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Jeudi 6 décembre 2007

Deux hommes dominent ce concile, Clément V et Philippe le Bel. Philippe possède un moyen de pression sur Clément V, la menace du procès de Boniface VIII, prédécesseur de Clément. Ce dernier n'esquivera cette pénible éventualité, qu'en faisant des concessions au sujet des Templiers.

 

Les Templiers, Ordre de moines-soldats, s'étaient fixés comme tâche, la protection des pèlerins en Palestine, et la garde des Lieux Saints. La perte de Saint Jean d'Acre sonne le glas de l'objet propre de leur fondation et commande leur retour en Europe. Une bonne gestion rend leurs Maisons prospères et fait de l'ordre, une puissance importante. Philippe le Bel cherche à en obtenir la suppression. Ses motifs sont principalement financiers. Il soumet la question au pape, dès son couronnement en 1305, et sans attendre la réponse, il prend les devants, fait arrêter les Templiers et confisquer leurs biens le 13 octobre 1307. Un concile est convoqué par le pape à ce sujet, mais il est repoussé de 1310 à 1311 pour complément d'informations. Après bien des hésitations, le pape décide la suppression (et non la condamnation) de l'Ordre du Temple.

 

"Nous abolissons, non sans amertume, et douleur intime, non pas en vertu de sentence judiciaire, mais par mode de décision ou ordonnance apostolique, le susdit Ordre du Temple, avec l'assentiment du Saint Concile". Les biens seront attribués aux Hospitaliers.          

 

L'assemblée s'occupera également de régler un différent au sein de l'Ordre de Saint François. Votera une dîme, en faveur de la Terre Sainte, ainsi qu'une série de mesures concernant la situation des moines, vis à vis des évêques, les procédés d'inquisition et la création de chaires de langues orientales dans les universités.

 

Ce concile termine la série des conciles médiévaux, l'union toute neuve des Eglises de Rome et de Constantinople cessera en 1378. Cela sonnera la fin de la prédominance du pape sur le concile qui deviendra la plus haute instance de la chrétienté.

 

à suivre...

par Jean de Gisors publié dans : Voie et Religion communauté : Spiritualité - Esotérisme
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Jeudi 6 décembre 2007

Le concile de Lyon I (1245) 

Il est réuni par Innocent IV, à Lyon, pour régler le conflit entre le Pape et Frédéric, au sujet des droits de l'Eglise, en Italie, (cela avait motivé la fuite du pape de Rome). Déjà, l'empereur avait fait échouer une tentative de concile en 1240, sous Grégoire IX, en interceptant les évêques convoqués. Le concile siège dans la cathédrale, la participation est faible, 150 évêques environ, qui excommunient Frédéric II et approuvent une série de réformes ecclésiastiques, quant aux diverses procédures en cours. 

Le concile de Lyon II (1274) 

On note à ce concile, la réconciliation de l'Eglise latine et de l'Eglise grecque. L'empereur Michel Paléologue appelait de ses voeux cette union. Des raisons politiques l'y poussent et comme les intérêts de l'empereur correspondaient aux aspirations du pape, le concile fut convoqué. 

L'assemblée est ouverte le 7 mai 1274. On y rencontre, outre les évêques et les membres des chapitres et des ordres monastiques, le roi Jean d'Aragon, des représentants des rois de France, d'Angleterre, de Sicile, une délégation de l'empereur Michel Paléologue, et 16 ambassadeurs d'Abaga, le grand Khan des tartares. Le concile décide l'union des Eglises latines et grecques (qui sera de courte durée), des mesures pour remédier aux abus existants dans les provisions des charges ecclésiastiques, et notamment la longue vacance du siège papal (l'élection devait commencer, au plus tard, 10 jours après le décès du pape, dans une enceinte fermée, avec un régime sévère : pain et eau au-delà de 5 jours), le concile décida aussi, qu'une partie des revenus ecclésiastiques serait prélevée, au profit de la Terre Sainte.
à suivre ....

par Jean de Gisors publié dans : Voie et Religion communauté : Spiritualité - Esotérisme
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Jeudi 6 décembre 2007

Le concile de Latran III (1179)

Ce concile est réuni pour régler un autre problème de succession. A la mort d'Hadrien IV, la majorité vote pour Alexandre III, la minorité pour Victorien IV. Les deux candidats cherchent des appuis. La France et l'Angleterre sont pour Alexandre, et l'Allemagne, de Frédéric Barberousse, pour Victorien. Ce dernier l'emportera, il sera remplacé à sa mort par Pascal III, puis par Calixte III.

Les discussions sont menées à bien, malgré quelques revers enregistrés par l'empereur Frédéric. Le traité de paix (de Venise), entre Alexandre III et Frédéric y est signé. Il est prévu de réunir un autre concile qui ratifiera la paix.

Le concile s'ouvre le 5 mars, le nombre de participants est d'environ 300. L'assemblée liquide le reste du schisme et décide qu'à l'avenir, il faudra les 2/3 des suffrages de l'assemblée pour que le pape soit élu ; elle décidera encore de limiter les escortes des archevêques à 40 ou 50 chevaux. Il y est aussi décidé d'interdire aux Sarrasins et aux Juifs d'avoir à leur service des esclaves chrétiens. C'est aussi à ce concile, que les Cathares sont frappés d'anathème et les Vaudois mis sous surveillance.

Le concile de Latran IV (1215)

C'est un sommet de l'histoire pour la papauté médiévale. Le 19 avril 1213, Innocent III convoque à Rome, pour 1215, un concile qui devrait s'occuper de la délivrance de la Terre Sainte, et de la réforme de l'Eglise Universelle. On y compte 412 évêques et 800 abbés et pères, ainsi qu'un nombre difficile à déterminer de représentants : des chapitres, des rois de France, d'Angleterre, de Hongrie, de Frédéric II, et de beaucoup de villes. On y traite de la confession annuelle, de la communion pascale, des vêtements des clercs, (ni trop longs, ni trop courts, ni rouge, ni vert), des beuveries nocturnes, des chiens de chasse, des faucons, de la chirurgie, et des bans de mariage (coutume française rendue obligatoire à toute l'Eglise). L'assemblée se prononce sur des hérésies mineures et prend quelques décisions d'ordre politique).
à suivre ...

par Jean de Gisors publié dans : Voie et Religion communauté : Spiritualité - Esotérisme
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Jeudi 6 décembre 2007

Le concile de Latran I (1123) 

L'assistance est de 500 évêques environ, il y est surtout question des investitures. L'empereur Henry V accepte de ne plus les donner, et il promet de respecter les élections épiscopales. Il pourra toujours, par contre, installer les nouveaux nommés dans les biens et les pouvoirs séculiers annexés à leurs charges. C'est le traité de Worms. 

Le concile de Latran II (1139) 

Le but principal de ce concile est de poursuivre l'oeuvre de réforme. Mais toutefois, il s'occupe de liquider le schisme d'Anaclet II. 

A la mort d'Honorius II, en 1130, les élections papales penchent, pour la fraction majoritaire, pour Innocent II, et pour la fraction minoritaire, pour Anaclet II. Comme dans le droit canon, la "pars senior" ne s'identifiait pas nécessairement avec la "Major pars", chacun des deux élus potentiels se doit de chercher des appuis. Rome se ralliant à Anaclet, Innocent doit s'enfuir en France. L'Angleterre et la France prennent son parti, ainsi que Lothaire, roi de Germanie, il se retrouve sur le trône pontifical. Anaclet meurt en 1138 et le schisme s'arrête, mais Innocent veut donner un aspect officiel à sa nomination et un concile s'ouvre en Avril. Les chroniques annoncent entre 500 et 1000 participants, le schisme d'Anaclet est condamné. D'autre part, diverses mesures concernant le concubinage des clercs, la trêve de Dieu, sont confirmées. Il faut noter également la condamnation d'Arnaud de Brescia qui refusait à l'Eglise tout droit de propriété. 

à suivre...

par Jean de Gisors publié dans : Voie et Religion communauté : Spiritualité - Esotérisme
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Mercredi 5 décembre 2007

Les origines de ce concile remontent à 858, où sur les instances l'Empereur Michel III, Photius est installé sur le siège patriarcal de Constantinople, à la place d'Ignace que l'on démissionne. Le pape Nicolas réhabilite Ignace, et excommunie Photius, Photius excommunie Nicolas I par l'intermédiaire d'un concile réuni, en 867, à Constantinople. Basile succédant à Michel III, sur le Trône, se hâte de déposer Photius, puis remet en place Ignace. Pour atténuer l'affaire, il propose un concile oecuménique au pape Hadrien II qui accepte. La première réunion a lieu, le 5 octobre 869, le nombre des participants ira en augmentant jusqu'à 100 évêques, l'empereur y participe avec divers ambassadeurs. Le concile condamne Photius, puis approuve 27 canons.

 

Il faut croire, que le différent, qui existait entre Rome et Photius, était assez mince, car à la mort d'Ignace, Photius est nommé patriarche de Constantinople, et on retire par un concile en 879, en présence du légat du pape Jean VIII, l'anathème lancé contre lui en 87O. Le pape et Photius entretiendront de bonnes relations.

 

La réforme de l'Eglise est en cours, de 1O49 à 1054, mais la rupture entre Rome et Constantinople sera, pendant cette période, définitivement consommée, et les conciles ne seront plus oecuméniques, bien qu'ils en gardent le nom, les papes en prendront seuls l'initiative, et en seront les Maîtres.

 

Malgré de nombreux synodes, il faudra attendre le XII° siècle pour convoquer un véritable concile, ce sera alors celui du Latran.

 

Les conciles de Constantinople 553, 680 et Nicée 787

 

Le concile de Constantinople 553

 

Il est convoqué pour Mai 553, dans l'église Sainte Sophie, et comprend une majorité très nette d'évêques orientaux. Le pape prétextant de son état de santé, refuse d'y paraître, l'assemblée prononce la condamnation des trois chapitres, le 2 juin 553. Pressé par l'Empereur, Virgile malade, reconnaît les décisions du concile, il est alors autorisé à rentrer en Italie, et meurt en route. Son successeur, Pelage reconnaît aussi cette décision, et Grégoire le Grand s'emploiera à la faire appliquer.

 

Malgré tous ces efforts, les monophysites restent dans la dissidence. Une tentative de conciliation est faite par le patriarche Sergius, avec la création du monothélisme ; (si on ne peut parler d'une seule nature, dans le Christ, on peut toutefois parler d'une seule volonté), cette formule est adoptée par le pape Honorius, puis imposée en 638, par l'Empereur Héraclius. Mais si elle est acceptée en Orient, elle est vivement contestée en Occident où cette formule provoque la réunion, par le pape Martin I, d'un grand synode qui condamne le monothélisme en 649. Martin I, à la suite de cette condamnation, est déporté, et meurt en Crimée en 655 Cette situation favorise les invasions arabes qui ne rencontrent que des populations divisées. Constantin IV, inquiet, désire mettre fin aux différents schismes. C'est dans ce but, qu'il écrit au pape Agathon en 670. Ce dernier consulte l'épiscopat occidental, puis fait rédiger une profession de foi condamnant le monothélisme, et réaffirmant la doctrine de Calcédoine. Une délégation est envoyée à Constantinople.

 

Le concile de Constantinople 680

 

La délégation occidentale rencontre les évêques d'Orient, sous la présidence de l'Empereur. Une profession de foi est acceptée, déclarant qu'il y avait deux volontés dans le Christ, l'anathème est jeté sur le monothélisme, et sur le pape Honorius, qui est expressément condamné. Le pape Agathon meurt avant le retour de sa délégation, son successeur Léon II couvre le concile de son autorité.

 

Le concile de Nicée 787

 

La crise éclate sous l'empereur Léon III, qui en 726, par édit synodal, fait interdire le culte des images pieuses. En 731, le pape Grégoire III réunit un concile à Rome, qui condamne les agissements de l'Empereur. Léon III mort, son successeur l'Empereur Constantin V fait approuver par le concile de 754, à Héria, l'interdiction des images et les récalcitrants sont l'objet de poursuites impitoyables. La scission entre Rome et Constantinople incite la papauté à se tourner vers d'autres protecteurs, c'est à cette époque que la France devient la "Fille aînée de l'Eglise", avec Pépin le Bref, puis Charlemagne. L'Empereur Léon IV s'en aperçoit, et arrête la lutte iconoclaste (Léon IV, empereur de Constantinople, successeur de Constantin V). A sa mort, son épouse Irène dirige alors les destinées de l'Empire, avec le jeune Constantin VI à ses côtés. En 784, ils proposent au pape Hadrien de réunir un concile, cela est fait à Constantinople en 786, mais la troupe intervient, le concile est ajourné. Par précaution, il est repris à Nicée en 787. Le culte des images est non seulement légitimé, mais recommandé, tout en distinguant respect et vénération, qui s'adressent aux représentations, et le culte d'adoration qui n'est dû qu'à Dieu seul. 22 canons sont adoptés, concernant des points vis à vis des clercs, des moines, et des différentes institutions ecclésiastiques.
à suivre ....

par Jean de Gisors publié dans : Voie et Religion communauté : Spiritualité - Esotérisme
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