« L'origine de la légende Occulte de l'Inimitié entre le Pouvoir
Sacerdotal et le Pouvoir Temporel »
« Après le verbe "Aimer" "Aider" est le plut beau verbe du
monde.... »
Introduction à la légende Occulte selon les Arcana Arcanarum...
(Sur recommandation du maître DJWAL KHOOL)
Mes Chers Compagnons de voyage,
Avant de pénétrer au sein même de la légende Occulte proprement dite, il me semble
nécessaire, pour la bonne compréhension du sujet, de vous donner quelques notions particulières sur le "Symbolisme des Dieux", ainsi que quelques
idées fondamentales sur le "Monothéisme ou Polythéisme" et aussi sur les "Philosophies et Religions".
A - Le Symbolisme des Dieux.
Organiser les civilisations par la multiplication des dieux devenus symboles de forces
naturelles conjuguées avec des qualités humaines semble avoir été le but poursuivi par les écoles philosophiques de l'antiquité qui conçurent le polythéisme. Les religions primitives avaient,
déjà, au cours de leur évolution entouré la TRI-UNITE de déités diverses, représentatives des choses, d'êtres nécessaires à l'existence , ou de personnalités humaines s'étant fait remarquer par
leur courage, leur science ou leurs vertus morales et qui étaient présentées comme modèles aux autres humains.
Les anciens Egyptiens avaient largement usé de ces déités apportées par divers peuples dans
ce carrefour des nations que fut leur pays, mais il appartient à leurs disciples de la Grèce antique d'opérer la vaste réunion des divinités comme des déités.
Autour de ce Panthéon, autels et prêtres se multiplièrent, les seconds vivant et tirant
leur autorité des premiers.
Artistes, poètes célébrèrent et vulgarisèrent le culte par des oeuvres ou des chants tandis
que les philosophes en usaient pour bases des doctrines morales sur les vertus attribuées aux divinités et, aussi, aux défauts inhérents à l'humanité dont les légendes gratifiaient les immortels.
A la chanson berceuse des adorations en lesquelles l'espérance se joignait à la foi, venaient, s'ajouter des leçons de moralisation.
Les symboles se traduisaient en réalités. Dans les premiers temps, les Pélasges qui
occupaient l'Attique ne rendaient leurs hommages qu'au seul Jupiter, figuré par le chêne de Dodou, dont le bruissement des feuilles était interprété comme les oracles des dieux.
Plus tard, les Egyptiens Cécrops et Danaüs, le Phénicien Cadmus, le Phrygien Pélops
importèrent leurs dieux personnifications de la nature ou des dons de l'esprit et du coeur.
Les hellènes établis en Thessalie finirent par occuper toute la Grèce. Ils se donnaient
comme ancêtres Deucalion et sa femme Pyrrha, échappée du déluge universel dans les mêmes conditions que le NOE de la légende hébraïque. De leurs fils Hellens, étaient nés trois autres fils :
DOROS, dont les descendants furent les DORIENS, Ealos, souche des Eoliens, et Xanthos, dont les deux enfants, ION et ACHEOS furent les ancêtres des Ioniens et des Achéens qui devinrent les
Spartiates et les Athéniens. Les diverses tribus analogues aux douze tribus de la race adamique de Noé vinrent avec leurs divinités.
La Grèce, par tous ces rapports divins, devint, ainsi, le rendez-vous des dieux de tous les
peuples de la préhistoire sous des dénominations plus ou moins modifiées, mais bien représentatives des mêmes conceptions.
Ce furent d'abord, les douze grands (Zeus (Jupiter) et son épouse Junon, Neptune, le dieu
des mers et des marins, Apollon figurant la lumière qui éclaire l'intelligence humaine, Minerve (la Sagesse et les Sciences), Vénus (la beauté), Mars (la guerre), Vulcain (le feu et les arts
utiles), Vesta (qui présidait à la pureté des foyers), Gérés déesse des moissons, Diane (la lune) soeur d'Apollon, Mercure dieu du commerce.
Ce formidable état-major fut entouré d'une légion de sous-ordres héros élevés au rang de
déités par leurs oeuvres ou leurs exploits. Ce furent, en Attique, Thésée, à Thèbes, à Argos, Pérée, à Corinthe, Bellérophon et Hercule. Ce dernier devint même le dieu national du Péloponnèse. On
y ajoute Pomone, (les fruits), Cybèle (la terre), Pau (la musique) etc... Des enfants devins comme Cupidon (amour) y furent adjoints. Il y eut, aussi des esprits mauvais comme la Méduse, dont la
tête coupée enfanta Pégase, le cheval ailé, les Gorgones, les Parques, les Enynées, les Furies, etc. … Et des bienfaisants aussi, Naïades, Océanines, Néréides, Tritons, Eole (le vent) tous sujets
de la déesse Amphinite. L'histoire fabuleuse de tous ces dieux, demi-dieux, déités, héros constitua la Mythologie (mutus = fable, logos = recueil).
B - La civilisation Grecque
La civilisation grecque, dont les latins après leur conquête furent les continuateurs et
qui eut son reflet chez les peuples du monde entier, naquit et se développa par ce polythéisme qui eut ses poètes, ses savants, ses philosophes et enfant une pléiade d'artistes dont les oeuvres
restent les plus purs joyaux des musées.
Des Temples, modèles d'architecture, furent édifiés, notamment ceux de Diane à Ephèse, de
Junon à Samos, d'Apollon à Delphes, de Jupiter à Athènes, de Minerve à Egine où existèrent des écoles de sculpture prospères, des concours de musique et de poésie, des discussions
philosophiques.
De la variété vint l'unité. Elle se fit par les associations religieuses dans ces
groupements de cités connus sous le nom d'amphictyonies, dont la plus célèbre fut celle de Delphes qui réunit douze peuples. Ces assemblées d'entente et de fraternisation par la solidarité se
tenaient à Delphes, en l'honneur d'Apollon, au printemps, et, à l'automne, aux Thermopyles sous l'invocation de Gérés.
Elles se terminaient par un repas commun (les agapes) qui était la marque et le lien de
l'association, toute hostilité cessait à l'approche de ces fêtes qui eurent, pour résultat, des ententes ayant empêché des guerres, ou des clauses humanitaires connues, l'interdiction de prendre,
par le manque d'eau, les villes assiégées.
L'élan sportif qui fit les hommes plus vigoureux vint des jeux organisés en l'honneur du
polythéisme. Ils furent isthmiques à Corinthe en l'honneur de Neptune, néméens en angolide sous l'égide de Jupiter, olympiques à Olympie où ils étaient dédiés à tous les dieux, représentés par le
principal "Le Jupiter olympien".
Les dieux n'étaient pas considérés en créateur mais comme les administrateurs du monde,
intervenant en cette qualité dans les affaires d'une humanité dont ils partageaient les aspirations et aussi les passions.
Monothéisme, trimontri ou autres Trinités, Polythéisme tout le symbolisme des dieux
reviennent toujours à une unité de départ et d'aboutissement où l'ensemble se fond par le jeu constant de l'évolution en ses perpétuels recommencements dans le dualisme zoroastrien : Bien et Mal
sont les plateaux de la balance.
L'idée est une, elle vise à fusionner les divers courants ésotériques vers un but
intangible auquel tous doivent concourir ; elle est la Loi d'Equilibre entre l'Esprit et la Matière.
C - Monothéisme ou Polythéisme
Plus de trente cinq années de fréquentation des milieux ésotériques, occultes,
initiatiques, religieux et autres, m'ont permis de faire une constatation. Nombreux sont les "Chercheurs de Vérité" qui paraissent déroutés par les évocations de la Bible, des livres sacrés de la
Tradition, des mythologies etc... Rencontrées tout au long de leurs recherches.
Il me semble que toute surprise est due, en partie, à une méconnaissance de l'état actuel
des recherches relatives à la Tradition Primordiale et plus précisément à ses composantes. C'est ce vide que je voudrais tenter de combler au travers de mes écrits (sous l'égide mon
Maître...).
Voyons ensemble ce qu'il en est réellement avec le Monothéisme ou Polythéisme. Au culte
d'un dieu unique on associe généralement, les fondateurs des trois religions
- Israélite,
- Chrétienne,
- Islamique.
Alors qu'en réalité le Monothéisme est antérieur de bien des millénaires.
Son origine semble remonter à l'adoration du soleil considéré, par les premiers humains,
comme le souverain maître du monde, source de tous les bienfaits de leur existence, splendeur de la Nature dont les rayons éblouissaient leurs yeux en réchauffant leurs corps.
Ces primates, voyant dans le feu l'image de la chaleur et de la lumière solaires,
reportèrent leur culte sur ce reflet terrestre dont ils lui attribuaient la production.
Ce fut l'antique religion dite Sabéisme, encore pratiquée par les Guèbres hindous et dont
le soleil est l'élément principal associé aux astres considérés comme ses reflets contrairement aux conclusions de l'astronomie moderne professant que la plupart des points de la voûte stellaire
sont, eux aussi, des soleils.
Le Védisme qui après le Sabéisme, apparaît comme l'une des plus anciennes religions, a
personnifié l'astre solaire maître de la Nature, sous le vocable de "Brahmâ" l'âme universelle, principe divin, créateur du monde et des dieux, qualité dont, plus tard, furent dotés le Rama
hindou, l’Ormuz Chaldéen, l'Osiris Egyptien, l'Androgyne Isis, le Deva-Nahousra, des documents souscrits védiques que le poète persan Ferdouci nomme Djem, le divin rénovateur conquérant des Noirs
qui devint Dionysies des Grecs.
A la divinité dont la suprématie totale fait le Dieu Unique, arbitre suprême, les religions
antiques ont associés d'autres dieux, déesses ou auxiliaires divinisés mais en le plaçant bien au-dessus de tous. Ainsi, chez les Grecs, au polythéisme innombrable, Jupiter demeure le Chef
suprême et unique de son cortège olympien.