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Mercredi 26 décembre 2007

….. Pourtant, le chevalier n'oublie jamais qu'il est issu de la masse des hommes où il a su endurer les épreuves et maintenir le cap de sa mission en apportant le Feu Sancti Spiritus du Mont Salvat vers son origine afin que l'humanité puisse s'élever. Mais il est temps de parler des douze rencontres avec les Dévas du feu.

I)    Le postulant chevalier doit réfléchir à toutes ces choses avant son initiation. Cela éviterait le gâchis incommensurable qui s'en viendrait ensuite. Beaucoup sont appelés, peu sont élus ; le principal écueil étant le manque de volonté.

L'aspirant chevalier doit savoir avant toute chose que le chemin n'est pas facile. Non pas l'aller !  Mais une fois en possession du Feu, le chevalier provoquera jalousie et rancune. Il devra se défendre contre toute attaque avant de recevoir en lui l'épée flamboyante. Dans ce premier aspect, le Feu veut tester en lui sa volonté afin de consolider son libre arbitre. Aucun chevalier ne doit être forcé à faire le chemin, que cela soit par force ou par attraction pour un discours ou un être, aussi est-il testé sur ses pensées, ses travaux et ses sentiments, jusqu'au plus profond de lui-même. Sa volonté sera sapée pour que naisse en lui la force propulsive qui lui permettra d'atteindre le but.

Un chevalier ne saurait être un menteur ou un hypocrite et il devra en fournir la preuve. Il est là, debout dans l'aurore et il répond par un "oui" enthousiaste. La lumière de l'aube est devenu sa nourriture, sa vie car d'Elle vient la révélation du chemin à emprunter.

C'est aussi l'heure des questions :

            - Est-il sûr de vouloir emprunter le chemin ?

            - Est-il sûr d'accepter l'épreuve de l'Aigle ?

            - Est ce bien son désir ?

            - ... ?

Aussi est-il éprouvé par le Feu de la volonté pour voir si la sienne propre est bien en harmonie avec son but où s'il ne préfère pas plutôt suivre, tremblant et peureux, un autre guide pourvu d'autorité. Cette décision, je vous le répète, ne pourra être motivée par l'influence d'un parent ou d'amis mais bien prise de plein gré et basée sur la co-naissance intérieure. Il aura besoin de ses deux mains pour étreindre l'épée flamboyante. Il ne peut donc en tendre une vers la matière pendant que l'autre serait tendue vers le ciel. Il est libre, mais sa volonté commence par un choix.

Aujourd'hui, les hommes possédant une volonté de serf reprochent à d'autres de restreindre leur liberté. L'homme libre ne demande pas sa liberté, il la prend et il en assume la charge. Voici la base de toute collectivité de l'Ere du Verseau. Une communauté d'êtres autonomes construite sur une confiance réciproque et absolue. Le monde se construira demain avec de tels êtres aujourd'hui en mutation. Ces êtres possèdent déjà en eux cette volonté mais il leur faut l'exprimer. Ils font partie de ceux qui ne discutent plus sur le changement à venir car ils connaissent le présent. Il n'y a plus à se demander comment sera la fin.  D'Eux, Christ ne pourra pas dire :"Vous me demandez  comment sera la fin et vous ne connaissez même pas le commencement".

Une fois ce choix fait, le chevalier poursuit sa transmutation. Sa volonté renforcera son imagination et lui permettra la sublime rencontre avec le Feu mais il doit toujours avoir à l'esprit que son mental est l'instrument utilisé par les voyants afin de percevoir les idées ou les formes pensées. Ces idées se divisent en cinq classes :

- Il y a  les formes objectives et tangibles du monde physique de tous les jours.

 

Ensuite viennent les humeurs, les désirs qui tous prennent forme dans le monde astral (monde des émotions).

puis les désirs et les émotions qui peuplent le monde mental (inférieur)

Il y a aussi les formes pensées qu'il génère lui-même, issues de sa maîtrise du cerveau tripal et qui relèvent du monde de l'illusion.

il y a enfin celles qui sont du domaine de la connaissance spirituelle et qui permettront au chevalier de percevoir Dieu.

S'il arrive à faire le tri,  le chevalier pourra laisser libre cours à son imagination car...

II)    Celui qui sait par avance peut imaginer dans ses pensées et ses sentiments un monde nouveau. Par sa volonté, il va générer le germe du nouveau monde. Par sa volonté, la pensée créatrice va se mettre en action. Mais le monde de l'imaginaire est peuplé de cauchemars. Là l'attend un Déva pour la seconde épreuve. Son imagination créatrice dérange les égrégores négatifs qui l'attaqueront dans les plans éthériques. La force acquise lors de sa première rencontre lui permettra de passer le cap. La force de la communauté l'aidera à conclure. Il n'est plus seul, le temps de sa solitude face aux angoisses et aux problèmes est résolu. Avec lui, dans un même espace, même s'ils ont des centaines de kilomètre de distance, se trouvent les chevaliers qui ont atteint la prêtrise en eux-mêmes. D'autres le traiteront peut-être d'orgueilleux, de prétentieux mais que lui importe, il ne porte en lui que la fierté de sa nouvelle race, celle d'Homme. La certitude des clairvoyants l'habite et il garde au dedans de lui la modestie de ceux qui savent. Pourtant, prenez garde ! Ce n'est pas ce savoir qui lui permettra de vaincre les douze épreuves. Chacune de ses rencontres lui insufflera la tension, la force et la lumière de la vie. Mais dans cette énergie se cache le danger d'une soudaine rechute dans la méchanceté. Celui qui a accepté de parcourir le royaume du Roi GO s'expose à de telles rechutes. Mais la confiance l'habite et grâce au chiffre douze il vaincra et établira l'aube nouvelle d'où partira l'Aurore.

par Jean de Gisors publié dans : Livre du Chevalier communauté : Spiritualité - Esotérisme
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Mardi 25 décembre 2007

Je voudrais vous parler en ces pages du Chevalier. Beaucoup ne voient que son blanc manteau doublé de pourpre et la croix de lumière qui protège son cœur. Mais qu'en est-il vraiment ? A quoi doit s'attendre celui qui ose revêtir le blanc manteau  et gravir, ainsi vêtu, le long sentier qui mène à Monsalvat ?

 

Dans nos sociétés où la moindre chose est devenue raison de diatribes intellectuelles à n'en plus finir, la chevalerie revêt l'apparence d'une finalité, d'un but à atteindre après de longues années d'études. Mais que le cherchant se détrompe, La Chevalerie n'est pas une fin. Elle marque au contraire le début de la quête intérieure.

 

Le chevalier, lors de son initiation (à ne pas confondre avec l'adoubement), reçoit  des clés ainsi que l'énergie de la Maison qui le reçoit. Il lui appartient dorénavant d'entretenir cette énergie et d'utiliser les clés pour entreprendre le sentier du Feu et atteindre sa raison d'être. L'initiation est une aide sur le dur chemin qui mène à la Chevalerie élue, sentier que le postulant a réclamé par trois fois. La route est encore longue avant d'atteindre cet Etat. Le chevalier initié devra, par douze fois, rencontrer le Feu. Il devra s'entretenir avec Prométhée afin de le décharger de son fardeau et l'assumer à sa place.

 

Ecoutez donc ce que dit le gardien du sentier de la Sagesse cachée.:  "Le Ch+ appartient à la race des seigneurs du Verseau. Il a connu la descente dans la matière, il y a de cela quelques milliers d'années ; il a appris au travers de différentes épreuves et il lui est maintenant demandé de faire un choix en toute indépendance."

 

Il a subi la force de la Lumière et ainsi il veut travailler, A-GIR pour que l'humanité retrouve son origine. Son chemin, personne ne l'a obligé à le prendre car personne ne peut le dominer par des arguments philosophiques. Il EST et il ne désire que retransmettre ce qu'il a appris. Il a su par son travail se libérer de la sécurité et de l'obéissance de la masse qui suit docilement et avec respect. Mais n'oubliez jamais que le Savoir du chevalier vient du fait qu'il a su lui-même, dans un passé pas si lointain, obéir avec humilité.

 

Aujourd'hui, l'épreuve qu'il se prépare à affronter va le placer physiquement face au Feu de l'Esprit et le travail qu'il a accompli  sur lui-même depuis son initiation lui permettra de le recevoir en lui ainsi que le droit de le manier...

 

Le chevalier doit certes posséder une forte certitude en lui, ne craindre ni les épreuves de la vie ni celles des Maîtres. En cela, le chevalier est semblable à Prométhée. Il doit vaincre le Feu ardent qui brûle en lui. Ce Prométhée qui, attaché à la Pierre Brute, se fait dévorer le foi et les entrailles, (centres instinctifs et siège des émotions) par un aigle. Ce Prométhée est semblable à Jésus car ils ont tous deux accepté de porter la croix pour apporter la Lumière à l'humanité. C'est à ce même travail que s'atèle le chevalier en acceptant de se charger d'âmes et de vivre avec le signe caché.

 

C'est pourquoi, le chevalier doit comprendre qu'il entre en tant que penseur conscient et indépendant sur un chemin caché de la masse où il va chercher la flamme pour son prochain. Ce chemin est redoutable pour ceux qui ont peur et même dangereux pour les emportés. Aussi personne ne peut obliger quelqu'un à l'emprunter.

 

Mais attention, que nul ne pense voir de l'individualisme dans l'indépendance du chevalier. Il a acquis sa personnalité en se frottant à la société, il est devenu une individualité capable de penser par lui-même et conscient que l'union librement consentie fait la force. Cette force, il la place au service de Dieu, premier servi ! A ce stade, il a cessé d'avoir peur au sujet de son salut, de son "Ego" ou "pas Ego" car il est devenu action. Chaque pas sur le sentier le mûrit davantage intérieurement. Son triomphe sur le Feu ardent et son approche de Ruach, le feu divin, fait de lui un homme nouveau.

 

Demain, lorsqu'une telle société de chevaliers sera constituée, rien ne les empêchera de penser par eux-mêmes ni de former leur propre mode de pensée dans lequel ils traceront le chemin caché afin que l'humanité y dirige ses pas. Contrairement à aujourd'hui, ces modes de pensée ne s'opposeront pas les uns aux autres mais s'emboîteront telles les pièces d'un puzzle pour construire les bases de la communauté nouvelle de l'Ere du Verseau.

 

L'aspirant chevalier doit maintenant joindre l'acte aux paroles si souvent prononcées, il doit gravir la montagne des montagnes.

 

En parcourant ce chemin, le cherchant remarquera que son changement est continu, qu'il mûrit intérieurement. C'est la raison pour laquelle la hiérarchie ose laisser, le candidat aux épreuves, libre. Il a prouvé qu'il savait faire les bons choix et, même s'il se trompait, il serait en mesure de rectifier par lui-même immédiatement. Sa mission occupe le centre de sa vie. Il connaît son nom. Sa force intérieure est immense. Il est conscient du risque encouru, aussi ne s'émeut-il pas d'être, tel Prométhée, enchaîné au rocher. Son être intérieur a répondu "oui" une fois pour toute à la question. Il est donc dans cette phase décisive où l'on ne se dérobe plus derrière des prétextes, même en sachant que son "oui, je le veux" l'emmènera au devant d'épreuves qui n'ont pour raison d'être que de vérifier s'il est digne ou pas de porter le Nom de Chevalier Elu Silencieux, s'il est capable d'emporter le Feu brûlant vers ses semblables. Ainsi sera-t-il mis douze fois à l'épreuve devant le Feu. Par douze fois, les élémentaux du Feu céleste se déchaîneront sur cet Homme et par douze fois, il devra vaincre avec pour seule arme, cette certitude intérieure de la force qui est en lui et qui alimente en permanence sa joie, son courage et sa persévérance et qui lui permet d'être Un avec les autres chevaliers.

 

On peut, en effet, marcher pendant des années côte à côte sans pour cela se connaître mais lorsque l'on accepte la charge de chevalier, lorsque l'on s'engage intérieurement, nous reconnaissons sans  nous tromper l'autre chevalier qui passe et qui nous soutiendra comme nous ferions de même si besoin était, sans avoir besoin qu'un seul mot soit prononcé.

 

Aussi, celui qui a reçu l'initiation de chevalier élu silencieux n'a plus besoin de créer un groupe qui se réunit régulièrement car il s'est retrouvé dans les autres, il a retrouvé l'unité du champ originel, il baigne dans la lumière du don de soi. L'Adam s'est réveillé de sa somnolence millénaire. Le Feu lui est confié, il a reconnu son origine dans la Lumière des Lumières et cette flamme pure l'entoure, constitue son armure. Ainsi vêtu, il réagit en pur Cathare et bénit ses ennemis. Dans cet état, il entre dans le royaume du Graal, Royaume de l'Amour où trouvent leur source la Chevalerie, les Cathares, les Rhéau-Croix et les Templiers, tous unis dans l'énergie de la Chevalerie Célestielle….

par Jean de Gisors publié dans : Livre du Chevalier communauté : Spiritualité - Esotérisme
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Lundi 24 décembre 2007

«Je m’applique à éviter toute parole blessante et déplaisante»
«Je m’applique à être conscient de mon état d’esprit du moment et à rechercher sans trêve la connaissance de moi-même.»

Dans les mois à venir, mettez en application les derniers alinéas du code Moral. Gardez les sans cesse à l’esprit ou mieux encore, écrivez les sur un bout de papier que vous garderez sans cesse sur vous afin de rester vigilant.

Si vous avez mis en pratique le dernier alinéa du code moral pendant tout ce mois qui vient de s’écouler, vous avez du vous rendre compte qu’il n’est pas si facile d’être conscient de son état d’esprit du moment, encore moins d’observer ses défauts et... L’ultime est atteint lorsqu’il s’agit de s’en défaire...

Notre état d’esprit, conditionné par 2000 ans de morale Romaine, nous amène à nous battre constamment plutôt qu’à faire rayonner l’Amour en nous. Le Diable est présent dans chaque instant de notre existence et nous sommes tous, sans même nous en rendre compte, des exorcistes en puissance.

Petit à petit, siècle après siècle, concile après concile, le Dieu Amour de Notre Divin Maître s’est transformé, dans la tête de nos chefs spirituels, en un Dieu intégriste, combattant et conservateur ; Encore n’y a-t-il que le dogme qui n’évolue point. Nos Pairs se souciant bien moins de la valeur d’un sacrement ou d’un rituel !

A force de vouloir harmoniser Dieu, de le faire à son image, de le dualiser, nous avons perdu la notion fondamentale de son unité, de son Amour.

Seul Dieu, seul celui qui n’a ni commencement ni fin, a pu créer le Diable, créateur du péché ; Quelque soit le nom qu’on lui donne. Et, s’il l’a fait, dans l’infinité de son Amour, ce n’est pour d’autres raisons que de permettre à l’homme d’être conscient de ce qui est bien ou mal, tout en conservant son libre arbitre.

Le Maître-mot du chemin que nous parcourons est «CONSCIENCE». Il  nous faut devenir conscient de ce que l’on «est».

A coté de cela, nous refusons d’être à chaque instant ! Nous refusons l’image que nous retourne un miroir déformé par un dogme construit  par une perception de ce que l’on doit être et qui n’a d’autres buts, nous le savons aujourd’hui, que de construire, d’asseoir et de maintenir le pouvoir temporel de l’Eglise.

La science d’aujourd’hui nous confirme que pour modifier quelque chose, il nous faut commencer par accepter qu’elle existe. Comment, ainsi, pouvons nous Etre si nous nous refusons  sans cesse tels que nous sommes ? Comment nous modifier si l’on refuse par la brimade chacun de nos mauvais côtés ?

Nous avons tous des moments de colère, de doute. Nous avons tous des pulsions sexuelles.... La morale catholique Romaine a imprégné toutes les couches de la société, même les plus athées, faisant de nous d’éternels coupables. Il nous faut réagir car chaque combat contre ce qui est pour nous une tendance naturelle va renforcer notre Ego, faire passer ces tendances dans les zones de notre inconscient, générer des stress. Dieu n’a pas désiré la chute de l’Homme, mais ce dernier, dans son orgueil, a brûlé les étapes. Plutôt que de prendre le temps de grandir, d’atteindre progressivement la claire-conscience, ce dernier a voulu tout, tout de suite. A chaque tentative pour égaler notre Créateur, nous avons trébuché, laissé gonfler la révolte en nous ; Ce qui nous a , chaque fois, éloigné un peu plus de la compréhension de l’Eternel. Au fil des siècles, ne pouvant parvenir à l’image de Dieu, nous avons construit Dieu à notre image.

Il nous faut comprendre que ce que nous appelons «nos défauts» ne sont en fait que des voyants indicateurs de notre état intérieur.

Oh, je ne vous demande pas de tomber dans des extrêmes..... Mais d’accepter que s’exprime ce que vous êtes afin d’en prendre conscience. Soyez ce que vous êtes comme Lui a été ce qu’Il Est. Il ne s’agit pas aujourd’hui d’égaler mais d’ETRE en analogie avec (à l’image de), d’être le microcosme face au microcosme.

Lorsque l’on atteint un but, lorsque l’on a entière connaissance de quelque chose, l’on s’en détache afin de poursuivre une autre quête. C’est cette ultime quête de soi-même qui constitue la quête du Graal. Atteignez donc la connaissance de votre Soi en commençant par ce qu’il y a de plus bas en vous : vos émotions, vos pulsions, les excès de votre tempérament... Aucun enfant ne passe de la sixième à la terminale en une seule année. Ne traînez pas, mais prenez le temps d’asseoir les bases même de votre divinité.

C’est ainsi que vous  vous détournerez  des obsessions... En vous détournant, dans un même temps, de l’attraction contraignante du monde de la matière. Restez constamment attentif à ne pas entrer dans le vagabondage mental. Il n’existe pour cela que la méthode de travail par objectifs à court-termes que vous réaliserez immédiatement.

A ce stade de nos entretiens sur le Code Moral, je ne peux que plagier le Zohar en vous disant : «Si vous pensez avoir tout compris, retournez au début et travaillez... » Faites vibrer le moine en vous. Placez la toute puissante volonté du Chevalier au service du moine pour que demain le soleil puisse briller sur une Terre nouvelle.

par Jean de Gisors publié dans : Livre du Chevalier communauté : Spiritualité - Esotérisme
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Dimanche 23 décembre 2007

seconde partie....

 

Avec cet alinéa commence le lent processus de l’évolution de l’être intérieur.  

Le Code Moral, après avoir développé en nous l’empathie tout au long de ces douze mois passés ensemble, va nous permettre d’entreprendre le long cheminement qui aboutira à la construction du Temple de l’Homme, à la congruence, à cette Paix intérieure avec nous-même, à la conquête de la grande Jérusalem.

Deux mots sont importants. Nous trouvons tout d’abord le terme de difficulté que nous avons déjà entrevu sous d’autres formes. Mais aujourd’hui, il nous est donné sous sa forme de généralité. Le Code Moral ne nous parle plus de la maladie, de la souffrance, de la matière ni de l’opulence mais des difficultés, résidus karmiques que nous trouvons sans cesse tout au long de notre chemin et qui est la raison de nos émotions de répulsion, de haine et qui très souvent nous plongent dans un état de déprime, si ce n’est dépressif. En fait tout cela n’est pas plus réel qu’un cauchemar. La difficulté ne croise notre chemin que pour nous tester dans nos convictions, dans notre foi avant de nous laisser aller plus loin et souffrir bien plus encore par orgueil. L’être qui serait capable d’écouter son cœur trouverait de suite la solution de cette difficulté et il vous est impossible d’aller plus loin si vous ne savait écouter votre cœur. L’être qui s’enfonce dans la difficulté est en train de se laisser avoir à l’illusion de cette perception et c’est son entêtement qui l’épuise. Tout naît de la dualité de l’homme et de son manque de connaissance de lui-même, de son manque de courage qui fait que notre civilisation en est encore à l’ère du «Connais toi-toi même alors qu’elle devrait être aujourd’hui à celle du «Je suis ce lui que je suis» pour atteindre avec l’ère du Verseau le «Je Suis» mais nous reviendrons plus tard sur ce sujet passionnant !

La Parabole du grain de Sénévé nous montre certes que la graine la plus  petite peut donner un arbre gigantesque si elle est convenablement entretenue mais elle nous montre avant tout que tout, si petit soit-il  doit mourir pour donner la vie. Tout jardinier sait qu’une graine qui vient d’être ramassée ne peut germer dans les mois qui suivent. Il sait que la graine qu’il sème va mourir afin de donner vie à une plante plus grande que lui. Il en est de même de chacun d’entre nous. Si nous voulons que notre être grandisse, il nous faudra mourir à nous même. C’est la mort du «vieil homme» que tout initié connaît. Le lâcher-prise nécessaire afin de ne pas s’enliser dans la matière, c’est à dire dans l’illusion, dans la Maya.

Certes, tout cela est facile à dire, me direz-vous, facile tant que nous ne sommes pas dans l’épreuve qui  ferme les yeux à notre discernement, qui avive nos émotions. C’est la raison pourquoi le Temple insiste tant, dans ses communications tant orales qu’écrites, sur la méditation qui, seule est capable de vous permettre de prendre le recul suffisant pour rester en vous et écouter la voix de votre cœur, la voie de la grande compassion. Cet Amour qui seul est capable de nous faire passer l’épreuve. C’est lorsque tout est calme que l’on pratique l’exercice, que l’on s’entraîne  mais il n’est nul regret à avoir si vous vous êtes laisser avoir par le temps. L’important est qu’aujourd’hui vous preniez conscience de la réalité de la vie et que vous preniez votre vie en main

SERVIR !  Tel devrait être le Maître mot de tout Chevalier ou Aspirant-Chevalier. Servir dans le désintéressement le plus complet ! Etre à chaque instant, à la recherche de ses devoirs et non de ses droits. Pourtant nous vivons dans une société qui n’a plus que revendications à la bouche. Nous avons payé notre cotisation et nous vivons dans l’attente de ce que nous doit en échange l’Ordre dans lequel nous sommes entrés, dans l’attente de cette piqûre de connaissance injectée une fois par mois à l’occasion d’une Tenue, d’un rituel, d’une rencontre. Et, toute notre vie est comme cela.

Nous votons pour un président de la République, pour un chef d’état, pour un Maire, nous payons nos impôts et nous vivons dans l’attente de ce qui nous est dû. Nous payons le Docteur et nous sommes en droit d’exiger qu’il nous guérisse,  sans aucune erreur, cela va de soi, sans jamais nous demander si une prévention par une hygiène de vie ne serait préférable aux listes de médicaments dont il nous abreuve afin d’être crédible auprès des trois quart de ses clients. Que nous ayons un problème de travail et c’est aux syndicats que nous demanderons de nous défendre. Un problème de droit et nous courrons vers l’avocat. Un problème de conscience nous amènera de même vers le Prêtre. Nous créons sans le voir une société de spécialistes qui fait progressivement de nous d’éternels assistés, incapables de réagir devant un problème mineur. Et devant cette réalité que nous avons construit, il nous reste le droit de contester, de critiquer sans jamais prendre conscience de notre responsabilité individuelle devant ce fléau qui menace le monde. Qu’un être meurt de faim ou de froid à 100m de chez nous ne nous concerne pas puisque nous avons payé notre obole à l’association humanitaire «X» et prié le Seigneur de notre cœur d’être miséricordieux avec la Terre entière. Notre conscience est en Paix, notre intellect repu par la dernière communication ou par l’intervention d’un frère qui nous a justement parlé de la compassion, un homme se meurt mais qu’y pouvons nous, l’église n’a pas ouvert ses portes, l’état n’a rien fait, l’Abbé Pierre se bat pour nous, nous qui avons cotisé pour que demain plus personne ne meurt de faim.... !

Charité bien ordonnée commence par soi-même !  Il en est de même pour la générosité que trop de personnes ont pour les autres sans même s’apercevoir qu’ils ne la font que pour eux-même. Il est facile d’aller aider l’autre pour cacher ses propres problèmes. Pour noyer ses  inquiétudes dans les soucis des autres, pour se donner bonne conscience alors que nous ne sommes même plus capables de nous occuper de nous. Le «Connais toi, toi-même» est encore d’actualité en ces lignes et le véritable aspirant Chevalier en fait son combat de chaque jour. La générosité, puisque le terme de charité n’a que des connotations par trop «Cathos», n’est pas cela, biens chers frères et sœurs , pas plus qu’elle ne consiste à vider ses greniers de ce que nous ne désirons plus. Saint Martin nous en montre l’exemple, lorsqu’en plein hiver, il coupe son manteau en deux pour le partager avec celui qui a froid. La générosité est de se mettre au service de l’autre, de l’humanité afin de l’aider à porter son fardeau et non de lui faire porter le notre,  de lui donner ce qui ne nous sert plus à rien, qui encombre notre maison ! Le Templier, le Chevalier est donc celui qui sans réfléchir ouvrira sa porte à celui qui meurt de faim, sans se soucier de son état de propreté, sans avoir peur que ce dernier ne profite de son sommeil pour lui dérober ses biens. Le futur Chevalier est celui qui sans souci de profit personnel se mettra au service de sa Maison, au service de ses frères ou de ses sœurs  afin de soulager leurs maux, d’apaiser leurs tourments. Pour cela il n’est guère besoin d’argent... Il suffit simplement d’offrir son temps, son Amour. Tel est le moine-soldat qui décide un jour de s’engager dans la milice Templière.

Rien pour nous Seigneur, rien pour nous, mais tout pour la seule gloire de Ton Nom ... et de tes créatures. Voici le véritable enseignement de Christ, non de devenir Christ dans sa tête, non de devenir Christ en paroles mais bien en actions, en construisant en nous le Temple irradié de la lumière de «G», La Maison qui pourra accueillir Christ en elle sans faiblir sous la puissance de son rayon.

par Jean de Gisors publié dans : Livre du Chevalier communauté : Spiritualité - Esotérisme
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Samedi 22 décembre 2007

Le terme de Chevalier peut  sembler dérisoire, voire puéril, dans un siècle où les chevaux sont devenus «vapeurs» et, où l’industrie de l’arme à feu est devenue la plus florissante du monde, cédant malgré tout  sa place au nucléaire.

La Terre a plus que jamais besoin de gens actifs, de guerriers, pour servir sa cause. Et, qui mieux que le Chevalier devrait pouvoir suivre la «voie du guerrier» ?  Le chemin est long et dur. Il demande de la sensibilité, de la patience, un sens prononcé de l’éthique ainsi qu’une quête éperdue de l’Amour.

Sans cela, nous ne serions qu’un bien médiocre Chevalier, semblable à tous ceux qui ne visent, au travers de la tradition, qu’à revêtir notre blanc manteau surmonté de sa croix, couleur de lumière, ne cherchant que les parades mondaines ou encore pire : la connaissance encyclopédique.

Allons mes frères, armons nous de courage, progressons ensemble sur la voie caillouteuse du «Roi Go» et ne confondons pas courage et invulnérabilité. Le Chevalier n’est pas un être invulnérable, bien au contraire. Il développe en lui cette sensibilité qui l’ouvre au monde, faite de vie et de présence, d’harmonie et de lumière.

Trungpa Rimpoché, définissant la voie du guerrier, disait : «Pour le guerrier, l’expérience du cœur tendre est ce qui lui donne son courage. La vraie bravoure est le fruit de la sensibilité. Vous êtes prêts à vous ouvrir au monde sans résistance et à faire face au monde. Vous êtes prêts à partager votre cœur avec les autres. Sans sensibilité, le courage est fragile comme la porcelaine».

Le COURAGE est la première des vertus Chevaleresques. Il vous faut le définir par trois qualités intrinsèques :

- La Franchise : que vous développerez en vous acceptant tel que vous êtes ; Car la franchise demande d’abord de vous présenter aux autres avec vos défauts comme vos qualités.
- La Persévérance qui seule vous amènera au bout du chemin malgré ses innombrables embûches.
- L’Audace qui vous poussera à aller toujours plus loin malgré vos peurs, qui permettra au Chevalier de demander à Belzébuth l’ouverture du monde des profondeurs afin qu’il puisse affronter ses peurs et ses émotions. C’est seulement à ce prix qu’il pourra affronter l’univers avec confiance.

La seconde vertu de l’aspirant Chevalier doit être l’ENGAGEMENT.  Le Chevalier doit-être avant tout un militant (de la milice du Christ). Il vit avec intensité, tout comme s’il devait mourir à la seconde d’après. Le Chevalier remplit sa vie et change le cours de son existence par sa joie et son énergie. N’oubliez jamais que le Chevalier n’est pas  «au service de ....», il se met  «au service de ...». Une fois ce choix fait, il accepte naturellement la discipline imposée, non pas commandé par autrui mais conscient que seule la rigueur (à ne pas confondre avec raideur) l’amènera au bout de son idéal. La rigueur est votre amie intime, votre alliée pour atteindre le but fixé par vous même. Là où d’autres ne verront que limitation, contrainte et effort, voyez-y une auto-discipline destinée à maîtriser le temps, pour jouir de votre vie. Cela implique de votre part : détermination,  vigilance et constance. Au bout se trouve la lumière.

Donnez le meilleur de vous-même en pensant que sur ce chemin, même l’erreur est positive. Que le tiède qui n’en fait pas, ne trouve pas les poteaux indicateurs qui l’amèneront au sommet de la montagne.

La troisième des vertus est l’EQUILIBRE, l’accomplissement de la dualité.

 

A ce stade, le moine-Chevalier lève haut son beaucéant en criant : «Mont-joie» car il a fusionné la dévotion du moine avec le pouvoir du Chevalier.

Il a compris que, qui ne possède rien, ne peut rien donner. Il ne fuira donc pas le pouvoir mais tentera par son travail, sa constance, son courage et son engagement de le conquérir, de le maîtriser. C’est ainsi que l’ayant acquis, il pourra le partager, en faire don à autrui. Là encore, trois qualités sont nécessaires :

- la responsabilité  vis à vis de soi, comme des autres.
- l’estime de soi, la confiance qui seule permet de gérer le pouvoir. Cette confiance, le Chevalier la trouvera en entrant en relation avec son Moi supérieur (avec le Soi).
- l’attitude d’esprit positive  qui permet au cherchant de traverser ses doutes avec humour.

De même, pour atteindre la dévotion, il nous faut mettre en action :

- Le sentiment confiant d’appartenir à quelque-chose de plus grand que soi.
- La notion de service à ce «plus grand que soi», qui nous permettra d’Aimer (n’est-ce pas le Christ qui lava les pieds de ses Apôtres ?)
- La prière, véritable clé pour atteindre le plan des Maîtres.

Ainsi s’atteint l’équilibre. Le Chevalier vit en même temps sur deux plans et non, tantôt sur l’un, tantôt sur l’autre. Il a compris qu’un être désincarné ne pouvait être efficace. C’est la raison pour laquelle les Maîtres ont besoin de nous. Le Chevalier vit donc son incorporation sans la regretter. Il se sert de tous les moyens en sa possession pour atteindre son but et fait de son corps le Temple de Dieu, la nouvelle Jérusalem. Il sait qu’il doit pouvoir sortir de son mental à volonté et, pour cela, il pratique régulièrement la méditation, la concentration et la réceptivité. Vivant au rythme de son cœur, de ses sentiments et non de ses émotions, il attire à lui les regards.

Comme vous le voyez, l’aspirant Chevalier n’a pas de temps pour les motivations mondaines. Ayant visualisé la planète qu’il désire pour ses enfants, il n’a que faire des billevesées s’il veut construire le royaume de Dieu, ce monde meilleur qu’il léguera à l’humanité.

Beaucoup se font une idée très incomplète de ce qu’étaient les Templiers. Pour certains, ils ne sont que des chrétiens particuliers, vénérant tout spécialement la Vierge N.Dame et qui ont pris part aux croisades, pour d’autres, un ordre militaire qui gardait les routes de Palestine... e.t.c.  Ils étaient bien plus que cela...

Le brassage des populations qu’ils ont rencontrées en Orient leur a permis d’élargir leurs conceptions, de comparer les diverses traditions. Ils ont ainsi été conduits à admettre, si besoin était, que tous vénéraient sous des formes et des noms différents le même Etre Suprême, Dieu.

De ce fait, La pensée des Templiers prit un caractère Universel. Nous savons que ces initiés avaient pour mission de contribuer à l’unification des mondes, en réalisant l’unité entre les êtres humains. Ceci constitue encore aujourd’hui un des axes prioritaires de la Massenie. Mais avant cela, il est encore plus nécessaire de contribuer à l’unité intérieure de l’homme, de l’amener par la méditation (nous ne reviendrons pas dessus pour avoir traité ce sujet dès nos premiers alinéas) ainsi que par la concentration qui canalise la volonté et oriente le faible vouloir des hommes, à la transcendance des quatre états sans forme.

Nous sommes tous conscients des deux états, des deux mondes  matériel et suprême, qui rejoint la Divinité et amène la lumière à travers le monde matériel. Ce monde de l’émanation qui agit au moyen du mouvement dans le temps et dans l’espace.

Ce monde sans forme agit sur quatre états intérieurs :

- Le premier consiste à appeler la divinité. Il se rapporte à la volonté pure, au feu.
- Le second à la création divine. Il se rapporte à l’intellect, à l’air.
- Le troisième se rapporte à la formation Divine, à l’émotivité, à l’eau.
- quant au quatrième, il se rapporte à l’action, à l’exécution, au faire «divin» dans le monde matériel, dans ce monde qui procure l’énergie nécessaire à toute création.

Ces quatre niveaux correspondent au tabernacle de toutes les religions. Pierre angulaire de l’église universelle, chaque Templier se doit de transcender ces états afin d’atteindre la pure conscience, vacuité diraient les Bouddhistes, et construire en eux ce Temple qui appartient au plan Divin, à ce niveau intérieur le plus sacré, le saint des saints qui contient à lui seul les trois mondes : le Terrestre de l’achèvement physique, l’Astral de la formation des esprits et Spirituel, de la création des sphères célestes.  Le Templier doit garder à l’esprit que ces mondes sont peuplés d’entités qui appartiennent à d’autres réalités mais qui participent à nos existences, même si nous ne les percevons pas. Nous subissons chaque jour les effets de leurs opérations cosmiques. C’est à cette conscience que l’aspirant Chevalier cherchera à amener les êtres qui l’entourent, afin qu’ils puissent à leur tour entrer en contact avec ces âmes désincarnées ou tout simplement avec certains vivants en voyage dont le travail est d’éveiller.

Vous comprendrez aisément que le rythme de cet éveil est lent. Que chacun ne pourra assimiler ses potentialités et intégrer cette connaissance qu’au bout d’un long chemin. Mais ne pensez pas que c’est l’éternité qu’il vous faudra ! Les Maîtres nous ont affirmé que l’homme avait en lui la connaissance nécessaire pour remonter vers eux.. C’est cette connaissance qu’il vous faut chercher. Vous savez qu’elle n’est pas encyclopédique alors...! Cherchez au fond de vous.

Tuer en vous, sans cherchez dans l’autre, la racine du mal qui n’est autre que l’ambition et l’orgueil. Le disciple doit apprendre à se laisser envahir par la sensation, à vivre des moments hors du corps physique et les portes de son âme s’ouvriront. Il entendra alors la mélodie qui est en lui.

Il doit apprendre à vaincre l’épreuve, à devenir inaccessible à la peur, à se débarrasser de l’anxiété, du découragement. Peu à peu sa perception intuitive se développera. Certes, il passera par bien des souffrances mais aussi bien des plaisirs  et des joies.  Atteindre l’état de renoncement afin que son âme réalise l’expérience, se libère des dernières entraves, devienne maîtresse d’elle-même. Par sa vision intérieure, l’être pourra accéder aux mondes inférieurs comme supérieurs. Sa conscience pourra se transformer en lucidité psychique qui elle même se transforme en conscience profonde de l’univers et en présence divine.

Le but de cette intégration du Soi est de contribuer à l’intégration des quatre mondes, des quatre états sans forme. Certains initiés sont arrivés à ce stade d’évolution et cela leur permet de faire partie d’une grande Fraternité occulte répandue dans le monde et inconnue de tous jusqu’au jour où un membre de cette auguste assemblée se présentera peut-être à vous pour accomplir une mission précise. Ne vous laissez pas leurrer, il vous aura contacté dans un premier temps sur d’autres plans... Sur ces plans qui vous seront devenus accessibles et où vous prendrez conscience de  l’unité divine, de l’identité divine qui existe en l’Homme. Comment faire ? La route est simple derrière ces mots compliqués qui n’ont d’autres buts que d’éloigner les curieux. Trouver le silence en soi part la pratique de la méditation, par la pratique de l’oratoire, nous ne faisons que le répéter, Accepter la solitude du cherchant sur le sentier. Les âmes doivent transmigrer pour subir les épreuves qui permettront leur réintégration dans le monde divin. Les vies successives amènent l’accomplissement soit de notre destin personnel au travers des circonstances soit d’une mission collective pour laquelle nous avons été préparés depuis longtemps. Nous sommes nés dans le seul but de réaliser notre tâche. Vous avez organisé votre naissance avec vos guides, à un certain stade vous pourrez choisir vos épreuves... Mais nous nous complaisons dans le monde de la forme, de la matière. Nous recherchons sans cesse le Maître humain qui nous gorgera de sa connaissance plutôt que de voir avec lui comment servir l’autre, les autres. Ouvrons les yeux. Notre premier devoir ne s’appelle pas «droit»,  il consiste à venir en aide à ceux qui font appel à nous sans leur réclamer la moindre contre-partie (à condition bien sur que le but poursuivi soit honnête et désintéressé). Le Temple n’a pas le monopole de cette voie, nous vous proposons seulement une démarche qui a l’avantage d’avoir été testée par des aînés. Souvenez vous, ne perdez jamais de vue votre propre progression, quelque soit le niveau atteint.

par Jean de Gisors publié dans : Livre du Chevalier communauté : Spiritualité - Esotérisme
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