Je voudrais terminer sur certaines analogies qui existent entre les fêtes chrétiennes et les fêtes hébraïques :
· Le déluge : Noé est l'émanation du Seigneur dont la mission est de regrouper dans l'arche, les êtres qui "surnageront" pour maintenir l'esprit de Dieu. Il se sert d'éléments occultes qui sont autant de symboles à comprendre (le corbeau noir qui s'envole de l'arche est le symbole de nos mauvaises passions alors que la colombe qui ramène le rameau d'olivier marque le renouveau pour l'homme et pour la nature. Notez au passage que les voyelles de colombe sont les mêmes en hébreu que celle de Jehova.)
· Noël est pour les chrétiens, le symbole de la naissance du Christ et ainsi d'une nouvelle religion. Pour les Hébreux, au moment du solstice d'hiver, on commémore la construction du nouvel autel du Temple. Une légende veut que lorsque les Hébreux voulurent reconstruire le Temple, ils ont trouvé une fiole d'huile d'olive qui permit de raviver les lumières presqu' éteintes et que cette huile s'est renouvelée pendant les huit jours de reconstruction du maître autel. C'est pour cela que cette fête est appelée fête des lumières. Pour marquer cette date dans la joie, chacun fait un échange de cadeaux....
· Carnaval correspond pour les hébreux à "POURIM". Il rappelle le sacrifice d'Esther qui a libéré son peuple. Les réjouissances de cette fête concernent surtout les enfants, qui représentent l'avenir de la nation, et donnent lieu à des mascarades et à des danses. C'est aussi la fête des fruits. Cette période est suivie d'un temps de carême réservé à la réflexion. L'être doit atteindre la plénitude. Au milieu de ce jeûne, il y a un "jour gras" où l'être devra faire une provision de force pour pouvoir aller jusqu'au jour de la Pâque. Pendant cette dernière période, il brûlera ce qui lui reste comme mauvais sentiments.
· La Pâque : elle marque, pour les Juifs, le rappel de la sortie d'Egypte, de l'esclavage, de l'immolation des martyrs et du départ vers une renaissance à une ère nouvelle. La Pâque Chrétienne nous montre le même symbole : l'être nouveau aspire au feu divin, à l'esprit et ce sera la Pentecôte qui, pour les Hébreux, est le moment où Dieu donne la loi à Moïse sur le mont Sinaï et lui dit :"Formez de nombreux disciples, aimez Dieu et les hommes et répandez dans le monde les bienfaits de Dieu".
· Dieu transmet à certains êtres ses virtualités qui permettent de parler en son nom. Il en est de même dans le symbole de la Pentecôte où l'Esprit Saint descend sur ceux qui porteront sa parole.
· Roch Hachanah : c'est le nouvel an hébreu. Il se situe en Septembre. C'est la grande fête qui correspond à l'engrangement des récoltes, à la fin d'un cycle de la nature, qui marque le commencement d'un autre. La prière principale de ce jour débute par : "Seigneur, répand la joie et les bienfaits sur la terre pour toutes les créatures..."Dix jours après, les Juifs célèbrent A'Yen KIPPOUR appelé jour du Grand Pardon. Dans le Temple, le rabbin doit être déchaussé en ce jour pour signifier que tout ce qui touche à la vie matérielle doit être négligé. Cette journée est consacrée au recueillement, à sa propre confession et à la méditation sur la vie et la mort. Les Juifs doivent réciter des prières de pénitence pour obtenir de Dieu le pardon de nos fautes. C'est un jour de réconciliation avec toute l’humanité. La cérémonie se termine par des prières d'amour, de bonté et de paix pour le monde entier ainsi que de remerciements à Dieu pour ces bienfaits. Puis, par la bénédiction générale de l'assemblée par le rabbin pendant que les parents bénissent leurs enfants et les orphelins.
· Nous trouverons au mois de Novembre, la fête des morts. A l'entrée de ce mois, les Juifs se rendent dans les synagogues pour allumer des veilleuses et prier pour l'âme des défunts.
Je pourrai vous citer bien d'autres exemples mais l’intérêt en serait mineur. Nous sommes trop souvent attachés aux formes transmises par notre propre religion où les dogmes ne se discutent pas et où de nombreux personnages saints sont représentés en sculpture ou en image que l'on vénère. Notre paresse naturelle nous amène à vivre en fonction de ces seules données que jamais l'on ne cherche à dépasser. Nous ne trouverons pas ces mêmes valeurs chez l'oriental qui n'accorde pas le même intérêt aux images qui ne représentent pour lui qu'une forme de souvenir historique ou religieux. Il s'y attachera d'une manière différente et s'en servira pour méditer sur la vie et sur sa progression vers la connaissance. L'homme est le récepteur passif des ondes qui l'atteignent. Il a un pouvoir de projection et peut donc envoyer des images ou des pensées. Il peut même en matérialiser dans certains cas. C'est ainsi, par exemple, qu'en Orient, des ascètes peuvent être vus dans des endroits différents dans un même temps. Cela correspond à un transfert et à une matérialisation de leur corps astral.
L'homme ne peut se passer d'interpréter. C'est ainsi que la vérité "UNE" est devenue multiple en fonction des rites, des manières de vivre ou tout simplement des climats différents, mais Dieu n’a-t-il pas dit à Moïse :" Toutes les nations qui sont, furent créées par Dieu, il n'a rien négligé, pas même l'être le plus petit. Les astres du ciel, les fondements du globe ont été faits par Dieu. En foi de quoi, vous devez traiter comme frères toutes les créatures et les aimer comme telles".
En méditant cela et en l'appliquant dans la vie de tous les jours, nous deviendrons des initiés car notre rencontre avec le sacré nous transformera en profondeur et nous fera changer de plan de conscience. Il s'agit d'une mutation interne qui nous fera comprendre l'invisible.
Travaillez les symboles pour poursuivre votre propre ascension vers la réalité absolue même si pour certains d'entre vous cela amène la peur. Il ne faut pas craindre de parler de l'action de Dieu qui met en jeu l'existence et réalise le monde comme une totalité naturelle. La marche initiatique que nous suivons est un enfouissement en Soi, au plus profond de notre conscience afin de renaître comme le blé qui sort de terre. Nous plongeons dans l'abîme d'où nous sortirons purifiés. Chaque obstacle nous amènera une connaissance "autre". Nous serons ainsi plus tolérants, avec d'avantage de "pitié" pour ceux qui souffrent, car notre combat doit être contre le mal en tant que valeur et non contre les êtres qui le font. En pensant à cette belle image que nous avons du Christ, nous pourrions lui dire dans nos prières :" Seigneur, tu as cru que ta souffrance serait un bien pour l'humanité, toi qui est venu accomplir la foi des anciens. En ton nom, les hommes ont commis les pires violences. Ils ne se rendaient pas compte qu'ils t'ont ainsi persécuté à nouveau dans ton amour des êtres. Nous avons pitié de toi comme tu l'as eu de nous !..."
Toute vie sur Terre est éphémère. Le plus souvent notre présent est fonction de notre passé. La vie consiste en une énergie potentielle qui vient au monde sous une forme et qui s'éteindra pour s'incorporer à nouveau dans une autre enveloppe charnelle. Ce flux d'énergie se compose des forces du Karma engendrées en grande partie par nous-mêmes. Pour que notre vie soit fructueuse pour autrui, il nous faut donc être en harmonie avec nous-mêmes. Nous devons apprendre à maîtriser notre pensée, notre sensibilité comme nos émotions. Cette maîtrise du mental ouvre les portes de l'évolution et permet l'éveil, par la concentration de notre esprit. Certes, les modalités peuvent être diverses mais elles doivent surtout s'intégrer en nous. Chacun doit retrouver son propre chemin marqué par sa personnalité afin de réintégrer ce qui est inscrit dans notre subconscient, ce qui est le résultat de nos vies antérieures. Pour cela, la compréhension de Dieu est le meilleur chemin. Elle doit être le but essentiel de notre vie humaine. Lorsque nous aurons atteint la communication avec Dieu, l'élan de notre âme se dirigera vers l'Amour Universel. Mais, souvenez vous que cette communion avec Dieu ne passera pas par l'intellect.
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