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Mercredi 16 janvier 2008

Parlons un peu des Apocalypses Juives dont les plus importantes en nombre sont celles de Daniel et qui n'ont, certes pas, la même destinée que celle de St Jean. Les premières ne subsisteront que grâce à la ferveur de certains milieux marginaux du christianisme, celle de Jean, par contre, connut dès son adoption par le canon chrétien des écritures, une large diffusion. C'est le concile de Tolède, en 633, qui l'a déclarée Sainte après bien des doutes sur son authenticité. Certains pensent même qu'elle est le résultat du travail en commun des disciples de St Jean. 

Dans les écrits de Daniel, il est dit que la parole de Dieu doit rester vivante, que l'on doit la déchiffrer dans son sens caché et symbolique. Dieu, Maître de l'histoire, conduira à son terme son royaume indestructible, éternel et Universel. Le "Fils de l'Homme" ne peut s'élever que de la Terre vers le Ciel et doit s'opposer au Mal. Il est appelé "le Juste"  et s'exprime en paraboles. Souvenons nous que du temps de Jésus, l'appellation "Bar Hasha" qui signifiait l'Homme,  était une appellation poétique, appellation que l'on retrouve plus souvent dans les textes comme : le quatrième Evangile, les actes des Apôtres ou comme dans l'Apocalypse de Jean que celle de fils de Dieu. 

Nous nous interrogerons également sur l'Origine Egyptienne de phrases,  telles celles du prologue de l'Evangile de Jean : "C'est la Véritable Lumière qui éclaire tous les hommes venant au monde. La Lumière était dans le monde et le monde a été fait pour Elle". Nous retrouverons cette même citation dans l'Apocalypse de Daniel. 

De même, diverses religions parlent de la passion d'un Dieu qui meurt et ressuscite. Cela s'applique soit à une religion de Salut, soit encore à l'initiation : "Mourir et ressusciter - laisser mourir le vieil homme en soi" afin de se réaliser et atteindre "la vie éternelle". La résurrection qui est mentionnée dans le Livre des Macchabées fait état d'un jugement moral où néanmoins les méchants comme les bons seront parmi les ressuscités. Il est dit que les Martyrs auront un jour la vie éternelle pendant que leurs persécuteurs seront voués à la réprobation et au châtiment de Dieu, mais que ce dernier ne sera pas éternel. La résurrection de Lazare, entouré de bandelettes, évoque également les coutumes Egyptiennes d'après lesquelles les bandelettes sont le symbole de la force en action pour permettre au mort de revenir dans le monde manifesté. 

Nous retrouverons d'autres analogies au fil des textes telles les six grands récipients, les "vaisseaux juifs" remplis d'eau et transformés en vin par Jésus.... Le six représente la transformation initiatique pour les hébreux. Regardons les événements marquants qui jalonnent les textes Chrétiens et hébraïques. Le déluge : Noé est, pour les hébreux, la représentation de l'émanation du Seigneur. Sa mission est de regrouper dans l'Arche les Etres qui "surnagent" afin de maintenir l'Esprit de Dieu. Il se sert d'éléments occultes et choisit divers animaux représentatifs des forces nécessaires à la sauvegarde de l'humanité ; tel le mythe du corbeau noir qui s'envole de l'Arche pour ne plus revenir et qui représente l'envol des mauvaises intentions, de nos mauvaises passions tandis que la colombe ramenant le rameau d'olivier marque le renouveau pour les hommes et la nature. Remarquons au passage que les voyelles de "colombe"  et de "Jéhova" sont les mêmes. Noël : pour les Chrétiens, représente la naissance de Christ et l'Aube de la nouvelle religion issue de la Lumière. Pour les hébreux, au moment du solstice d'hiver, on commémore la construction du nouvel autel du Temple, reconstruit après sa première destruction. La légende dit que lorsque l'on a voulu reconstruire le Temple, on a trouvé la fiole d'huile d'olive, qui sert à allumer les lumières, presque vide et que l'huile s'est renouvelée miraculeusement pendant les huit jours nécessaires à la reconstruction du maître-autel. C'est la raison qui fait appeler cette fête : "fête des Lumières". Pour marquer leur Joie, tous échangent des cadeaux.... La Pâque : Elle marque chez les Juifs, la commémoration de la sortie d'Egypte, de l'esclavage, de l'immolation des martyrs et du départ vers une renaissance à une Ere nouvelle. N'est-ce pas symboliquement la même chose pour les Chrétiens ?  A la Pentecôte, l'Etre nouveau aspirera à s'identifier au Feu Divin, à l'Esprit Saint. Pour les hébreux, c'est la commémoration de l'instant où Dieu en donnant la Loi à Moïse sur le mont Sinaï dit :"Formez de nombreux disciples, aimez Dieu et les hommes et répandez dans le monde les bienfaits de Dieu". Le Seigneur transmet à certains êtres ses virtualités qui leur permettront de parler en son Nom. Il en est de même pour les Chrétiens, pour qui le Feu de la Pentecôte représente la descente de l'Esprit Saint sur ceux qui parleront en son Nom. Roch Hachanah est le nouvel an hébreux. Il se situe en septembre. Cette grande fête correspond à l'engrangement des récoltes ; à la fin d'un des cycles de la nature et du commencement d'un autre. La prière principale de ce jour commence par :"Seigneur, répand la joie et les bienfaits sur la Terre pour toutes les créatures...". Dix jours après, on célèbre "A Yen Kippour" appelé "jour du grand pardon". Dans le Temple, le Rabbin est déchaussé ce jour là pour signifier que tout ce qui touche à la vie matérielle doit être négligé. Ce jour là est consacré au recueillement, à sa propre confession, à la méditation sur la vie et la mort. On doit réciter les prières de pénitence pour obtenir de Dieu le pardon de ses fautes, on doit se réconcilier les uns les autres. La cérémonie se termine par des prières d'Amour, de bonté et de paix pour le monde entier mais aussi par des prières de remerciements à Dieu pour ses bienfaits. Puis, il y a la bénédiction générale de l'assemblée par le Rabbin, pendant que les parents bénissent les enfants et les orphelins. A l'entrée du mois de novembre, dans toutes les synagogues, on consacre la journée à prier pour les morts. Ce jour là, ceux qui ne peuvent se rendre au Temple allument chez eux une veilleuse et prient pour l'âme des défunts. Cela ne correspond-il pas à notre 2 Novembre ? A la fin des journées de fêtes, dans le rituel des synagogues, on lit un passage approprié d'un écrit d'un prophète biblique car il est dit que le prophétisme est la marche des ténèbres vers la Lumière, vers la Justice de Dieu. Voilà l'essentiel de ce que je voulais exprimer sur les analogies. Trop souvent, l'occidental est attaché à des formes transmises par sa religion et dans laquelle les dogmes ne se discutent pas et où les Saints hommes sont représentés par des images ou des statues que l'on vénère. Ces seules données forment notre Croyance qui limite le dépassement de soi-même par la Foi. Chez l'oriental, c'est différent car il n'accorde pas les mêmes valeurs aux images qui ne représentent pour lui qu'une forme de souvenir historique ou religieux. Il s'y attachera d'une façon différente et s'en servira pour méditer sur la vie et sur son élévation vers la Connaissance. 

Nous pourrions multiplier les rapprochements mais il sera d'une plus grande utilité que vous le fassiez par vous même au cours de vos études....

par Jean de Gisors publié dans : Livre du Chevalier communauté : Spiritualité - Esotérisme
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Mardi 15 janvier 2008

Le sujet est inépuisable, mais je pense nécessaire en ces lignes de vous en toucher deux mots afin d'éclairer votre étude. Je vous rappelle que les éléments de la Tradition parvenus jusqu'à nous proviennent du Moyen-Orient : Egypte, Palestine, Mésopotamie, Chaldée, Perse ... où l'on retrouve régulièrement des écrits datant d'une époque antérieure à Jésus. En Kabbale, l'on nomme ces écrits : "la Mercaba". Ils relatent l'ascension d'une âme qui pérégrine. Cette âme connaît d'abord les mystères de la nature et, au fur et à mesure de son développement, elle saisira le secret des mystères révélés par Dieu. L'étude et les commentaires de ces écrits forment ce que l'on appelle : "la Hagada". La voie qui permet à l'homme, par son ascension, de retourner vers son Créateur se nomme : "la Halakha". Au fur et à mesure de ses incarnations, l'âme s'affinera et découvrira la spiritualité ; les nombreuses épreuves qu'elle traversera l'éveilleront et lui permettront de se réaliser, de rejoindre son origine. Puisque j'ai abordé le sujet de la Kabbale, j'en profite pour vous dire que l'on peut la considérer comme la métaphysique de l'Hébraïsme ; sa mathématique sacrée se sert des nombres et des lettres, autre face des chiffres. En son sein se cache la mystique du langage ou langue des oiseaux, comprise par les seuls initiés. La Kabbale se rapproche du Soufisme dont l'origine est Islamique. Son nom provient du manteau de laine dont se s'habillaient les mystiques de l'Islam et les ascètes : le "Suf" qui était le manteau des pauvres. Les Soufis avaient une vie simple, pratiquaient la pauvreté et la douceur. Ils n'atteignaient la Sagesse qu'après une vie de réflexion et d'ascétisme. Le Soufisme est centré sur la Révélation, sur le Coran (de même que la Kabbale est centré sur la Torah). Kabbalistes et Soufis suivent une voie mystique différente tout en ayant une vision identique de l'ensemble de l'Univers. La mystique hébraïque est d'ailleurs bien plus proche de la voie Coranique que celle de bien des philosophes Grecs. Soufis et Kabbalistes ont suivi un même chemin vers la connaissance qui ne peut se comprendre qu'à partir de l'expérimentation de soi-même. Encore une fois, ce n'est que dans le silence de soi-même que doit se faire le travail de réflexion et de méditation qui nous apportera connaissance, sagesse et paix intérieure.

 

D'après la Kabbale, Dieu ne peut être symbolisé que par un point, car le point représente le sens vital, le départ de toutes émanations. L'on y retrouve l'idée d'une divinité se manifestant comme une triade dont le centre est un point. Nous pouvons d'ailleurs nous représenter que tout acte de l'Eternel peut se symboliser par un triangle pointé en son centre. Le centre représentant l'Etre, ses côtés étant les facultés en puissance. L'interdépendance des mondes divins ou cosmiques, du spirituel au formel, est une interprétation ésotérique de ce symbole précis. Le point est utilisé dans de nombreuses lettres hébraïques qui, de ce fait, prennent valeurs de représentation Divine. Une lettre pointée, disent les Kabbalistes, peut prendre un sens particulier qui peut faire passer de l'informe au personnel, du chaos à l'organisé. Nous retrouvons d'ailleurs le point dans le symbole de la croix chrétienne : la barre verticale est le principe "masculin", l'horizontale, le principe "féminin", l'intersection ou point est le point créateur de la vie. Les Egyptiens, quant à eux, ont ajouté à la croix un ovale représentant l’œuf cosmique, matrice du monde. Cette croix avait symbole de croix de vie.

 

Cela nous permet de voir apparaître les similitudes qui existent entre les diverses religions. Celle qui existe entre l'Isis et la Vierge noire est aussi frappante. On a d'ailleurs retrouvé en Asie Mineure des statues de Vierges noires dont le corps est en argent et le visage sculpté dans une pierre volcanique noire. A la Vierge est aussi rattachée la symbolique du Graal comme à Civa aux Indes. Le vase sacré recevant l'Esprit représente l'éternel féminin. Nous retrouverons ce symbole dans le Tantrisme ou le Taoïsme où la vulve représente la coupe.

 

Chez les hébreux, le Zohar ou Livre des splendeurs considère que le Dieu caché aux hommes est l'infini, l'illimité, la pensée absolu, l'AÏN SOPH. Pour le comprendre, il nous faut retourner dans l'étude des dix Séphires qui représentent dix aspects de la divinité ayant des degrés et des noms différents. Nous savons que ces Séphires opèrent en temps que Forces et dévoilent les mystères de la création. Elles amènent l'homme à la connaissance, à cette Sagesse sacrée qui est la projection, le reflet de celle "d'en-haut".

 

Nous retrouverons ces mêmes symboles en Mésopotamie où existent des tours à 7 étages nommées "Zigourats" et qui représentent des capitales symboliques. Capitales que nous trouverons également dans l'Apocalypse de St Jean qui est née dans le milieu Essénien, dans la communauté de Quram.

par Jean de Gisors publié dans : Livre du Chevalier communauté : Spiritualité - Esotérisme
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Mardi 15 janvier 2008

La Massenie est avant tout universelle. Chaque frère est donc libre de la religion de son choix. L'engagement Christique de LA MASSENIE n'est donc pas à prendre au sens limitatif des termes mais bien dans sa signification oecuménique, d'Universel. Le Chevalier doit chercher à connaître et à vivre toutes les religions. "La Maison de mon Père a plusieurs entrées" disait Christ. Nos frères doivent donc partager avec les autres courants religieux, vivre leur rituel avec la même Foi que s'il s'agissait de leur propre rituel. Néanmoins, nous ne saurions que trop conseiller à nos membres de rester fidèles à la religion qui correspond à leur choix d'incarnation et non à tomber dans l'exotisme tant à la mode de notre temps. Aujourd'hui, les hommes changent de religion comme de paires de chaussettes et, en finalité, ne connaissent aucune religion - ne parlons pas de la vivre - Les Bouddhistes, les Musulmans, les Juifs ... connaissent par cœur leurs textes sacrés, combien de chrétiens ont seulement ouvert leur Bible ? Que connaissent-ils de leur livre sacré à l'exception des sermons ou des évangiles du dimanche ?

 

Etre oecuménique signifie pouvoir échanger librement et sans a priori avec les autres religions. Comment cela peut-il se faire si nous ne connaissons pas les bases de notre propre religion ? Le Chevalier doit pouvoir travailler sur ses propres livres sacrés, afin de les approfondir, de se poser les questions fondamentales qui alimenteront sa foi et non sa croyance. Dieu est Amour et l'Amour ne commence pas par cloisonner les Etres humains dans des dogmes qu'ils ne peuvent comprendre et vivre.

 

Le mot religion vient de RELIGARE, c'est à dire "relier". Toutes les pratiques doivent être faites dans ce sens. Celui qui a choisi la voie de Chevalier doit néanmoins se souvenir de l'engagement qu'il a pris et consacrer ainsi une partie de son temps à la prière. Il doit ainsi pratiquer régulièrement (le mot "régulièrement" n'étant pas à prendre d'une façon arbitraire mais en toute conscience et harmonie avec notre démarche).

par Jean de Gisors publié dans : Livre du Chevalier communauté : Spiritualité - Esotérisme
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Lundi 14 janvier 2008

Nous avons vu que le contrôle du mental permet à l’Etre de se libérer des oppositions de sa pensée... Qu’il nous faut savoir vivre chaque instant, chaque moment sans chercher à le doser. Nous allons voir aujourd’hui comment mettre ces données en pratique dans la prière et la méditation.

 

Lorsque nous méditons ou prions, notre mental  est sans cesse assailli par une foule de pensées : souvenirs, désirs, passions, préoccupations... Qui troublent notre vigilance. Or, pour prier, notre mental doit être dans un état de quiétude.

 

Nous devons déjà faire la différence entre un mental tranquille et un mental tranquillisé par la force comme entre un mental silencieux et un mental à qui l’on impose le silence.

 

Lorsqu’un mental est tranquillisé par la force, il donne l’apparence de la sérénité alors que réellement, il est en conflit avec l’autorité qui le camisole. Lorsqu’un mental se tait sous la contrainte, il est de même en révolte avec la volonté qui le muselle et, dans ces deux cas, vous vous trouvez dans un principe pensant qui perturbe toute autre action.

 

Si ce contrôle mental nous permet de vaincre les chaînes d’idées imposées par notre tête, il n’en reste pas moins que seul le vécu plein et entier de l’instant vous permettra d’atteindre la quiétude intérieure.

 

Aussi, même dans la prière ou la méditation, vivez chaque instant pleinement. Laissez les idées défiler dans votre esprit et, contemplez les. Prenez l’idée puis, observez son opposé et laissez la synthèse s’installer en vous. Examinez les deux pôles de l’idée.

 

Toute forme mentale peut être éliminée au moyen de la synthèse.

 

Vous pensez que vous êtes malheureux... ? Imaginez ce que serait votre bonheur et laissez la voie du milieu s’installer.

 

Si lors de votre travail, vous vous rendez compte qu’une idée a échappé à votre contrôle et qu’une association s’est déjà produite, revenez dessus et essayez d’en retrouver l’origine. Dans ce cinéma, le mental est le projecteur, le Moi : l’écran. Essayez d’arrêter l’un ou l’autre revient à l’auto alimenter. Mais une fois le lâcher prise enclenché, notre intellect cessera d’être à l’un des deux extrêmes (écran ou projecteur) pour devenir le film, l’action par elle même et, rien ne l’empêchera de devenir quiétude...  L’infinie projection des pensées s’épuise, le mental reste silencieux et serein. L’énergie issue de la friction des opposés s’étend progressivement et une grande liesse vous habite... Alors pourra commencer votre travail de méditation et de prière où chaque instant de cette communion avec Dieu sera vécu pleinement.

 

Prenez le temps d’avoir le temps, cessez de vivre sur un autre plan que celui sur lequel vous êtes. Ainsi vous ne serez plus ceci ou cela, projection d’une idée, mais vous serez dans l’instant, dans la succession d’instants joints. Vous serez alors un Eveillé.

par Jean de Gisors publié dans : Livre du Chevalier communauté : Spiritualité - Esotérisme
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Lundi 14 janvier 2008

Vous l'avez compris, tout dépend de votre travail, de cette pratique qui vous sera révélée tout au long des Tenues en Commanderies. Cette pratique va accroître votre faculté de perception au delà des limitations de ce que vous considérez habituellement comme étant votre conscience. Mais  ne vous méprenez pas sur son extension au point de désirer "vivre dans les nuages". Pensez que vous êtes avant tout un être incarné.

 

Vous devez, à chaque instant, penser que le but de la vie n'est pas de déprécier le corps physique au profit d'autres plans. Le fait que nous sommes ici-bas est une évidence et est nécessaire à notre évolution. En conséquence, la première pratique doit se faire vis à vis de votre corps physique : apprendre à respirer, à manger équilibré, sans pour cela passer par des régimes particuliers, apprendre à trouver l'harmonie en toute chose... Beaucoup rencontrent de la difficulté à s'établir entre ces deux plans. Ils ont le sentiment que le développement spirituel passe par une négation de ce qui se passe dans la vie quotidienne or, ceux qui refusent d'apprécier les nécessités de l'existence ne font que le contraire de ce qu'ils pensent réaliser. Chacun doit apprendre à se servir intelligemment de ce corps que nous avons choisi comme véhicule de cette présente incarnation et en faire le Temple de notre âme.

 

Notre éducation, notre culture, notre religion, l'influence du milieu parental, scolaire, professionnel, relationnel a limité nos propres interprétations et nous a amené à définir dans notre propre intellect ce que nous considérons comme physique ou psychique, ordinaire ou miraculeux. En réalité, nous ne pouvons définir aucune frontière entre ces deux plans, aucune ligne de  démarcation si ce n'est celle qui existe dans notre propre interprétation. Nous pouvons même concevoir qu'il n'existe aucune frontière distincte entre le plan personnel et Divin. Tout va dépendre de notre pratique, de notre vécu, des limites de notre compréhension. Ce qui est vrai aujourd'hui peut devenir faux ou dépassé demain au gré de notre travail, de notre prise de conscience. C'est pourquoi, dès aujourd'hui, il nous faut faire la différence entre ce que nous croyons et qui n'est que la synthèse de ce qu'en pensent les autre et notre foi, c'est à dire tout ce que nous avons vécu et qui a permis de construire ce que nous sommes vraiment intérieurement. Ne croyez rien, ne rejetez rien, vivez dans ce grand champ d'expériences qu'est la vie terrestre.

par Jean de Gisors publié dans : Livre du Chevalier communauté : Spiritualité - Esotérisme
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