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Vendredi 7 décembre 2007

Le concile de Latran V (1512)

Louis XII, roi de France, projette de convoquer un concile à Pise en 1511, Jules II, pape de l'époque, réagit, et annule la convocation du roi, au profit d'un concile pour le 19 avril 1512. Le concile de Louis XII sera transféré en différents endroits successifs, sans pouvoir s'imposer. Le pape comptant plus de participants, et ayant condamné l'assemblée de Pise, dès sa première session. La totalité des royaumes se rallieront (même la France), à la mort de Jules II (1513), amenant ainsi le concordat de Bologne. Ce concile diminue quelque peu les pouvoirs des religieux, approuve l'institution des monts de piété, pour des emprunts à taux réduits. Mais, il faut surtout noter que ce concile passe à côté des véritables problèmes. Il cesse ses activités en 1517, année de la réforme protestante.

Le concile de Trente (1545 - 1563)

Le rapide succès de la réforme protestante imposait un concile. Pour avoir un résultat, il fallut 10 ans d'attente et 3 convocations. Le concile est ouvert le 13 décembre 1545. Il tiendra 25 sessions publiques sur 18 ans. En réalité, il ne se réunit que trois fois. La 1° fois, de 1545 à 1549, soit 8 sessions à Trente, à Bologne dès 1547, à la suite d'une épidémie de typhoïde, et en 1549, où le pape décide la suspension du concile. De 1551 à 1552, le concile se réunit à Trente, en 6 sessions publiques. Dès le début 1551, on note la présence des protestants, mais les contacts sont sans résultats. Jules III meurt en 1555, il sera suivi de Marcel II et de Paul IV. La reprise du concile sera l'oeuvre de Pie IV. Il est motivé par la croissance du Calvinisme en France. La troisième période de travail commencera en 1562 et se terminera en 1563. Les participants furent : 71 en 1° période, 65 en 2° période, et 216 au maximum pour la 3° période. Le concile se prononcera sur tous les points de la doctrine catholique, les institutions sont révisées, toutes les décisions reçoivent l'approbation du pape.

à suivre...

par Jean de Gisors publié dans : Voie et Religion communauté : Spiritualité - Esotérisme
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Vendredi 7 décembre 2007

Conformément aux dispositions prises par Constance, des conciles se réunissent en 1423 à Parme, puis à Bâle en 1431. Le pape est Eugène IV. Le nombre de délégués, présents le premier jour, est infime. Eugène IV annule et dissout le concile, malgré l'opposition des délégués sur place, mais l'arrivée de plus en plus importante des délégués oblige Eugène IV à revoir sa décision. Le concile reste en place et devient un organisme de gouvernement qui commande depuis Bâle, tandis que le pape essaie de le faire depuis Rome. La crise éclate, en 1437, quant au choix de la ville qui accueillera la délégation grecque. Le concile propose Bâle ou Avignon, le pape, une ville italienne. S'étant mis d'accord avec les grecs, le pape propose Ferrare, et décide de transférer le concile dans cette ville. La partie majoritaire du concile refuse, mais comportant fort peu d'évêques, ainsi ces derniers acceptent la proposition du pape, le concile se rend à Ferrare. (La majorité du concile, à Bâle, dépose Eugène, et élit Félix V, mais cela restera sans suite).

L'assemblée de Ferrare fut un succès pour le pape, avec autour de lui 70 évêques occidentaux, 20 évêques orientaux, l'empereur Jean VIII Paléologue. Les discussions portent sur le "Filioque", sur la primauté de Rome, le purgatoire et l'eucharistie, et donne lieu à d'interminables débats. Divers motifs d'ordres sanitaires, mais surtout d'ordres financiers, incitent le pape à transférer le concile à Florence, en Janvier 1439. C'est là, que l'assemblée s'accordera et procédera à la rédaction d'une bulle d'union, lue en session publique, le 6 juillet 1443.

L'union avec l'Eglise grecque sera peu durable, en grande partie à cause du manque d'appui de l'Occident, en 1453, quand les Turcs prendront Constantinople, rompant le contact. Les réunions régulières tombent en désuétude. Les appels pour une réforme interne de l’Eglise, ne reçoivent pas de réponse, le pape s'occupera surtout de restaurer son autorité, dans les états pontificaux. Les circonstances, toutefois, en décideront autrement.

à suivre ....

par Jean de Gisors publié dans : Voie et Religion communauté : Spiritualité - Esotérisme
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Vendredi 7 décembre 2007

La plus haute tâche de ce concile est le rétablissement de l'unité dans l'Eglise d'Occident. A la mort de Grégoire IX qui avait fixé, à nouveau, à Rome, la résidence des papes, les cardinaux élisent, en avril 1378, Urbain VI. Cinq mois plus tard, une partie des cardinaux annule l'élection d'Urbain VI, et nomme Clément VII qui se fixe en Avignon. A nouveau, les deux papes cherchent des partisans. L'Allemagne, l'Angleterre et l'Italie pencheront pour Urbain VI, alors que la France, l'Ecosse et le Portugal voteront pour Clément VII. Le schisme est né, et il se prolonge, car Urbain VI sera remplacé par Boniface IX, puis par Innocent VII, puis par Grégoire XII. De son côté, Clément est remplacé par Benoît XIII. Un concile général, en 1409, réunit à Pise 600 personnes, dont une centaine d'évêques des deux tendances, qui déposent Benoît XIII et Grégoire XII, et élisent Alexandre, à qui succédera Jean XXIII. Aucun des papes déposés n'acceptant la décision, il y a trois papes en place. Sigismond, futur empereur d'Allemagne, poussa Jean XXIII à convoquer un concile à Constance.

 

La première session publique est le 16 novembre 1414, l'assistance est faible, mais s'accroît très vite, au point que la petite cité de 10 000 habitants recevra entre 16 000 et 20 000 personnes. Chacun a son escorte, et ses soldats. Jean XXIII sent dès le début que l'assemblée lui est peu favorable, aussi s'enfuit-il déguisé en arbalétrier, dans la nuit du 20 au 21 mars 1415. Le concile, abandonné du pape, déclare alors sa supériorité sur toute institution ecclésiastique (Décret Sacro-sancta du 8 avril 1415), Jean XXIII est déposé, Grégoire XII démissionne, et Benoît XIII est déposé, à son tour, après quelques discussions. Le champ est libre, et le 11 novembre, on élit Martin V. Ce problème réglé, on s'occupera également de Jean Huss, un prêtre Tchèque qui sera condamné et brûlé ultérieurement. Le concile signe quelques concordats avec les nations présentes, et il établit des réunions régulières d'évêques pour les temps à venir.

 

à suivre...

par Jean de Gisors publié dans : Voie et Religion communauté : Spiritualité - Esotérisme
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Jeudi 6 décembre 2007

Deux hommes dominent ce concile, Clément V et Philippe le Bel. Philippe possède un moyen de pression sur Clément V, la menace du procès de Boniface VIII, prédécesseur de Clément. Ce dernier n'esquivera cette pénible éventualité, qu'en faisant des concessions au sujet des Templiers.

 

Les Templiers, Ordre de moines-soldats, s'étaient fixés comme tâche, la protection des pèlerins en Palestine, et la garde des Lieux Saints. La perte de Saint Jean d'Acre sonne le glas de l'objet propre de leur fondation et commande leur retour en Europe. Une bonne gestion rend leurs Maisons prospères et fait de l'ordre, une puissance importante. Philippe le Bel cherche à en obtenir la suppression. Ses motifs sont principalement financiers. Il soumet la question au pape, dès son couronnement en 1305, et sans attendre la réponse, il prend les devants, fait arrêter les Templiers et confisquer leurs biens le 13 octobre 1307. Un concile est convoqué par le pape à ce sujet, mais il est repoussé de 1310 à 1311 pour complément d'informations. Après bien des hésitations, le pape décide la suppression (et non la condamnation) de l'Ordre du Temple.

 

"Nous abolissons, non sans amertume, et douleur intime, non pas en vertu de sentence judiciaire, mais par mode de décision ou ordonnance apostolique, le susdit Ordre du Temple, avec l'assentiment du Saint Concile". Les biens seront attribués aux Hospitaliers.          

 

L'assemblée s'occupera également de régler un différent au sein de l'Ordre de Saint François. Votera une dîme, en faveur de la Terre Sainte, ainsi qu'une série de mesures concernant la situation des moines, vis à vis des évêques, les procédés d'inquisition et la création de chaires de langues orientales dans les universités.

 

Ce concile termine la série des conciles médiévaux, l'union toute neuve des Eglises de Rome et de Constantinople cessera en 1378. Cela sonnera la fin de la prédominance du pape sur le concile qui deviendra la plus haute instance de la chrétienté.

 

à suivre...

par Jean de Gisors publié dans : Voie et Religion communauté : Spiritualité - Esotérisme
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Jeudi 6 décembre 2007

Le concile de Lyon I (1245) 

Il est réuni par Innocent IV, à Lyon, pour régler le conflit entre le Pape et Frédéric, au sujet des droits de l'Eglise, en Italie, (cela avait motivé la fuite du pape de Rome). Déjà, l'empereur avait fait échouer une tentative de concile en 1240, sous Grégoire IX, en interceptant les évêques convoqués. Le concile siège dans la cathédrale, la participation est faible, 150 évêques environ, qui excommunient Frédéric II et approuvent une série de réformes ecclésiastiques, quant aux diverses procédures en cours. 

Le concile de Lyon II (1274) 

On note à ce concile, la réconciliation de l'Eglise latine et de l'Eglise grecque. L'empereur Michel Paléologue appelait de ses voeux cette union. Des raisons politiques l'y poussent et comme les intérêts de l'empereur correspondaient aux aspirations du pape, le concile fut convoqué. 

L'assemblée est ouverte le 7 mai 1274. On y rencontre, outre les évêques et les membres des chapitres et des ordres monastiques, le roi Jean d'Aragon, des représentants des rois de France, d'Angleterre, de Sicile, une délégation de l'empereur Michel Paléologue, et 16 ambassadeurs d'Abaga, le grand Khan des tartares. Le concile décide l'union des Eglises latines et grecques (qui sera de courte durée), des mesures pour remédier aux abus existants dans les provisions des charges ecclésiastiques, et notamment la longue vacance du siège papal (l'élection devait commencer, au plus tard, 10 jours après le décès du pape, dans une enceinte fermée, avec un régime sévère : pain et eau au-delà de 5 jours), le concile décida aussi, qu'une partie des revenus ecclésiastiques serait prélevée, au profit de la Terre Sainte.
à suivre ....

par Jean de Gisors publié dans : Voie et Religion communauté : Spiritualité - Esotérisme
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