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Jeudi 10 janvier 2008

SERVIR !  Tel devrait être le Maître mot de tout Chevalier ou Aspirant-Chevalier. Servir dans le désintéressement le plus complet ! Etre à chaque instant, à la recherche de ses devoirs et non de ses droits. Pourtant nous vivons dans une société qui n’a plus que des revendications à la bouche. Nous avons payé notre cotisation et nous vivons dans l’attente de ce que nous doit, en échange, l’Ordre dans lequel nous sommes entrés, dans l’attente de cette piqûre de connaissance injectée une fois par mois à l’occasion d’une Tenue, d’un rituel, d’une rencontre. Et, toute notre vie est comme cela.

 

Nous votons pour un président de la République, pour un chef d’état, pour un Maire, nous payons nos impôts et nous vivons dans l’attente de ce qui nous est dû. Nous payons le Docteur et nous sommes en droit d’exiger qu’il nous guérisse,  sans aucune erreur, cela va de soi, sans jamais nous demander si une prévention par une hygiène de vie ne serait préférable aux listes de médicaments dont il nous abreuve afin d’être crédible auprès des trois quart de ses clients. Que nous ayons un problème de travail et c’est aux syndicats que nous demanderons de nous défendre. Un problème de droit et nous courrons vers l’avocat. Un problème de conscience nous amènera de même vers le Prêtre. Nous créons sans le voir une société de spécialistes qui fait progressivement de nous d’éternels assistés, incapables de réagir devant un problème mineur. Et devant cette réalité que nous avons construit, il nous reste le droit de contester, de critiquer sans jamais prendre conscience de notre responsabilité individuelle devant ce fléau qui menace le monde. Qu’un être meurt de faim ou de froid à 100m de chez nous ne nous concerne pas puisque nous avons payé notre obole à l’association humanitaire «X» et prié le Seigneur de notre cœur d’être miséricordieux avec la Terre entière. Notre conscience est en Paix, notre intellect repu par la dernière communication ou par l’intervention d’un frère qui nous a justement parlé de la compassion, un homme se meurt mais qu’y pouvons nous, l’église n’a pas ouvert ses portes, l’état n’a rien fait, l’Abbé Pierre se bat pour nous, nous qui avons cotisé pour que demain plus personne ne meurt de faim.... !

 

Charité bien ordonnée commence par soi-même !  Il en est de même pour la générosité que trop de personnes ont pour les autres sans même s’apercevoir qu’ils ne la font que pour eux-mêmes. Il est facile d’aller aider l’autre pour cacher ses propres problèmes. Pour noyer ses  inquiétudes dans les soucis des autres, pour se donner bonne conscience alors que nous ne sommes même plus capables de nous occuper de nous. Le «Connais toi, toi-même» est encore d’actualité en ces lignes et le véritable aspirant Chevalier en fait son combat de chaque jour. La générosité, puisque le terme de charité n’a que des connotations par trop «Cathos», n’est pas cela, biens chers frères et sœurs, pas plus qu’elle ne consiste à vider ses greniers de ce que nous ne désirons plus. Saint Martin nous en montre l’exemple, lorsqu’en plein hiver, il coupe son manteau en deux pour le partager avec celui qui a froid. La générosité est de se mettre au service de l’autre, de l’humanité afin de l’aider à porter son fardeau et non de lui faire porter le notre,  de lui donner ce qui ne nous sert plus à rien, qui encombre notre maison ! Le Templier, le Chevalier est donc celui qui sans réfléchir ouvrira sa porte à celui qui meurt de faim, sans se soucier de son état de propreté, sans avoir peur que ce dernier ne profite de son sommeil pour lui dérober ses biens. Le futur Chevalier est celui qui sans souci de profit personnel se mettra au service de sa Maison, au service de ses frères ou de ses sœurs afin de soulager leurs maux, d’apaiser leurs tourments. Pour cela il n’est guère besoin d’argent... Il suffit simplement d’offrir son temps, son Amour. Tel est le moine soldat qui décide un jour de s’engager dans la milice Templière.

 

Rien pour nous Seigneur, rien pour nous, mais tout pour la seule gloire de Ton Nom ... et de tes créatures. Voici le véritable enseignement de Christ, non de devenir Christ dans sa tête, non de devenir Christ en paroles mais bien en actions, en construisant en nous le Temple irradié de la lumière de «G», La Maison qui pourra accueillir Christ en elle sans faiblir sous la puissance de son rayon.

par Jean de Gisors publié dans : Livre du Chevalier communauté : Spiritualité - Esotérisme
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Mercredi 9 janvier 2008

la Journée du Chevalier

 

Vous constaterez avec le temps que tout tourne autour de la pratique. Sur chaque centaine de personnes que nous rencontrons, il y en a toujours un certain nombre qui désire avoir la connaissance et qui pense que rien n'est plus digne d'intérêt que ce qui ajoute à leur savoir. Loin de nous la volonté de dénigrer la connaissance mais, il nous faut comprendre qu'elle n'est pouvoir que lorsqu'elle est mise en pratique. Elle ne devient sagesse que lorsqu'elle est partie intégrante de nos expériences, comme de nos cerveaux intellectuel et mental afin d'accomplir certaines choses concrètes. Le Sage, c'est à dire celui qui est prêt à affronter avec sagesse les circonstances critiques de la vie est celui qui est investi du pouvoir de concrétiser la connaissance afin d'atteindre le but qui lui est fixé.

 

D'autre part, remarquons que le simple processus de l'enregistrement de la connaissance, est en lui même fascinant pour ce genre de personne qui poursuit la connaissance. Il est des genres d'intelligence qui rendent les personnes constamment malheureuses, cherchant un savoir qu'elles ne peuvent atteindre. D'autres, et c'est à celles-là que nous nous adressons, savent qu'il existe une connaissance qu'elles peuvent acquérir par la pratique et cela suffit à leur bonheur.

 

Le piège

 

Je voudrais revenir sur le sujet important de la maîtrise de l’Ego. Rappelez vous que le sceau des Templiers en est le symbole permanent - 2 cavaliers (la dualité de l’être) chevauchant le cheval (l’Ego) - Je ne saurais trop vous conseiller de le méditer souvent -

 

De nombreuses philosophies nous invitent à nous dépouiller de cet Ego, à le terrasser mais les nations qui ont intégré cette notion dans leur manière d’être ne sont pas des plus significatives quant à leur vision du paradis terrestre... L’Inde, et bon nombre de pays asiatiques en sont des exemples convaincants. Non que leur manière d’être soit totalement fausse, mais parce qu’elle les rend vulnérables face aux loups qui peuplent notre planète.

 

Le travail spirituel qu’accomplissent ces peuples amène un appauvrissement de l’individualité sans pour cela circoncire l’individualisme qui se trouve même renforcé par la pratique.

 

Briser l’Ego revient à laisser la porte ouverte à une dictature religieuse, spirituelle ou politique. Est-ce là, la volonté d’un Dieu Amour ?

 

A espérer le paradis ou le Nirvana, une telle société vit l’enfer terrestre !

 

D’un autre coté, les sociétés qui laissent l’Ego s’enfler jusqu’à démesure ne sont pas mieux «chaussées» car elles amènent un culte de l’individu qui conduit également vers une dictature, même plus musclée cette fois, puisqu’elle se frotte à l’Ego des autres... Les êtres n’arrivent plus à se dissocier de leur Ego, de ce qu’ils vivent et  la conséquence en est une séparation de la société en deux grands courants de vie : Les illuminés qui se croient les maîtres du monde d’une part et les paranoïaques en tous genres de l’autre.

 

La solution se trouve une fois de plus dans la voie du milieu.

 

Ce n’est pas la voie la plus facile car, dans un premier temps, elle ressemble étrangement aux deux autres. Le cherchant, ne pouvant avoir un comportement en ligne droite, oscille tantôt à droite, tantôt à gauche d’une ligne qu’il estime idéale, sans avoir néanmoins de points de repère. S’égarant, il peut alors rejoindre des extrêmes analogues aux deux autres courants de pensée. De plus, les individualités naissantes se frottent l’une à l’autre afin de se modeler. C’est cela qui permettra de se rendre compte que l’on s’est trompé de voie et de recommencer mais, ce retour à un semblant de point zéro, donne l’impression de ne pas avancer.

 

Même si chacun connaît le principe de la spirale, ce n’est bien souvent, pas une consolation. Peu à peu, le doute s’installe alors dans notre esprit, la «nuit obscure de l’âme», comme l’appelait les Esséniens.

 

Quel choix avons nous ? Entre le rebelle de l’Ego, le mouton de la méditation transcendantale et la friction permanente des premiers temps de la mise en place de l’individualité ? La voie initiatique nous apparaît dans toute sa difficulté, oh combien différente de la vision que suscitait son attrait originel.

 

«Comment persévérer avec la vie que l’on mène... ? Le stress... ? Le bruit... ?  Dans un siècle où il faut aller de plus en plus vite !» me demande t-on souvent. Difficile certes mais pas impossible. Mais le doute est là!

 

C’est alors que le cherchant se construit son monde de l’occulte  où il entend des voix, où il entre en contact avec des guides... Sans se rendre compte que «ces guides» ne font que flatter son Ego, qu’ils sont en totale contradiction avec les lois fondamentales de la Tradition... Mais comme l’on connaît mal ces lois... On se permet de les interpréter et... La chute n’est pas loin...

 

Le cherchant oublie trop souvent qu’il a des devoirs avant d’avoir des droits. Que ces devoirs sont avant tout de se mettre au service de l’humanité, du collectif et non de l’individualisme.

 

Devenir «canal», demande avant tout du discernement afin de ne pas se laisser piéger par le nombre incalculable d’entités de bas astral qui peuplent notre plan.

 

Alors, au risque d’en décevoir certains, au risque de voir leur Ego se cabrer, je leur demande, lorsque cela arrive, de se poser deux questions :

 

- Recevez vous à chaque fois la triple confirmation de vos messages ?

 

- Etes vous certains, en toute conscience, que ces messages ne sont pas destinés à vous-même afin de parcourir votre chemin ?

 

- Destinés à vous faire «mousser» auprès des incrédules ?

 

Je pourrais même vous poser une question de plus : Ces messages servent ils le plan collectif ou votre petite personne ?

 

Trop de «contactés» ne font aujourd’hui que générer «la guerre». Cela fait-il partie de la voie ? Qui peut penser qu’un guide puisse un jour générer le conflit au travers de vos dires ?

 

Je ne peux aujourd’hui que vous appeler à la prudence. «Souvenez vous que l’on ne peut pas tricher longtemps avec les plans supérieurs et l’élection qui va de pair avec des communications authentiques ne met pas le groupe à l’abri des efforts nécessaires pour appliquer et faire vivre, dans leur pratique quotidienne, les révélations fournies.» (Extrait du collège Templier).

par Jean de Gisors publié dans : Livre du Chevalier communauté : Spiritualité - Esotérisme
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Mardi 8 janvier 2008

Nous sommes sans cesse partagés entre une trop grande confiance aux autres et un manque de confiance dans ce que nous sommes.

La recherche d’émotions, de plus en plus fortes, qui caractérise cette fin de siècle, fait que nous passons à coté d’expériences simples, d’illuminations intérieures.... Nous doutons de tout... Dès qu’il nous arrive une expérience, nous la négativons intérieurement. .. La simplicité du Divin ne nous émeut plus et, pour compenser, nous «nous payons» de temps en temps une poussée d’Ego, racontant autour de nous : «l’expérience mystique du siècle». Mais ce n’est que façade... Nous n’y croyons pas à l’intérieur... Ce n’est pas cela que nous recherchons au plus intime de notre personnalité. Ce n’est pas assez palpable.

Nous rêvons sans cesse d’un monde Divin à l’image de l’homme, vivant sur un plan où nous serons capables de le concevoir sans difficulté... Quelque chose qui ôterait nos doutes.

Alors, nous nous mettons à la recherche d’un Maître humain, plus concret. Mais dans un même temps, nous le mettons en cause : «ce n’est qu’un homme, avec ses faiblesses, ses failles....»

Là non plus, l’image de ce que nous trouvons ne nous convient pas, trop proche de nous, trop quelconque, et si lointain du miracle qui nous réconcilierait avec Dieu, avec l’image que nous nous en faisons !

En fait nous sommes en permanence en contradiction avec deux axiomes fondamentaux de la recherche du Soi :

- «Ce que j’ai fait vous le ferez après moi», qu’il faut mettre en relation avec «heureux les petits enfants...», «heureux les simples d’esprit»...

Cessons de chercher un «merveilleux» inaccessible, le bonheur est simple, Il est à portée de la main de celui qui fait taire sa raison, sa logique... Le miracle est sans cesse devant nos yeux mais nous ne le voyons plus, cherchant un «autre chose», toujours plus loin, toujours plus «extraordinaire».

- «Sois toi même ta propre lumière» disait le Bouddha. Ce qui ne voulait pas dire qu’il rejetait l’image du Maître (pour en avoir eut lui-même) mais que la réalisation doit se faire en nous même, sans toujours rechercher celui qui le fera à notre place, celui qui nous fera rêver à bon marché parce qu’en «contact avec les anges».

Ouvrez un regard neuf sur le monde qui vous entoure. Ne soyez pas toujours tentés de visiter l’autre bout du monde quand vous ne connaissez pas la partie de monde que vous habitez. Il faudra bien un jour en convenir : nous ne voyons pas ce qui est proche de nous, nous ne nous voyons pas.

Nous cherchons et cela est devenu une habitude. Nous ne connaissons même plus le but de notre quête. Cela fait des lustres que nous ne nous sommes pas posés la question sur la nature de notre but. Prenons le temps de recentrer notre recherche. La voie n’est pas qu’une quantité de principes abstraits, de désirs impossibles. Elle n’intègre en rien une perpétuelle attente de visions plus ou moins obscures. Elle est avant tout une somme de méthodes de transformations intérieures, une suite d’expériences visant le but... Mais quel est-il ? Cessons de nous perdre dans des détails de forme, de manières... Au delà de toutes ces dispersions qui ne sont là que pour justifier notre attitude personnelle, existe la Voie - La seule et Unique - Même si là encore, certains auraient tendance à la scinder en deux : Celle où l’on reçoit (la connaissance) et celle où l’on transmet.

Mais au delà de cette distorsion due à notre dualité, il n’existe que la voie qui vit, semblable au cœur avec ses diastoles où il aspire le sang (où elle va chercher la connaissance) et des systoles où il retransmet le sang (où elle retransmet ce qu’elle a compris), puis ses périodes de repos - telle est l’unique voie qui mène à Dieu -

par Jean de Gisors publié dans : Livre du Chevalier communauté : Spiritualité - Esotérisme
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Lundi 7 janvier 2008

La télévision occidentale multiplie ses émissions où apparaissent bon nombre de «magiciens noirs ou blancs», «sorciers en tout genre», «jeteurs de sorts», etc... Ce genre d’émissions, avec ce qu’elles impliquent, appauvrit l’équilibre mental de ceux qui y prêtent foi.

Même si nous ne pouvons nier que de tels individus existent en nombre chaque jour plus important, LA MASSENIE s’insurge contre leur pratique et affirme depuis toujours qu’il est impossible d’utiliser le pouvoir de la pensée pour nuire, que cela soit à distance ou non, à d’autres personnes. En d’autres mots, je vous affirme qu’il est porté trop d’importance à l’influence que l’on prête à la «magie noire» ou à la «sorcellerie».

Quelques soient leurs pratiques, qu’ils se livrent à l’incantation, aux malédictions ; Qu’ils utilisent photographies, dagydes ou autres objets, capables d’après eux de détruire troupeaux, familles ; capables de faire mourir leur victime ou de la rendre folle ... Nous vous l’affirmons : leurs pratiques n’ont que l’importance que vous voulez bien leur accorder. Ce ne sont pas les pratiques qui peuvent nuire mais la peur qu’elles inspirent à votre conscience, à votre superstition.

Regardez autour  de vous. Seules les personnes qui y croient subissent leur influence... (Même si cette croyance est souvent cachée au plus profond de votre subconscient) Tout comme seules les religions  pour qui Shatan existe, ont des fidèles possédés.

Cela s’explique par la force que possède la volonté propre de celui qui croit être victime de ce genre de pratique. Persuadé de leur force, l’être qui y croit se met lui-même dans un état mental et émotionnel négatif qui affecte progressivement ses différents corps. Ce n’est pas le pouvoir de «l’envoûteur» qui agit mais bien l’être lui-même qui empoisonne son propre champ énergétique et dont la peur paralyse les défenses de son organisme.

Le pouvoir de «ces jeteurs de sorts» ne dépend que de votre propre force d’autosuggestion (d’où le danger de certaines pratiques d’hypnose). Vous savez, par vos pratiques, que l’autosuggestion représente une force monumentale qui, mal utilisée, nous expose à des périls issus de notre propre conscience. Vous connaissez de même l’influence de la pensée créatrice. Votre peur, votre croyance en ces pratiques «noires» vous fait utiliser votre pensée à contre sens, elle vous amène à vous répéter vos craintes, mentalement ou oralement, tel un mantra. Et ce dernier amplifie de même les dégâts au sein de votre organisme. Vous créez ainsi les conditions psychologiques et physiologiques favorisant l’apparition de maladies mentales ou physiques. Il suffit donc, pour vous protéger, de renforcer votre mental dans sa conception de l’ineptie de ce genre de pratiques. La loi du Karma fera le reste...

Mais revenons, pendant que nous sommes sur ce sujet, sur la pensée. Vous savez que tout est vibration, y compris la matière dense. Ces vibrations ont différentes origines et nous pouvons prétendre aujourd’hui que la pensée trouve son origine dans les vibrations de l’âme et de l’esprit, liées au corps. En conséquence notre pensée est le résultat d’une double influence issu à la fois de plans extérieurs, intérieurs et supérieurs à nous. Ces plans vibratoires interfèrent en permanence entre eux. Ce qui justifie l’évolution de votre pensée mais, à l’inverse, si l’être, par ses peurs ou ses craintes, cristallise sa pensée vers un seul plan, cela amènera une régression psychique qui devient d’autant plus importante que le temps de cristallisation est prolongé. C’est ainsi qu’un être qui se croit envoûté devient de plus en plus malade et qu’il a de plus en plus de mal à s’en sortir.

par Jean de Gisors publié dans : Livre du Chevalier communauté : Spiritualité - Esotérisme
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Dimanche 6 janvier 2008

Exceptionnellement, je vous demanderai de ne pas lire de suite cette lettre mais d’installer votre oratoire personnel avant d’aller plus loin. Toute lecture simple n’aura pas la profondeur d’un travail en oratoire aussi faites l’effort d’entrer en vous... ! 

Bien des années se sont écoulées depuis le début de notre travail qui débuta en 1980 avec, à nos côtés, Gabrielle Carmi. Le temps amène l’oubli et je pense qu’il n’est pas inutile aujourd’hui de remémorer les bases ainsi que les raisons d’être du chemin que nous foulons ensemble aujourd’hui. 

Contrairement à beaucoup, nous ne nous targuons d’aucune lignée historique  ininterrompue depuis des temps immémoriaux. LA MASSENIE est née de la volonté d’un groupe de neuf personnes et de G. Carmi, conseillés par les mêmes « instructeurs » qui lui permirent de réactiver la Massenie du St Graal, avec laquelle nous avons travaillé pendant de longues années. 

Faisons ici un intermède afin de préciser, à nos frères ou à nos sœurs qui n’ont pas lu les ouvrages de Gabrielle, comment cette dernière, de Juive, est arrivée à la Magistrature d’un courant Chrétien qui eut pour mission de perpétuer le Nom et le travail des Templiers, à la destitution de leur Ordre, vers les années 1307... 

Gabrielle n’avait jamais eu de contact avec la Tradition. Ses seuls «travaux» se résumaient à une méditation forcée suite à un problème de vue qui la laissa pratiquement dans le noir pendant trois années. Lorsqu’ils achetèrent, Jean (son époux) et elle, une ruine en région parisienne - Jean désirait poursuivre ses recherches de Généalogie une fois à la retraite - ils ne se doutaient pas que les années 50 seraient le début de l’aventure qui les attendait ! 

Dès qu’une partie de la maison fut «habitable», Jean et Gabrielle s’y installèrent afin d’être au plus près des travaux. C’est alors que Gabrielle reçut ce qu’elle devait toujours appeler un rêve. Elle vit et entendit sa belle-mère, décédée depuis trois ans, lui révéler qu’ils devaient appeler leur maison la Massenie puisqu’elle l’avait été pendant de nombreux siècles, qu’elle avait été la première Massenie mise en place par Jean de Rampillon avec l’aide de son fils spirituel, Templier de la Couvertoirade ; ou alors, qu’elle pouvait l’appeler «la maison de l’Ariole». Dans un second «rêve», c’est Jean de Rampillon qui lui apparut, lui révélant l’histoire complète de la Massenie de la chute du Temple à l’entre-deux-guerres, comme preuves de sa bonne foi, il lui révéla où étaient cachées les médailles et symboles ayant appartenu à la Massenie. Toutes les années qui suivirent, furent pour Gabrielle l’occasion de contacts avec les différentes personnes qui avaient officié comme Magister pendant ces 6 siècles. Cela devait finir par la réactivation de la Massenie du St Graal, déclarée officiellement en 1980, après toutes ces années de gestation où un groupe oeuvrait au sein de ce que Gabrielle et Jean appelaient le Cénacle de la Massenie. 

En 1980, naissait en Auvergne la Loge Intérieure et Universelle du Temple qui devait devenir en 1994 : A.U.R.O.R.A 

Avant que nous ne rencontrions Gabrielle physiquement, il y eut de longues années d’échanges épistolaires. Nous échangions sur le Temple, sur la Massenie, sur la Chevalerie, sur l’idéal que cela représentait, sur l’espoir que les divers «contacts» de Gabrielle mettaient sur ce renouveau pour les générations à venir... 

Notre première rencontre fut ouverte par cette phrase de Gabrielle : "Inutile de se présenter plus avant, nous nous connaissons depuis tant de siècles...". Je ne savais pas à l’époque ce qu’elle sous-entendait par là. Intimidé, je ne posais pas la question... Nous repartîmes néanmoins cette fois là avec deux beaux cadeaux : la Maison d’Auvergne s’appellerait désormais «la Maison de l’Ariole»..., l’autorisation de me servir d’un sceau qui m’était cher au cœur. 

D’autres contacts eurent lieu, vous vous en doutez. Je reçus avec Françoise, l’investiture et l’initiation à la charge de Magister de ses mains. Nos travaux, au fil des ans, me permirent d’entrer en contact avec Jean de Rampillon comme avec d’autres contacts qui devaient orienter le petit groupe que nous étions vers ce qu’est LA MASSENIE aujourd’hui : Un ordre en gestation, en devenir, mais de quoi au juste ? 

Pas plus que ce n’était la vocation de la Massenie du St Graal, ce n’est pas celle de LA MASSENIE que de reproduire ce qui s’est passé entre Hugues de Payns et Jacques de Molay. Nous nous devons d’être résolument tournés vers demain, sauvegardant ainsi, par notre vécu, les valeurs fondamentales de la chevalerie Chrétienne qui restera, de tout temps, le plus belle chose qui soit, si elle est mise en pratique. 

Notre mission : Tout en nous laissant porter par les énergies Mariales de cette fin de siècle, tout en unissant la chevalerie au sacerdoce, il nous faut servir de pont entre l’époque actuelle et l’ère qui s’annonce. - En cela, LA MASSENIE ne sera jamais porteuse des messages Apocalyptiques ou millénaristes que des groupes qui usurpent le titre de Templiers ou de Chevaliers du St Graal répandent aujourd’hui. L’avenir reste devant nous !

A nous de le remplir, pour que malgré ces temps de doutes et d’illusions, malgré les faux prophètes et les scientistes, nos enfants et petits enfants puissent trouver intact notre idéal de la chevalerie. Pour cela, nous devons oeuvrer frères et sœurs, d’abord sur nous même afin de réaliser le Service Divin à l’Humanité. Nous devons prendre le chemin de l’adeptat pour pouvoir, demain, se prétendre Initié ; Pour qu’un petit groupe puisse mener à son terme le travail entreprit par les Magisters qui se sont succédés. Comme je l’écrivais dans le message qui permit à l’Ordre de naître :

«Si vous acceptez de retrousser vos manches, alors nous avons besoin de vous.»

Si vous êtes entrés chez nous pour avoir des honneurs, de beaux manteaux... Vous faites fausse route en restant chez nous. Comme l’écrivait un frère d’un Ordre ami : "Nul ne touche impunément au manteau de Marie". L’heure n’est plus à la fanfaronnade. Il n’est plus temps de jouer à l’apprenti sorcier. Il est temps pour l’humanité de relever la tête et de répondre à l’appel de Notre Divin Maître en Christ. Servons sans chercher de compensation. Aimons sans attendre de retour. «Mon royaume n’est pas de ce monde» disait-il... Alors défendons ensemble aujourd’hui les chemins qui mènent à la grande Jérusalem, à la Jérusalem Céleste... Construisons le Temple en nous.... Devenons "Prêtre à nous même" afin de l’habiter. Et cessons de nous perdre dans un intellect de plus en plus méandreux, dans un mental de plus en plus soumis à la pression des émotions. Sachons ouvrir notre cœur, sachons l’habiller des armes du chevalier. Sachons retrouver en nous la rigueur de la foi et non la mollesse de la croyance, faire vibrer en nous l’honneur et la fidélité. Il n’existe pour cela aucun dogme, l’armée de Christ et de N. Dame n’est pas un rassemblement d’esclaves mais d’Hommes libres. Il n’est pas un assemblage disparate d’individualistes mais une cohorte d’individualités qui s’étant trouvés, se sont retrouvés, unis par un seul cri : MONJOIE ! Vive Dieu St Amour !

C’est ces bases là qu’il nous faut avoir sans cesse en mémoire pour aller plus loin sur le chemin que nous avons choisi collectivement. Notre Charte, construite par les mêmes guides qui ont bâti la Massenie nous montre la voie à suivre, encore faut-il que ce document ne reste pas au simple rang des archives qui encombrent nos étagères… 

Notre Ordre s’est construit à partir de deux documents majeurs : sa Charte et son Code Moral. L’un comme l’autre doivent être lus et relus, médités... Ils ne doivent pas être l’occasion de remettre en cause l’autre mais bien moteur de notre évolution, à l’image du phare qui redonne courage aux marins en leur indiquant le cap lorsque la mer est déchaînée.

Notre humanité est entrée dans la nuit obscure de l’âme comme je vous en parle dans la communication spéciale qui fait fin à votre année de cléricature. L’homme pense avoir atteint le terme de sa quête. Il réagit tel l’adolescent qui pense être devenu un homme. Il est devenu grand mais pas forcément adulte... Mais cela, il ne le comprendra que dix ans plus tard, lorsque devenu parent, il sera confronté à la notion de responsabilité. Je vous l’ai déjà dit, le véritable cherchant pense d’abord en terme de devoirs avant de revendiquer ses droits. Il garde les pieds sur terre. Il utilise son énergie à construire l’œuvre collective et non à donner des conseils à autrui. Les voies du Ciel sont impénétrables... Autant d’excuses pour remettre en cause celles qui ne nous conviennent pas.  Ne tombons pas dans un piège aussi grossier. La voie Traditionnelle a été mise en place pour que l’être puisse se perfectionner, face à lui-même, à son libre-arbitre mais cela n’a jamais signifié faire ce qu’il veut, au moment où il le veut. Cela veut dire que l’être qui est arrivé à une prise de conscience intérieure peut trouver pour parfaire son chemin des Aînés qui l’aideront à franchir un cap de plus dans leur compréhension des plans Divins. Cette transmission n’est en rien un dû ou un troc contre espèce trébuchante. Elle est l’aboutissement d’un chemin où l’être dirige son énergie pour vivre l’esprit de ceux qui la détiennent comme un dépôt sacré dont ils ont la responsabilité. Malgré tout ce que veut nous faire croire notre société de consommation, tout ne s’achète pas...  Aujourd’hui, une grande partie pense en ces termes : "Je paye ma cotisation donc j’ai le droit de savoir... Et ce savoir doit correspondre à ce que je crois, à ce que j’aie envie d’entendre. Il ne doit en rien bousculer ma façon de penser..." . Pour être à la mode aujourd’hui, ésotériquement parlant, il faut être en contact. L’illusion est telle que l’on ne se rend même plus compte de l’aberration de ce que l’on fait dire aux Maîtres ou autres entités éclairées qui adombrent le médium. Nous sommes en pleine guerre des messages. Certains recherchent l’exotisme des religions orientales, d’autres, le pouvoir de la Magie, d’autres encore, le rêve au travers des elfes, des gnomes ou autres génies de la nature mais tous concourent à la parcellisation de la Tradition, à l’individualisation de la société, au renforcement de l’Ego...

Ma volonté, en écrivant ces lignes n’est pas d’entrer en guerre contre toutes ces manifestations d’aujourd’hui. Je n’aspire qu’à recentrer notre mission, celle de LA MASSENIE. Si de telles formes existent, c’est qu’il est des êtres pour qui cela est nécessaire... Mais vous ne les trouverez pas parmi nous. Notre mission est écrite en toutes lettres tant dans notre Charte que dans nos statuts : Sauvegarder l’esprit du Temple, sa Tradition. Cela ne veut pas dire sa forme archaïque qui est révolue mais bien son esprit, celui du moine-chevalier, engagé dans la croisade qui vise la reconquête de la Jérusalem céleste, pour Dieu et non pour lui... Nos BUTS : devenir tolérant avant toute chose ; Développer l’Amour du prochain et avoir l’esprit de service ; Apprendre à se donner et à se perfectionner ; Estimer un être pour sa valeur profonde ; Faire naître en chacun la prise de conscience et, ouvrir le chemin de la Connaissance à ceux qui le souhaitent, les mener à l’initiation sans pour cela faire prédominer telle ou telle obédience qui ne serait pas en harmonie de conscience avec la personne rencontrée.

Nous ne professons aucun dogmatisme mais cela ne veut pas dire que notre collectivité n’a pas de règles, elles existent mais elles ne sont présentes que pour nous permettre de vivre ensemble en concrétisant la voie.

Comment parler d’Amour, de Fraternité s’il manque l’élément fondamental à toute entente : La confiance. Si vous nous demandez de vous conduire tout en freinant des deux pieds dès que quelque chose vient frotter votre Ego, notre collaboration tournera vite court. Le libre arbitre n’a jamais signifié entretenir un doute permanent sur l’autre... Alors, faisons le point au plus profond de nos oratoires et situons nous. Où nous voulons sincèrement avancer sur la voie du Temple et nous nous engageons aujourd’hui, à cet instant même, devant Dieu et nos Maîtres de lumière à agir dans ce sens où, notre attente est autre... Et nous ne pouvons pas vous laisser faire fausse route. En tout Amour, c’est à vous qu’il appartient de faire un choix. Tel est le véritable libre-arbitre : Savoir faire un choix et mettre toute son énergie en action pour atteindre et réaliser ce choix.

Choisir c’est être capable de trancher, d’abandonner un des deux composants qui occasionnent la nécessité du choix. C’est un acte d’Homme libre...

par Jean de Gisors publié dans : Livre du Chevalier communauté : Spiritualité - Esotérisme
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