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Mardi 4 décembre 2007

J'ai remarqué que, bien souvent, on confond mysticisme et religion. Et pourtant on peut être religieux sans une once de mysticisme, et vice-versa. On peut aussi être très mystique sans appartenir à une religion précise... D'ailleurs nous connaissons des vies de grands mystiques qui étaient dans ce cas. Certains vont peut-être trouver que ce travail est trop religieux. Mais je crois utile d'expliquer la différence entre religion et mysticisme. 

Essayons de définir la religion. Ce mot vient du latin "religio" qui signifie "relier", et sa définition la plus courante est "culte rendu à une divinité". Les religions, quelles qu'elles soient, doivent suivre certaines règles dictées par leur fondateur. Tout au long de l'histoire des peuples, nous voyons se développer des religions adaptées aux circonstances du moment et aux ethnies différentes. Les religions peuvent être une protection humaine pour leurs fidèles, ou encore une attente de Dieu. Les religions primitives vouaient un culte au Ciel, ce grand inconnu qui avait toute puissance sur les éléments : la foudre, la pluie, le vent, etc... Les être en déduisaient l'état d'esprit de ce Ciel, persuadés que des Esprits régissaient tout cela... Toutes les religions se sont servies d'objets considérés comme sacrés... Que ce soit dans le fétichisme, les symboles puisés dans la nature, ou dans les mythes métaphysiques, nous retrouvons ces objets sacrés... Et tous leur attribuaient un pouvoir magique. 

Même les êtres humains ou les animaux servant aux sacrifices étaient sacrés. Par exemple le taureau qui représentait la puissance a été vénéré pendant de nombreux siècles par des religions différentes. Le sacré était la manifestation de ce "quelque chose" souvent inconscient... Les modalités sacrées sont infinies. Ce n'est que lorsque la culture des civilisations a progressé que le culturel s'est transformé et que ses formes se sont de plus en plus civilisées. 

La puissance du Seigneur, Maître du cosmos, est devenue une réalité cosmique. La morale s'est transformée. Cela a été le départ de la mystique. Elle prônait la liberté de l'homme et la possibilité de faire son salut. 

Malheureusement cela a entraîné l'intransigeance. Chaque religion s'étant définie croyait détenir seule la vérité... Cela s'est répandu dans la religiosité populaire qui mélangeait encore superstitions anciennes et religion pure. De tous temps les cultes les plus anciens ont eu leurs mystiques, souvent considérés comme des fous. Mais le peuple a toujours respecté le fou ou le simple d'esprit. La mystique est une étape déterminée dans le développement historique de la religion. Elle est liée à un certain état de la conscience, de la religiosité, mais non de la religion elle-même. Le mysticisme dépasse les dogmes et les cultes publics. Dans les religions de l'Antiquité, en Orient, en Extrême-Orient, en Inde, au Japon, le dogme est incertain. Ce sont plutôt des croyances ou les légendes qui, peu à peu, se sont rejointes en un Dieu. 

Le mystique vit et transcende le rite sur un autre plan, alors que le religieux l'observe. C'est tout différent. La mystique est essentiellement spirituelle. Le mystique dirigera ses réflexions  sur le mystère de l'existence, sur le mystère de Dieu. Dans le silence de lui-même il cherchera à percer le mystère du monde qui nous entoure et, peu à peu, arrivera à la Connaissance. Il ressentira que l'abîme qui existe entre l'homme et Dieu doit se transformer en prise de conscience. Le contemplatif mystique comprendra qu'il y a deux formes différentes de la vie créative, l'une matérielle et l'autre spirituelle. Sa contemplation sera l'expression de la gloire de Dieu. La mystique a un côté mystérieux fait de mille impondérables qui amènent certains êtres. 

Mais, point n'est besoin d'être un savant. Il faut avoir le cœur pur et rempli de l'Amour de Dieu. 

Le mystique peut avoir la vision du Royaume céleste décrit dans la Bible lorsqu'elle évoque le char d'Ezéchiel que vous connaissez tous. Il représente "le symbole de la mobilité spirituelle de Dieu" qui nous accompagne durant notre vie terrestre. Un autre exemple : la Bible compare la prière mystique à l'échelle de Jacob qui va de la terre au ciel dans l'éther cosmique. Cette échelle qui a sept échelons. Elle est un perpétuel "être avec Dieu", une union intime entre la volonté humaine et divine, dans laquelle la puissance de la compréhension a développé au maximum l'inspiration. Ce symbole est conservé dans la mystique chrétienne. Saint Jean de la Croix dit que cette échelle représente la perfection mystique. Ce symbole est maintenu dans les formes religieuses qu'il soutient et valorise. En priant dans le silence et le secret, notre intelligence humaine se développera par le contact qu'elle peut avoir avec le monde intelligible cosmique. Notre âme se développera, elle aussi, en franchissant par la méditation, la prière, ou par une intense réflexion les sept sphères planétaires. Elle pourra prendre comme support magique l'idée de la divinité. Cette âme s'élèvera vers sa demeure originelle. Elle découvrira la chaîne du ciel et de la terre, de tout l'Univers uni dans le Tout. 

Elle soulèvera le voile cosmique. Elle verra les nombreuses traditions diverses qui appartiennent au cœur de la foi quelle qu'elle soit. Dans l'état mystique un flot de joie pénètre l'âme et fait disparaître tout sentiment Egoïste ou matériel. Car cette âme sera animée par la flamme d'un amour sincère et exaltant... C'est le cas de l'initié qui prend le chemin d'une pénétration toujours plus profonde dans les mystères de Dieu... Il apprendra à diriger ses réflexions. Il comprendra que l'homme a besoin des autres car seul il ne peut rien par lui-même... Mais, si son égoïsme devient pour lui la mort de l'âme, il participe à l'agonie de l'humanité... La solidarité est souvent la dernière préoccupation de l'être... Dieu a créé l'homme à l'image de la pureté, mais l'oubli de la volonté divine a fait sombrer l'être dans l'égoïsme... Pourtant, en chaque être il y a quelque chose de son semblable... Lorsque nous lésons un être, c'est aussi une partie de nous-mêmes  que nous lésons... Lorsqu'on a compris cela, le commandement "Tu aimeras ton prochain comme toi-même" a sa raison d'être... Car autrui est réellement nous-mêmes...

Vous me direz que tout n'est pas toujours beau... que le mal existe... Le mal a une réalité en lui-même et en nous-mêmes... Sa cause métaphysique peut transformer notre jugement en un absolu... Le bien et le mal sont deux entités vivantes dans le cœur de l'homme, les deux facettes de la Lumière. L'homme doit prouver sa force morale en surmontant le mal. Nul n'est réellement faible car l'âme est infinie, omnipotente et omniscient... Tout ce qui vous rend faible doit être rejeté, ce sera votre victoire... La vie n'est point dans la faiblesse... La vérité est force, pureté, source d'énergie... La vérité est Lumière... Puisons notre force dans l'Amour et la pitié que nous ressentons pour les angoissés, ceux qui ont souvent les mains vides pour avoir méconnu les valeurs spirituelles et la richesse de la fraternité dans l'Amour des autres... Ecoutez la voix de ceux qui vous appellent à travers les profondeurs de l'infini... Vous arriverez à un état permanent de spiritualité mystique... Soyez simples et modestes... Soyez près d'eux par l'Amour. Le mysticisme templier est un exemple pour nous. Dans le silence intérieur qui les habitait, ils ont fait un acte gratuit et désintéressé... Dans un élan d'Amour ils ont admis le sacrifice de leur vie pour rester fidèles à leur foi... Leur passion, leur mysticisme sont allés jusqu'à l'illumination... Dans leurs souffrances et sachant leur mort prochaine, ils ont compris que l'unique voie d'approche vers le Seigneur passe à travers nos actes et nos pensées... Ils ont compris que le cœur est le lieu où se consomme le mariage du ciel et de la terre, où est le souffle de vie... Ils ont rejoint leur être profond dont l'Esprit est immortel... La porte de l'initiation leur a permis de rejoindre le Cosmos... Dieu... Quiconque est uni au Seigneur est un seul Esprit. Ces hommes qui souffraient se sont fondus dans leur amour du Dieu qui n'a pas de nom. Ils ont tout abandonné, ont supporté une immense douleur, rien ne comptait plus... Hors cette Lumière des Lumières. Comme eux, pensons que l'Eternel notre Dieu est en nous. 

Gabrielle

 

 
par Jean de Gisors publié dans : Voie et Religion communauté : Spiritualité - Esotérisme
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Mardi 4 décembre 2007

Nous allons commencer avec cette communication une approche du Christianisme, qui correspond à l'initiation, selon le rite de Melchisédech, à l'ordination d'acolyte, dernier degré des ordres mineurs. Encore une fois, il ne s'agit que de brosser un tableau, afin que vous puissiez vous retrouver dans vos propres recherches. L'étude de l'Evolution du Christianisme dans sa forme entérinée par les Conciles n'a de véritable sens qu'au travers de l'histoire de l'époque où il se déroule, et c'est en cela qu'il convient de repartir quelques deux mille ans en arrière.

 

Les Apôtres étaient certains que la fin du monde, annoncée par Jésus, était proche, ainsi que l'avènement du royaume promis. Ils administraient une petite communauté de cent cinquante fidèles, et quotidiennement, dans le parvis du Temple, ou dans les synagogues, ils prêchaient, annonçant le retour prochain du Christ, et rappelant ses paroles. Cette communauté judéo-chrétienne, toujours respectueuse des lois, tant alimentaires que cérémonielles, de leur judaïsme d'origine, grandit rapidement au point de nécessiter la nomination de 7 diacres.

 

Si, avec cent cinquante membres, elle était trop petite pour inquiéter, avec ses huit mille membres, acquis en quelques années, la communauté finit par alarmer le sanhédrin, qui fît arrêter Pierre et d'autres, les interrogeât, et sur le conseil de Gamaliel, les fît fouetter et relâcher. Ainsi, commencèrent les premières persécutions. Et c'est ainsi que le diacre Etienne fut arrêté, le sanhédrin mis en colère par une véhémente défense, le condamna à être jeté hors de la ville et lapidé jusqu'à ce que mort s'ensuive. Un jeune pharisien du nom de Paul participe au supplice. Les communautés qui avaient Etienne pour chef, s'enfuirent à Samarie et à Antioche. Les autres, apparemment épargnées, et selon toute vraisemblance, parce qu'elles observaient mieux la loi, restèrent à jérusalem. Leur chef Pierre, allant porter l'Evangile dans les villes de Judée, est remplacé par Jacques (particulièrement respectueux de la loi), qui restera à leur tête jusqu'en 62 (soit onze années), date à laquelle il fut mis à mort. Nous reviendrons plus tard sur cet apôtre qui est sans discussion, le réel premier pape.

 

Quatre ans plus tard, profitant de la révolte des juifs de Jérusalem, les judéo-chrétiens en profitent pour partir à Pella, de l'autre côté du Jourdain, avivant ainsi un antagonisme qui commençait à poindre.

 

Par la suite, les judéo-chrétiens diminuent en nombre et en force, laissant le christianisme se transformer sous l'impulsion de Paul de Tarse ; la Galilée, où s'était déroulée l'existence de Jésus, de Madeleine, et des premiers fidèles, est devenue leur terre d'asile. Faisant la sourde oreille aux prédicateurs et repoussé par les juifs rebutés par un messie qui ignorait la lutte pour l'indépendance, le christianisme judaïque survécut 5 siècles, dans un groupe de chrétiens syriaques, les Ebionims, qui pratiquaient la pauvreté chrétienne en observant pleinement la loi juive. L'Eglise les condamna comme hérétiques, à la fin du II° siècle.

 

Entre temps, les Apôtres et les disciples avaient répandu la bonne nouvelle, de Damas à Rome, chez les Samaritains, à Césarée, à Ephèse en Syrie.

 

Pierre avait prêché, aussi bien, chez les païens que chez les juifs. Arrivé en 42, après Jacques, à Rome, Pierre y fait un maximum de prosélytes, avant d'y voir martyriser sa compagne et d'y subir lui-même le martyr en 64. Paul de Tarse est né en l'an 10. Pharisien par son père, il est élevé selon les principes de cette secte, à laquelle il considère toujours appartenir. Par son père, il est aussi citoyen romain.

 

Son instruction terminée à la synagogue locale, il est envoyé à Jérusalem "aux pieds de Gamaliel" (Gamaliel, placé à la tête du Sanhédrin, succédant à son grand-père Hillel, est un homme très érudit, ses contemporains ont eu tendance à lui reprocher son interprétation de la loi juive, dans le sens des faiblesses humaines.

 

Paul fait partie des personnes qui lapident le diacre Etienne, c'est aussi lui qui va de maison en maison, à la recherche des adeptes "de la voie". Dans ce but, il se rend à Damas, et en route, une lumière éclatante... une voix... Paul tombe de cheval, et reste aveugle trois jours. Un juif, converti au christianisme, l'aide à recouvrer la vue, et le baptise... Quelques jours après, Paul prêche dans les synagogues, son tout nouveau christianisme.

 

Les juifs offensés par ce revirement, tentent de le faire arrêter, les chrétiens l'aident à s'échapper. Et il part pour l'Arabie, où il restera trois années à prêcher.

 

De retour à Jérusalem, il obtient le pardon et l'amitié de Pierre, mais Les autres restent méfiants, seul Barnabé, un jeune converti l’aidera à convaincre les Apôtres.

 

Les juifs étant toujours menaçants, Paul est envoyé à Tarse, où Barnabé viendra le chercher huit ans plus tard, et lui demandera de l'aider à Antioche. Ils y firent tant de conversions que leur nombre dépassait le nombre total des autres communautés. L'Eglise d'Antioche, la première, comporta des chrétiens non juifs convertis, mais païens convertis. Elle était formée par une forte minorité de marchands, riches, créant ainsi un "fond pour les missions", dont furent chargées Paul et Barnabé

 

... Partout, l'accueil est encourageant. Mais les juifs voyant Paul prêcher à des païens, développent des arguments identiques sur la loi juive, et spécialement sur la circoncision, qui est le symbole de l'alliance établie par Moïse, entre Dieu et son peuple. Paul et Barnabé savent que si ces idées prévalent, le christianisme restera toujours une "hérésie" juive, et que dans ces conditions, sa vie sera brève. Ils provoquent alors une réunion des Apôtres à Jérusalem.

 

Après bien des discours, ce concile avant la lettre, décide d'accepter les païens sous réserve qu’ils s’abstiennent d'immoralité, et de consommer de la viande provenant d'animaux sacrifiés ou étranglés. Jacques fut contre, mais Pierre l'emporta. Il apparaît vraisemblable, qu'en contrepartie, l'Eglise d'Antioche, fort riche, envoya quelques subsides à l'Eglise de Jérusalem. Mais, Paul rencontrera toujours un parti d'opposition très violent, aussi bien chez les chrétiens que chez les juifs.

 

Lors de son second voyage missionnaire, Paul parcourra l'Asie Mineure, puis la Grèce, visitant les Eglises existantes. C'est à son retour à Jérusalem, que les juifs le voyant dans un Temple, s'empareront de lui. Il est sauvé par une patrouille romaine qui l'arrête et l'envoie à Césarée. Il y restera deux années, prisonnier à domicile, pouvant recevoir qui il voulait, et écrire, comme il voulait. Romain, il demande à être reçu par Néron, et rejoint Rome. Le voyage est très mouvementé. Il attendra, dans une semi-liberté, que l'empereur le reçoive. C'est à cette période qu'il écrit beaucoup.

 

Il meurt décapité en 64, peu après l'incendie de Rome.

 

Son influence ne se fait pas immédiatement sentir, ses communautés sont de minuscules îlots dans un océan païen, l'Eglise de Rome est devenue celle de Pierre, et Paul est presque oublié pendant un siècle. Il fallut attendre que la tradition orale commence à s'effacer, au milieu des hérésies de toutes sortes, pour que les Epîtres de Paul constituent une référence, unissant les congrégations éparpillées. C'est ainsi que Paul devint la structure théologique du christianisme, mais de si nombreuses conversions n'avaient pu être obtenues, qu'en adaptant les paroles de Jésus aux traditions et religions locales.

 

Paul avait combiné la morale juive, la métaphysique grecque et transformé le Jésus des évangiles pour en faire le Christ de la théologie. Il avait créé un nouveau mystère, qui devait absorber tout le reste, et lui survivre.

par Jean de Gisors publié dans : Voie et Religion communauté : Spiritualité - Esotérisme
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Lundi 3 décembre 2007

J'ai hésité longtemps à vous parler d'un " voyage " que j'ai fait et que j'ai noté au réveil. J'ai eu peur que vous trouviez cela trop personnel ... Mais mon guide m'a conseillé de le faire car, dit-il, il y a dans ce Voyage un enseignement qui s'adapte à la Massenie.

 

L'après-midi avant la nuit de la Pâque, j'écoutais France-musique qui diffusait Peer Gynt, l'opéra de Grieg ... Cela faisait surgir le souvenir d'un ami que nous avions il y a de nombreuses années.

 

Bien souvent, une musique, un parfum, un site, vous ramènent à un évènement oublié dans un repli de notre cerveau.

 

Cet ami, en but à de grandes difficultés, m'avait emmenée à trois reprises dans l'hiver au théâtre pour voir Peer Gynt. Il disait que c'était pour lui un bain de pureté au milieu des soucis. Puis il y a eu la coupure de la guerre ...

 

Notre ami avait été déporté et, à la fin de la guerre, à sa libération, j'ai reçu une lettre de lui. Il était soigné dans un centre hospitalier en Allemagne.

 

Il me disait : " Je vais mourir ... Ma pensée va vers toi en espérant que tous les tiens sont saufs. J'ai subi des souffrances physiques inimaginables, et une profonde souffrance morale. Mon corps n'a pas résisté ... Amie, ne pleure pas ... Maintenant que je suis sorti de l'enfer, mon âme a retrouvé son calme. Je pars sans haine, je suis libérée du mal des hommes. Je vais m'endormir dans le sein du Seigneur ... ". Je lui ai écrit immédiatement pour lui dire ma joie de le retrouver, mon espoir qu'il surmonterait cette dernière épreuve et l'assurer de ma pensée.

 

Hélas, quelques jours après, ma lettre est revenue avec la mention " décédé ". Le souvenir de ce passé m'a accompagné tout le jour, je me suis reproché de l'avoir oublié, de l'avoir sorti de ma mémoire et j'en ai été bouleversée. Dans la nuit qui a suivi, c'était la nuit de la Pâque, j'ai fait un " voyage " :

 

Je me suis retrouvée dans un monde que je connaissais bien pour y être allée souvent. Une foule d'êtres à peine matérialisés m'entourait. C'était les âmes des martyres morts pour leur foi, ou de ceux que la méchanceté des hommes, la haine, a tués. Ces martyres accumulés depuis des siècles, venant d'horizons très différents, de tous pays, de toutes confessions. Ils ont formé un égrégore entouré d'un hale lumineux. Ils étaient vivants et irréels, leurs regards étaient dirigés vers moi. Chez certains, par moment, je voyais une inquiétude. Alors je retrouvais en moi la peur de mon enfance, je sentais renaître cette peur ancestrale, instinctive, cette peur du devoir d'affronter seule un monde empli d'hostilité, un monde que l'on ne peut toujours concilier avec soi-même. Mais, dans ce même monde, l'amour de certains êtres est notre refuge. Il s nous permettent de trouver la force de lutter. Je savais que j'étais en " voyage " et que les sentiments qui m'habitaient étaient ceux d'un être vivant sur terre. Ces âmes étaient silencieuses ... Un être a parlé : " Dis leur, aux vivants, que notre âme a besoin d'eux ". Et je pensais, ils n'ont pas de tombes pour perpétuer leur souvenir, pas de cimetière pour les rattacher à la terre. Pour les vivants, ils ne sont plus que des noms ou des anonymes, leur cimetière est dans le ciel. Je leur parlais et seuls leurs regards me répondaient, ces regards qui reflètent l'éternité.

 

Je n'ai jamais prié pour eux avec tant de ferveur, du plus profond de moi, du plus douloureux de mon être renaissait un chant depuis longtemps oublié. C'était le verset qui promettait au Juste la Félicité et la Lumière.

 

J'ai pensé qu'à l'heure de l'épreuve l'homme se surpasse ou sombre. J'ai mesuré combien parfois nous nous éloignons de la réalité divine, de cette vie qui nous entoure et qui sera nôtre un jour. Eux, ils ont souffert sans révolte envers le Seigneur, ils sont partis vers la Lumière.

 

Seigneur, Eternel notre Dieu, notre Père, libère nous du mal qui est en nous et autour de nous, libère nos enfants afin qu'ils n'aient pas la tentation de te maudire et libère aussi ceux qui meurent en sanctifiant ton Nom.

 

Gabrielle

par Jean de Gisors publié dans : Voie et Religion communauté : Spiritualité - Esotérisme
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Lundi 3 décembre 2007

Nous recherchons la connaissance, la compréhension des lois divines, du mystère de la nature et de la complexité de l'homme. Nous n'aurons de solution que par l'étude de l'univers et de la vie, en lisant dans le cœur des êtres, mais il faut résoudre le problème de l'opposition des forces matérielles et de l'esprit.

 

Chacun de nous est engagé dans la construction du Temple sur terre. Pour réaliser cela, il faut travailler sur les trois plans : physique, mental et spirituel. L'être doit transcender le monde. Le Seigneur lui a confié ce monde avec toutes ses possibilités, bonnes ou mauvaises. Pour nous exprimer, nous avons la parole, fille de  la magie et du verbe. Elle est jugement, synthèse et analyse, et l'écriture transmet cette parole.

 

Il faut prendre conscience de notre esprit, né du Moi divin qui est en nous. Mais,... l'épreuve est là, la douleur, l'adversité nous habitent et par moment, nous nous sentons perdus. C'est alors que nous devons rechercher le silence et la méditation pour nous retrouver. Nous entendons notre petite voix intérieure qui ne nous trompe jamais. C'est de ce silence que naît la conviction qu'il existe un "quelque chose" qui nous guide et par lequel nous trouverons la totalité divine.

 

Abandonnez-vous à la puissance spirituelle. Il y a tant de choses en vous... toutes les possibilités, la sagesse, l'amour, la force de vie.

 

Souvent notre malheur vient de notre propre ignorance de nous-mêmes, de la contradiction entre notre Moi profond et nos actes. Il faut tendre vers l'accession à l'union mystique de l'être avec la réalité divine. C'est en faisant briller votre lumière intérieure et en la projetant que vous aiderez à disperser les brumes du doute, de la peur et du désespoir. La prière peut nous aider, mais il ne faut pas qu'elle soit une supplication ou une demande égoïste, elle doit être une aspiration vers l'amour divin, l'expression de notre âme et de notre cœur.

 

Recherchons la communication avec ce qui nous entoure, et avec l'au-delà. Pensez à ceux qui nous ont quitté, ils ont une vie très différente de la nôtre, mais ils sont près de nous, nous suivent et parfois nous aident à mieux comprendre, c'est un véritable réconfort.

 

Le contact avec certains et avec nos guides existe, mais hélas la plupart du temps, nous ne rapportons que peu de choses de nos voyages... pourtant, nous ne sommes pas seuls.

 

Ils sont parents, amis, qui nous entourent, nous sommes une chaîne d'âmes.

 

Servir le prochain sur tous les plans, amener les êtres à la connaissance est notre devoir en ce monde.

 

Je suis depuis quelques temps en correspondance avec un Etre sûrement très évolué et très avancé sur le chemin de la Connaissance. Vous le connaîtrez sûrement un jour, mais, en attendant, il préfère garder l'anonymat. Il connaît l'existence de la Massenie à laquelle il participe en pensée. Je vais d'ailleurs vous lire les vœux qu'il adresse à la Massenie :

 

Mes Sœurs, mes Frères,

 

A vous de la Massenie, Néophyte ou Maître, peu importe : c'est la fonction qui seule compte. Qui que vous soyez et où que vous soyez, quel que soit votre rang, grade ou dénomination, quel que soit votre mouvement ou obédience, ce message est le vôtre.

 

Celui qui vous l'adresse n'est ni un Maître, ni un Initié, ce qui ne l'empêche pas pour autant de rechercher la Maîtrise et l'Initiation à chaque pas du sentier de la Vie. Comme vous, il a commis des fautes et, malgré sa bonne foi, il en commettra d'autres encore. Enclin autant qu'un autre à l'erreur, il sait, néanmoins, que l'homme est perfectible. C'est cela qu'il entend vous dire en son nom propre et cela seulement.

 

"Fidèle à une Tradition plusieurs fois millénaire, formulant des vœux pour que vos espérances les plus justes et sincères soient récompensées, je vous adresse ce message sacré entre tous :

 

"PAX VOBISCUM. AMEN !"

 

C'est lui qui a forgé le bijou symbolique que certains d'entre vous connaissent déjà. Il l'a porté autour de son cou, suspendu à une chaîne de métal, pendant sept ans. Il estime que maintenant ce bijou doit appartenir à la Massenie.

 

J'ai médité dessus et je vous communique ce que cela m'a inspiré.

 

J'ai remarqué qu'il possède 26 rayons, ce qui correspond aux 26 Frères de la première Massenie.

 

Au centre, le triangle équilatéral, symbole d'équilibre et de stabilité... le ternaire qui est l'Unité parfaitement manifestée. Ce triangle peut être aussi l'unité dans le travail et forme une résultante équilibrée d'une forme active de l'énergie sur une résistance passive. Il est le principe trinitaire, création résultant du 1 et du 2.

 

Dans ce principe il est le Père, le Fils, l'Esprit.

 

Le "Père" est la conscience générale de l'Unité aussi bien dans l'infirment grand que dans l'infirment petit.

 

Sous le nom de "Père" on peut symboliser la conscience universelle non manifestée, le conscience vierge. C'est le rapport éternel, invariable, l'équilibre absolu permettent de mettre en œuvre tous les rapports dans un temps et un espace limité.

 

Le "Fils" représente les fractions de la conscience éternelle du "Père" dont elles sont le reflet dans le temps et l'espace.

 

Ce sont les impulsions du "Père" qui entreront dans la conscience du "Fils" formant ainsi la conscience manifestée.

 

Le petit saphir jaune dans le triangle figure l'œil, c'est à dire, la Sagesse qui observe... le principe du Bien qui fixe le Mal pour l'éloigner... l'énergie de la vie universelle... ou... plus exactement l'Esprit... la Connaissance intégrale, la réalisation future de tous les développements de la conscience.

 

On pourrait dire que le Père est la conscience universelle "avant" le discernement des possibilités, le Fils la conscience universelle "après" et l'Esprit "l'avenir" et le "tout" dans une même éternité.

 

Le cercle qui entoure le triangle est le symbole de l'animation, du temps. Il est la roue, la Rouha de la kabbale, le souffle qui permet le processus de la circulation de l'infini, qui tourne sans arrêt... le signe de l'Absolu, principe de l'Unité.

 

Cette  figure géométrique de l'ensemble correspond au nombre qui est son complémentaire. C'est un "soleil en miniature".

 

La kabbale dit que la langue des nombres est la langue des idées, des pensées. C'est le symbole le plus précieux. Il représente les "principes" des choses.

 

La kabbale considère la symbolique des lettres, des mots, chiffres et nombres par rapport aux figures géométriques, comme une méthode complexe, assez parfaite, pour transmettre l'idée de l'Unité et de la Connaissance. L’Unité étant là-bas de l'ordre universel. Ceci relève des notions d'arithmosophie. Les chaldéens, les égyptiens et les hébreux pratiquaient la science des nombres et de leurs correspondances. Je vous en ai déjà succinctement parlé, ainsi que des symboles et des chiffres dans un travail qui vous a été remis. J'ai donc pensé inutile d'en reparler aujourd'hui quoiqu'il y ait toujours quelque chose de plus à dire.

 

Il y a une force unique qui pénètre le monde visible et le monde invisible. Certains symboles nous permettent de la réaliser.

 

Ces mondes forment un tout à l'image de la création. Le "mot", la "parole", naquirent du mouvement correspondant aux lettres et aux nombres ainsi qu'aux formes géométriques, et forment avec eux une unité inséparable.

 

Tout ceci donne un sens à la magie, à la liturgie, et à guider l'orientation des églises et des temples vers l'Orient, le soleil levant.

 

La porte par laquelle devait passer le baptisé s'appelait la porte de Vie, car elle laissait entrer la Lumière dans le "carré-long" de l'édifice. Hélas, cela s'est perdu. Peu de gens appellent encore cette porte la porte de Vie.

 

Quand je vois les églises modernes en béton, je me demande quelle est leur orientation et leur dédicace. Et pourtant... la Porte était une voie ouverte à tous, qui menait au Seigneur... plus que l'érudition qui n'est pas la voie véritable, elle n'en est qu'un moyen.

 

C'est par l'érudition ou par réflexion que l'homme cherche, en général, son devenir après la mort... Il ne l'atteindra que par son travail intérieur... que lorsqu'il aura en lui la sérénité... Quand il aura admis que la mort n'est qu'un changement d'état, le passage d'une vie à une autre... quand il aura réalisé en lui les trois piliers de l'Arbre de Vie : la compréhension... la douceur... la force...

 

C'est par l'initiation qu'il y arrivera. Mais, l'initiation doit être graduelle et doit se poursuivre toute la vie.

 

Dans les Massenies c'est la mission du Magister de rassembler ce qui est épars, de faire du travail spirituel, de répandre, suivant ses moyens, la Lumière.

 

Lorsqu'on peut atteindre "en voyage" certaines sphères, on est heureux de sentir une liberté... d'être sur des plans plus subtils, qui vous permettent de comprendre mieux et de voir mieux les événements, et les sentiments des uns et des autres... Notre jugement est plus dépouillé.

 

La présence des désincarnés est parfois très réconfortante... Mais je dirai aussi que cela peut être un piège, car, si l'on a une vie très dure sur notre terre... on voudrait partir... et, ce serait une faute, ce serait rater l'épreuve et ne pas accepter d'assumer sa vie. Mais il est vrai que l'on voudrait aussi retrouver le contact. Mais, ce serait une faute, ce serait rater l'épreuve et ne pas accepter d'assumer sa vie. On voudrait aussi retrouver le contact que l'on avait avec nos disparus du temps de leur vivant. Nous pouvons être assurés qu'ils sont près de nous, même lorsque nous n'en avons pas la sensation.

 

Gabrielle

par Jean de Gisors publié dans : Voie et Religion communauté : Spiritualité - Esotérisme
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Lundi 3 décembre 2007

Tout le monde connaît cette phrase qui débute le prologue de l'Evangile selon St Jean : "Au commencement était le Verbe… Le Verbe était avec Dieu… Le Verbe était Dieu…"

Nous pouvons traduire cette phrase par : "La Sagesse était auprès de Dieu dès le commencement, avant ses œuvres les plus anciennes, lorsque régnait le silence de Dieu, ce silence qui abritait la Sagesse idéale".

La Parole de Dieu est sortie de ce Silence pour propager la Loi afin que l'homme découvre qu'il est issu de Dieu et retournera en Lui.

St Jean a parlé dans ce prologue de la médiation, que les Juifs traduisaient par la Shékinah de l'arbre séphirotique. Celle-ci dit qu'Elle a toujours existé près de Dieu et qu'elle est entrée dans l'âme de l'homme. Elle est l'intermédiaire entre Dieu et les hommes.

St Jean a dit en parlant de la médiation : "Elle est la Lumière vraie, l'harmonie illuminant tout être qui vient au monde car les enfants de Dieu ont en eux le Verbe de vie".

L'église catholique a contredit St Jean. Elle n'admettait pas que le verbe habite tout être, qu'il soit baptisé ou non.

Je pense que cette position a été prise afin de structurer l'église en lui imposant certains dogmes. Il fut un temps ou l'église a puisé aux sources vives de la vérité. Elle a installé St Pierre à Rome, St Jean à Ephèse, St Jacques à Compostelle, formant un triangle qui, dans le ciel, est la figure par excellence. Mais les hommes, à cause de leurs faiblesses, n'ont pas soutenu l'effort… Des discussions théologiques, des apriorismes, des intolérances, ont fait  qu'ils se sont écartés de la vérité première et ont refusé certaines idées admises au départ. Alors, bien des choses se sont embrouillées dans la tête des hommes.

C'est à cette conclusion qu'étaient arrivés les Templiers. Par des contacts très divers qu'ils eurent en Orient avec ceux qui appartenaient au trois Religions monothéistes et par leurs études occultes, ils ont été à même de déceler les erreurs.

Ils se sont exprimés par des écrits que nous retrouverons peu à peu. Mais, surtout, ils ont gravé des symboles pour que subsistent la connaissance au fil du temps.

Les Templiers se sont volontairement occultés, à cause de la nécessité des temps, allant jusqu'au sacrifice de leur vie. Depuis, certaines personnes, de manière justifiée ou pas, essayent de relancer des courants templiers mais, c'était compter sans les descendants du temple qui œuvrent dans l'ombre pour continuer leurs travaux à travers les siècles.

Si je vous en parle aujourd'hui, c'est parce qu'il y a une véritable énergie de réveil templier. Les énergies de transition de millénaire ont toujours baignées dans les énergies Mariales qui sonnent le retour à l'activité des Chevaliers de Christ. Mais cela ne peut être fait n'importe comment. A la Massenie, nous baignons dans ces énergies au travers de nos enseignements, du symbolisme templier que nous essayons de déchiffrer car il recèle une véritable connaissance tirée de la loi d'analogie.

Cette énergie représente le reflet de l'ordre cosmique fondamental. L'unité est la loi de Dieu ; fin et commencement de toute chose. L'évolution n'est autre que la loi de la vie. C'est la permanence au sein de l'évolution.

Pour l'homme, c'est l'intuition qui doit l'amener à la conscience réalisée et effective du Soi. L'ascension de notre évolution est la Loi du perfectionnement. Puisque nous vivons à l'heure actuelle un réveil templier, nous devons plus que jamais rejoindre leur esprit, comprendre leur sagesse ; c'est à dire la connaissance qu'ils nous ont transmise. Il y eu le temps du secret, vivons le temps de l'action en nous-mêmes et répandue pour tous. Nous portons la croix templière faite de sang et de lumière, montrons-nous en dignes.

Il nous faut parcourir le chemin qui vient de Dieu et qui nous ramènera vers Lui. Ce chemin est fait de Science, de foi, d'intelligence et de sensibilité. Beaucoup d'êtres soufrent parce qu'ils n'ont pas réalisé la réalité qui est un fait qui s'impose à la sensation. L'ont-ils vraiment cherchée ? Ont-ils réalisé que souvent l'origine de la douleur n'est autre que la soif du désir matériel ou spirituel ? La souffrance est la conséquence du passé ou du choix que nous avons fait avant de nous réincarner. Mais le désir doit se transformer en vouloir. Ont-ils réalisé que, même au plus profond de notre douleur, de notre doute, l'espérance doit nous guider ? Elle est la transformation de l'âme vers l'Amour divin.

Il faut donc rechercher cette réalité profondément, calmement et aller de l'avant. Le langage du symbolisme si cher aux Templiers est celui de l'inconscient. Il met en action le vouloir profond de l'être qui traduira par le langage des figures ou des objets abstraits.

En chacune des consciences individuelles se fait un travail vers la Lumière. L'influence secrète de certains initiés aide à éveiller les consciences, la méditation aussi. Elle peut amener les êtres à "décoller" et à voir les mondes qui les entourent. C'est dans ces mondes que nous réalisons notre vie, nos actes, ce que nous appelons : notre mort et, que nous allons vers l'initiation.

Le guide ou le Magister qui initie un être dans la voie menant vers les étapes supérieures de la conscience, jusqu'à l'illumination, doit assumer sa responsabilité. Il est parfois le guide occulte d'un groupe. C'est néanmoins une responsabilité très grave qu'il prend. Si l'épreuve est bien menée, ce sera pour lui un échelon de plus vers la grâce. Quant à l'initié, il doit être maître de lui pour devenir adepte. Je peux vous dire que l'instruction reçue lors de voyages astraux est bien plus significative que la théorie du livre car ce dernier ne peut que nous servir à conduire le cheminement de notre pensée.

 

Quand nous voyageons,  notre corps astral devient un pont jeté sur le gouffre qui sépare la conscience humaine du cerveau physique. Ce pont existe pour faciliter la communication entre le corps astral et le corps physique, entre l'astral et le mental supérieur. Une partie du plan astral représente l'état de conscience de l'être qui s'y trouve. Mais, hélas, la puissance du désir étant en général plus forte que la raison, il faut être libre et maître de soi pour y arriver. Tout être peut voyager dans l'astral. Quand nous voyageons, toutes les sphères sont autour de nous mais, c'est seulement en fonction de notre degré d'évolution que nous atteignons tel ou tel niveau mais, cela ne veut pas dire s'il y a des barrières entre les âmes. La communion se fait d'âme à âme. Il y a, comme sur Terre, des communion affectives qui peuvent revêtir le même caractère qu'ici-bas. Par exemple, je rencontre certains êtres que j'aime maternellement. Peut-être est-ce parce que je ne suis pas une désincarnée et que j'apporte avec moi un sentiment terrestre… Je puis vous assurer qu'il y a une grande fraternité entre les âmes malgré l'inégalité du développement initiatique. On sent le lien qui peut unir certaines d'entre elles et qui est d'une nature bien plus élevée que le lien terrestre ou plutôt, qui est autre, beaucoup plus profond…. Ces êtres ont dû se connaître au cours d'incarnations multiples mais, aussi, dans certains cas, c'est seulement la similitude de leur mort qui les a rapprochés.

Je vous ai déjà dit qu'une partie du plan astral représente l'état conscient spécial de l'être qui s'y trouve. Nous savons qu'il y a des divisions dans chaque plan. Après les avoir traversés, nous arrivons finalement dans le plan Mental supérieur, celui de l'intelligence universelle de la matière. Là, c'est le plan de la Conscience exprimée en pensée. C'est dans ce plan que se créent les formes pensées que certains peuvent entendre par télépathie.

En continuant notre ascension, nous arrivons tôt ou tard aux régions supérieures et, particulièrement celle des Archétypes…

Le monde des archétypes est très important. Il contient tout dans tout. Entre autre, c'est le monde où se cultivent les arts… C'est aussi dans ce monde que vivent les germes occultes de toutes les religions, sectes ou philosophies à l'état pur. Mais le côté purement ésotérique de chacune de ces formes de pensée est perdu pour la plupart dans le monde de la manifestation, notre monde ou, du moins, est-il très déformé.

C'est particulièrement vrai pour l'expression des Eglises… Et pourtant, l'homme devrait savoir que l'ésotérisme permet d'étudier la racine des religions. Que ce soient les religions dites révélées ou des sectes religieuses créées par l'homme, cela revient au même… En fait, elles expriment toutes le respect des 10 commandements exprimé différemment selon les cultures ou les races…

En pratiquant la recherche occulte d'une religion, on arrive à en distinguer la quintessence, le côté divin. Malheureusement les hommes ne cherchent pas à connaître le côté ésotérique de leur religion. Pour certains, c'est la peur de remettre en cause la question des dogmes qui sous-tend cette non recherche, pour d'autres, c'est la facilité de croire sans réfléchir ce qu'on leur a inculqué.

Pour des raisons pratiques et souvent politiques, l'homme a du codifier sa religion. Ce faisant, il s'est écarté de la source, cristallisant la lettre et non l'esprit. Seule, l'étude de l'ésotérisme lui permettra de revenir à la source. Il redécouvrira sa religion, en comprendra sa valeur profonde du gestuel en communiant avec les ondes qu'il propage. L'ésotérisme, à mon sens, ne peut que spiritualiser une religion.

Enfin, après le monde des archétypes, le dernier domaine est la contrée lumineuse des grands Maîtres qui ne se réincarnent plus. Leurs missions tournent autour de l'instruction et de la guidance des vivants ou des désincarnés. Ils baignent dans l'océan de la Sagesse divine. Ils initient chacun de nous. Il faut savoir que certains d'entre-nous ont été choisis et formés par eux de longue date. Fidèle à leur foi, ils n'imposent jamais et nous laissent toujours notre libre-arbitre.

Ils forment une chaîne d'or, source de Lumière et de Feu qui anime, à travers l'âme universelle, l'espace, le mouvement, la matière et l'âme individuelle.

Je dirais, comme conclusion, que dans le coeur ou dans l'âme dépouillée, tout calcul, défense, réaction, égoïsme, disparaissent. Seule l'insondable paix intérieure subsiste. Il ne reste plus que la Lumière ou ce que les croyants appellent Dieu.

Pour en arriver là, je puis vous redire qu'il faut que l'initié soit maître de lui.

 

Elevez votre esprit vers les hautes harmonies où vous sera révélé le secret auquel vous aspirez. Marchez sur la voie qui vous est ouverte et, au fur et à mesure, vous comprendrez et sentirez. Montez afin d'être digne de découvrir, voile après voile, le secret qui vous est promis. A chaque pas en avant, vous serez ému dans tout votre être. Vous verrez cette chose dangereuse et magnifique que vous devez cacher en vous pour ne la confier qu'aux frères ou aux sœurs qui peuvent la comprendre. Vous aurez rencontré le secret des Sages…

 

Gabrielle

par Jean de Gisors publié dans : Voie et Religion communauté : Spiritualité - Esotérisme
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