l'éternité. Aussi se détourne-t-il des moutons en puissance. Il n'appelle pas l'humanité à plier le dos mais l'homme à relever la tête.

par Jean de Gisors publié dans : Livre du Chevalier communauté : Spiritualité - Esotérisme
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Samedi 29 décembre 2007

 V) Le chevalier n'est pas encore reposé que la cinquième épreuve s'annonce. Il n'est plus solitaire, la Lumière se déverse en lui sans interruption, forme autour de lui une aura d'invulnérabilité et elle restera sauf.... s'il manque de confiance en ce Feu. De là viendra l'épreuve. La Lumière va s'étendre, rayonner autour de sa tête. A ce stade, il se présente à l'initiation. S'il vainc, il passera du stade de postulant à celui d'initié et pourra se présenter au gardien, pour parcourir le chemin qui mène vers l'état de disciple...  S'il ne fléchit pas, il sera l'Initié du chemin de la Sagesse, le fils du Feu, le Parfait Cathare.

Cette rencontre est déterminante mais il faut qu'il avance, qu'il se retrouve confronté avec lui-même. Les élémentaux vont le placer dans des circonstances de vie qui l'obligeront, seul, à se regarder intérieurement. Le chevalier va devoir travailler avec le Feu acquis de ses rencontres précédentes, avec les quatre aspects du Feu afin qu'il atteste réellement de la possession de ce Feu. Ici, personne ne pourra l'aider, il devra trouver assez de confiance pour garder le contact avec le "Lumen de Lumine".

Le chemin qui mène à la Chevalerie est risqué me direz-vous ! Oui, mais oh combien enrichissant et formateur. D'autre part, le chevalier n'est pas une douce brebis, il se forme à devenir un travailleur spirituel, bâtisseur du pont qui permettra au reste de l'humanité d'arriver à l'Ere du Verseau. Il n'est plus un errant qui songe et qui philosophe mais il appartient à la Maison qu'il partage avec ses frères ou sœurs, quelque soit leur degré d'avancement. Il a vu la Lumière, il l'a reçue, éprouvée corporellement.

Dans cette cinquième étape est tracé le Pentacle de Bethléem. L'initié porte dorénavant la robe d'or de ses noces... Mais le but n'est pas encore atteint. Nous l'avons déjà dit, d'Initié, il doit prendre le chemin de l'adeptat. Le chevalier va devoir pour cela sortir de la crypte des initiations, affronter le monde pour y porter le Feu. Le chevalier n'aura plus à se protéger seulement de lui-même. Il va descendre dans la masse où d'autres essayeront de lui voler le Feu, de le nier, de le ridiculiser ou simplement de le dégrader. Sa personnalité n'a plus d'importance. L'homme ne compte plus, il chemine au dehors de lui-même.

Tout comme le Cathare allait de la grotte de Bethléem au devant du monde, le chevalier descend de la montagne, quitte la crypte. Que la vivante et lumineuse flamme du Feu soit avec lui !

par Jean de Gisors publié dans : Livre du Chevalier communauté : Spiritualité - Esotérisme
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Vendredi 28 décembre 2007

IV) L'atome germe du cœur est ainsi alimenté par l'embrasement du Feu, dirigé pour le vouloir et l'imagination. Le chevalier va ainsi vouloir se stabiliser. Il y parviendra s'il passe la quatrième épreuve ! Il va se confronter ici à la vérification de ses assises. Les gardiens de cette porte essayent de déplacer le Feu  vers une autre partie de son corps, vers un autre cerveau afin de stabiliser l'harmonie. Pour ce faire, ils ébranleront la conviction profonde du chevalier, sa certitude d'être sur le bon chemin. Et comme cela n'est pas facile, ils créeront chez le postulant un étouffement. Il faut un temps de réflexion pour se détourner des vieux clichés et se diriger vers le nouveau monde.

Le chevalier doit ici prouver qu'il ne fait pas de complaisance vis à vis de lui-même, qu'il ne s'isole pas du monde à la moindre tourmente ou, pour contempler sa propre splendeur et... s'y étouffer.

A ce stade du chemin, le chevalier doit revêtir l'armure qui protégera l'atome germe du cœur. Cette armure est constituée d'un Feu pur qui fortifie les vibrations du cœur mais attention, l'armure peut le protéger mais aussi devenir prison. Il lui appartient de choisir entre le Feu chaud et généreux du divin et le feu froid du fanatisme ; de centripète, son énergie doit devenir centrifuge. Il doit se détacher de lui-même et se mettre à l'écoute des voix de la Lumière qui l'avertissent : "Chevalier, tu n'es pas arrivé, huit épreuves t'attendent encore ! Si tu chutes maintenant, tu perdrais ton nom et tu serais brûlé par la passion d'un égoïsme obstiné et refroidi dans un même temps par le manque d'amour. Chevalier, sors de toi, souviens toi de ta mission."

Dans ce chevalier éclatera un horrible conflit. Il se trouve confronté à un des points les plus résistants de sa personnalité, lié à la terre. Il devra comprendre, comme en un éclair, que le Feu ne le fortifie que pour aller son chemin, que ce Feu ne se manifeste à lui qu'à cause de son courage d'accepter sa charge et son Nom. Perdra-t-il son titre ? Perdra-t-il son courage ? Restera-t-il attaché au rocher ? Perdra-t-il son amour pour l'humanité ?

Le Feu, à cette étape, se transforme brusquement en Daïmon. Telle est la double apparence des élémentaux pour qui n'a pas vaincu  leurs défauts respectifs. Le chevalier ne peut plus se cacher derrière plus haut que lui. Il n'a plus ni chef, ni guru. Il porte sa charge sur son front. Des frères et des sœurs seront à ses côtés pour l'épauler mais ils ne pourront passer l'épreuve à sa place. Une nouvelle fois, l'Aurore se lève claire et lumineuse sur le chevalier qui a acquis le désintéressement qui englobe chaque être dans le même Amour. Il a prouvé qu'il n'a entrepris le chemin avec des notes mais avec la claire-conscience inscrite au plus profond de lui, de toute éternité..

par Jean de Gisors publié dans : Livre du Chevalier communauté : Spiritualité - Esotérisme
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Jeudi 27 décembre 2007

III) Nous voici au seuil de sa troisième rencontre avec le Feu. Volonté et imagination se rencontrent en lui. La force de vie monte dans le chevalier et commence à travailler. Tout être veut concrétiser ses rêves, sa volonté toute à l'intérieur de lui. Il voudrait parler de cette lumière à tout le monde, faire connaître l'espoir, transmettre ce qu'il sait... Là l'attend l'épreuve. Il sera tester sur sa force de volonté, sur son imagination afin d'exprimer ce qui l'habite  et sur la force qui est en lui et qui lui permettra de tenir bon malgré les détracteurs en tout genre qui dresseront devant lui division et pouvoir. Sera-t-il capable de garder la tête haute ? La réponse lui appartient. A lui  de ne pas laisser se produire cette confusion chaotique en maintenant l'unité entre sa volonté et son imagination, en restant serein et contemplatif face à l'adversité. A ce stade, toute précipitation serait néfaste. Il doit laisser la lumière a-gir. Sa volonté s'offre en reddition  au service du Feu afin de personnaliser la Sagesse. S'il passe cette épreuve, le chevalier sera admis dans le cercle des consacrés. Là se trouve le premier seuil. S'il chute, aucun reproche ne lui sera fait mais il perdra le Nom. Aussi le postulant devra regarder en lui-même et demeurer attentif à ce que son âme ne rencontre aucune inharmonie en son intérieur, à ce que ses cerveaux fonctionnent ensemble. Il est fusible et le Feu du ciel ne doit pas entrer en contact avec le feu terrestre qui déchaîne les passions de l'homme animal. S'il s'y risque, la tourmente se déchaîne. Le chevalier comprend avec qui il se mesure et s'il insiste, il sera détruit avant même d'avoir pu contempler le Feu. Vous rendez-vous compte à quel point le chemin de la réalisation côtoie l'abîme et pourquoi il est essentiel que le chevalier maintienne son unité et soit entouré par la Lumière des Lumières - Aur-Ora -

Caché au sein de cette Lumière, par sa grâce et son amour, rien ne peut lui faire obstacle, rien ne peut contrecarrer son action. Le chevalier puise sa force à cette Lumière, relié à l'effort de la communauté.

Abandonne-t-il cette Lumière, tombe-t-il dans le piège du doute, de la pensée et/ou de la parole négative et, l'ensemble part à la dérive sur une mer déchaînée.

Que chacun d'entre vous comprenne bien la métaphore. La communauté des chevaliers est ici comme un bateau qui navigue par grosse mer. Chacune des actions doit être coordonnée si vous ne voulez pas voir l'édifice pour lequel vous avez tant peiné, sombrer en pleine mer en quelques secondes. A partir de cet  instant, plus rien n'y fera et vos larmes et regrets n'y changeront rien.

Je sais que les mises en garde ne servent à rien puisque le chevalier est celui qui oeuvre en toute indépendance. Tous les postulants devront expérimenter et savoir si leurs bases sont solides, si leurs paroles et leurs actes témoignent des différentes étapes du chemin caché. Nous ne pouvons que suivre vos affrontements et parfois sécher discrètement  nos larmes.

Chacun de vous doit méditer tout cela pour que vous le reconnaissiez au moment où l'épreuve se présentera, pour que vous forgiez dès maintenant, dans votre propre pensée, le bouclier qui vous protégera alors et qui vous permettra d'aller plus loin, de découvrir les douze aspects du Feu. Forgez en vous le cœur flamboyant, faites de ce cœur une source de Lumière dans laquelle votre volonté pourra  descendre à son gré et y puiser la force nécessaire pour accomplir le chemin, pour relever les Autels du cœur et les illuminer de la triple flamme afin d'y accomplir votre ministère.

par Jean de Gisors publié dans : Livre du Chevalier communauté : Spiritualité - Esotérisme
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