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La Loi d'Amra

Cherchant, la loi d’Hermès comme celle d’AMRA te donne obligation morale de retransmettre ce que tu as compris du sentier. Chaque fois que tu amèneras un frère ou une sœur sur la voie de l’initiation, tu seras artisan du grand œuvre, compagnon du chemin des étoiles, artisan de l'œuvre spirituelle qui aboutira à la fin du Karma tant collectif qu’individuel

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Texte Libre

Le Graal est avant tout une quête intérieure - La Massenie ne désire que rassembler des Cherchants Sincères au delà de toute Eglise, de tout Dogme, de tout esprit de Chapelle - fidèle à ce que disait Gabrielle CARMI : Oser Rêver, c'est Oser Vivre ! Des Cherchants qui deviendront des amis, des frères ou des soeurs. Ici, vous ne trouverez aucune hiérarchie tapageuse… Poursuivons notre chemin dans la simplicité tout en conservant l'Esprit du Temple.

 

 

(Pour les temps présent, je crois que les forces spirituelles déjà réunies ou encore éparses doivent oeuvrer pour l'épanouissement de la pensée hors des sentiers trop étroits, préparant ainsi un avenir meilleur, afin que ne soient pas perdues les hautes valeurs qui doivent acheminer notre humanité vers des sphères de plus en plus évoluées. Ami lecteur, je souhaite qu'un jour nous nous retrouvions, vous et moi, pour que survive l'esprit de la massenie... - Le temps hors du temps - Gabrielle.)

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Vendredi 2 novembre 2007

Aujourd'hui, profitant de ce que nous avons de nouveaux lecteurs, je tiens à vous redire quels sont ses buts principaux. Avant tout, la Massenie demande aux Frères et Soeurs qui la composent de pratiquer la tolérance sans laquelle il n'y a pas d'amour ; et sans laquelle certains s'enfermeraient dans un dogme personnel ou dans des principes étroits qu'ils estimeraient indiscutables, intangibles. Le but primordial de la Massenie est de permettre à chacun de trouver sa voie et de cultiver ses facultés. C'est en essayant de se connaître soi-même par une sévère réflexion, que l’on peut trouver la voie initiatique. Il nous faut avoir présent à l’esprit le don que le Seigneur nous a fait en nous permettant de venir au monde, afin de nous perfectionner et, dans un autre ordre d'idées, d'aider nos frères en humanité. Dans les premières Massenies, il y avait sur la table un Evangile selon Saint-Jean, en référence a ces lignes : "La lumière vraie illumine tout être qui vient au monde, car il habité par le Verbe". La véritable quête de l’homme est celle qu'il réalise par Dieu...

Nous avons déjà étudié les symboles des chiffres et des lettres, nous pouvons les approfondir encore.

Nous savons que l'unité dans la diversité donne le principe fondamental dont tout est issu. Les philosophes admettent cette idée. Pour les religieux, c’est un enseignement qui crée Un élément de la Foi et élève les êtres au niveau de la conscience objective.

Cette idée d'unité dans la diversité unit la pensée de l'humanité à la pensée ésotérique.

Les hommes ont préféré exprimer cette idée sous forme de symboles... plus accessibles à l'intellect supérieur que la parole.

Les symboles comprennent les principes des différentes sciences, mais aussi expriment la nature essentielle des phénomènes dans leurs relations avec 1'unité. C’est l'analogie entre l'homme, le microcosme, et l'univers, le macrocosme. Mais l'homme ne peut comprendre les symboles que s'il a acquis en lui-même une connaissance qui lui permet d’en découvrir l'essence. A ce moment, il pourra l'exprimer et le transmettre…

En étudiant la symbolique des nombres et des chiffres, cela permet de mieux réa­liser la notion de création.

Le UN, parfois représenté par le POINT est la rencontre des deux principes masculin et féminin. Il se rapporte au premier principe, au Dieu initial, à l'absolu antérieur à toute notion de nombre.

Quand Dieu voulut se manifester, il créa le UN, source de toute manifestation. Il est le principe positif, mais il rencontre le :

DEUX, principe négatif, complémentarité du UN. C'est le premier chiffre Féminin.

Le UN et le DEUX réalisent l'Unité universelle, le DEUX restant contenu dans l'unité.

C’est de la réunion de ces deux principes que naîtra le TROIS, la Trinité. L’UN est en TROIS car le ternaire est l’Unité manifestée. On le retrouve dans toute la nature, plantes, eau, électricité, etc. C’est grâce au ternaire qu'existe la diversité de tous les phénomènes des Univers. Ces trois principes pourraient s’appeler des forces. Elles existent dans l'homme qui a la force masculine, féminine et la troisième qui est neutron santé. C’est en actionnant ces trois forces pour qu'elles n'en forment plus qu'une que l'homme arrivera à se réaliser. C'est pour cela que nous compre­nons que le UN est en TROIS.

Le QUATRE est le premier chiffre pouvant former un carré réunissant les deux couples actif et passif. Toutes les civilisations l'ont adopté. Il représente les 4 éléments. Par exemple, les Aztèques ont mis en relief le lion, l'aigle, l'homme et le taureau. Les Péruviens appellent le QUATRE le chiffre sacré et divisent tout en quatre. Les Bouddhistes ont les 4 épreuves initiatiques. La Chine l'applique aux choses naturelles de la terre. Chez les Hébreux, il est signe de multiplication des forces et de solidité. Chez les Chrétiens, il y a les fêtes des Quatre-temps. Ils font correspondre les 4 degrés initiatiques aux 4 vertus : force, tempérance, justice, prudence. La croix, symbole quaternaire des 4 éléments à laquelle on a rajouté plus tard les lettres INRI, constituant le tétragramme. Il indique les 4 tendances de l'homme : spirituelle, matérielle, active et passive. Le 4 indique aussi les 4 anges célestes, la quatre triplicité du zodiaque, les 4 saisons, les 4 étoiles marquant le début des saisons, les 4 angles de l’autel magique, etc. …

Arrivons au CINQ qui, multiplié par lui-même donne une désinence égale à lui-même. Il se trouve dans les règnes : élémental, minéral, végétal, animal et humain. Par exemple, pour les plantes, racines, feuilles, fleurs, fruits, branches. Pour l'animal : l'étoile de mer, etc... Et pour l'homme, il est représenté debout, les bras en croix, et les jambes écartées. Il y a les 5 sens de l’homme, mais j'arrête mon énumération.

Le SIX est le chiffre de l'homme, de sa création. C'est la transformation de l'absolu jusqu'au monde de la matière, de la vie.

Le sceau de Salomon, si cher aux Hébreux, est la représentation de l'esprit descendant dans la matière et s'élevant dans la spiritualité. Au centre est l'homme qui représente le double ternaire. Le premier est le Logos dans sa phase d’organisation créatrice et le second est le reflet divin dans le monde, la créature. L'étoile à 5 branches représente le microcosme,   l'homme. Celle à 6 branches, le macrocosme, c'est-à-dire l'Univers.

Le SEPT est le nombre le plus symbolique. Il représente le principe mis en oeuvre et réalisé, le cycle évolutif qui monte de la terre au ciel et redescend sur terre où il reçoit les forces des choses supérieures et intérieures. C’est la septième proposition de la table d’émeraude. La Kabbale parle de 7 principes qui constituent l'homme. Cette tradition est universelle. 7 est aussi le 1/4 du mois lunaire.

Le HUIT a un sens occulte très initiatique. Il complète l'évolution sur la voie du retour à l'unité. Il est l'équilibre final résultat de l'évolution lorsque les êtres auront épuisé leur Karma.   C'est l'évolution de l'âme pour arriver à la délivrance de la roue des existences terrestres successives. C'est la conscience humaine qui, en se développant arrivera à la conscience générale du Un, dégagée des liens karmiques. C'est le chiffre des Templiers, immortalisé par la croix à 8 pointes.

Le NEUF qui est considéré comme un signe complet, connue le développement de tous les autres chiffres. Les multiples de NEUF sont toujours des nombres dont la somme des chiffres est égale à 9. Il porte la triple répétition du ternaire.

La magie, la sorcellerie et même les religions l'ont utilisé. Par exemple : les neuvaines etc.  Pour les Kabbalistes, le 9 signifie la cimentation, l’union réciproque et l'amour. Introduit dans les mots composés, il signifie : paix, salut, perfection. Ces symboles expriment le développement intérieur de l'homme. Il lui faut réaliser la symbolique des deux traits, du triangle, du carré, de l'étoile à 5 branches et de l'étoile de David à 6 branches.

L’homme est une dualité qu’il devra transformer en trinité. En suivant cette ligne dans le temps, il se transformera en quaternaire, puis passera au pentagramme. Là, il faudra réaliser l'harmonie de nos 5 centres, intellec­tuel, émotionnel, moteur, instinctif et sexuel pour pouvoir passer au chiffre : 6 et devenir l'étoile à 6 branches.

Dans la science des figures symboliques, les nombres correspondent aux figures géométriques.

La Kabbale fait la symbolique des lettres, des mots, des nombres. Les nombreuses figures géométriques et les mots forment un ensemble dans la symbolique.

L'ordre universel permet l'équilibre absolu dans un système universel. C’est pour cela que nous disons que Dieu est Un et Multiple. Nous ne devons pas imaginer qu’il y aurait un Dieu personnel attribué à une religion, car il est le symbole de la cause première.

La plupart des hommes ne vont pas de la naissance à la mort en croyant qu’après tout est fini. Toutes les religions primitives enseignaient la survie de l'esprit après la mort. On a retrouvé, gravé sur la pierre, la représenta­tion des initiations antiques. Même le christianisme a conservé des rites de ces vieilles religions, de la sagesse égyptienne, et plus tard de la pensée grecque. On retrouve particulièrement l'ostensoir et surtout la lumière perpétuelle de la lampe. Dans les Eglises primitives, il y avait une grande lampe - emblème du Soleil - en face de l'autel. Face à l'autel de la Vierge, une autre lampe - emblème de la Lune - La religion catholique a perdu en grande partie le sens de l'occulte. Elle est devenue exotérique. Mais, pour certains adeptes, son ascèse est accessible dans l'amour du sacrifice de soi... Mais combien sont-ils ?   .......

Tel le serpent qui se mord la queue en un cercle fermé, l’homme subit le processus de l'éternel retour. Sa vie se poursuit dans l'immatériel, dans l'au-delà libérée du temps et se trouve dans l’espace. Nous retournons à l'invisible dont nous venons. Nous sommes comme la spirale enlacée, laissant voir ses creux magiques, sa courbe infinie qui s’enroule et se déroule, dont les fibres remontent à la source. Elle porte ses mystères inexprimables et indéchiffrables pour celui qui ne se retrouve pas en lui-même, dans son cœur. Et pour cela, je pourrai dire à mon ami, à mon frère :

"Laisse toi glisser dans ton propre toi-même, ne t'enferme plus dans l'espace aux dimensions définies, car de l'autre côté les nuits n'ont plus de sens… Il n'y a ni avant, ni après. Les mots ne sont que des vibrations. Il te faut plonger aux racines mêmes... souffrir le silence intraduisible... sentir les rouages universels qui tournent en se mouvant... la nature de la matière constructive et destructive d'elle-même qui naît, vit et meurt dans un éternel recommencement.

Plonge dans ce silence où rien n'est dit ni ne peut être dit... Il est le silence de Dieu, dans lequel tu sentiras le secret, le mystère de Dieu où tu puiseras ta force pour mener ta route à son terme"

par Jean de Gisors publié dans : Enseignement communauté : Spiritualité - Esotérisme
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Vendredi 2 novembre 2007

Le mot "tradition" vient du latin. C'est l'ensemble de moeurs et coutumes qui se sont   transmises de génération en génération. C'est la conservation d'éléments d'une culture, d’une philosophie, c’est le fil qui relie l’origine au futur, à l'aboutissement. C'est le rappel d’un usage ancestral, de récits tou­jours répètes qui forment le folklore d'un peuple, d'un pays ou d'une région. Les récits populaires, féeriques, les contes d'épopées ont forgé de tous temps la mythologie. La plupart de ces récits parlent de mystères et relatent l'inex­plicable, II y a aussi les secrets de métier que l'on se passe de bouche à bouche.

 

Tout ceci constitue la tradition exotérique, perceptible par tous, pratiquée même lorsque l'origine se perd dans la nuit des temps, même si les êtres n'en comprennent pas le sens,   l'origine d'un acte répété depuis toujours est sou­vent oubliée.

 

Mais, au fur et à mesure du développement de l'homme, nous assistons à la nais­sance de l'ésotérisme, du mysticisme. Le mysticisme permet de dévoiler les vérités extraordinaires de l'Univers. La transcendance d'une idée philosophi­que ne peut se faire que par l’intuition ou l'extase mystique. L'être se pose l'éternelle question, d'où venons-nous ? Où allons-nous ? A quoi sert notre passage sur terre ? Devant la beauté de la nature, il cherche à com­prendre la Loi naturelle, la Loi divine, et l'enchaînement des causes. Sa spiritualité s’éveille et il prend conscience d'un nouvel état. C'est aussi sa première démarche vers Dieu.

 

De tous temps, le monde a eu ses mystiques, ses prophètes. Ce sont eux qui prêcheront que l'infiniment grand ou l’infiniment petit ont une unique origine… Certains mystiques étaient des visionnaires. Ils voyageaient dans l'au-delà et rapportaient des enseignements provenant de l'invisible. Ils voulaient sauvegarder l’Unité de Dieu. Ils acceptaient de se sacrifier car ils pensaient que le sacrifice unit l'homme à Dieu. Ils ont donné aux hommes la notion de l’âme en leur expliquant que chacun d'eux a un corps et un esprit, qu’il est sensation et intellect, mais que pour comprendre l'invisible il fallait qu'il se perfectionne... Il arrivera alors à réaliser qu'il lui faut dépasser le dualisme qui, pour lui, sépare les deux mondes pour parvenir à l’Unité Essen­tielle... Pour découvrir les valeurs morales et spirituelles, créer cette énergie spirituelle à l’image de l’âme. Les grands mystiques ressentaient le désert intérieur de leur coeur, leur abandon, leur solitude.   Et c'est dans cet abîme de profondeur, dans leur silence intérieur, dans leur ardeur intérieure,   qu’ils entendaient la parole de Dieu. Ils étaient transfigurés par l'illumination car le silence élève l'âme jusqu’à Dieu... Ils admettaient cette force supérieure que l'on a nommée Dieu...   que Dieu est hors de l'espace et du temps... Qu’il est immuable… Un Tout, puissant, et qu’Il ne peut agir injustement, même dans un monde on pleine fluctuation. On ne peut voir Dieu, ce n'est pas Lui qui apparaît car il prendrait une forme humaine, mais son reflet qui est une Lumière subtile manifestant sa Volonté et sa Sagesse nous brûlerait. Au contact de ces mystiques, certains êtres ont voulu connaître les secrets du monde. Ils ont toujours été subjugués par le feu qu’ils consi­déraient de tous temps comme une puissance divine. Ils ont senti que Àgni, le feu, est une force ignée Jaillissante. L'inspiration est ignée, toute vie est combustion, et l'on sent le feu de l’âme et du coeur... et plus tard, ils ont représenté ce feu sous la forme du cheval en lui attribuant l'idée de flamme, de lumière, et auréolé de l'inspiration divine. Le cavalier blanc monté sur un cheval blanc est devenu un symbole. Ces mystiques, ces êtres hors du commun, formaient un groupe d'Initiés qui ont approché la Connaissance et ont voulu la transmettre pour que celle-ci ne soit pas l'apanage de quelques uns, ni le privilège d’une élite intellectuelle. Transmettre est le fait de conserver ce qui a déjà existé, ce que les Anciens ont découvert, en particulier les textes Sacrés.

 

Transmettre est l'acte qui, s'adaptant aux diverses civilisations, en fait ressortir les valeurs mythiques, religieuses ou symboliques. On peut transmettre par la parole, l'écriture, l'acte liturgique, ou les symboles qui sont parlants pour tous ceux qui savent les déchiffrer ; par l'acte sacré qui permet l'intériorisation amenant à la commu­nion avec les forces qui nous entourent.

 

Ces mystiques ont été nombreux dans les races sémites qui ont vécu tant de siècles sur deux déserts, deux cultures, en Egypte et en Mésopotamie. Ils ont eu de nombreuses révélations réservées soit aux prêtres, soit au peuple. Ils ont compris l'harmonie entre les puissances créatrices, ces puissances qui pardonnent aux humains leurs fautes et créent ainsi les Noces Sacrées entre l'être et la Divinité.

 

L’enseignement secret a d'abord été transmis aux Initiés pour qu'eux-mêmes puissent transmettre à leur tour. En Egypte, où il y avait un brassage de populations, les Initiés sémites ont découvert des peuples différents chez lesquels d'autres Initiés avaient suivi les mêmes cheminements intellectuels, les mêmes recherches depuis des générations, et ils ont comparé et approfondi leur savoir. Ils ont perçu le cosmos et le subconscient collectif dans lequel chaque peuple a puisé sans même le savoir. Certains pratiquaient l'alchimie, cette science qui traduit le mouvement, la pulsation de l'énergie, la permutation des formes baignées dans la lumière... Ils pratiquaient aussi l'astrologie sacrée...

 

Ils ont eu la vision de la Lumière, de la clarté des cieux, la vision directe... Et tout ceci a formé une fraternité entre les peuples. Ils ont connu la science des nombres et des lettres... Ils ont pénétré la pensée philosophique qui existait en Egypte, en Syrie, en Mésopotamie, en Iran et aux Indes. Ce sont les Éléments d'origine Syrienne, transplantés en Egypte, qui ont été le plus enrichis. Cette rencontre Orient Occident entre éléments divers a donné aux hommes le désir d'agrandir leur connaissance.

 

Les Sémites étaient monothéistes ainsi que les tribus de race noire qui vivaient aux confins de l'Egypte, et dont la langue était moitié hindoue, moitié égyptienne. Il y a une mystique du langage que certains initiés connaissent bien… Les écritures pratiquées en Egypte datent de 4 à 5.000 ans Avant J.C. L'Egypte ayant subi diverses dictatures et invasions, particulièrement à cause de ses révoltes, souvent renouvelées, contre l'Assyrie, a connu de nombreuses langues parlées sur son territoire. Sa situation géographique s'y prêtait, elle avait de nombreux points de contact avec les mondes asiatique, méditerranéen, et africain. Une partie de la population d'Egypte s'est fondue avec les soudanais et les nubiens.

 

Les Kouchites, rameau sémite, ont été nombreux en Egypte, Ils y ont apporté leurs langues :   sémite, soudanaise, berbère, langue d'Afrique Blanche, ainsi que des langues pratiquées aux Indes dont la plus importante est le sanscrit des textes sacrés constituant les Védas. Ces textes s'expriment de quatre façons mais forment un tout. On y trouve des stances, des formules magiques, des mé­lodies liturgiques, le tout transmis par leurs prophètes pour la louange des Dieux… Tous ces Initiés, quelle que soit leur provenance ont étudié les trois plans principaux : physique, psychique, spirituel que l’homme doit connaître poux arriver à la compréhension du pourquoi des événements et des choses. Certains ont développé les dons qui étaient en eux à l'état latent, mais qu'ils ressentaient. Ces dons, force instinctive, vivent dans le coeur et dans l’esprit mais non dans l'intellect. L'homme doit dépasser son intellect par la révélation cosmique et l'Illumination. Lorsque les Templiers ont pris part aux Croisades, ils ont rencontré ces peuples différents et ont fait une synthèse spirituelle des courants initiatiques des uns et des autres. Ils ont recherché à travers les philosophies diverses, quelles étaient les causes premières les amenant à la Connaissance, la racine de la vie, du monde passé, du monde invisible qui nous entoure… du combat du "bien et du mal. Ils ont retrouvé des symboles équivalents dans tous les centres initiatiques de l'Orient et de l'Occident. Tout en restant chrétiens, ils ont admis que le prophétisme était la marche vers la Lumière et, comme Daniel et Saint-Jean, ont reconnu que cette Lumière éclairait tous les êtres qui viennent au monde, quels qu'ils soient. C’est dans les arcanes égyptiennes, environ 5.000 ans avant notre ère, que la marche vers la Connaissance, vers la Lumière, a pris naissance,

 

Les Templiers ont instruit autour deux ceux qui étaient à la recherche de "quelque chose". Mais, comme on ne peut dire tout à tous, ils préféraient s'isoler dans une caverne pour instruire leurs disciples. Ils terminaient leurs réunions en partageant le pain. Ils ont créé des cérémonies initiatiques, ayant des rites sacres. Ils symbolisaient Dieu par un point, origine de l'Univers. Dans l’acte rituel, la puissance cosmique st développe. Le feu avait sa part et trois flambeaux, évoquant la Trinité, brillaient dans ces cérémonies. Ils ont appris ces pratiques, loin du monde, dans le recueillement, par la méditation et la divination accordée par Dieu à certains êtres. Au court de leurs recherches en Orient et ailleurs, les templiers ont retrouvé des connaissances jugées essentielles par d'autres Initiés,   et que ceux-ci avaient inscrites sur des parchemins ou des plaquettes d'argile. Ces inscrip­tions étaient en diverses langues telles que l'hindou, le, sanscrit, sœur de l’iranien, ou divers dialectes celtiques, germaniques, Scandinaves, etc...

 

Les Templiers ont été aussi en contact avec les Ismaéliens, Ces derniers ont été, au départ,   fortement influencés par le courant de pensée du creuset ira­nien et, par la suite, par les civilisations des conquérants grecs et arabes. Les Israéliens étaient très nombreux en Iran, Inde, Pakistan. Leurs prophètes prêchaient une religion parfaite comportant 7 degrés initiatiques. Leurs maî­tres de tradition - tout comme les Templiers - donnaient leur enseignement dans des grottes, vers la montagne.

 

Hasan, le "Seigneur de la montagne", créa un Ordre de Cavalerie spirituelle, une sorte de compagnonnage mystique, dont les membres étaient liée par des sym­boles, et devaient préparer une humanité nouvelle.

 

Ils recherchaient «l'île verte», lieu de la révélation de leurs prophètes. Cette notion spirituelle est à rapprocher de celles évoquées par l’Adam Kadmon des hébreux, le mont Serrât, les Chevaliers de la Table ronde et les Cathares. Cette Ile représente aussi à leurs yeux, la tradition du Graal,

 

Templiers et Ismaéliens avaient d’ailleurs des grades initiatiques équivalents. Les templiers étaient monothéistes comme les Sémites et les Islamiques. Ils voulaient réunir ces trois religions dont le fond de pensée était commun. Ils étaient à la recherche du Graal sous des formes différentes. Ils ont développé l'esprit chevaleresque, c'est-à-dire qu'ils ont demandé à l'homme de mieux se connaître pour bannir en lui tout sentiment bas, de développer la pureté spirituelle, la fraternité entre tous, l'amour de Dieu et du prochain, d'être toujours prêts à servir, même quand cela entraîne des sacrifices réels, et de respecter les dix commandements que toute ancienne religion prêchait. En un mot, de mettre leur force et leur amour au service des autres, de combattre le mal dans la simplicité.

 

Un de leurs symboles était représenté par un triangle dont les sommets étaient "Amour" - "fidélité" - "Humilité". Puis vint ce procès inique... et la suspension de l'ordre des Templiers.

 

Alors un homme s'est levé. Dans le plus profond de son esprit et dans son coeur il n'a pu admettre que toutes ces valeurs, toute cette Connaissance millénaire se dispersent... que peu à peu l'oubli  fasse renaître l’égoïsme, la superstition ou même seulement le retour aux religions pratiquées sans âme, d'une façon exotérique. Cet homme, c'est Jean de Rampillon, le frère d’âmes de ces templiers qu’il a tant aimés. C'est pour cela qu'avec ses fidèles templiers et croisés, il a créé l’Ordre de la Massenie du Saint Graal. Cet Ordre serait dépositaire de l’Esprit du temple et veillerait à ce que cette tradition ne se perde pas et se répande tout en respectant les règles de la chevalerie... Ainsi l'a voulu Jean ce Rampillon. Durant ses vies successives il a toujours protégé les Massenies, et maintenant plus que jamais car il est devenu un grand Guide. J'ai suffisamment parlé de la première Massenie qu'il a créée à Toury et de son fonctionnement pour ne pas y revenir.

 

Des siècles ont passé mais, malgré les vicissitudes de la vie, les Massenies ont survécu et ont porté le flambeau. Depuis des millénaires la Connaissance s'est infiltrée dans l'esprit des hommes, et les Massenies ont contribué à son développement. Jean de Rampillon a voulu que la Massenie de Toury renaisse… elle a créé son égrégore ainsi que son champ de Force et poursuit la route tracée.

 

Bien sur, les êtres qui la composent sont différents, et peut-être que tous n'ont pas perçu leur juste valeur selon leurs possibilités infinies. Mais, pour bien le réaliser, il faut d’abord se perfectionner et être pénétré de l’importance du message. Il faut éveiller en chacun de nous le «Chevalier» qui sommeille... nous rendre compte que la transmission que nous faisons est nécessaire à l'évolution. Cette même façon de penser crée une fraternité entre les hommes sur plusieurs plans.

 

Nos Frères en Massenie doivent se souvenir que d’âge en âge, le désir de la connaissance de l'oeuvre divine a grandi, chez les uns et chez les autres... Que ce désir ne doit pas Être une   curiosité du pourquoi des choses, ni un savoir intellectuel, mais une communion avec le cosmos... Que nos vibra­tions «esprit cœur» doivent se fondre dans le tout… que pour arriver à cela nous devons nous intérioriser par la méditation, la réflexion, la prière... oublier tout  ce qui se rapporte à notre vie et n’être plus que sen­sation. à ce moment là, notre perception s'éveillera pleinement et nous serons aptes à recevoir les messages. Nous réaliserons l'importance de la transmission de la pensée que nous répandrons dans le monde… du subconscient... collectif que nous créons... de la chaîne universelles que nous formerons entre tous... où les considérations sociales, raciales et religieuses n’existeront plus... où nous serons le maillon dans le tout... où notre vie aura un sens profond, notre attitude intérieure réagira dans notre vie courante et nous permettra d’aider nos Frères en humanité pour la gloire du Seigneur.

par Jean de Gisors publié dans : La Tradition communauté : Spiritualité - Esotérisme
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Vendredi 2 novembre 2007

Ce Code est appliqué par chaque MASSENIE. Il est en ce moment même négocié avec tous les organismes affiliés ou associations Traditionnelles qui demanderaient à travailler avec nous. Il constitue la base minimale de l'engagement mutuel. Néanmoins, il n'engage nos membres que dans la partie collective de leur adhésion. (Par exemple, un membre peut se faire rémunérer pour l'exercice d'un soin qu'il aurait effectué à titre privé mais il ne peut engager le nom de LA MASSENIE. dans une telle pratique).

Les associations  signataires s’engagent, au delà des mots, à ne rien tenter qui mette en péril l’intégralité de l’être  humain tant d’un point de vue psychique que physique mais, au contraire, à tout mettre en oeuvre pour la promotion de l’individu et le progrès authentique de l’humanité.

1) Respectueux des libertés de chacun, profondément attachés au civisme, nous nous engageons à n’avoir aucune activité politique ou débat partisan au sein de nos associations.

2) Les signataires s’engagent à respecter intégralement les lois du pays qui les accueille dans leur vie quotidienne et, en particulier :

- à respecter la libre circulation et domiciliation de leurs membres,
- à respecter les droits de l’homme et de la femme,
- à respecter les valeurs du couple et de la famille et à tout faire pour les défendre activement.

Ils s’engagent en outre, à ne jamais intervenir dans une politique extérieure, dans la limite du respect des droits de l’homme et du citoyen.

3) Laissant à chacun sa conscience propre face au Dieu de son cœur, nous nous engageons à laisser toute personne libre du choix de son engagement religieux.

4) Nous nous engageons à la plus grande tolérance, vertu fondamentale de notre démarche tant intérieure qu’extérieure.

5) Notre respect des autres associations n’est pas limitatif tant que ces dernières ne contreviennent pas aux droits fondamentaux de l’homme et du citoyen. Les signataires s’engagent à la plus grande transparence quant à leurs alliances éventuelles.

6) Nous nous engageons à respecter les droits fondamentaux des enfants. Nous reconnaissons que l’engagement ne peut être qu’un acte clair, délibéré et conscient. En conséquence, aucun mineur ne peut être reçu dans les associations signataires.

7) La signature au présent code implique la prohibition de toute drogue illicite au sein des associations. Elle engage en outre la non délivrance d’ordonnances ou de produits toxiques.

8) Les signataires s’engagent à ne pas utiliser les messages subliminaux dans leur pratique.

9) les signataires s’engagent à ne pas utiliser l’hypnose en dehors d’un contrôle médical et, en ce cas uniquement, lorsque la maladie met la vie de la personne en danger de mort.

10) Les signataires s’engagent à respecter la liberté individuelle dans le domaine médical, en particulier à ne jamais soustraire un patient aux soins du corps médical, à ne jamais soumettre leurs membres à un régime alimentaire obligatoire, et plus généralement, à proscrire tout procédé qui tendrait à entraver l’exercice éclairé de leur libre arbitre.

11) Les signataires s’engagent à se tenir indépendants de tous professionnels de l’ésotérisme (voyant, parapsychologue... Dont la vocation est commerciale). Si de tels membres existent au sein des associations, ils ne peuvent agir qu’en leur nom propre et jamais sous couvert des signataires de ce code. Les signataires s’engagent de plus, à ne jamais pratiquer de voyance concernant l’avenir d’une personne.

12) Les signataires s’engagent à dénoncer toute exploitation de la superstition tournant autour de la fin du siècle et de la notion d’apocalypse.

13) Les signataires s’engagent à ne pas monnayer les sacrements comme à ne pas se faire rémunérer dans l’exercice du soin spirituel.

14) Les signataires s’engagent à rester prudents en matière d’exorcisme, de possession ou d’envoûtement et à ne jamais se faire rémunérer s’ils interviennent comme prêtres dans une telle affaire.

15) Les signataires s’engagent à respecter la femme comme l’égale de l’homme dans ses droits et complémentaire dans sa spécificité.

16) Les signataires s’engagent à ne pas faire de l’argent un but de leur association. Ils s’engagent, de plus, à ne pas faire du non-paiement de la cotisation une clause systématique d’exclusion.

Tout signataire qui dérogerait à cette charte serait considéré comme exclu de l’association de fait dès connaissance des faits.

par Jean de Gisors publié dans : Les temps actuels communauté : Spiritualité - Esotérisme
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Vendredi 2 novembre 2007

Il est formé de guides d'une égale importance qui ont vécu de nombreuses expériences de vies passées. Ils ont tous trouvé et réalisé la Sagesse millénaire, immuable, qui forme la Connaissance. C'est une véritable assemblée soumise à un grand guide qui est leur conseiller. Les buts de ce collège sont très variés, mais leur principal est de faire progresser des êtres désincarnés ou non, mais qui le désirent. Les guides ont des missions très différentes qu'ils adaptent au degré d'évolution de ceux dont ils ont la charge. Le collège que je fréquente comporte, à peu d'exceptions prés, peu de vivants “en voyage”. Pour ces derniers, après un temps d'instruction donné en vue du but futur.. Temps pendant lequel ils deviennent “élèves” du collège ; c'est à dire Disciples avant de devenir des guides instructeurs à leur tour. Attention, ne confondez pas, ils ne deviennent pas des guides. Ils ont le droit d'exprimer leur avis au cours des discussions mais cela ne va pas plus loin. On leur confie des désincarnés pour parfaire leur éducation et leur permettre d'agir ensuite par eux-mêmes… Si l'on peut s'exprimer ainsi, je dirais que le travail qui nous est confié est divisé en plusieurs parties comme par exemple l'éveil des morts et, suivant le cas… Les méthodes à suivre pour y arriver. Certains sont autorisés à être, pour un temps, les intermédiaires entre désincarnés et vivants ; pour d'autres, ce sera le développement de leur intuition ou de leur “don” afin qu'ils accélèrent leur progression. Il serait ennuyeux d'énumérer tous les travaux qui se font dans ce collège mais sachez que dans ce lieu, comme ailleurs dans l'au-delà, il n'y a jamais d'obligation. Ne deviennent élèves de ce collège que ceux qui en acceptent les responsabilités.

La grande majorité de ces disciples est constituée par des âmes désincarnées qui forment leur futur. Mais comme je vous l'ai dit, il y a aussi des êtres vivants, qui après avoir vécu des initiations majeures, sont devenus disciple pour un temps et qui maintenant enseignent à leur tour. Les guides donnent un enseignement pour tous. Enseignement dont le but est d'apprendre à rechercher la Lumière de l'Esprit pour accomplir dans le monde le devoir d'homme dans la justice et l'Amour. Il est développé sous bien des formes… Parfois l'homme ne se sent pas libre et traduit cela par “être mal dans sa peau”. Mais il n'atteindra sa libération intérieure que lorsqu'il aura trouvé la conscience intégrale de sa réalité ; que lorsqu'il aura accepté la vie telle qu'elle est.. Ainsi que la mort d'ailleurs… Alors, il saura que dans l'éternel cosmos, il est lui-même éternel. La mort est une naissance à une vie nouvelle… Notre forme de vie passe d'un état à un autre. Ce que nous appelons-le passé et le futur n'existe que par rapport au présent… Combien de fois dans la vie, lorsque nous ne sommes pas satisfaits, que nous nous sentions déséquilibrés, ne faisons nous appel à un secours extérieur ? Pensant ainsi résoudre nos problèmes, plutôt que de faire notre propre analyse, plutôt que de rechercher la source de tous ces problèmes dans notre propre cœur, par l'observation intérieure. Pour cela, il faudrait pouvoir se détacher de soi-même, se dire que notre corps et sa vie personnelle ne sont pas notre “Moi”. Nos pensées agissent dans l'intellect, elles peuvent être réfléchies ou spontanées mais sachez que l'intellect n'est que l'enveloppe du “Moi”… Ce que nous appelons le “JE”, le Moi” est fondamental dans l'état de veille mais il agit aussi au travers du rêve ou du sommeil profond. Ce “Moi” doit être dépassé si nous désirons pouvoir arriver à l'essence de l'être qui est pure Connaissance. Il nous faut rejoindre le “Soi” et pour cela, nous devons rejeter tout ce qui forme le “Moi”. La recherche du “Soi” implique une forte maîtrise de l'esprit afin qu'il ne s'évade pas.

La Tradition repose sur le macrocosme, le microcosme et le principe divin qui forment ainsi la Sagesse… C'est par son approche que l'on éveille le véritable “Soi” 

Celui qui recherche le Soi vit à l'intérieur de lui-même… Il vit son silence intérieur tout en étant dans le monde matériel.. Il n'est point besoin de s'en remettre à une méthode qui peut n'être qu'un simple imagerie mentale pour partir à la quête du “Soi” Il suffit de mettre en action sa perception directe par les sens et par la réflexion. Il faut absorber en soi la Sagesse, ne pas en faire qu'un domaine intellectuel mais une fusion entre l'univers et soi-même… Trouver le cheminement de nos pensées et de nos sensations spirituelles par la voie de l'Amour et notre recherche s'en trouvera grandement facilitée. Nous rejoindrons notre propre sens intérieur, réalisateur de tout. Car le Soi est la réalisation intérieure de l'être, la seule vraie… Il est immortel mais relié d'une façon indissoluble au Moi. Il ne faut s'appuyer sur les données d'aucune religion car cela fausse le problème. Attention, je ne dis pas qu'il faut rejeter les religions mais que ces dernières faussent le cheminement de la quête à cause de la force de l'habitude qui ramène nos pensées à ce que nous avons appris et qui nous voile la vérité qui est en nous-mêmes. Lorsque l'on aperçoit son véritable Soi, quelque chose venu du fond de notre être nous possède tout entier et nous délivre de l'incertitude et de l'angoisse. Quand vous réalisez la parole de la Bible : “Je suis celui qui est”, vous découvrez l'Etre absolu qui est en vous : Dieu. 

Le Soi infini peut être ressenti dans les vibrations d'un mantra. La magie des mots agit sur les langues. Le Mantra n'a pas besoin d'être long. Il suffit de répéter 7 ou 12 fois un nom sacré dans sa langue mais il faut néanmoins faire attention car il est des mots de force qu'il ne faut prononcer qu'en pensant fortement à ce que l'on fait sous peine de retour (comme le Shem'aManphorash) car ils sont très puissants.

Tout ce qui existe est basé sur la vibration d'un son et, suivant le plan sur lequel vous serez, la note changera. Chaque plan a sa propre note qui correspond à sa vibration. Les plans principaux sont :

-            Le Physique.
-           
L'Emotionnel.
-           
Le Mental supérieur.

La note du plan Physique vibre sur le “Fa”. Le plan émotionnel possède une tierce d'écart et nous arrivons à la quinte pour le plan intellectuel ou Mental supérieur. Chaque plan correspond à une note différente et il est intéressant de psalmodier dans certains cas un mot ou un mantra sur ce même ton en harmonie avec le plan que nous voulons atteindre. Le Magister doit amener le Disciple à franchir ces trois plans afin d'atteindre le plan de l'intuition, puis enfin, les plans supérieurs où il trouvera l'Amour total et se réalisera.

La méditation sur un mot, sur un mantra aide à la compréhension et développera le Mental supérieur. Cela correspondra pour lui à préparer son futur. Dans la méditation occulte, ce n'est pas forcément le mot qui compte mais la résonance de ce mot, à condition qu'elle soit perçue et qu'elle atteigne la conscience du Disciple. Le rythme, la musique et le son mettent en contact nos consciences avec la Conscience universelle.

Le travail sur le Mental supérieur est lent car il faut faire un transfert de la conscience vers les plans supérieurs. Parfois, la conscience est inhibée et freine notre évolution… il faut le reconnaître et lutter. Le but profond du disciple est d'aider l'humanité. C'est pour cela qu'il est bon de travailler dans un groupe sous la direction légère d'un “Maître”. Celui-ci doit expliquer sans imposer mais il devra développer l'activité, l'Amour et préparer l'être à recevoir la transmission du pouvoir qui peut lui être donné. Pour cela, la qualité primordiale est d'être fraternel et tolérant, d'arriver à créer la forme pensée de la fraternité. Le plus souvent, le “Maître”, “le Guide” 'j'aime mieux ce mot) est un mystique qui va vers la vie évolutive en travaillant avec son Soi intérieur, avec l'harmonie et l'Amour. Il a développé en lui l'intuition. Il ne doit plus avoir ni orgueil, ni égoïsme. Vivant dans la vie, il connaît la signification de la conscience, de la vie et de l'esprit. Il a subit des initiations successives allant jusqu'à résorber sa propre personnalité au profit des autres, de ses élèves dont il voit le Mental supérieur en action. Il aura trouvé ses racines auprès de la Puissance Divine. S'il le peut, il animera un groupe afin de l'amener à l'initiation. Chaque initiation reçue en amène d'autres bien supérieures. Le guide pourra entrer en contact avec les Maîtres désincarnés. Il aura en lui le feu brûlant du mystique qui le soutiendra dans l'épreuve de la responsabilité ; épreuve, parfois, oh combien décevante ! Et demandant de gros efforts… Mais qu'elle satisfaction chaque fois qu'il arrivera à un début de réussite, si faible soit-elle !

Il arrive que le Magister soit chargé par des Supérieurs de préparer spécialement un être, dans le groupe ou en dehors, afin de l'amener à une mission spécifique. Si cet être accepte la discipline qui en découlera et qui lui est proposée, il arrivera très vite à franchir les trois initiations mineures pour continuer son instruction sur un plan supérieur… Il doit arriver pour cela à établir la fusion entre son esprit et celui du Magister. Pour cela, il devra avoir une totale confiance dans le Magister et ressentir cet état parfait d'Amour-Sagesse afin de vibrer sur un même plan, sur une même vibration.

Le Magister doit amener ce disciple à une élévation de son taux de vibration. Pour le disciple, cela doit correspondre à une expansion de son champ de conscience. Si ce dernier se trouve dans le groupe, il le ressentira très vite car sa vie intérieure aura changé et se répercutera sur tous ceux qui l'entourent. Le Magister devra faire un véritable effort soutenu pour que la vie intérieure de ce disciple se libère. Mais tout cela ne peut être obtenu qu'après une longue pratique de nature variable. Je ne puis vous en expliquer le processus car il s'agit d'un véritable secret initiatique. Mais le jour où le disciple a atteint son but, il le verra et l'entendra par lui-même. Il n'aura plus besoin du Magister bien qu'il lui gardera, au fond du cœur, une profonde affection.

Il est évident que les Guides ne choisissent pas n'importe qui pour cette expérience intérieure. Il faut que les êtres choisis réunissent certaines qualités. Une seule chose est toujours vraie : il existe un passé Karmique qui réunit le Maître et l'élève.

La langue symbolique du collège des Guides des initiations s'exprime par des figures géométriques vous ai-je dit plus haut Pour percevoir ces signes, les rites d'appel de force pratiqués au cours de la Tenue doivent nécessiter une grande concentration. Les gestes eux-mêmes doivent être pensés pour donner force à leur réalisation car, pensées, paroles et gestes ne sont que des formes différentes de la vibration qui nous unit au cosmos.

par Jean de Gisors publié dans : Enseignement communauté : Spiritualité - Esotérisme
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Vendredi 2 novembre 2007

Dans la tradition égyptienne, le Temple de Salomon figure le cosmos. Dans certaines chambres du Temple il y avait :

 

Un candélabre à 7 branches en or, appelé en hébreu la ménorah, placé du côté Sud du Tabernacle. Il représente Saturne, le Soleil, la Lune - deux branches chacun - soit les trois périodes du développement de l'homme avant de s'incarner. La septième branche ayant une lampe alimentée par de l'huile d'olive pure, représente la lumière spirituelle.

 

Côté Nord du Tabernacle, une table sur laquelle sont les pains de proposition. Ce sont les douze pains azymes sans levain, disposés en deux tas, représentant les douze tribus d'Israël, les douze mois de l'année. On les appelait le pain vivant qui mûrit l'âme, et ils étaient changés à chaque sabbat.

 

L'autel placé au centre devant le Tabernacle porte une cassolette d'encens composé d'oliban et de résines douces, qui brûle perpétuellement pour que ceux qui se trouvent autour de la table ou sur le parvis du Temple élèvent une prière silencieuse vers Dieu.

 

L'arche d'alliance posée sur ou près de l'autel, sur les ailes des chérubins, symbolise les intelligibles ou initiés.

 

La dalle centrale dont la position est soigneusement choisie, est le point cosmique de rencontre entre le terrestre et le céleste. L'entrée du Temple, située à l'Occident, symbolise le chemin qui va de l'Occident à l'Orient vers la lumière, suivant l'axe longitudinal du Temple. A l'Orient est figuré le Delta, image symbolique du cosmos, du monde et de l'homme.

 

Pour accéder au Temple céleste, il faut le réaliser en soi-même, vivre en esprit sa construction. L'orientation du Temple s'est transmise aux églises catholiques.

 

Le Temple possédait un labyrinthe de Salomon. Il est souvent gravé sur le sol et représente la signature des constructeurs initiés.

 

Pour l'homme, il représente le sanctuaire caché qui ne peut être atteint par la conscience à la suite de nombreuses épreuves, d'une concentration allant jusqu'à l'illumination où se retrouve l'unité de l'être.

 

Léonard de Vinci, en peignant un labyrinthe, laissait un coin inachevé pour que chacun le remplisse suivant son intuition.

 

C'est en Orient, au moment des croisades, que les harodim ont connu les Templiers. Ceux-ci disaient être les descendants des Jomvikings, association nordique de l'Occident, scandinave. Ils croyaient à l'oeil frontal (3ième oeil), celui de la clairvoyance. Ils possédaient une statue "Mimère" ayant 3 faces, chacune munie d'une pierre entre les deux yeux. On a retrouvé des statues semblables dans des fouilles en Baltique. En mythologie, le mimère scandinave était le gardien de la fontaine cachée signifiant esprit, sagesse. Ils avaient un sceau représentant deux lances, le blason de Sabarthès, puis trois couleurs manichéennes : robe et manteau blanc, croix rouge, cheval noir. (Sabarthès était le nom de famille d'un viguier d'une ville située près de Foix, dénommée Sabarthès).

 

Templiers et Harodim se sont trouvés de nombreux points communs. Les harodim étudiaient entre autres sciences la cosmogonie et la projection zodiacale des constellations stellaires, dont les symboles sont les signes du zodiaque. Ils ont assuré la transmission initiatique des traditions des civilisations hyperboréennes qui se sont perpétuées dans la civilisation hindoue et atlante. Les templiers de leur côté étaient dépositaires de la tradition primordiale se rapportant à leurs origines et au mystère du Graal, dont le symbolisme se retrouve dans leur action pour la défense de la terre sainte et le maintien de la tradition religieuse et métaphysique.

 

Les Harodim, descendants des patriarches hébreux (Abraham initié en Chaldée, Isaac en Egypte, Jacob d'origine phénicienne et initié en Egypte) avaient en commun la soif du désert. Ils abordaient les villes où ils furent prisonniers des rois d'Assyrie. Ils avaient adopté les règles de l'Ordre d'Hélohim, pratiquant le culte familial, le respect de la femme et l'amour passionné de leurs fils. Ils protégeaient la tribu et pratiquaient la loi de l'hospitalité vis à vis de l'étranger.

 

Les Harodim révélèrent aux templiers leurs secrets intéressant l'utilisation des métaux et l'art de construire, qu'eux-mêmes détenaient en partie des arabes et des bysantins. Ils avaient des loges initiatiques où les traditions de l'Egypte pharaonique et de la Grèce antique étaient pratiquées. On peut croire que les sculpteurs, peintres, poètes, Maîtres verriers, etc... formaient une même loge.

 

Les templiers ont perfectionné leur art de construire et l'influence des arabes apparaît en particulier dans les motifs ornementaux de leurs églises où l'on peut voir des passages du Coran écrits en koufite. Il existe encore quelques églises en France ayant ces ornements : à Moissac, au Puy, à Saint-Lizier dans l'Ardèche, à saint Guilhem dans l'Hérault.

 

Les maçons du Temple de Salomon et leurs francs artisans pouvaient circuler librement. Ils jouissaient de "la liberté de passer" et trouvaient partout aide et protection. Ils avaient de grandes franchises grâce à Saint Bernard. Ce serait l'origine du mot "franc-maçon", en opposition avec le maçon simple et libre mais qui ne bénéficiait d'aucune franchise. Dans leurs constructions, ils mettaient des signes symboliques ésotériques dont certains appartenaient à l'alphabet runique et d'autres au Ziza hébraïque qui est une déformation des caractères hébreux influencée par la vieille écriture germanique. Leur plus grande Loge pour l'Allemagne au XIIème siècle se trouvait à Strasbourg. Elle décernait des titres et jugeait en tribunal suprême.

 

La légende dit que la franc-maçonnerie templière du royaume de Jérusalem a été importée en Flandres et dans le Hainaut. On pense qu'en Angleterre, elle fut le noyau constitutif de la "Compagnie des Maçons de Londres", qui s'est affirmée au début du XIIIème siècle. Puis, ils se sont étendus dans le midi de la France. En 1314 a été fondée la grande loge de Hérodim de Kilvining en souvenir d'anciens templiers.

 

A la même époque - 1314 - en Ecosse, Robert Bruce créa l'Ordre de Chevalerie de Saint André du Chardon, pour remercier les templiers d'avoir combattu avec succès à la bataille de Bannockburn qui a été décisive pour l'indépendance de l'Ecosse.

 

Le symbolisme numéral des templiers était semblable à celui des Harodim. L'horloge cosmique des templiers, que l'on retrouve dans les graffiti du Château de Chinon, fait apparaître des données traditionnelles sur les cycles historiques liés aux mouvements des planètes et des astres.

 

D'après la Kabbale, dans l'horloge cosmique qui se rapporte aux heures, faite d'après l'unité de mesure : la grosse = 12x12, se retrouve le nombre 144 qui correspond aux 1440 minutes de la journée.

 

Dans la pendule de Salomon, le symbole du pentacle indique l'origine de l'initiation. On y retrouve les signes solaires sacrés de la croix celtique et du chrisme qui est antérieur au christianisme.

 

On sait qu'au IXème siècle les constructeurs chaldéens d'Irlande et d'Ecosse ont dû émigrer sur le continent, après la disparition de l'église Celte condamnée, et se sont regroupés en sociétés secrètes. C'est pour cela que certaines églises portent encore des signes celtes et chrétiens, particulièrement en Bretagne.

 

Autour de 1120 et pendant 80 ans, les templiers eurent de nombreux contacts avec les hébreux, ismaëliens, arabes et byzantins. Leur construction, jusque là romane, s'est transformée. Certaines églises deviennent circulaires - à Paris et à Londres - ou polygonales, comme celles de Sigovie, Montmorillon, Laon et Metz.

 

Inspirés par les symboles de la Shekkina - ensemble de symboles kabbalistiques - les constructeurs des églises et cathédrales ont souvent sculpté sur leurs piliers la feuille de saule, qui représente l'immortalité.

 

Dans les mystères antiques, cette feuille était le rameau d'or, qui devient l’acacia de la franc-maçonnerie et a deux significations : innocence et pureté.

 

De même les rosaces des églises et la rose ont une très grande importance. Dans la Shekkina, les rosaces se nomment la "rota", la "roue", le "rouah", souffle divin.

 

La rose, très vieux symbole alchimique, représente la connaissance des mystères du Grand Oeuvre, la connaissance intégrale, l'illumination. Elle possède cinq, huit, quinze pétales, liés aux correspondances sacrées de Pythagore. (Développement architectural, mathématiques secrètes). Elle est le symbole de la perfection achevée. La rose fleur et la rose des vents marquent le passage du symbole à celui de la roue. Blanche, elle signifie le sacrifice, rouge, le devoir.

par Jean de Gisors publié dans : Enseignement communauté : Spiritualité - Esotérisme
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