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Jeudi 13 décembre 2007

Afin de travailler ce second alinéa du code moral du Templier, il nous faut nous arrêter à nouveau sur cette première partie de phrase : "Je m'applique" qui reviendra jusqu'au dernier alinéa.

 

"Je m'applique" demande de l'attention, du soin, de la concentration et c'est dans cet esprit que doivent être travailler tous les alinéas si l'on veut en retirer quelque chose pour notre plus grand bien et arriver à cet état de chevalier qui est notre raison d'être sur le chemin. Point n'est besoin de lourdes encyclopédies, soyez constants et volontaires dans votre travail et le chemin n'en paraîtra que plus facile à gravir, car pour atteindre le sommet de la montagne, il faut aller au pas sans s'arrêter trop souvent (cela aurait pour effet de vous couper les jambes), sans aller trop vite car vous vous essouffleriez.

 

Ceci dit, la loi qui s'ensuit est importante. Il nous faut d'abord comprendre la signification de l'émotion que l'on confond trop souvent avec le sentiment. Or l'émotion est une pulsion issue de notre troisième cerveau ayant son siège au niveau des entrailles. Cerveau instinctif lié au passé, générateur des peurs comme des joies. L'émotion paralyse le corps comme l'esprit, elle est liée au désir, à la possession, bref au plan matériel. Elle entretient la surexcitation qui nous rend incapable de nous concentrer sur le travail à accomplir.

 

L'émotion prend sa source en Manipura, ou çakra solaire, qui correspond au stade d'éveil de l'humanité en général, stade qui nous faut dépasser pour entrer dans l'ère du Verseau. Eveiller votre çakra cardiaque, "Anahata", afin de vivre la loi d'"amour que Christ nous a révélé. Elle doit être notre recherche permanente. L'émotion est liée à l'Ego, elle est cette force égocentrique qui s'impose à vous, qui vous entraîne dans les extrêmes, vous vole les sentiments en vous limitant à les vivre au stade des pulsions qui lorsqu'elles sont en rupture d'alimentation,  d'énergie, vous amène à renier ce pour quoi, auparavant, vous vous seriez fait tuer. Il vous faut savoir encore, que l'émotion est liée aux forces primaires de la nature qui si elles possèdent un sens pour notre planète, n’est qu'éphémères pour l'âme qui ne fait que transiter. Prenez le temps, frères et sœurs  de faire votre examen de conscience, d'analyser votre comportement afin de bien différencier ce qui fait parti de vos émotions ou de vos sentiments. Combien de pulsions incontrôlables ne s'impriment-elles pas jusqu'au fond de votre être en revêtant l'illusion d'un grand et beau sentiment. Le lien qui vous unit à d'autres que vous dites "aimer", n'est-il pas qu'un moyen pour masquer votre peur de la solitude, votre peur de la mort ?

 

Le chemin qui mène à Christ passe nécessairement par cette prise de conscience, par ce non désir si cher aux bouddhistes et si mal compris par l'Occident, car le monde des émotions a souvent des attraits euphoriques, mais prenons garde qu'ils ne nous étouffent. Hissez vous dans le monde des sentiments qui, eux, sont inaliénables, sans retour... Aimez de façon inconditionnelle vos proches comme vos ennemis qui souvent ne font que révéler vos propres défauts, se plaçant dans la roue du karma, comme vos meilleurs instructeurs. Tel est la route qui mène à la Chevalerie, au sacrifice, au refus de l'amour égotique pour favoriser l'Amour fusion, le mariage alchimique à l'humanité entière. Notre salut ne peut passer que par cette voie, car il n'est pas question pour le Chevalier de laisser derrière plus faible sans lui avoir porté secours.

par Jean de Gisors publié dans : Livre du Chevalier communauté : Spiritualité - Esotérisme
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Mercredi 12 décembre 2007

"Il est important que cette déontologie de la  Chevalerie prenne vie en nous.  Dans toute étude, le plus important est l'intention initiale, ensuite il vous suffit d'un peu de compréhension pour atteindre le but. Il en est de même avec le Code Moral. Rien ne vous sert de poursuivre cette lecture si vous n'avez pas l'intention de faire votre cette profession de foi.

Si par contre cette idée vous habite, vous avez déjà gravi la première marche sur le sentier de la montagne.

Je m'applique jour et nuit à l'écoute, la réflexion et à la méditation.

La première remarque que vous devez vous faire, est que ces trois mots expriment des valeurs différentes. Ensuite, que si cet alinéa est situé en premier, il détient les clés de la compréhension des articles qui suivent, et peut-être de toute la recherche qui doit être la vôtre sur le sentier de l'initiation, appelé par certain : "voie de pierre".

Sachez écouter dit-il ! Mais qu'est-ce que l'écoute ?

Trop de frères ou de sœurs confondent "Ecouter" et "Entendre". Ecouter nécessite une intention de votre part afin de donner un sens à ce que vous entendez. La même distinction peut être faite en ce qui concerne "Voir" et "Regarder".

Facile, me direz vous ! .....

Dans ce cas il ne vous reste qu'à reprendre ce texte à son début. Ecouter c'est aussi ne pas entendre au travers de ses propres filtres, c'est être  à l'écoute être ouvert à l'autre, c'est être à l'écoute de votre respiration, d'un geste, d'un son, d'un signe...

Tout peut paraître simple pour qui survole ces lignes, mais si vous m'avez écouté (lu ces lignes), vous pouvez maintenant réfléchir à ce qu'elles veulent dire.

Je ne vous demande pas un travail de dissertation, mais une application pratique sur votre personne. Les Templiers appellent cela : "introspection"

            - Est-ce que je prends le temps d'écouter ?

            - Est-ce que je fais parti de ces millions de personnes qui n'ont jamais le temps ?

            - Lorsque j'écoute, est-ce que je comprends bien ce que dit l'autre ?

            - Qu'est-ce qui m'en empêche ?

            - Suis-je simplement un ordinateur avalant des données ?

            - Suis-je en train de mettre en pratique ce que j'apprends ?

            - etc......

Alors, progressivement, dans la pratique, des lignes  forces se formeront dans mon esprit, puis des mots clefs que vous laisserez s'envoler pour atteindre les sphères les plus profondes de votre "Soi"... Vous serez proche de l'état de méditation.

Nous reviendrons en d'autres lieux sur les diverses formes de méditation, sur les différentes attitudes pour ne garder aujourd'hui que les bases.

La méditation réside en une technique qui varie selon les courants. Peu importe celle que vous utilisez mais il est important que cette méthode vous

convienne. Rien ne vous sert de vous tenir en position de lotus si vous ne supportez pas cette position et qu'elle vous amène à avoir des crampes au bout de cinq minutes.

Pour méditer, il faut d'abord être dans le calme, intérieur comme extérieur, afin de pouvoir vous détendre complètement.

Ensuite, quelque soit la méditation adoptée, l'important est de tenir votre colonne vertébrale bien droite et non appuyée (sauf éventuellement au pied d'un arbre), votre menton sera légèrement incliné sur votre poitrine, vos épaules quelque peu en arrière. Cette attitude est très importante afin de rétablir la position naturelle de vos canaux d'"énergie. Dés lors, cette énergie vitale circulera librement en vous, de même, votre respiration s'en trouvera plus profonde.

Si vous êtes débutant, évitez de croiser les jambes, de même, fermez les yeux ou maintenez votre regard baissé. Vos mains reposant sur vos genoux ou à hauteur de votre nombril, main droite dans votre main gauche, l'extrémité des pouces se touchant.

L'extrémité de votre langue sera collée à votre palais./ Ensuite, il vous suffira de concentrer votre pensée sur un mot, une note, un dessin...

Nous reviendrons dans nos enseignements sur la méditation, ses diverses formes, mais mettez dès aujourd'hui ces bases en pratique pour votre plus grand bien. N'essayez pas de réussir à tout prix, mais pratiquez-la régulièrement. Rares sont ceux qui y arrivent du premier coup, ne vous découragez pas...

Il nous reste, pour finir ce bref exposé, à comprendre l'article dans son ensemble : "je m'applique jour et nuit..." c'est à dire, je fais acte de volonté et de patience afin de pratiquer...

Le Chevalier connaît le moyen de travailler la nuit en dormant, en se retrouvant dans des oratoires particuliers. Mais déjà, à votre niveau, appliquez-vous, en phase de veille à écouter, à réfléchir et à méditer.

par Jean de Gisors publié dans : Livre du Chevalier communauté : Spiritualité - Esotérisme
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Mercredi 12 décembre 2007

Chaque jour, je médite un article différent du code moral et je tente de le mettre en pratique jusqu'à mon coucher

 

Je m'applique jour et nuit à l'écoute, la réflexion et la méditation.

 

Je m'applique à maîtriser mes émotions envers mes proches comme envers mes ennemis.

 

Je m'applique à fuir les lieux nuisibles et les émotions négatives afin de développer en moi une conduite vertueuse.

 

Je m'applique à aimer mes frères et mes sœurs plus que moi-même, à ne voir que les qualités des autres, même de ceux qui ne voient que mes défauts.

 

Je m'applique à ne jamais nuire à autrui, même au péril de ma vie.

 

Je m'applique à engendrer l'esprit d'éveil afin de libérer l'infinité des êtres.

 

Je m'applique à échanger mon bonheur contre la souffrance d'autrui.

 

Je m'applique à me servir de la matière sans en devenir esclave.

 

Je m'applique à louer celui qui me révèle mes défauts.

 

Je m'applique, dans le dénuement, sujet à un mépris constant, en proie aux maladies, à garder le courage et des pensées positives.

 

Je m'applique même dans l'opulence, à considérer les biens à leur juste valeur et à ne pas négliger les autres.

 

Je m'applique à percevoir que, sous leur apparente beauté, les objets plaisants et attrayants n'ont pas plus de beauté qu'un arc-en-ciel.

 

Je m'applique de même à ne considérer les difficultés comme illusoires.

 

Je m'applique à pratiquer la générosité sans attendre de retour.

 

Je m'applique à pratiquer la discipline chevaleresque sans motivation mondaine.

 

Je m'applique à m'exercer à la patience.

 

Je m'applique à développer l'enthousiasme et la persévérance.

 

Je m'applique à m'exercer au calme mental et à pratiquer la concentration qui transcende  les quatre états sans forme.

 

Je m'applique à éviter toute parole blessante et déplaisante.

 

Je m'applique à être conscient de mon état d'esprit du moment et à rechercher sans trêve la connaissance de moi-même.

 

Je m'applique à observer constamment mes défauts et à m'en défaire.

 

Par les mérites de cet écrit,

 

Et grâce à l'esprit d'éveil relatif et absolu, puissent tous les êtres

 

Devenir semblables à  notre Divin Maître qui réside au-delà Des extrêmes,

 

Comme au plus profond de nous-même.

 

La perfection n'est pas de ce monde, mais le Chevalier s'engage à en faire sa quête, se servant de son courage comme monture et de sa volonté comme bouclier.

 

Chaque article de ce code sera développé dans les jours qui suivent - bonne méditation...

par Jean de Gisors publié dans : Livre du Chevalier communauté : Spiritualité - Esotérisme
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Mardi 11 décembre 2007

....

 

Quant à l'aspect purement historique de la vie de Jésus, on peut faire les remarques suivantes :

L’écrivain et historien juif contemporain de Jésus / Flavius Josèphe /, dans ses écrits, ne parle pas de jésus Christ,

Le Sanhédrin parle d'un homme qui se dit "Jésus le Messie".

Paul, dont les écrits datent d'environ 50 à 60 de notre ère, évoque beaucoup plus le personnage mystique de Jésus que le personnage humain. Pour lui, le Maître, le Messie ou Jésus, c’est pratiquement la même chose, cela désigne Dieu.

C'est ainsi, par exemple, que dans sa lettre aux Thessaloniciens, il dit : "Lui, notre Dieu et Père, et notre Maître Jésus, Dirige notre route vers vous". Le pronom Lui et le verbe dirige sont au singulier et non au pluriel car, pour Paul, ils se rapporte à la fois à Dieu et à Jésus qui ne font qu'un. On a traduit "Jésus, c'est Dieu lui-même en la personne de son fils". Paul annonce la venue de Dieu. Zacharie dit : Iahvé, là ou Paul dira Jésus, et ainsi de suite. L'ancien Testament dit que "Quiconque invoquera le nom de Dieu sera sauvé, tout genou fléchira devant Lui, Iahvé qui sauve, celui qui sauve et qui crée le premier l'oeuvre du Salut Universel". Paul dit cela du Christ. D’après l’interprétation de Paul, "Jésus", par ses visions authentiques et par ses écritures "inspirées" d’autre part, offre deux voies révélées par Dieu aux chrétiens… Une Vingtaine d'années après Paul, Marc, le plus ancien des évangélistes synoptiques, intitule son écrit "la Bonne Nouvelle" Expression mystique Grecque ? Toujours est il que la bonne nouvelle n’a rien d’historique….

Les deux autres évangélistes synoptiques, Luc et Mathieu, puisent dans l’évangile de Marc et l’augmentent. Celui de Luc est écrit à Rome, celui de Mathieu en Syrie et sera remanié ultérieurement pour le faire cadrer avec la théologie de Paul.

En l'an 111ou 112, Pline le jeune, auteur non chrétien, parle de gens se disant chrétiens et qui se réunissent avant l’aube pour chanter une invocation au Messie comme s’il était Dieu – Christo quasi Deo –

 

L’évangile selon St Jean est le plus théologique de tous. Aucun texte n’affirme qu’il ait été écrit par Jean, réfugié sur l’île de Pathmos où il est mort très âgé, ou si c’est l’œuvre de son école, écrite après sa mort. Jésus est le Dieu de la Foi, mais non historique. Les chrétiens conçoivent un Dieu, venu sur terre, incarné, pour le salut des hommes.

 

L’histoire évangélique est le poème de la Rédemption.

 

Le Livre des Actes nous présente Philippe, l’évangéliste et ses 4 filles, prophétesses, dans l’exercice de leur don. Il explique, par une vision extatique, un chapitre d’Isaïe qui lui est dicté par une voix du Ciel.  Philippe était un évangéliste accompli, doué pour l'exégèse mystique et les visions imaginaires.

Dans ce chapitre, Isaïe chante le personnage, fait un rappel et met en « drame » le serviteur de Dieu.

« Voici mon serviteur que je préférai,

 

Mon chéri en qui se complet mon âme,

Je mettrai mon Esprit sur Lui,

Et en jugement, il appellera les peuples. »

Ce fils chéri est un être idéal, non historique. Les textes donnent le sujet, l'imagination chrétienne fait le tableau… L’exégèse des visions approuvées est basée le plus souvent sur des anecdotes. Dans les apocalypses, ciel et terre se "brouillent, s'emmêlent. Les matérialistes parlaient de Pierre, et ceux qui parlaient en esprit disaient Jésus.

Pour les juifs, la légende est une idée, pour les chrétiens un fait. Comment d'un homme dont l'existence est douteuse a-t-on pu faire un Dieu ? Beaucoup d'historiens, chrétiens ou non, pensent que le début du christianisme est l'oeuvre d'un homme de chair qui, après sa mort, a appartenu à la sphère divine.

Les évangiles sont doctrinaux. Ils s’inspirent surtout de Paul. Le 4° est une vision mystique sans valeur historique. Il est le condensé de symboles concrets, de fictions apologiques, de mythes rituels etc... Et particulièrement du mythe du salut,

Pour le chroniqueur, c'est Pierre qui a fait des miracles, pour l'évangéliste, c'est Jésus.

Le premier qui "vit" Jésus est Képhas Petros, Pierre. Pierre et Paul ont vu .un Dieu à qui on a donné un masque humain et qu'on a inséré dans l'histoire, Il est le Dieu prêché et non le prédicateur. Il a été enfanté dans la Foi. Il naquit dès qu'il y eut un croyant. Sa seule réalité est spirituelle, Il est l'histoire du christianisme. La Foi en Jésus naît en Galilée...

Jésus quitte la forme divine, devient homme, subit le supplice et est ressuscité en triomphe pour arracher les hommes au péché et à la mort.

Ce sont des temps nouveaux. L'écrasement politique d'Israël à ce moment là, en 70, aide à fixer le mystère de Jésus et le fait passer en récit. Les évangiles ne seront reconnus et cités comme faisant autorité qu'au 2ème siècle. Ils n’ont cependant qu'une valeur secondaire tout en complétant les récits de Paul. Jésus devient le "mahadîva" d'Occident qui chasse les anciens Dieux. Il passera du plan des représentations matérielles aux représentations mentales et collectives. Actuellement, beaucoup de chrétiens, tout en maintenant le dogme de l'homme - Dieu admettent l’idée d’un homme divinisé, Certains le considèrent comme un personnage historique obscur, un illuminé, mort à Jérusalem qui a été déifié par la foule en milieu juif. Les musulmans et les juifs disent : "le Messie Jésus" n'est que le fils de Marie. Dieu est unique. Jésus fut conçu normalement, mais gratifié de qualités célestes. La tradition juive fait état de plusieurs cas semblables d'enfants nés de femmes s'étant préalablement purifiées pour obtenir du Seigneur la naissance d'un fils missionné. A l'origine du christianisme, il y a une expérience mystique collective. La révélation faite par Dieu à Isaïe qui fut enlevé jusqu’au 7ème ciel lui montre la scène qui doit marquer la fin des temps et dans laquelle un homme, l'Elu, a la mission d'aider les hommes a s'y préparer. Cette légende s'apparente au mythe de l'homme - type de certains mystères grecs, qui se soumet à la mort. Le livre juif des Palestiniens d’Enoch, et le livre alexandrin des secrets d'Enoch parlent des 12 étages qui séparent Dieu des hommes, dont 9 sont invisibles aux hommes et forment le Plérome de la Divinité. Dans sa prison, Paul relate cela en poème. La vie de Jésus est un changement dans les choses divines, une création dans l'infini, une théologie neuve, un ensemble de visions, d’oracles, et de délires sacrés.

On peut remarquer que dans l'Apocalypse de Jean, écrite probablement 40 ans après les lettres de Paul, soit vers 90/96, le ton a changé. Aux prophètes orateurs succèdent les prophètes écrivains... Jésus s'éloigne de la terre, il se fixe au Ciel... Sa mère est une femme céleste "vêtue du Soleil, la lune sous ses pieds, et sur sa tête une couronne de 12 étoiles".

C'est la forme zodiacale.

Le Jésus de l'épître aux hébreux n'est pas un homme, mais une interprétation du Psaume XXII dont les données sont transposées en histoire.

Dans le nouveau Testament, dans l'épître à Timothée, il y a une allusion au Jésus historique. Le Messie Jésus qui rendit devant Pontius Pilatus son beau témoignage…

Comme les lettres de Paul, ou comme l'Apocalypse, les évangiles sont des oeuvres de l'esprit qui concernent l'esprit. Dans l'Evangile de Jean, Jésus meurt le 14 Nizan, un mercredi. Dans Marc, Evangile romain, il meurt un Vendredi, le surlendemain du 14 Nizan. On en conclut que Jean est le livret liturgique de l'observance éphésienne, Marc celui de l'observance romaine. On a obscurci l’origine chrétienne jusqu'à la rendre impénétrable pour en faire la déification d’un Homme.

Conclusion : Jésus homme ou Dieu ?

 

Jésus "Nabi" du temps des derniers Hérode, meneur messianique…

 

Mais comment s'est-il changé en fils de Dieu ?

Le christianisme est une théologie qui après avoir pris ses racines dans le Judaïsme a fondé une religion nouvelle en dehors de lui,

L'idée d'un être divin qui rachète l'humanité a créé la religion. Mais les temps nouveaux sont venus, et certains pensent que Jésus était un juif historique ayant vécu comme un homme, disciple de la liberté sur lequel on a calqué un Dieu.

Nous terminerons en disant que la Foi hébraïque, chrétienne et mahométane constitue la religion de la fin des temps. C'est là un Ces grands secrets des Templiers, Cette Foi s’adresse au Dieu Unique, ce sera le temps messianique. Mais les temps ne sont pas mûrs. Il faut encore traverser une période où progressivement les êtres comprendront la vérité avant de pouvoir la proclamer. Il serait grave de répandre tout cela, avant l'heure, car les hommes ont encore besoin de ce support légendaire pour guider leur vie. Ceux qui sont ébranlés dans le fond de leur être ont perdu la foi dans l'Eglise catholique sans pour cela avoir perdu la foi en Dieu, en qui ils remettent leur Vie et leur Espoir.

Gabrielle

par Jean de Gisors publié dans : Voie et Religion communauté : Spiritualité - Esotérisme
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Mardi 11 décembre 2007

Essayons de situer Jésus-Christ parmi les réalités de son époque et de son temps.

 

Nous serons frappés de constater combien on a souvent "arrangé" les événements qui ne sont basés sur aucun texte sûr. Jésus est né à Gamala et non à Bethléem, 6 à 8 ans avant notre ère, du temps du roi Hérode. Celui-ci devint roi des Juifs en 37 avant notre ère, sous le contrôle de Rome. Il mourut en l'an 4 de notre ère.

 

Ce n’est que plus tard que les Ecritures parleront de Bethléem qui signifie "la maison du pain" ce qui expliqué l'Eucharistie. Les Evangiles disent que n'ayant pu trouver de place à l'auberge, Marie a accouché dans une étable et placé son enfant dans une crèche. Ceci est bien invraisemblable dans ce pays d'Orient où l'hospitalité est une loi sacrée respectée même par les plus pauvres. Ne faut-il pas voir plutôt le mystère de la Nativité comme un événement cosmique qui ne peut être vu que par les yeux du Ciel.

 

Dans la nuit de Noël, à minuit, c'est le signe du Cancer qui, à cette époque, culmine au firmament, accompagné des signes voisins du Lion et de la Vierge. Dans ce signe de la Vierge brille la constellation du Bouvier (le boeuf de la Nativité). Et dans le signe du Cancer brille la constellation des deux Anes dont les deux étoiles, Gamma et Delta, représentent les deux ânes, celui qui a porté la Vierge et celui qui, plus tard, portera le Christ vers Jérusalem. Cette constellation que les anciens appelaient "phatno", mot qui signifie crèche. A minuit, "le petit Jésus, Dieu Solaire, y sera déposé", Il y a deux versions pour parler de Marie : "la femme" enveloppe le Soleil mais n'est pas enveloppée, ou bien, la femme est "enveloppée" par le Soleil, La femme symbolise le Peuple de Dieu. Elle enfante l'âge messianique qui a donné naissance au peuple messianique et aux messies. C'est la Mère Universelle qui enfante dans la douleur, qui est en butte aux persécutions de Satan. Elle et toute sa descendance. On peut supposer qu'elle représente aussi Marie mais elle n'est pas exclusivement la mère personnelle du Christ. Le signe du Lion évoque Juda, fils de Juda, fondateur de la tribu dont est issu Joseph.

 

On va voir comment le mythe de Jésus-Christ cache un homme guerrier, chef de bande qui finit tragiquement. Le mythe a été plaqué, greffé et mélangé sur l'histoire de cet homme de guerre de descendance davidique. Celui-ci voulait délivrer Israël du joug romain et jeter hors de son palais Hérode l'usurpateur et ses sbires.

 

A ce moment, la Palestine était sous le joug de Ponce Pilate, procurateur d'Hérode le Grand qui menait une vie dissolue.

 

Sur une hauteur bordant le lac de Kinereth vivait une famille descendant de David dont le chef Juda le Gaulonite voulait reprendre à Hérode, l'usurpateur son trône et jeter les romains hors du pays. Sa femme, Marie Salomé, lui avait donné deux filles et sept fils appelés dans l'Apocalypse "les 7 tonnerres" ! L'aîné étant successeur de son père a été "oint" selon la loi religieuse qui prescrivait que tous les premiers nés devaient être consacrés à Dieu, devaient rester célibataires et porter les cheveux longs. Son nom religieux était Nazir. On l'appelait le "Naziréen" dont les chrétiens ont fait Nazareth.

 

Or, la ville de Nazareth n'existait pas. La véritable ville était Gamala, forteresse bâtie sur un piton rocheux. C'est là que se situe le «mont de la précipitation ».

 

Christ veut dire oint, en grec Christos. En Israël, il y a eu des quantités de "oints" nommés Christ, des prophètes, des Messies, des rois. De plus, en hébreu ou araméen, Jésus se prononce "Jeshouah" qui signifie "le sauveur". Il advint qu'en combattant contre Hérode, Juda le Gaulonite fut abattu entre le temple et l'autel (Voir Matthieu qui le mentionne sous le nom de Zacharie qui signifie le Verseau…. à développer)

 

Juda bar Juda, le Christ oint, veut reprendre la lutte là où son père a échoué. Il a 21 ans à ce moment là et entraîne dans la lutte ses six frères qui se feront tous tuer. Quant à lui, il était très aimé de la foule qui voyait on lui un être pur et mystique qui la délivrerait du joug romain. Du fait de sa pureté, il s’est fait une réputation de Messie.

 

Luc, l'Evangéliste, met dans la bouche de Jésus les paroles suivantes : "Quant à mes ennemis, qui n'ont pas voulu que je régnasse, sur eux, amenez-les ici, et faites les mourir en ma présence"(XIX-27) •

 

"Celui qui n'est pas avec moi est contre moi" (2X1-23)

 

"Que celui qui n'a point d'épée vende sa robe et en achète une" (SXII-36J.

 

"Seigneur frapperons nous de l'épée ? " (XXII-49).

 

Ces paroles s'expliquent dans la bouche du chef de guerre Juda bar Juda, le "oint", le"Christ", mais pas dans celle du doux Jésus des Chrétiens.

 

La rencontre de Juda bar Juda avec Jean-Baptiste l'essénien dans le désert, avait suscité en lui un grand élan spirituel qui l’avait confirmé dans la nécessité de sa mission. C'est sur l’histoire réelle de ce Juda Christ que s'est édifié l'admirable mythe permettant la naissance d'une religion nouvelle se reliant aux anciennes et à la tradition initiatique.

 

A ce moment là le peuple de Palestine était partagé en deux clans : les modérés qui auraient attendu sans combat la fin de Rome ; laquelle serait arrivée certainement; et d'autre part les fanatiques, anciens partisans de Juda le gaulonite qui voulaient abattre Rome. A la mort de Jésus, les fanatiques partisans du Messie Jésus avaient volé son corps et l'avaient enseveli à Macheron, et, trois siècles plus tard, Julien, le neveu de l'empereur Constantin, ira le déterrer pour prouver la fraude.

 

On cite la date de 788 ou 789 (calendrier de Rome) qui correspond à 35/36 de l'ère Chrétienne pour la crucifixion, Date confirmée par Irénée, le mercredi 14 nisan, 11ème jour de la lune, à la 6ème heure, soit midi.

 

La fixation du jour de la mort le vendredi et celui de la résurrection, le dimanche est purement ésotérique. Ce n'est plus de l'histoire, mais seulement un mythe.

 

Jean-Baptiste, le Maître, est un véritable homme de Dieu. Sa notoriété correspond à la notoriété politique de Juda bar Juda dont on fera le Christ plus tard. On mé1angera la vie religieuse de Jean et celle politique de Juda, et on bâtira le mythe chrétien sur cet amalgame. Comme on mélangera aussi Jean Baptiste et Jésus qui sont les deux aspects d'un même personnage, le vieil homme et l'homme nouveau. Tout cela a été remanié au cours des âges. On se perd devant tant d’écrits souvent contradictoires et de si faible valeur historique.

 

Juda Christ voulait redonner à la Palestine une vigueur nouvelle sans Hérode. Il choisit la Pâque juive pour tenter un coup de force définitif. Il marche sur Jérusalem avec ses disciples. Une certaine foule voit en lui le sauveur d'un joug, d'un esclavage, Mais il n'est admis ni par Hérode, ni par les romains, ni par les maîtres du Temple, Ils le traitent tous d'exalté. Les combats ne sont pas longs et l'on s'empare de Juda bar Juda. Devant ces résultats beaucoup de partisans prennent peur, l'abandonnent, particulièrement Pierre qui le reniera "avant le chant du coq". Plus tard, le rôle de pierre prendra une grande importance sur le plan politique. C'est au cours du procès de Juda Christ que, par dérision, on l'a affublé de l'étiquette "INRI", Jésus le Nasir, le roi des Juifs, Après sa crucifixion, le Christ n'existera plus dans le mythe que par ses apparitions. On bâtira plus tard les Evangiles, et on construira une religion nouvelle sur cet ensemble. Magnifique religion qui donnera des Saints, mais hélas aussi des inquisiteurs et des bûchers.

 

Au troisième siècle, la religion catholique apostolique et romaine se structure et devient religion d'Etat. Le révolutionnaire est camouflé pour ne mettre en lumière que Jean-Baptiste, Jean l'évangéliste, et on finit par les confondre. On confond aussi le Jésus christ avec Jean l'évangéliste. Les maîtres tailleurs de pierres ont représenté le "Christ" en gloire entouré des quatre évangélistes dont chacun, sauf Jean, tient un livre. Le livre de Jean est dans les mains du Christ. Ce qui pourrait faire supposer que Jean et le Christ ne forment qu'un.

 

Dans les écrits de l'ancien testament et dans d'autres écrits encore plus anciens, on lit à propos de la prière : "Donne nous notre pain spirituel", et non notre pain quotidien.

 

On lit aussi que l'Archange Michel -semblable à Dieu - rappelle la psychostasio de la tradition égyptienne. Suivant cette tradition Michel gravira les 9 échelons de l'échelle de la Sagesse, les 12 chiffres accomplis, le Zodiaque. Il monte dans les sphères supérieures, cela forme le 13ème signe. Ce treizième signe est le sanctuaire supérieur de l'être, la Saint Michel se place 6 jours après l'équinoxe d'automne. Or, le chiffre 5 est le symbole du passage dans un autre monde.

 

Le mont Moriah représente symboliquement :

 

- à sa base le premier sanctuaire, Gabriel;

 

- à mi-pente le deuxième sanctuaire, Raphaël ;

 

- au sommet l’homme cosmique. Et dans le "char", on place :

 

- Gabriel à gauche ;

 

- Raphaël derrière pour le soutenir;

 

- Uriel - science de l'initiation - devant pour le guider ;

 

- Michel à droite, à la place d'honneur.

 

Les fêtes religieuses judéo chrétiennes nous conduisent à réfléchir au cosmos, à l'univers, à l'homme cosmique qui symbolise notre devenir. La question est posée. Qui est le plus grand ? Jean-Baptiste ou son cousin Jésus ? En réalité, c'est Jean le Maître spirituel et, Jésus est l'aspect mystique du même personnage. C'est l'ésotérisme et l’exotérisme de la religion chrétienne.

 

L'église ésotérique appartient à Jean l'éphésien, aux johannites, aux bâtisseurs de cathédrales, aux compagnons, etc. et à Barrabas qui signifie "Fils du Père Eternel" ; qui, contrairement à la légende, était un guerrier.

 

Par leur mort, à cause de leur supplice, Barrabas et le Christ seront libérés, même si ce Christ est Juda bar Juda,

 

Le Christ mythique ne peut Être que le Fils unique de Dieu le Père, et Jésus Christ Juda Bar Juda, le chef de bande, peut lui être assimilé.

 

Pour l'Eglise, le personnage du Christ est le premier membre de la Trinité, Jean Baptiste, Maître essénien, Fils de Dieu, est le deuxième membre de la Trinité, et l'Esprit de Dieu est le troisième membre. Ils forment le Corpus, l'Animus et le Spiritus de l'ensemble de la religion chrétienne.

 

Ces données marquent le point de départ de la chrétienté, mythe du destin de 1'homme.

par Jean de Gisors publié dans : Voie et Religion communauté : Spiritualité - Esotérisme
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