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Vendredi 21 mars 2008

Là où les croisés et templiers assuraient leurs fonctions chevaleresques, est née une représentation spirituelle, l'élaboration d'une notion divine commune au Judaïsme, au Mazdéisme perse, au Christianisme et à l'Islam, est née. En acceptant certaines traditions des premières Eglises chrétiennes et même des traditions antérieures, les Templiers initiés les ont incorporées et introduites dans l'Occident médiéval et latin. Ceci se retournera contre eux au moment de leur procès. Les Templiers ont bâti des églises rappelant les églises arméniennes. Tous les arts et bien des techniques ont été inspirés par l'Orient grâce surtout aux Templiers. La floraison des édifices templiers en Terre Sainte date de la première moitié du XIII° siècle. Les Confréries de maçons opératifs étaient très structurées chez les arméniens, les abyssins et s'inspiraient du point de vue spirituel d'un Christianisme légendaire et d'un Judéo-christianisme propre aux coptes. Pour les Templiers, grands constructeurs, l'apport des arts orientaux était d'importance particulièrement à Chypre et en Palestine. Le Temple a couvert l'Europe de maisons, de chapelles et d’églises, soit en octogone, soit en rotonde. Exemple à Paris, Londres, Tortose, Tomar et Jérusalem, etc... Il y aurait un très long chapitre à écrire sur toutes les constructions templières en Orient et en Occident.

 

On trouve dans des écrits mystiques éthiopiens relatifs à la "perle immaculée", plusieurs textes qui ont trait à un symbolisme numéral biblique, applicable à l'architecture et à la science alchimique. Le livre des "Mystères du ciel et de la terre" d'Isaac le moine, ainsi que bien d'autres ouvrages mystiques circulaient et témoignaient l'existence d'une sève ésotérique. Parmi les croisés, l'Ordre le plus ouvert à tout cela, était bien l'Ordre du Temple, apte à recevoir, à comprendre et à garder le secret. L'Ordre du Temple n'est pas à négliger dans la transmission de France en Orient et réciproquement. En Orient, on trouve fréquemment une représentation de cinocéphales, identique à celle des Egyptiens. Les cinocéphales qui ornent le tympan de l'église de Vézelay en sont un exemple bien connu. On en trouve aussi en Arménie, en Syrie, en Inde et en Lybie, à Axoum. Dans toutes les traditions, les cinocéphales se rattachaient au Dieu Hermès. Il en est ainsi dans toutes les traditions ésotériques de l'alchimie, de l'hermétisme et des mystères templiers. La Chevalerie templière détenait, dit-on, la représentation du visage du Dieu des mystères, le fameux Janus. Autre Baphomet ? A ce moment, on trouvait des chrétiens de Saint Thomas dans le sud-ouest de l'Inde, en particulier sur la côte de Malabar et à Tromapatan où existe encore de leurs églises, à Ceylan, et au Yémen, toutes régions dans lesquelles vivaient en bons termes chrétiens, juifs et musulmans (2). C'est à cette époque que les "Maître-tisseurs" sillonnaient les routes de Syrie, d'Iran et d'Arménie, reliaient Trébizonde aux plaines mongoles. Ils étaient porteurs de nouvelles, révélateurs de sources secrètes, émissaires du prêtre Jean, chanteurs d'incantation, affiliés aux Confréries de ces pays, dans la queste d'une chevalerie célestielle. Ils faisaient halte dans les Commanderies templières. Certains disaient que le Temple mystique du Saint Graal était dans la résidence du prêtre Jean. Le templier instruit de la langue du Rossignol, gravira le chemin qui y conduit.

 

Dans les apports orientaux, au début du Christianisme, on représente la croix nue comme symbolisme du Signe Victorieux. Cela a duré un certain temps. On pourrait par cela, expliquer que les soldats templiers ont confondu la non-représentation corporelle du Christ avec un reniement de la croix. Le début du Christianisme ne vénérait qu'une croix brillante et glorieuse, symbole d'éternité. Beaucoup plus tard, il y eut sur la croix un Christ impassible et serein, puis finalement le Christ de souffrance que nous connaissons, fait à l'image de l'homme. C'est en souvenir de la figuration glorieuse de la croix qu'elle est recouverte d'un voile le Vendredi Saint, comme s'il s'agissait de masquer l'homme de douleur. Le symbolisme chrétien de la croix, la non-figuration du corps humain, n'est pas une négation de ce dernier, mais ce qui demeure dans la lumière transfiguratrice de la croix, c'est le corps divin dans sa perfection et non le corps humain. C'est le corps unique d'une "élection" spirituelle, unique et personnelle. L'Eternel ne peut être assimilé à ce qui a un commencement et une fin. Les Oeuvres gnostiques placent Jésus sur la croix cosmique afin qu'il fasse tourner l'univers dans une nouvelle direction.

Ce n'est qu'en 692, au Concile de Constantinople, que l'Eglise romaine décida que la croix devait cesser d'être un symbole pour représenter une réalité historique : celle de la Passion.

 

Au commencement du XIII° siècle, Saladin a été fait chevalier par Hugues de Tabarieh, renforçant ainsi les relations secrètes des Templiers avec le Soudan. Les Templiers étaient aussi en relation avec la Chevalerie initiatique des Rose-Croix.

 

La relation entre le templier du Graal, "Parsifal", et le "Prêtre Jean" se polarise dans le Johanisme. D'autre part le Templarisme et la Maçonnerie ont une vénération pour Patmos, terre d'élection de Saint Jean. C'est pourquoi, ils ont donné à certaines de leurs loges le nom de Saint jean. La Maçonnerie a emprunté au Temple de nombreux symboles.

 

Pour terminer, je livre à vos méditations ce qui a été dit de la milice templière :

 

"L'aigle fait son nid à la cime d'un arbre élevé, mais quand il s'attarde au loin, les oiseaux bien inférieurs à lui, tentent de dévorer ses oeufs ou ses aiglons".

Pour les Templiers, l'ancien temps se termine lorsque les huit pointes de leur croix illuminent les marches de l'Orient, en même temps que s'achève le Moyen Age.

 

Le nouveau temps brille dans les ténèbres au XIVème siècle lorsque le Temple des Fidèles d'Amour prépare l'éclosion d'initiations dépositaires de l'héritage éternel et unique, comme le trésor divin.

 

(1) Cet Ordre a été créé en 1099 et a été ensuite appelé Ordre de Rhodes en 1310, et Ordre de Malte à partir de 1536.

 

(2) La sépulture de l'Apôtre Thomas se trouve dans l'île d'Egrisole au pays des Ourgours.

par Jean de Gisors publié dans : Enseignement communauté : Spiritualité - Esotérisme
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Jeudi 20 mars 2008

Les Templiers ont été alimenté de l'ésotérisme de ces communautés orientales. Cela explique l'incompréhension de l'Occident à leur égard.

Après la chute d'Acre en 1291, les Templiers ont transporté leur quartier général au château de Limassol, à Chypre, où existait une chapelle templière. C'est l'arrivée de Richard Coeur de Lion, un siècle avant, qui avait mis en lumière cette implantation templière. En 1191, Richard devint possesseur de Chypre qu'il vendra plus tard au Grand Maître du Temple Robert de Sablé.

En 1228, l'empereur Frédéric II part en croisière à Chypre. Un an après, il entre à Jérusalem et abandonne la croisade. Durant son séjour à Chypre, il n'a pas admis certaines défaites, et a répandu des calomnies sur les Templiers. Ces calomnies seront reprises au procès. Après le départ de Chypre de l'empereur, Jean d'Ibelin empêche les impériaux d'investir l'île. Il écrasera le maréchal Ricardo Filanghierri. La couronne de l'île appartiendra à un neveu d'Ibelin, Henri de Lusignan. Celui-ci recevra Louis IX et ses croisés, la chevalerie cypriote, la syrienne et l'anglaise. Les Templiers étaient unis à Jean d'Ibelin qui demandera son entrée dans l'Ordre du Temple.

 

La présence templière à Chypre a permis un étroit contact avec la communauté chevaleresque et religieuse orientale. Certains de ces chevaliers se sont unis par mariage avec des françaises. Les ibelins, protecteurs des Templiers  se sont aussi unis par mariage à des femmes des communautés orientales. Les Templiers avaient leur quartier général à Baffo, sur la côte occidentale de l'île. Le peuple de la ville adorait une idole, "Baffometus". Il payait un tribu à Baffo avec une pierre de meule appelée "méta" dont la forme était celle de leur idole.

 

On retrouve dans le procès l'accusation contre les Templiers d'adorer une idole, le "Baphomet". Et, si cela signifiait Baffométus ?   

Dante dit que c'est de l'Orient que vient "Lucie" ou "La Lumière". La gnose, la kabbale et tout le syncrétisme alexandrin y ont leur origine. En Egypte, les chevaliers templiers furent initiés par des prêtres coptes sur les bords du Nil. La rencontre Orient-Occident a une expression symbolique : celle de l'usage de l'ésotérisme.

 

Dans leurs réunions secrètes, les Templiers utilisaient pour s'exprimer la fameuse "langue des oiseaux", la langue des initiés. Elle touche au chant, à la versification, à la langue rythmée. L'oiseau initiateur du chant est le rossignol dont on parle dans les cours d'amour, dans les poèmes de Dante.

C'est l'invocation du Nom divin dans une langue sacrée, selon une technique numérale et rythmique. C'est aussi l'harmonisation des divers éléments de l'être qui ouvre une communication avec les états supérieurs.

 

La légende copte et la syrienne disent que ce sont trois oiseaux paradisiaques qui ont donné au diacre d'Axoum, les hymnes de l'Eglise éthiopienne en l'emmenant dans la Jérusalem céleste où il reçut la doctrine des 24 vieillards et les trois modes du temps sacré : grave pour le Père, mélancolique pour le Fils, et léger et fleuri pour le Saint Esprit.

Les arabes chrétiens de Syrie et de Mésopotamie se rapprochaient des chrétiens d'Arménie. Leurs Eglises accordaient une grande importance à la figuration du centre. Ils établissaient une correspondance entre le centre de l'édifice, la clé de voûte solaire et la valeur du mot hébraïque "Ame" qui vaut 91 = 9 + 1 = 10.

 

Les chrétiens terminaient leur signe de croix en ramenant les mains au centre du corps. Certains documents assurent que le christianisme primitif utilisait ce signe de croix, et que les croisés et les Templiers l'avaient adopté. Les templiers ont trouvé en Orient, des vestiges de l'ancien Christianisme gallo-hispanique encore en usage au XII° siècle.

 

Les liturgies orientales de Chypre, la liturgie syrienne, le culte angélique et l'angéologie juive rendaient Dieu présent en sauvegardant sa transcendance.

 

Sous le règne de Constantin, les formulations dogmatiques de l'Eglise catholique se sont créées. L'Eglise décrète "portion de vérité d'Eglise, de hérésie", ce qui se pratiquait. On a pu dire plus tard que les Templiers étaient opposés au Christianisme de Rome, donc hérétiques.

Dans les siècles qui suivirent les contacts entre Templiers et orientaux, certains concepts ont été déformés par les soldats du Temple non initiés, et ont perdu leur spiritualité. Mais, malgré les différences conciliaires, plusieurs points communs unissaient les Eglises de courants différents. Les Templiers et les Hospitaliers disposaient à Famagouste, de nombreuses églises et cette ville était réputée pour être un carrefour entre l'Europe et l'Orient, l'Asie Mineure, la Syrie et l'Egypte. Jusqu'à la chute de Saint Jean d'Acre, en 1291, dominicains, franciscains et éthiopiens avaient d'étroites  relations. Les Confréries de maçons, les constructeurs arméniens et leurs frères latins gravitaient autour de l'Ordre du Temple, principal maître d'oeuvre à Chypre et en Méditerranée. Il en allait de même au sein des Organisations de Chevalerie entre arméniens, coptes, abyssins et mongols. Le chanoine Prémontré Hethoun demande au roi Léon III d'Arménie, une croisade des nubiens convertis à la foi du Christ par l'Apôtre Saint Thomas. Les coptes, égyptiens convertis disposaient de nombreux couvents entre le Nil et la mer Rouge. Les plus anciens et les plus illustres sont ceux de Saint Antoine et Saint Paul. Ces fidèles convertis refusaient le culte des images ou de la représentation par la sculpture. Ils avaient le culte de la croix mais non du crucifix.

par Jean de Gisors publié dans : Enseignement communauté : Spiritualité - Esotérisme
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Mercredi 19 mars 2008

……. ET SUR SES DEVELOPPEMENTS ESOTERIQUES EN ORIENT      

 

Vous savez tous que l'Ordre du Temple est né en 1118 en Champagne. Il y fut créé par neuf chevaliers. A l'origine, l'Ordre s'est appelé "Les Pauvres Chevaliers du Christ", et sa mission officielle était la protection des routes suivies par les croisés et les pèlerins en Orient. 

Dans un coffre, enfoui au château d'Arginy, il existe un parchemin qui relate qu'Hugues de Payns était disciple de Saint Bernard. Ce même Saint Bernard qui aurait suscité la création de l'Ordre, et le départ, vers Jérusalem, des premiers chevaliers. Il les avait chargés d'une mission secrète religieuse et politique très importante. C'est lui de même qui, plus tard, établit les règles de l'Ordre qui, on le sait, ont été approuvées par le Concile de Troyes en 1128. L'Ordre s'est rapidement développé, tant en France qu'à l'étranger, créant de nombreuses "Préceptories" appelées plus communément "Commanderies" et des "Maisons du Temple". 

L'objet principal de mon travail d'aujourd'hui est de montrer, comment s'est développé en Orient, l'ésotérisme de l'Ordre du Temple. Mais, avant d'aborder cela, je dois vous rappeler qu'en Irlande, les Templiers avaient créé un centre important vers la fin du XII° siècle, dans le Comté de Dublin, à Clontarf, préceptorie de Saint Congal. Ou avant eux vivaient de nombreux Jomvikings. Ils faisaient partie d'une association de l'Occident, importée de Scandinavie qui croyait au troisième oeil, donnant la clairvoyance et la connaissance. Ils possédaient une statuette, à trois faces, appelée "Mimère". Sur chaque face, une pierre était insérée entre les yeux à l'emplacement du troisième oeil. Mimère en mythologie était le gardien de la "fontaine cachée", de l'esprit et de la sagesse. Leur écriture était runique. Ils étaient dépositaires de la tradition primordiale. Après avoir été persécutés et chassés par l'Eglise, les Jomvikings se sont pour la plupart réfugiés dans les Ordres secrets, particulièrement dans celui du Temple. En s'incorporant aux Templiers, ils leur ont confié la tradition primordiale ainsi que de nombreux symboles et l'explication des lettres sacrées de leur écriture runique. Les Templiers ont ajouté cette tradition à la leur. On trouve encore des traces des Jomvikings en Chaldée, en Irlande et en Ecosse. Revenons maintenant à l'Orient. Pendant les Croisades, les Templiers ont été très unis aux Compagnies de maçons, à certains chevaliers de Terre Sainte appartenant principalement à l'Ordre des Hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem (1) et à l'Ordre de Saint Lazare fondé en Palestine en 1120. Cet Ordre a créé en Orient d'importantes léproseries appelées "maladreries". Leur Maison la plus importante pour l'Ecosse et l'Irlande était celle de Burton Lazare, dans le Comté de Leicester. Les chevaliers de Saint Lazare connaissaient la transmission des mystères venus d'Egypte et d'Orient. Ils disaient que la Maçonnerie a été fondée dans la Haute Antiquité et renouvelée en Terre Sainte par les croisés réunis. Le protecteur de l'Ordre de Saint Lazare était le prêtre  Jean qui devint évêque, et qui était d'origine cypriote. Il est certain que les Ordres médiévaux avaient une source chevaleresque et palestinienne.

Quand l'Ordre du Temple a été dissous, l'Eglise a occulté volontairement tout ce qui s'y rapportait. Par contre, de nombreux croisés ont reconnu qu'il y avait un lien étroit entre la franc-maçonnerie, le Christianisme et le peuple d'Israël, en se référant aux enseignements de Moïse, Salomon et Zorobadel, prince de la Maison de David. 

Une élite de chevaliers, d’origines diverses, a créé en Terre Sainte, une Fraternité entre les différents Ordres et le Christianisme, et a fait revivre les mystères initiatiques. Cette Fraternité formait un centre spirituel en Terre Sainte. 

La doctrine des Templiers, celles de l'Orient et celles des origines du Christianisme, rencontrèrent et se scellèrent, particulièrement à Chypre. On dit que ce sont les liens qui ont existé entre le monde oriental et la Chevalerie du Temple, qui auraient introduit dans la franc-maçonnerie, des grades tels que "chevalier kaddosh". Beaucoup d'initiés templiers étaient francs-maçons. Leur Saint protecteur était le même que celui de l'Ordre des Hospitaliers. 

Il y avait en Orient un homme du nom de Jean Elemosynaire, né à Chypre, devenu évêque vers 608, qui a eu une grande influence. Il avait la vocation de la pauvreté, avait une vision élevée de la charité et comme le dit son chant du Paradis : "La charité fut si constante et farouche que, là où resta Marie au pied de la croix, elle y monta pour pleurer avec le Christ". Elemosynaire mourut en 617, à l'âge de 64 ans, à Amathos, où il avait prêché et pratiqué la tolérance. L'Eglise orthodoxe d'Orient honore sa mémoire, le 11 novembre et l'Eglise romaine, le 23 janvier, en tant que martyr. 

Après lui, Jean l'Aumônier a instruit par ses prêches des personnes appartenant à diverses ethnies, de l'Orient à l'Occident, et particulièrement les colonies arméniennes. Celles-ci ont influencé l'Orient chrétien durant toute l'époque des croisades. 

L'Arménie a été la terre d'élection du Proche Orient où se sont rencontrées les civilisations perse, caucasienne et méditerranéenne. Elle a facilité leur interpénétration et les a enrichies de ses propres traditions tout en respectant les leurs. Elle est devenue un foyer de rayonnement spirituel. A ce moment-là, le siège de la milice templière à Chypre regroupait l'Ordre des Hospitaliers de saint Jean, l'Ordre de Saint Lazare et les Knight templars de la Maçonnerie britannique.

Mais, les liens des Templiers avec tous ces êtres ne pouvaient être compris que par des initiés. Par leurs contacts humains, ils ont échangé des rites et ont développé la doctrine ésotérique des Templiers, et cela s'est perpétué jusqu'à l'heure actuelle.
 

Il existait dans ces divers pays deux tendances différentes : 

- Les "nestoriens" en relation avec le Lamaïsme et l'Islam. 

- Les "Sabbéens" qui ont influencé le monde arabe au temps des khalifes. L'Eglise grecque, le monarchisme égyptien, les coptes qui développaient le courant "hesychaste" pratiqué par des ermites d'Orient qui, eux, poussaient l'étude jusqu'à outrance, arrivant même à créer une hérésie. Ils ont troublé l'Eglise grecque du XI° au XIII° siècle.

par Jean de Gisors publié dans : Enseignement communauté : Spiritualité - Esotérisme
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Mardi 18 mars 2008

L’histoire de notre humanité a pour vous des profondeurs mystérieuses. C’est à travers l’itinéraire spirituel que se manifeste la réalité. Pour cela, toute recherche est bonne, mais certaines, comme la recherche scientifique ou théologique ne vont pas jusqu’au bout et ne sont jamais achevées. C’est en réalisant que nous faisons partie de l’univers cosmique, du monde de l’esprit, sur d’autres plans, que notre vie intérieure se développera. Nous comprendrons lorsque nous écouterons notre solitude intérieure. Nous devons faire vivre la spiritualité comme une eau vive, nous laisser envahir par elle en essayant de supprimer l’égoïsme et l’orgueil qui sont en nous. Ainsi, nous aurons le sentiment de la grandeur de notre vie. Mais, garder le calme au milieu du tumulte de notre vie n’est pas facile et cela amène le véritable drame de l’homme qui est sa désertion, sa fuite et son éloignement de Dieu. Des milliards d’hommes, de générations en générations, cherchèrent Dieu, sentant qu’une force plus forte qu’eux les soumettait aux événements. Aussi, pendant longtemps, seule la superstition subsista. Heureusement, il y eut toujours des êtres qui  aidèrent l’humanité à se développer. Pour cela, au début, Dieu a envoyé des Elohims  qui ont vécu parmi la population. Plus tard ces Elohims ont inspiré certains êtres. Ainsi, le monde a eu ses prophètes, ses groupes d’initiés qui permirent, à leur tour, l’évolution. Ils étaient très nombreux chez les sémites, héritiers de l’enseignement de la haute Egypte et de la science de la Mésopotamie.
On a retrouvé des preuves datant de 4 à 5000 ans avant Jésus Christ... Puis, l’homme a découvert la religion et la révélation. La révélation va de Dieu à l’homme et la religion de l’homme à Dieu, car les hommes demandent à Dieu de les aider dans leur vie matérielle et d’expliquer les choses invisibles. Toute religion a ses limites et le plus souvent son interprétation est déformée par les hommes. Ainsi, peu à peu, s’est créé l’héritage ancestral, unique et éternel. Cela, les Templiers l’ont compris et en sont devenus les dépositaires. On a beaucoup écrit sur les Templiers, sur l’Ordre du Temple. Il y a eu des ouvrages fantaisistes où l’imagination était loin de la vérité et d’autres très sérieux se basant sur une réalité possible. Mais ce que l’on n’explique pas souvent, c’est ce qu’a été la naissance de l’Ordre.

 

Avant eux existait l’Ordre de Sion, ou Ordre des frères d’Orient, qui a pris naissance en Palestine. Saint Bernard et son oncle André de Montbart faisaient partie de cet Ordre très mystérieux, ayant une action politique, administrative et spirituelle. C’est ainsi que Saint Bernard et André de Montbard décidèrent d’envoyer des chevaliers à Jérusalem et que l’Ordre des Templiers s’est formé. Hugues de Payns qui était vassal de Saint Bernard, en a pris la tête normalement. Ils avaient comme mission officielle de surveiller les routes et de protéger les pèlerins, mais, en même temps, la véritable mission était politique, diplomatique et religieuse, mais extrêmement secrète et donnée par l'Ordre de Sion. Peut-être aussi devaient-ils retrouver autre chose, mais je ne sais rien de précis. Ils ont créé une chevalerie mi-laïque, mi-ecclésiastique. Hugues de Payns et ses compagnons ont adopté la règle de Saint Augustin et l'Ordre des Templiers s'est développé et est devenu international. Ils étaient Johanistes depuis la consécration donnée à Hugues de Payns par un patriarche. Ce qui leur a permis d'entrer en contact avec le mystérieux prêtre Jean, d'origine cypriote, devenu évêque, ceci en l'an 1145.

 

Ce prêtre Jean était à la tête d'un empire contenant l'Arménie et la Perse. Il reconnaissait le pouvoir temporel des souverains et pontifes, était en rapport avec ceux de l'Inde. Cela explique pourquoi, lorsque les Massenies se sont créées, il y en eut une à Tromapatan en souvenir du travail effectué par le prêtre Jean. Pendant leur séjour, les Templiers au moment des croisades, ont été en rapport avec diverses ethnies, divers Ordres. Ils ont eu des contacts étroits avec l'Ordre maçonnique anglais de Knight. Après la dissolution de l'Ordre, les Templiers rescapés ont pu, grâce à elle, rejoindre l'Angleterre qui les a traités en hommes libres. La franc-maçonnerie anglaise était très structurée. Au contact des Templiers, elle a adopté certains rites et certains termes.

 

Ce fut une rencontre Orient-Occident, rencontre symbolique mais  les Templiers étaient très imprégnés de l'héritage égyptien. Ainsi, ce n'est pas étonnant de trouver sur certaines de nos églises, comme à Vézelay, la représentation de cinocéphales. Ils sont devenus les dépositaires de cet héritage ancestral, unique et éternel. Les Templiers ont formé de nombreux disciples, leur apprenant la constitution occulte de l'homme : L'être vit dans un monde physique, mais possède un double éthérique... Il ressent le plan astral qui nous entoure, le plan mental, le corps et les divers plans que nous devons atteindre. Que les trois grands problèmes de l'être humain sont l'Amour, la Souffrance et la Liberté...Que pour les comprendre, il faut admettre que nous avons deux états : le latent et le manifesté... Que c'est en sachant les distinguer que l'on trouve l'équilibre...Qu'il ne faut pas s'enfermer dans l'illusion mais essayer de connaître le meilleur de nous-mêmes pour agir et nous libérer... Qu'une conscience droite est la plus belle des offrandes au Seigneur. Ils apprenaient à leurs disciples l'interdépendance des mondes cosmiques, comment vivre du spirituel au formel, l'interprétation du symbole ésotérique, du prophétisme qui est la marche des ténèbres vers la lumière... Le chemin symbolique vers la réalité absolue... Que vivre le sacré modifie la spiritualité et crée une mutation de conscience, une compréhension du divin par l'amour universel. Que Notre pensée doit se traduire en actes, Que nous pouvons essayer de la réformer, non par la contrainte mais par la persuasion. Les Templiers avaient une dévotion pour la Trinité. Pour eux, c'était la connaissance, l'amour et l'existence de la vie et cela leur permettait d'évoluer. Ils nous ont légué leur tradition d'amour, d'honnêteté et de courage, leur confiance en Dieu. Ils ont su mourir même sous la torture pour ne pas dévoiler le secret qu'ils portaient et qui ne leur appartenait pas. Ils ont préféré se laisser accuser injustement que de se battre et de livrer ce que l'on ne doit pas dire, ce qui aurait entraîné le même martyr qu'ils ont subi pour des êtres appartenant à d'autres sociétés avec qui ils étaient en relation fraternelle. Ils nous donnent l'exemple de la plus belle Chevalerie qui n'hésite pas devant le sacrifice de soi-même. Nous devons en être dignes et comprendre les enseignements de l'occulte qui sont derrière le voile de l'illusoire matière.

 

La Massenie transmet leur tradition adaptée à notre époque, mais nous devons vivre une de leur devise = Amour, fidélité, humilité et faire en sorte, par notre effort personnel, de retrouver l'unité. Sans la connaissance, l'homme n'existe pas réellement comme, sans l'amour il ne trouvera pas Dieu.

par Jean de Gisors publié dans : Enseignement communauté : Spiritualité - Esotérisme
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Lundi 17 mars 2008

Nous avons étudié l'histoire de l'Atlantide et il y a, à ce sujet des milliers de publications. Nous comprenons que chacun retrouve son Atlantide dans ses recherches, partant du principe faux qu'il s'agit d'un ancien continent englouti. Par exemple, le Detroit de Gibraltar n'a pas toujours existé, il est né d'une faille... Les populations vestiges des races anciennes ont des descendants un peu partout, et dans ce cas, au Nicaragua, en Colombie, dans le pays Maya, etc... Les vieilles populations ont disparu, il y a plusieurs millénaires, mais il y a des descendants des atlantes qui s'ignorent.

 

Je ne vous parle pas de la civilisation Egyptienne qui nous a laissé une histoire à travers ses monuments, mais dont vous avez encore à apprendre, l'ancienne Egypte était arrivée à un raffinement : le luxe d'une part, et d'autre part à un art très avancé et à une connaissance plus grande que la nôtre. Ils étaient vraiment les fruits de la science et de la sagesse occulte. Les mystères Egyptiens ne nous sont pas encore tous dévoilés, pas plus que certains symboles comme le singe cinécéphale, ou le scarabée, tout cela et d'autres encore étaient l'expression la plus ésotérique, toutes les sciences et tous les arts étaient représentés.

 

Les Chaldéens, la Perse, la Grèce, s'en sont imprégnés, et il y a beaucoup à apprendre sur ces populations qui forment l’héritage que nous avons reçu.

 

Chaque civilisation a sa magie et sa superstition, par exemple, celtes et druides attribuaient des propriétés à la spirale, au serpent, aux têtes de béliers, dieux cornus, griffons volants, cheval, etc... Ainsi qu’à certains arbres ou herbes de la nature. Les arbres étaient des "génies" qu'animait l'esprit vital des êtres et de la nature. Les sorciers dirigeaient les hommes en leur transmettant des superstitions parfois très cruelles avec des sacrifices humains, jusqu’à l’anthropophagie. Ils portaient des masques horribles... La sorcellerie a un peu changé d'aspect, mais est encore violente chez certains peuples, et il en reste des vestiges, ne serait-ce que notre carnaval.

 

On trouve beaucoup de relations intéressant ces populations, dans la Kabbale, par le déchiffrage des signes et lettres. La Kabbale représente la pensée créatrice qui mène à la connaissance, à l'amour par le plan magique de ses nombres, lettres, chiffres et signes. Plus près de nous, dans les premiers siècles de notre Ere, Alexandrie a été la capitale de la philosophie, basée sur la philosophie Egyptienne = Emanation, le soleil primordial qui fait passer la matière par les états feu, air, eau et terre, celle-ci étant la matière unique renaissant à chaque évolution.

 

L'Egypte a fortement influencé le mental des Templiers, et vous connaîtrez un de leurs secrets quand le moment sera venu. Leur connaissance prend sa source dans celle de Salomon contenue dans son Temple. Comme beaucoup d'Egyptiens, ils  se sont constitués en une fédération d’états alchimiques. Ils ont recherché la spiritualité, la quête de Dieu pour s'unir avec Lui, la purification de l'esprit humain pour accéder à la connaissance et devenir de véritables initiés pour le bien de l’humanité. Nous devrions connaître mieux leurs symboles qui nous apprennent tant de choses. Pour eux, le Graal était la présence de l’esprit divin, essence secrète de l'enseignement du Christ, dévoilée par les symboles suivant : le calice ou vase, la lance et la croix. Le calice ou vase contient la connaissance, la doctrine de la délivrance. Le sang qui est dans le vase est l’esprit. La lance,  celle supposée appartenir à Longinius, qui a percé le flanc de Jésus est symbole de pureté. Quand à la croix sur laquelle on dit que Jésus a été crucifié, il n'y faut voir que le symbole de la croix elle-même. Les constructeurs templiers l'avaient si bien compris qu'en construisant certaines Eglises, ils n’y mirent qu'une croix nue, Comme à Chartres par exemple. De Même, nous retrouvons dans la Pâque juive le souvenir de la Cène. Sur la table il y a la coupe et son vin en souvenir du Prophète Elie, ainsi qu'un pain azyme (sans levain) dans lequel il ne faut voir que la signification suivante : le Prophète amène au peuple la connaissance universelle par la vie (le sang) et donne aux hommes la possibilité d’être le levain. A l’époque des troubadours, on a "chanté" le symbole de la table ronde. Celle-ci avait quarante neuf places occupées par des initiés ou des purs, et une place vide. Elle représentait le souffle, l’émanation de Dieu. Le nombre cinquante est le chiffre de L’Esprit. Depuis que l'homme existe, il recherche son origine ainsi que le pourquoi, mais il ne trouvera jamais, car c'est là le grand secret de Dieu.

par Jean de Gisors publié dans : Enseignement communauté : Spiritualité - Esotérisme
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