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Vendredi 30 novembre 2007

Certains nombres ont plus de force occulte que d'autres. Les correspondances entre les nombres et les figures géométriques sont invariables. Les relations entre les chiffres 3, 4, 5 et 6 et les symboles qui leur correspondent, gardent un caractère secret.

 

Le triangle n'atteint son sens plein que lorsqu'il est en rapport avec certaines autres figures géométriques. Les lignes réunissant le centre du triangle à ses sommets le partagent en triangles (trois), c'est la projection de la pyramide. Triangle équilatéral : divinité, harmonie, proportion.

 

L'homme correspond à un triangle rectangle issu du triangle équilatéral coupé en deux par une hauteur.

 

Le triangle rectangle représente aussi la terre pour les alchimistes.

 

Le pentagone représente le monde des plans.

 

Le dodécaèdre représente le monde des volumes correspondant aux douze signes du zodiaque. Triangles et rectangles jouent un rôle important dans la construction, c'est d'eux que dérivent le niveau et l'équerre. Pour les occultistes, le triangle sublime est le triangle isocèle dont l'angle du sommet = 38°, les angles de base = 72°. C'est ainsi que :

  • le triangle isocèle symbolise le feu.
  • le triangle équilatéral symbolise la terre.
  • le triangle rectangle symbolise l'eau.
  • le triangle scalène symbolise l'air.

Dans le triangle dont la pointe est dirigée vers le haut, un côté représente la lumière, l'autre les ténèbres. L'ensemble représente le ternaire cosmique. Le Delta est un triangle isocèle dont l'angle au sommet = 108°, ceux de la base = 36°. Il correspond au nombre d'or.

 

·        L'étoile à cinq branches : elle symbolise la manifestation centrale de la lumière, du centre mystique, du foyer d'un univers en expansion. Placée entre l'équerre (terre) et le cosmos (ciel), elle figure l'homme régénéré rayonnant au milieu du monde des ténèbres. Elle porte parfois en son centre la lettre "G" qui est l'équivalent du "Iod" hébraïque, principe divin dans le coeur de l'initié.

 

·        L'étoile à six branches : elle symbolise l'union de l'esprit et de la matière, principe actif et passif, qui est la loi de l'involution et de l'évolution. Ce qui est en bas est comme ce qui est en haut. C'est le sceau de Salomon, qui représente l'expansion sur le plan de la manifestation.

 

·        L'étoile à sept branches : elle unit le carré et le triangle, représentation de la lyre cosmique, de la musique des sphères, des harmonies du monde, de l'arc en ciel aux 7 couleurs.

 

·        Le pentagramme : il a 2 formes : pentagonale ou étoilée (dix angles). Sa symbolique est basée sur le "5", union des inégaux, du trois : principe masculin et du deux : principe féminin. Les pythagoriciens s'en servaient comme signe de reconnaissance, l'appelant "parfait". Il représente l'Hermès gnostique, symbole de la connaissance, moyen de conjuration et d'acquisition de la puissance.

 

Tous ces symboles représentent une philosophie profondément hermétique avec laquelle travaillent les kabbalistes.

par Jean de Gisors publié dans : Enseignement communauté : Spiritualité - Esotérisme
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Vendredi 30 novembre 2007
  • 1 : unité de l'existence et harmonie générale.
  • 2 : binaire, la diversité, la division, la séparation. Le 2 est la dyade, principe passif et actif, masculin-féminin, faculté génératrice, esprit-âme et corps humain d'une part. Divin, d'autre part.
  • 3 : la loi du ternaire est : pour les pythagoriciens, la véritable clef de vie. Nombre par excellence, premier impair qui réunit les propriétés des deux premiers chiffres 1 et 2.
  • 4 : quaternaire. Nombre parfait, racine des autres et de toutes choses, nombre ineffable de Dieu. En hébreu, quatre lettres parmi les 22 représentent le symbole de l'immortalité de l'âme qui se meut d’elle-même. Considéré comme l'essence des quatre éléments, des quatre qualités fondamentales des corps : sec, humide, froid et chaud ; des quatre principes géométriques : point, ligne, plan et solide ; les quatre notes fondamentales de la gamme : les quatre fleuves du paradis terrestre ; les quatre figures symboliques du char de la vision d'Ezechiel traduite par les quatre évangélistes.

Le carré parfait est l'image de l'homme qui a atteint l'harmonie en lui, entre l'esprit et la matière, entre ses moyens spirituels et physiques. Son nombre mystique est 144, sa racine carrée est 12, divisible par 1, 2, 3, 4, 6 ; le total de ces chiffres : 1 + 2 = 3, forme le triangle, les 3 principes... 12 représente Israel, les douze tribus, les douze portes des murailles de Jérusalem.

 

Doué d'épaisseur, le carré devient cube, qui a douze arêtes et montre la relation cosmique élémentaire ; le triangle est le symbole du Dieu unique au sommet de la pyramide qui est le tout. Dans la tradition hébraïque, le "bloc carré" indique le chiffre 4, il signifie quatre murs, quatre lignes allant du centre aux quatre coins. L'association : cercle et carré, évoque le couple : ciel et terre. Il correspond à l'archétype fondamental de la plénitude. Dans la kabbale, les lettres qui servent à écrire les noms divins ont un pouvoir magique. Les carrés magiques sont composés de chiffres et de lettres prises pour leur valeur numérique et dont la somme verticale est égale à la somme horizontale et diagonale et qui correspond à un mot ou à un nom qui peut être lu de bas en haut, de droite à gauche, de gauche à droite ou de haut en bas sans que l'ordre ne soit modifié.

 

Le Zohar explique que les chiffres 3, 7, 33 forment une grille d'interprétation de ces carrés.

  • 5 : symbole du double additionné au ternaire, représente : terre, eau, feu, éther et esprit.
  • 6 : les six dimensions de tous les corps dans la nature. Quatre directions plus deux lignes : hauteur (zénith) et profondeur (nadir). s'applique à l'homme physique.
  • 7 : symbolise la vie. Formé de 3 + 4, c'est à dire : 3 éléments + le 4 qui est l'emblème de la perfection de l'esprit, de la perfection de l'invisible. Il forme l'union de l'homme avec la divinité. Il représente la loi de l'évolution. Les 7 cercles qui représentent le cosmos ont joué un grand rôle dans les mystères anciens. Le sept est le chiffre des adeptes.
  • 8 : c'est la loi naturelle des hommes. C'est le nombre 7 (qui représente les sept planètes) plus l'unité, ce qui forme le 8 qui correspond à la perfection de l'univers par son mouvement perpétuel et régulier.
  • 9 : 3 X 3, symbole de toute corporisation de l'oeuvre génératrice. Multiplié par lui-même ou par un nombre quelconque, il donne un résultat dont la somme est toujours 9.
  • 10 : base du système décimal qui se répète à l'infini. "1" suivi de "0" indique que hors de l'unité tout est néant et ne subsiste que par le système des nombres qui permet d'arriver à la découverte du principe des choses. Il contient tous les principes de la divinité évoluée et réunie. 10 est le nombre de la Tétraktys pythagoricienne, somme des 4 premiers nombres. Il a le sens de la totalité, de l'achèvement, du retour à l'unité après le cycle des 9 premiers nombres. Pour les pythagoriciens, c'est le chiffre le plus sacré, symbole de la création universelle. La Tétraktys était représentée par un triangle de 10 points disposés en pyramide de quatre étages.
par Jean de Gisors publié dans : Enseignement communauté : Spiritualité - Esotérisme
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Vendredi 30 novembre 2007

Influence des harodim, kabbalistes et alchimistes sur les templiers.

 

La kabbale, d'origine chaldéenne, est essentiellement hébraïque, l'interprétation des lettres hébraïques de ce mot donne : "ce qui est", "reçu", "accepté" ou encore "recevoir", "tradition" ou "chaîne". C'est donc une science reçue et acceptée par l'homme, transmise dans sa partie ésotérique de génération en génération, créant ainsi la tradition.

 

C'est un système métaphysique de caractère spéculatif dont l'enseignement, longtemps oral, est phonétique, numérique et initiatique. Comme toute mystique initiatique, la kabbale fait appel à une symbolique et à une cosmogonie qui puisent leur origine dans des civilisations perdues. Elle est une science de vie caractérisée par l'union des sciences visibles et invisibles dont la correspondance crée l'entrelacement du légalisme et du mysticisme. Elle est le point de départ et le but de la connaissance de l'homme et de Dieu. Elle relie le monde à Dieu. Elle est l'expression de la philosophie ésotérique, clef de voûte de toute la tradition de la science hermétique. Elle établit la correspondance des deux mondes terrestre et céleste, permettant à l'homme de réaliser leur unification, puisque l'unité de la vie se fonde sur leur complémentarité.

 

     Les symboles les plus usités sont :

 

·    le triangle, le carré, le cercle ou zéro.

 

·    les 22 lettres de l'alphabet

 

·    hébraïque.

 

·    les dix signes des nombres.

 

·    les quatre signes

 

·    astronomiques des saisons.

 

·    le point dans le cercle.

 

·    l'arbre séphirotique appelé arbre de vie qui, par ses dix séphiroth, explique la création et la composition de l'homme. L'arbre contient, dans ses dix séphiroth, le principe masculin et le principe féminin. Son centre représente l'équilibre entre les deux principes : le divin et la réalisation.

 

Les séphiroth sont au nombre de dix, groupés en trois ternaires, en trois colonnes :

 

·    - à droite : sagesse, grâce, victoire, principe masculin, actif, miséricorde.

 

·    - à gauche : intelligence, force, gloire, féminin, passif, rigueur.

 

·    - au milieu : couronne, bonté, fondement, équilibre axial, voie céleste.

 

Ils sont les attributs mystiques de Dieu, sublimes principes métaphysiques de la kabbale. Ils ont des correspondances avec les noms sacrés et les arcanes.

 

Le Kadmon de la kabbale représente l'Osiris ou l'Adam. De l'étude des séphiroth découlent les 22 courants et les 33 voies de la sagesse.

 

Le point dans le cercle représente l'unité principe. Il est le point de départ des sciences mathématiques créées par l'homme. Le cercle est le symbole du père, le soleil de l'illuminé, le subconscient, l'intellect et correspond à la conscience de l'esprit. Il est en nous depuis toujours. On trouve sa représentation dans les dessins d'enfants.

 

La kabbale littérale est l'art d'interpréter le Verbe. Pour cela il faut connaître :

 

·    la valeur des lettres consonnes.

 

·    les cinq modifications du son se rapportant aux voyelles.

 

·    la règle de permutation des consonnes entre elles et des voyelles entre elles.

 

·    les cinq combinaisons : "voyelles-consonnes", qui composent les syllabes et qui sont la détermination des mots ou idées.

 

La position d'une voyelle avant une consonne, après une consonne, entre deux consonnes, entre deux autres voyelles, détermine mot et sens.

 

Les mots sont les mouvements de l'intelligence déterminés par la parole ; la parole est le verbe déterminé par lui-même. On comprend que le sens caché de l'écriture ne peut se trouver qu'avec un code.

 

La kabbale est l'âme de l'histoire juive dont elle assure l'unité intérieure. Elle est le courant synthétique qui englobe : sciences, foi et magie. Elle apporte le témoignage de la révélation et sa transmission, elle est le verbe juif formé par la torah et le talmud.

 

La torah fut d'abord transmise oralement, pénétrée du souffle mystique, puis écrite. Elle a été révélée et est devenue Oeuvre Divine. Le talmud est l'expression de la loi positive, la règle de conduite, le "halaka" qui embrasse la polémique, la spéculation métaphysique et mystique, les commentaires de la loi, les décisions sous l'autorité des rabbins, responsables de la foi et de la conduite du peuple. Il a donné au judaïsme sa structure spirituelle et juridique, elle a fait école sous le nom du "mischna".

 

Chez les kabbalistes, le nombre est considéré comme la vertu intrinsèque et active de Dieu, de "l'un", source de l'harmonie universelle, science des forces vivantes, des facultés divines en action dans le microcosme et le macrocosme. Les chiffres et les nombres ainsi que leurs rapports vis à vis des lettres hébraïques ont une très grande importance. Leurs vibrations sonores forment un langage. Les kabbalistes d'aujourd'hui se servent des mathématiques pythagoriciennes qui de Pythagore à Virgile et à Dante suivirent le même courant.

 

La pensée pythagorienne explique le grand oeuvre qui a pour double but de matérialiser l'esprit et de spiritualiser la matière.

 

par Jean de Gisors publié dans : Enseignement communauté : Spiritualité - Esotérisme
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Jeudi 29 novembre 2007

En Kabbale, l'arbre séphirotique est appelé arbre de vie ou représentation. Il est un schéma dynamique de ce qui existe. Il est la représentation des attributs divins. C'est la puissance intermédiaire entre Dieu et le monde de la création. Dans le Zohar, il est écrit : "Par un mystère des plus sacré, l'infini frappe le vide avec les sons du verbe, créant ainsi l'étincelle qui est l'origine de l'univers. Cette étincelle est la semence sacrée du monde". La création est l'extension d'un point initial qui est génératrice de quatre mondes différents : émanation, création, formation et action. L'étude des séphiroth est une véritable spéculation métaphysique et mystique. Elle a recours au symbolisme de la ligne, du dessin donc de l'image pour exprimer la pensée. L'arbre séphirotique est la transcription des univers divins.

 

Dieu créa le premier Homme, l'Adam Kadmon, androgyne, en lui imprimant l'image du royaume sacré qui est l'image de tout. L'homme est donc la miniaturisation de l'univers. Dieu le dota d'une âme qui est le fondement de son individualité. Dans sa représentation, les pieds de l'Adam Kadmon reposent sur la Shekinah, c'est elle qui forme le grand mystère dans la réunion du couple. C'est l'entité féminine de l'élément masculin, sa complémentarité. C'est le mariage en Dieu de deux principes, le masculin et le féminin que l'on nomme parfois Matrona. Le fruit de cette union est la création. La forme primordiale de la création est la force sexuelle. La Shekinah est constituée par toutes les couleurs du prisme, étant unie à Jehova, les habitants des mondes inférieurs n'ont aucun pouvoir sur elle qui remplit tous les mondes.

 

Dans l'essence de Dieu, il y a deux lumières : l'active le jour et la passive la nuit. Comme Dieu ne peut ni augmenter ni diminuer, puisqu'il est le tout, pour rendre possible l'existence des mondes célestes et des mondes matériels, il a retiré sa lumière d'une partie de lui-même. C'est l'explication des quatre mondes ou degrés. Les deux premiers sont remplis de lumière, les deux autres d'ombre. La Shekinah les sépare et veille sur eux comme une mère, d'où son appellation de "Matrona".

 

Les mondes de l'émanation et de la création sont au-dessus du trône, là est le tout mais, à cause du péché de l'homme, la séparation, la distinction s'est fait dans les autres mondes. Cependant la volonté suprême veut que l'homme, qui vit dans l'erreur ou dans le mal, conserve son libre-arbitre, afin de pouvoir élever les mondes inférieurs, qu'ils atteignent les mondes supérieurs et retrouvent l'unité.

 

La séphirah Thiphereth est le centre. Elle touche le ciel par la tête mais prend racine sur la terre qu'elle sanctifie. Dans l'arbre de vie, les 3 premières lettres du nom sacré : Yod, Hé, Vav sont présentes. Le Hé est le symbole de la Shekinah. C'est parce que Moïse a été jugé digne par le Seigneur qui l’oint que la lettre du centre de son nom :

 

Représente les trois branches de l'arbre de vie. Le degré suprême, la séphirah Kether, est appelée "secret des secrets", "mystères des mystères" ou encore "grande figure". Le coeur de la Shekinah, c'est à dire la séphirah Thiphereth accueille toutes les invocations et les transmet aux séphirah respectives. Nous pouvons ici faire le rapprochement avec le Sacré Coeur de Jésus.

 

La prière ou la méditation doit se faire sur l'ensemble de l'arbre séphirotique et non sur une seule séphirah. C'est la raison pour laquelle il y a 1O personnes présentes dans les cérémonies religieuses hébraïques.

par Jean de Gisors publié dans : Enseignement communauté : Spiritualité - Esotérisme
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Jeudi 29 novembre 2007

L'Adam Kadmon récapitule à lui seul l'ensemble des Séphiroth. Il porte en dedans de lui la divinité et projette l'humain dans le monde sensible.

  • La couronne orne son front.
  • Les deux bras portent la sagesse et l'intelligence.
  • Les deux côtés représentent la grâce ou la miséricorde ainsi que la justice.
  • La poitrine représente la beauté.
  • Les reins représentent la victoire et la gloire.
  • Les parties inférieures représentent la base de l'homme. Il a sous ses pieds la royauté.
par Jean de Gisors publié dans : Enseignement communauté : Spiritualité - Esotérisme
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