La Loi d'Amra

Cherchant, la loi d’Hermès comme celle d’AMRA te donne obligation morale de retransmettre ce que tu as compris du sentier. Chaque fois que tu amèneras un frère ou une sœur sur la voie de l’initiation, tu seras artisan du grand œuvre, compagnon du chemin des étoiles, artisan de l'œuvre spirituelle qui aboutira à la fin du Karma tant collectif qu’individuel

INFOS


 
 
   

Présentation

Ce site est dédié à Gabrielle CARMI afin que, par delà le voile de l'initiation que représente sa transition, elle puisse poursuivre son oeuvre en vous éclairant comme elle a pu le faire pour nous de son vivant... Que sa mémoire vive à jamais dans nos coeurs...

 

 

(Pour les temps présent, je crois que les forces spirituelles déjà réunies ou encore éparses doivent oeuvrer pour l'épanouissement de la pensée hors des sentiers trop étroits, préparant ainsi un avenir meilleur, afin que ne soient pas perdues les hautes valeurs qui doivent acheminer notre humanité vers des sphères de plus en plus évoluées. Ami lecteur, je souhaite qu'un jour nous nous retrouvions, vous et moi, pour que survive l'esprit de la massenie... - Le temps hors du temps - Gabrielle.)

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Le Graal est avant tout une quête intérieure !
Fidèle à ce que disait Gabrielle CARMI : Oser Rêver, c'est Oser Vivre, la Massenie ne désire que rassembler des Cherchants Sincères au delà de toute Eglise, de tout Dogme, de tout esprit de Chapelle - Des Cherchants qui deviendront des amis, des frères ou des soeurs. Rassemblés en une simple association de personnes autour d'un même but, sans aucune hiérarchie tapageuse…
Nous poursuivons notre chemin dans la simplicité tout en conservant l'Esprit du Temple.

Dimanche 21 juin 2009

Restons dans le signe du Cancer afin de pouvoir développer plus avant ce signe et tout particulièrement ses aspects symboliques plus profonds.

J’avais commencé à ébaucher le mythe d’Artémis (Diane), vous conseillant d’aller y voir. Alors, allons y voir ensemble.

Voici, l’histoire des choix d’Artémis.

Elle est née la première avec son frère jumeau : Apollon. Etant de nature divine, elle est née adulte et parfaite, et elle a de ce fait aidé sa mère à mettre au monde son frère.

Ayant ainsi aidé sa mère, elle sait ce qu’ignorent les enfants :

« Que naître procurent des souffrances liées à l’accouchement, d’autant qu’Apollon s’est fait attendre ».

Les enfants inconscients de l’étendue du sacrifice de leur mère sont souvent capables de dire : «  Je n’ai pas demandé à naître » plutôt que de dire : «Je sais le sacrifice que ce fût pour toi de me mettre au monde gratuitement, car tu ne savais même pas si je t’aimerais». C’est cette seconde version qui symbolise la naissance de Diane et dont veut nous parler le symbolisme du Cancer. Ainsi, Artémis (Diane) refuse la maternité et le mariage. Elle s’adresse à Zeus et lui demande la faveur de rester vierge toute sa vie :

Quand Artémis était lasse de chasser, elle revenait se reposer auprès de son frère, Apollon, qui était entièrement vêtu d’Or. Elle était couverte d’Argent.

Elle éclipsait toutes les autres femmes, mortelles et déesses, comme la lune éclipse toutes les autres planètes.

Artémis incarne la Nature, et la nature n’est pas tendre ! Artémis non plus ne l’était pas. Mais, elle n’était ni de marbre, ni de bois et un jour vint où elle tomba amoureuse d’un beau jeune homme. 

Elle se sentit alors prête à renoncer à sa virginité et à prendre les risques que prennent toutes les femmes : « Etre mère ». Elle ne pensait pas à son frère. Apollon la voyant s’entretenir avec ce beau et jeune chasseur qui s’appelait Orion prit ombrage pour sa sœur, pensant qu’elle allait souffrir.

Alors, un jour, qu’Orion qui aimait nager, s’était éloigné du rivage. Apollon le montra à sa sœur en lui disant que c’était un petit objet flottant sur l’eau. Lequel serait capable de l’atteindre ? Artémis tira et atteint l’objet, qui coula, mais elle finit par apprendre que c’était son Amour qu’elle venait de tuer. Désespérée, elle alla supplier Zeus d’intervenir et il changea Orion en une constellation qui depuis brille dans le ciel.

Je vous ai déjà parlé des différents aspects que prend la Lune, en fonction de son cycle, et de l’analogie possible avec les cycles de la vie humaine. Sachez que Diane porte ce croissant de Lune sur le front. Voilà pourquoi, nous pouvons ressentir les correspondances avec ce mythe. Ne sommes nous pas comme Artémis ? Ne sommes nous pas comme la Lune ? Comme la Lune qui croît, nous pouvons réussir notre ascension ; mais à un moment comme la Lune qui décroît, il y a des changements de situations et nous ne restons pas en permanence au sommet ? Lorsque nous retombons, nous pouvons toujours prévoir la possibilité de remonter encore et encore.

Rêve ??? Illusion ??? Justement, la Lune est trompeuse. Elle entraîne l’imagination vers les rêves et vers les illusions.

J’espère que cette période propice à un temps de réflexion sur la nature de notre incarnation en vue de notre initiation à des sphères spirituelles, vous apportera les réponses à vos questionnements personnels sur le sens de votre vie. A très bientôt, accompagné du rugissant Lion.

Par Jean de Gisors - Publié dans : Enseignement - Communauté : Spiritualité - Esotérisme
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Samedi 20 juin 2009

Nous passerons dans le signe du Cancer le 21 Juin, et cela correspond à l’équinoxe d’été.

Vous comprendrez aisément que la période concernée est tout à fait importante, car pour couronner le tout l’axe Cancer - Capricorne est l’axe de l’incarnation et de l’initiation.

Cancer, 1er signe de la période estivale, c’est donc là que nous allons pouvoir planter à nouveau des graines qui peut-être germeront et s’épanouiront dans des conditions particulières de son opposé le Capricorne au plus fort de l’hiver.

Les notions de base sont simples : Signe d’Eau Cardinal, symbole de la conception et de la gestation. La fécondité est son expression première du fait même de l’analogie avec la réelle gestation, de l’embryon ou foetus, de l’œuf au bébé

Tout se passe à l’intérieur, même si la compensation évidente à cette intériorité est une exagération de paroles et d’actes extérieurs.

Alors, attention à l’image que projette les Cancers pour en fait cacher tels les crabes qui les symbolisent une introversion qui peut avoir tendance au repli, à l’effacement.

C’est dans le signe du Cancer que l’individu commence à exister avec toutes ses valeurs d’inconscient, d’instinct et de vie végétative.

Le cancer est un rêveur, émotif et sensible. Influencé par la Lune, il a des humeurs très cycliques, à l’instar des sautes d’humeurs pour ce signe féminin. Les hommes cancers ont aussi ce côté sensible plus généralement attribué aux femmes. Le symbole du Cancer est comme deux 6 couchés tête bêche. C’est l’œuf originel, avec un double germe : élément mâle, élément femelle. C’est la déesse Artémis, que les latins appellent, Diane, qui nous enseigne à travers le mythe. En effet, elle porte le croissant de lune sur son front. Le Cancer qui représente la notion du foyer natal est lié à une divinité qui refuse la maternité. La femme essentielle est celle que l’homme désire, non celle qui est devenue la mère de ses enfants. L’histoire de Diane est fort passionnante à lire pour plonger dans les nuances de la nature. D’autant plus que la lune peut révéler à l’homme sa condition à travers ses différentes phases.

Par analogie, l’homme peut sentir que tout comme la lune, il croit, décroît, disparaît, réapparaît et ainsi de suite. Cela lui donne la perspective d’une possible renaissance.

Pourquoi ne pas penser que tout comme la lune après avoir disparu de ce monde, il ne pourrait pas revenir sous une autre personnalité. C’est une des façons de se comparer à la lune…….. Il y en d’autres.

L’autre symbolisme fort  attaché au Cancer est l’eau. C’est l’eau des sources, l’eau naissante, l’eau première. L’eau a cette notion de source de vie – de toutes vies. Le rite du baptême est un bel exemple de l’importance de l’eau, ce lien étroit unissant l’eau à la lune, soumettant l’eau à la lune (marées), reste un des mystères les plus beaux de la nature. L’eau apporte à ceux qui sont nés sous son influence, beaucoup d’imagination, mais un caractère fantasque. Quand on naît en signes d’eau, c’est qu’on a été conçu en signe d’air. D’où les originalités légères et les caprices rapides qui émaillent l’existence. La maison IV en lien avec le Cancer représente donc le foyer familial, avec la sécurité qui devrait s’y trouver. On y est heureux, on y jouit de la vie. Mais, bien sûr, ce paradis peut être aussi un enfer. L’astrologie des profondeurs nous décrit parfaitement cet axe Cancer - Capricorne, qui va du Fond du ciel en Cancer, au Milieu du ciel, en Capricorne.

« L’ensemble Lune IV Cancer gouverne l’élan primordial et instinctif du germe de toutes choses du corps ou de l’esprit vers la croissance, et vers sa confrontation avec la motivation inconsciente qui le fait grandir, c’est à dire le réel et en face le signe IV se dresse justement le signe X (maison X), le Capricorne, austère, dépouillé, non parce qu’il est un grand signe hivernal, aux antipodes, c’est un signe d’été, mais parce que le Capricorne est exposé nu et désarmé, à la rigueur du réel concret de la vie.

Je développerais le Capricorne en son temps sur un plan plus initiatique de l’astrologie. Pour l’heure voyons le 4ème travail d’Hercule

« La capture de la biche de Cérynée »

Il peut vous permettre de sentir d’autres liens avec le signe et la période actuelle que nous vivons. Il n’y a aucunes chances de succès pour l’aspirant tant qu’il n’a pas transmué l’instinct en intuition, il ne peut judicieusement employer l’intellect tant que l’intuition n’entre pas en jeu pour interpréter et étendre la portée de l’intellect, amenant la réalisation.

Prenons nous-mêmes en compte cette leçon du travail en cours, pour avoir la patience nécessaire à l’accomplissement du chemin.

Restons vigilants, dans ces temps, aux sautes d’humeurs qui peuvent nous entraîner dans l’illusion et n’oublions pas les notes-clés du Cancer/

  • Du point de vue de la forme : « Que l’isolement soit la règle et pourtant la foule existe »
  • Du point de vue de l’âme : « Je construis une maison illuminée et l’habite ».

N’oubliez pas d’aller voir l’Enchiridion N°7 à partir du 21 Juin et jusqu’au 22 Juillet. Vous y trouverez référence :

  • Aux chérubins
  • A la parabole du Fils prodigue
  • Les lames II, LVIII, XXII du Tarot
  • La différence entre impulsion et intuition
  • Le conseil de Gabrielle « Oser rêver, oser vivre »

Dans cette période extrêmement importante pour la construction de notre propre Queste, j’espère que tous ces éléments vous soutiendrons dans votre démarche.

Par Jean de Gisors - Publié dans : Enseignement - Communauté : Spiritualité - Esotérisme
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Mercredi 10 juin 2009
Texte extrait de : René Guénon et la Massénie du Saint Graal de Erik Sablé - Le Moulin de l'étoile.
...
En 1952, Gabrielle Carmi, qui était juge dans un tribunal pour enfants et ancienne résistante, acheta avec son mari une maison en ruine dans le village d’Hermé près de Provins.

    Après l’avoir restaurée petit à petit, ils finirent par s’y installer.
    Apparemment rien ne prédisposait cette femme à l’aventure intérieure qu’elle vivra des années durant.

    Tout commença en septembre 1953, la nuit où elle fit un premier rêve d’une remarquable précision. Au cours de ce rêve, elle eut la sensation de se retrouver dans une salle ronde de sa maison plusieurs siècles auparavant. Elle assistait à l’assemblée d’une quinzaine de personnes qui se tenaient autour d’un homme, lequel portait autour du cou une croix à branches égales ornées de cinq roses. L’assemblée se composait essentiellement d’hommes blonds, nordiques et de quatre kabbalistes venus d’Egypte des « Harodim ».
    L’homme qui semblait être le chef parlait d’un voyage en Inde par mer, de la visite d’un temple, de la rencontre de sages et de la ville de Tromapatam.
    Durant ce rêve, on lui indiqua que sa maison avait été une « Massénie » pendant plusieurs siècles.
    A son réveil, elle s’aperçut qu’elle ignorait totalement la signification de ces mots, « Massénie », Tromapatam et des signes inconnus qu’elle avait vu inscrits sur des parchemins que tenaient certains de ces hommes vus en rêve.
    Les rêves se poursuivirent comme une histoire, et elle apprit peu à peu l’origine de la « Massénie ».
    C’était en fait une société secrète qui datait de la fin des croisades.
    Des templiers fréquentaient en Palestine un centre initiatique fondé par des ismaéliens où se retrouvaient aussi bien des juifs, des musulmans, des persans que des égyptiens. Ces templiers participaient aux recherches menées par ces groupes et ils désiraient entreprendre une grande œuvre de vivification de l’Occident grâce aux connaissances qu’ils avaient acquises.
Après la condamnation du Temple, ils décidèrent de « créer un ordre réunissant ceux qui voulaient que l’esprit du Temple vive » (Le temps hors du temps, p.50). Cet ordre fut nommé « Massénie du Saint Graal ». Il était composé au départ de vingt-six membres et formé « d’anciens templiers, d’anciens croisés, ou des sémites ayant œuvré avec eux, tous initiés… » (p.52).
Devant la porte des maisons de l’ordre, on plantait un rosier blanc et un rosier rouge comme signe de reconnaissance.
Au début du XVIIe siècle les membres de la Massénie se séparèrent en faisant le serment de « passer leur vie avec le signe sacré » (un scarabée reposant sur un soleil d’or), de taire les secrets, de « cultiver leur vie intérieure » et d’enseigner quelques êtres pour les amener à la connaissance.
...

Parallèlement, Gabrielle Carmi eut un certain nombre de confirmations de ce qu’elle apprenait par l’intermédiaire des songes.
Par Jean de Gisors - Publié dans : Présentation de la Massenie - Communauté : Spiritualité - Esotérisme
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Dimanche 7 juin 2009
Ce texte est en ligne chez : http://ordredutemple.canalblog.com/
Merci Veilleur pour ce très beau texte
Pour une Massenie au Pays Basque

Rattacher l’Ordre du Temple, fer de lance de la chrétienté moyenâgeuse aux cultes celtiques et aux druides pourrait sembler une gageur, et bon nombre d’auteurs s’y refusent d’ailleurs. Mais nous le savons, telle Isis la Déesse Mère, la vérité avance souvent voilée… Soulevons donc (un peu) le voile d’Isis. Revenons donc à l’école canoniale de Châtillon sur Seine où un jeune novice (de 9 ans…) appelé Bernard de Fontaine (et oui…) se recueille dans l’église Saint - Vorles devant une image de la Vierge : Celle-ci est représentée en majesté, en une pose aristocratique et princière, elle tient son enfant devant elle, le visage de Jésus est moins soigné comme si le plus important était la représentation de la mère... sa robe arbore le bleu, le blanc et le rouge (couleur alchimique…) mais elle est sombre, tant par l’âge que par l’art. Il s’agit d’une Vierge Noire ! vierge_noire Quelques écrits de l’église, authentifieraient la légende qui dit que Bernard, s’adressant alors à la Vierge Noire demanda : - « Monstra te esse matrem… » La Vierge Marie pressa son sein, et 3 gouttes de lait jaillirent miraculeusement sur ses lèvres, venant nourrir le futur St Bernard ! Il s’agit là d’une allégorie alchimique*1, signifiant également que le futur Bernard de Clairvaux, nourri du lait de la Vierge Noire, s’est abreuvé aux sources même de la tradition druidique ! Lui-même donne pour ses maîtres les chênes et les hêtres, et certaines de ses paroles sont éminemment celtiques : - « Vous trouverez plus de choses dans les forêts que dans les livres. Les arbres et les pierres, vous apprendront ce que les maîtres ne sauraient vous enseigner. Pensez-vous que vous ne puissiez sucer le miel de la pierre, l’huile du rocher le plus dur ? Est-ce que des collines ne coulent point le lait et le miel ? Est-ce que les vallées ne sont point remplies de froment ? » Remontons maintenant l’histoire……… jusqu’à Joseph d’Arimathie ! Et fixons notre attention sur une petite localité du nom de «Glastonbury » Glastonbury: (le cimetière caché des glaces ou le brillant caché lumineux), est le nom d’une localité du Somerset anglais, (autrefois au cœur du Wessex) qui deviendra plus tard siège d’une importante abbaye cistercienne (…) au Moyen-âge… Elle passe pour avoir été, auparavant, un des hauts lieux du celtisme antique avec l’Ile d’Avalon ! Résidence favorite des fées, localisation de l’Autre monde chez les Celtes. Deux idées se dégagent de ce nom, celle de gel, de glace, de lumière (Glass) et celle d’enterrement, de cache, de cimetière (bury) et relient d’emblée ce lieu au séjour des morts et à un univers lumineux. Avalon, elle, est l’île des pommes, le verger sacré toujours florissant, lieu de séjour des héros celtes, jardin paradisiaque de l’Autre monde. C’est là, si l’on en croit le trouvère anglo normand Robert Wace, qu’Arthur, lassé des batailles et navré mortellement se fit porter pour soigner ses blessures, les bretons attendent qu’il en revienne : "rex Arturus, rex Futurus". A Glastonbury, s’établit, avant la conquête saxonne, sur les traces d’un ancien sanctuaire celte, attesté par la configuration des lieux et souligné par les historiens, un monastère de chrétienté celtique dédié à la Vierge ! Et qui deviendra une Abbaye cistercienne…
L’histoire de l’Abbaye comme l’imaginaire qui se développe autour d’elle ne sont pas non plus sans intérêt, car sa vocation, s’affirmant au delà des âges, est celle de rendre compte d’un sens caché, véritable symbole des connexions qui existent entre la religion des celtes et le christianisme au cours du premier millénaire… Parmi celles-ci, notons: - après la mort du Christ, Joseph d’Arimathie, aurait transporté le Graal jusqu’en Occident et vint sur ces lieux avec douze compagnons pour fonder la première église d’Angleterre non sans avoir passé accord avec le druide Arvirogus, qui alla jusqu’à lui concéder un terrain, la tradition ésotérique chrétienne dont Joseph d’Arimathie était un des dépositaires s’accordant profondément avec la tradition celtique. Le choix de Glastonbury comme lieu sacré du christianisme celtique en " Bretagne la bleue " n’est évidemment pas du au hasard… C’est là que les druides avaient bâti l’un de leurs centres les plus importants des îles britanniques. Le lieu, d’une grande beauté, est constitué de trois monuments, également rattachés aux deux traditions: - l’Abbaye elle-même, dont les fidèles revendiquent l’antériorité sur toutes les autres églises de la chrétienté, y compris celle de Rome, sise à l’emplacement où Joseph d’Arimathie planta son bâton, geste fondateur s’il en est, tombeau sacré de Joseph et du Roi Arthur et de Guenièvre.
- la Tor, (éminence qui domine Glastonbury et connut la double occupation celte et chrétienne), possède à son sommet une chapelle dédiée à Saint Michel, le tueur de dragon à l’épée flamboyante qui, en bien des endroits, est invoqué là où les celtes s’adressaient à Bélénos le Brillant, l’Apollon celte…
- le puits du calice (Chalice Well) au pied de la Tor où Joseph d’Arimathie, dit la légende, cacha le Graal. Ce lieu est très fréquenté par les pèlerins qui tentent de percevoir dans les eaux du puits le secret de leur avenir. De même, les celtes se rendaient prés des fontaines réputées comme lieux de mise en contact avec le royaume des Immortels. Prolongeant le celtisme, le christianisme a sacralisé les lieux sacrés d’Avalon et Glastonbury, a sublimé les éléments qui en faisaient la sacralité: l’arbre (l’aubépine*2 du bâton de Joseph d’Arimathie), la source sacrée (Chalice Well), l’île (île d'Avalon), l’éminence (la Tor). Ces différents indices nous renforcent dans la conviction que l’Eglise Celte n’a pas été détruite par l’Eglise Catholique romaine, mais qu’elle s’est fondue en elle, cela participe moins d’une conquête culturelle que d’une véritable incorporation spirituelle ! Véritable Haut Lieu des celtes comme du monachisme occidental, celto chrétien d’abord, puis cistercien ensuite, l’Ile d’Avalon conserve tout son mystère que ne sauraient percer les yeux qui ne voient pas l’invisible… De l’Angleterre à l’Irlande celtique il n’y a qu’un pas… C’est en Irlande que naît Colomban (ou Columban, en latin Columbanus) exactement la même année qui voit mourir le père des Bénédictins, Benoît de Nursie. Son nom est classique en Irlande, et signifie colombe. Né d’une mère chrétienne, il fut confié, selon la coutume irlandaise, à un fer leighinn (homme lisant), de qui il apprit le latin. Son éducation littéraire et sa formation religieuse furent acquises au sein des monastères de Clauin Inis (" île penchée ") et Bangor. Colomban est formé dans le contexte particulier d’une Irlande celtique et chrétienne (christianisme celtique), coupée de l’Église romaine, ce qui lui vaudra quelques désagréments plus tard… Vers quarante ans, il lui parut entendre la voix de Dieu, lui proposant de prêcher l’Évangile dans les pays étrangers.  Il quitte Bangor et part ainsi vers le continent, douze compagnons avec lui : Attala (saint), Columban le jeune, Cummain, Domgal, Eogain, Eunan, Bile (saint), Gurgano, Libran, Lua, Sigisbert et Waldoleno. Le groupe fait une halte en Grande-Bretagne, vraisemblablement sur la côte écossaise, puis arrive sur les côtes bretonnes, vers 585. Ils débarquent sur la plage du Guesclin en Saint Coulomb près de Saint-Malo en Bretagne. Une croix en marque le souvenir. Ensuite, ils se dirigent vers Reims en passant par Rouen et Noyon. Colomban souhaite rencontrer Childebert II, le roi d’Austrasie pour solliciter un lieu de séjour. Il obtient le droit de s’installer dans ce royaume.
Le groupe repart alors vers Châlons-en-Champagne, Langres, à la recherche d’un endroit propice à leur installation. Le groupe de prédicateurs irlandais et armoricains allait redonner un nouvel élan à la vie religieuse, par leur ardeur, leur goût de l’étude et du dépassement. Leur réputation arrive tout naturellement aux oreilles des princes, en particulier celles de Gontran, roi de Bourgogne qui lui octroie un domaine dans les solitudes des montagnes vosgiennes et c’est là, à la place de la forteresse romaine en ruine d’Annegray (sur la commune actuelle de Voivre, en Haute-Saône), que Colomban fondera son premier monastère. Puis devant l’affluence et le succès il en créera trois autres. Pour elles, il écrivit sa propre Règle, inspiré des coutumes de Bangor et, plus encore, de la culture celtique dont il était issu. Il met par écrit les principes sévères du monachisme irlandais à destination des monastères de la gaule. Il rédige trois documents : - le Pénitentiel, qui est un recueil de sanctions pour les fautes commises, pour les laïcs, les clercs, et les moines. - la Règle conventuelle qui ne contient que des peines pour les fautes commises. - la Règle des Moines qui est une véritable règle, et insiste sur les vertus des moines. Elle existe en deux versions : Regula cujusdam patris ad monachos, longue de vingt-deux chapitres et destinée aux communautés d’hommes. Regula cujusdam patris ad virgines, longue de vingt-quatre et destinée aux communautés de femmes. Cette règle est d’abord en vigueur à l’abbaye de Luxeuil, puis à celles de Lure et de Fontaine-lès-Luxeuil. La règle connaît un certain succès, et près de 90 monastères l’adoptent ! Mais, extrêmement sévère, parfois imprécise, elle est modifiée ou abandonnée : dès 628, la règle de saint Benoît est associée à celle de saint Colomban dans les monastères qui en relèvent. En 745, le concile des Francs, dirigé par saint Boniface, archevêque de Mayence, préconise l’adoption de la règle bénédictine pour tous les monastères du royaume. Cependant, lors de sa réforme au Xe siècle, saint Benoît d’Aniane reprend quelques articles de la règle de saint Colomban qu’il incorpore à la règle de saint Benoît ! Puis ce sera le départ forcé… D’une part, les évêques n’en peuvent plus de supporter les libertés que prenait de jour en jour l’abbé irlandais, (sans compter que sa renommée grandissante devait leur causer beaucoup de jalousie et leur faire de l’ombre), et d’autre part, Colomban ayant rencontré à Boucheresse Brunehilde, grand-mère du roi Thierry II de Bourgogne, refuse des bénir ses petits enfants qu’elle souhaite lui présenter, car pour lui, ce sont des " bâtards ". En effet, le roi Thierry II de Bourgogne n’avait pas d’épouse et ses enfants étaient issus de plusieurs concubines. Pour comprendre ce qui vient d’être dit des libertés prises par Colomban, il faut préciser que le monachisme irlandais ne se soucie pas beaucoup des évêques. En Irlande, les frontières entre abbaye et évêché ne sont pas claires, le concept de siège épiscopal non plus, et les limites mêmes des charges abbatiales ou épiscopales ne sont pas établies une fois pour toutes (elles se cumulent parfois). L’abbé irlandais prend soin, par exemple, d’établir une hostellerie à côté du cloître et d’interdire l’accès de ce dernier aux personnes du siècle. Il entre d’ailleurs à ce sujet en conflit avec le roi Thierry II, mais surtout, les évêques s’irritèrent de son entêtement à conserver le calendrier pascal tel qu’on l’observait encore dans les rites celtiques, et qui diffère du rite romain… Les deux premières lettres qu’il adressa au pontife à ce sujet ne lui furent par remis ou ne parvinrent à destination, quant à la troisième, si on la retrouve dans la correspondance de Grégoire, elle n’a jamais reçu de réponse, événement peut-être concomitant avec la mort du pontife, en 604. Cette lettre défendait avec autant de douceur que de liberté la tradition celtique ! Nous venons de voir (sommairement) l’influence celte dans les débuts de la chrétienté, puis chez les bénédictins et les cisterciens. Il est temps de retrouver notre Saint Bernard agenouillé devant la Vierge Noire… Les Vierges noires ne sont pas implantées n’importent où… Les druides étaient des initiés de la Tradition Primordiale, tous les lieux possédant une authentique Vierge Noire sont tous des lieux connus comme lieux d’adoration de divinités celtiques ou païennes et les lieux de culte celtique sont disposés sur des nœuds de courant, où l’intensité des radiations du sol est très forte, ils utilisaient leur connaissance des courants telluriques et cosmiques. Religieusement, les gaulois n’avaient que des lieux sacrés, marqués d’arbres ou de pierres non taillées tels les menhirs et des dolmens, or les moines s’installèrent sur les lieux sacrés des gaulois… reconnaissant ainsi implicitement la base du druidisme dans l’église catholique. De plus, lorsqu’on analyse l’implantation des Commanderies et des maisons templières on remarque qu’elles sont pour la plupart bâties sur d’anciennes routes celtiques… Alors… initié celte Bernard de Clairvaux ? Druide ? Être affirmatif serait pour le moins présomptueux, mais on ne peut nier indéfiniment les coïncidences… surtout qu’elles ne doivent jamais rien au hasard ! Le terme « Notre Dame » par exemple, fut inventé par Bernard de Clairvaux, les historiens sont au moins d’accord là-dessus, et les Cathédrales gothiques du Moyen-Âge dédiées à Notre Dame furent construites grâce aux Templiers, elles furent de plus, implantées sur des lieux de culte celte… Bernard de Fontaine était cistercien, l’Ordre de l’abbé Etienne Harding. (Qui l’envoya créer l’abbaye de Clairvaux) Harding était anglais, terre de Celtes et de Druides avec l’Irlande, on lui prête la création des armoiries de Cîteaux : un chêne décapité… On peut y voir la symbolique évidente et le lien avec la culture celte. Est-ce lui qui a initié le futur St Bernard ? On ne le sait... Ce qui est sûr en revanche, c’est que c’est entre les bras de Bernard que viendra mourir Meal O’Morgair en 1148. Meal O’Morgair, archevêque d’Armagh en Irlande… qui fut Saint Malachie, auteur de la fameuse prophétie dite des papes ! Et qui établissait ses célèbres prophéties à partir de tables astrologiques druidiques ! Laissons la parole à Alain Degris auteur d’ouvrages remarquables sur les Templiers : - « Le Grand Druide René Bouchet, rencontré récemment, m’a raconté que la réorganisation druidique datait de 1088 quand Pierre de Brueys (Grand Druide des Gaules) souleva la Savoie et le Languedoc en prêchant un christianisme conforme aux traditions mais « pauvre » heurtant ainsi les intérêts des riches abbayes, des évêques et des seigneurs. Les collèges druidiques, après que le Grand Druide fut brûlé en 1147 à Saint Gilles avec son disciple Henri de Toulouse, rentrèrent dans la clandestinité et se dissimulèrent sous la robe de bure des Bénédictins. Il me parla de Bernard de Clairvaux comme un des Grands Druide des Gaules et lorsque je cherchais à m’enquérir des raisons qui avaient pu faire que des communautés druidiques, auraient pu, selon lui, survivre au sein d’un Ordre Chrétien, il me répondit que l’adhésion du Collège Druidique à l’évangile du Christ, n’était pas de même nature que d’admettre l’autorité de Rome et de sa hiérarchie… et que souvent un Ordre initiatique se cache ainsi au milieu d’autre chose… » J’ajouterai pour conclure : Il est dit qu’une nuit Aleth (Mère de Bernard de Clairvaux) eut un songe : l’enfant qu’elle portait lui apparu sous la forme d’un petit chien blanc, taché de roux qui aboyait fortement. Troublée, elle alla consulter un saint homme qui lui prédit ceci : - « Votre enfant sera le gardien de la maison de Dieu, il fera entendre à sa porte de grands aboiements contre les ennemis de la foi… et comme un bon chien, de sa langue salutaire, il guérira en beaucoup de gens les maladies des âmes… ». Geoffroy, secrétaire de Saint Bernard, dans le sermon pour l’anniversaire de Bernard n° 16, écrivit à ce propos :
- «Ceux qui ont éprouvés en eux la force des aboiements de Bernard, qui ont connu avec une certitude la grâce médicinale de sa langue, redisent combien il est vrai l’oracle qui prédisait l’éloquence de cet homme fidèle, et combien grande en fut l’efficacité.» Ce qui n’est pas sans rappeler la légende celtique du chien de Culann et le geste du héros Cou’Houlainn… Et en guise de clin d’œil… Les premiers templiers étaient 9*3, durant 9 ans de 1119 à 1128 ils restèrent 9… Si l’on additionne 1+1+1+9 on obtient 12 = 1+2 = 3 Si l’on additionne 1+1+2+8 on obtient encore 12 = 1+2 = 3 et 3 X 3 = 9 ! Jacques de Molay finit ses jours le 18 Mars 1314 ! 1+8 = 9 et 1+3+1+4 = …9 Ceux que la valeur des nombres intéresse, n’ont pas manqué pas de remarquer la prédominance du 9 dans l’histoire des templiers, mais savent-ils que les Triades (Textes celtes recopiés au Moyen-âge) sont au nombre de 81 ? Soit 9 X 9…
*1 : concernant les couleurs et l’alchimie : Dans les opérations alchimiques, la matière première (materiae prima) se transforme en se colorant de diverses façons. Trois couleurs dominent... oeuvre au noir, oeuvre au blanc et oeuvre au rouge. Le bleu nuit est assimilé au noir (putréfaction), le blanc, phase suivante (purification) et le rouge (rubification, action du feu secret).
*2 : l’aubépine, je reviendrai sur elle, car son symbolisme rattache aussi la tradition celtique aux Templiers…
*3 : plus tard, quand j’aurai un peu plus de temps, je développerai plus en détail la symbolique du neuf

Les Vierges Noires
«Je suis La Nature, mère des choses, maîtresse de tous les éléments, origine et principe des siècles, divinité suprême, reine des Mânes, première entre les habitants du ciel, type uniforme des Dieux et des Déesses. C’est moi dont la volonté gouverne les voûtes lumineuses du ciel, les souffles salubres de l’océan, le silence lugubre des enfers. Puissance unique, je suis par l’univers entier adorée sous plusieurs formes, avec des cérémonies diverses, avec mille noms différents. Les phrygiens, premiers nés sur terre, m’appellent la déesse-mère de Pessinonte ; les Athéniens autochtones me nomment Minerve la Cécropienne ; chez les habitants de l’île de Chypre, je suis Vénus de Paphos ; chez les Crétois armés de l’arc, je suis Diane Dictynna ; chez les Siciliens qui parlent trois langues, Proserpine la Strygienne ; chez les habitants d’Eleusis, l’antique Cérès. Les uns m’appellent Junon, d’autres Bellone; ceux-ci Hécate, ceux-là la déesse Ramonte. Mais ceux qui, les premiers, sont éclairés par les rayons du soleil naissant, les peuples d’Ethiopie, de l’Asie et les Egyptiens, puissants par leur antique savoir, ceux-là me rendent mon véritable culte et m’appellent de mon vrai nom : la reine Isis."                                               Apulée «Métamorphoses XI»
Et si Apulée n’avait pas vécu au II ème siècle avant notre ère, il aurait pu rajouter «et les chrétiens me nomment la vierge Marie...» Les Vierges Noires sont l’objet d’une dévotion toute particulière. On leur prête depuis toujours, des pouvoirs miraculeux et ces statues sont devenues des objets de légendes, transmises de siècle en siècle par la tradition orale. Elles sont par excellence le symbole de la fécondité, source de vie humaine et fertilité des terres, et leur couleur noire intrigue bien des gens… On en trouve dans toute la chrétienté d’Occident excepté dans les pays où s’affirme la tradition orientale de l’icône ainsi qu’en Europe de l’Est. Des sanctuaires renommés lui sont dédiés tels que Montserrat en Catalogne ou Notre-Dame de l’Aparecida au Brésil. Particulièrement fréquentes en France, leur culte est attesté tout particulièrement en Auvergne et dans tout le Massif Central.
Origine :
Nous savons que la statue d’Isis assise avec son fils, était noire, Artémis d’Ephèse l’était également. Ces Déesses comme celles des Phéniciens avaient pénétré l’Europe de l’Ouest très tôt. La religion romaine après la conquête de la Grèce a tout simplement adopté la mythologie du pays (Zeus = Jupiter). Quand à la religion chrétienne, elle s’est petit à petit adaptée aux traditions locales. Toutes les religions méditerranéennes antérieures au Christianisme adoraient déjà des divinités féminines, Marie a donc hérité de toutes ces divinités détrônées. Les tribus celtes du pays gaulois adoraient le dieu Bélem dont la soeur et l’épouse était Bélisama… la Vierge noire, la brillante, la grande Reine, on remarque d’ailleurs une parenté d’attitude entre la Déesse mère celtique et les Vierges noires. Ce culte de la «Déesse mère» ou de la Déesse terre » qui correspond à une symbolique universelle était très répandu. Cette « Déesse Mère » était une déesse très complexe qui représentait les aléas de la nature (sécheresse, famine, orages ...) aussi bien que les moissons abondantes et les bonnes saisons. C’était surtout comme nous l’avons vu une déesse de la fécondité et de la vie. Elle représente donc à la fois le bien et le mal, la création et la destruction, la lumière et l’obscurité. L’arrivée du Christianisme qui se développe rapidement autour de la Méditerranée va se propager en Gaule dès les premiers siècles (Irénée, Saint-Martin). Mais le Christianisme est une religion patriarcale (père et fils) et tout en pratiquant le culte chrétien, les peuples continuent à vénérer les déesses Mères très présentes dans leur religion, car le Christianisme n’a pas fait disparaître le Druidisme bien implanté en Gaule. Pour tenter d’harmoniser le christianisme avec les traditions locales, l’Eglise va introduire le culte de Marie (cf. le concile d’Ephèse 431). Mais cette introduction d’une Marie, mère de Dieu, plus classique, plus immaculée, plus chaste va se faire très lentement.
Jusqu’à Saint Bernard…
Bernard de Clairvaux est un fervent admirateur de la Vierge qu’il vénère « plus oultre ne peut ». Il considère la Vierge Marie comme le lien entre le sensible et le divin. Le passage obligé pour joindre les lois terrestres aux lois célestes. Durant le Moyen âge, et sous son impulsion, le culte marital va prendre des proportions extraordinaires, qu’on y songe : pas moins de 80 cathédrales, environ 500 églises et quelques milliers d’églises paroissiales…(sans compter les pélerinages) en 3 siècles seulement la France a charrié plus de pierres que l’ancienne Egypte en n’importe quelle période de son histoire !!!
La couleur noire de ces statues intrigue fortement : - Certains ne voient dans l’assombrissement de leur carnation que les effets du temps : altération naturelle des matériaux qui les composent ou exposition à la fumée des cierges et de l’encens, cette explication ne tient pas beaucoup, car tout le statuaire chrétien finirait alors par s’assombrir lui aussi… - D’autres affirment qu’elles ont été noircies volontairement ou exécutées en bois foncé pour traduire les paroles de la Fiancée du Cantique des Cantiques : Nigra sum, sed formosa (Je suis noire mais belle). Ah le fameux Cantique des Cantiques… ! Rappelez vous de Saint Bernard et de sa passion pour ce passage de la Bible (il prononcera pas moins de 86 sermons sur ce texte attribué à …Salomon) mais si St Bernard est bien celui par lequel le culte marital va prendre tout son essor, n’oublions pas que ce culte est bien plus ancien que le christianisme. - Difficile de ne pas y voir aussi une allégorie alchimique… Le XI ème siècle fut un siècle initiatique à n’en point douter. Cette civilisation est issue d’un effort conscient de différents hommes, qui l’ont conduite à son apogée. Une petite élite connaissait les secrets qui lui ont permis de faire progresser la culture de ce temps. L’art du Moyen-âge est une écriture sacrée dont tout artiste doit apprendre les éléments… Il nous montre une chose, et nous invite à en voir une autre. L’art pour l’art n’existe pas. L’art sacré est avant tout « utilitaire et pédagogique, que celui qui a des yeux pour voir… ». De tout temps la couleur noire a représenté « La Terre » donnant une idée générale de fécondité, de maternité. (Aucune terre n’est plus féconde que celle provenant de la décomposition de végétaux, c’est à dire une terre d’aspect noir). La couleur noire a donc une double signification : elle représente la terre sous ses deux aspects, l’un triste et destructeur, l’autre bienfaisant et fécondant, montrant le triomphe de la vie sur le néant. Tout cela nous amène au noir alchimique : couleur de la terre primitive qui donne la vie et la mort : on passe de l’état profane à une nouvelle vie. Dans les opérations alchimiques, en effet, la matière première (materiae prima) se transforme en se colorant de diverses façons. Trois couleurs dominent... oeuvre au noir, oeuvre au blanc et oeuvre au rouge. Le bleu nuit est assimilé au noir (putréfaction), le blanc, phase suivante (purification) et le rouge (rubification, action du feu secret). A la couleur dorée correspond la transmutation des métaux vulgaires en or (symbole de la perfection initiatique). Et l’on retrouve de nombreuses références alchimiques dans les Cathédrales : On y trouve souvent trois rosaces, une à chaque extrémité du transept, et la troisième, la plus importante, ornant la façade du grand porche. Les églises étant la plupart du temps « orientées » elles se « révèlent » au soleil. Ainsi, comme dans les couleurs des vêtements des Vierges noires, on retrouve les couleurs successives du grand œuvre : première rosace au nord (le noir, sans soleil), deuxième au sud (le blanc étincelant de lumière) et troisième au soleil couchant (le rouge)… Ainsi est-il raisonnable d’envisager une Triple explication aux Vierges noires du Moyen-âge : - D’une part une survivance de cultes païens y compris d’origine orientale. - D’autre part l’expression concomitante de la tradition celte. - Enfin une référence à peine voilée, des artistes (initiés) du Moyen-âge à l’art alchimique. Et tout le génie de Saint Bernard va s’exprimer en inventant l’expression Notre Dame ! Sous cette appellation inconnue jusqu’alors, tous ces cultes d’origines diverses vont se retrouver « rangés », fédérés si je puis m’exprimer ainsi, pour pouvoir cohabiter et se fondre dans le culte de la Vierge Marie. La Vierge Marie prend dès lors la place qu’elle mérite, Saint Bernard étant le premier à la lui donner. Tous les monastères cisterciens sont dédiés à Notre-Dame, toutes les cathédrales gothiques sont consacrées à Notre-Dame, les ordres cisterciens et templiers sont voués à la Vierge...
Les caractéristiques :
Tout d’abord, il faut bien savoir que les Vierges noires authentiques ne sont plus très nombreuses : à peine une quarantaine, pour celles qui sont parvenues jusqu’à nous. Elles ont toujours treize caractéristiques communes : 
1- Elles sont réalisées aux XII ème et XIII ème siècles C’est-à-dire à l’apogée de la civilisation du haut Moyen-âge.
2 - Elles sont toujours représentées en majesté La vierge est assise en une pose aristocratique et princière, mais son siège n’est qu’une cathèdre (siège assez sobre, sans dossier ou avec un dossier court) Dans les représentations antiques, Isis était-elle aussi assise sur ce genre de siège. Les grandes églises de l’époque sont appelées cathédrales depuis la même étymologie (latin : cathedra = siège) et de plus, sont des cathédrales « Notre-Dame »...
3 - Le visage ne reflète aucune tendresse, ni compassion Il est noble, souverain, hiératique...
4 - Le visage de Jésus est moins soigné Comme si le plus important était la représentation de la mère...
5 - Les vêtements sont bleu, blanc, rouge avec des garnitures dorées Ne pas oublier comme nous l’avons vu que pour les artisans du Moyen-Âge, les couleurs ne sont pas choisies au hasard, chacune ayant un impact symbolique. De nombreux autres symboles alchimiques sont liés aux vierges noires, comme le « lait de la vierge » (eau mercurielle) et nous retrouvons là encore Saint Bernard avec l’allégorie de la lactation (il but du sein d’une vierge noire trois gouttes de lait). Souvent la robe de la vierge est décorée de losanges formant un réseau de mailles de filet. Lors de la phase « coagula », la matière prend la forme d’une pâte feuilletée sur la surface de laquelle apparaît un quadrillage en forme de losanges…
6 - Elles ont toutes les mêmes dimensions Les différences étant dues à des détails comme la hauteur de la coiffe ou du socle. 70 cm de haut, 30cm de large et 30cm de profondeur à la base. La statue est donc réalisée dans une proportion de 7 à 3, deux des nombres chargés d’une signification particulièrement sacrée pour les anciens. 3 évoque les diverses trinités : triades druidiques et templières, les 3 aspects de la matière, tandis que le 7, autre nombre premier, correspond par exemple à la durée de la création, les merveilles du monde, le trivium et quadrivium enseignés dans les abbayes. Souvent les mains sont démesurées. La main a toujours été magique car elle représente le 5 qui est le milieu dans la série de 1 à 10. Il est l’union des inégaux, la somme du 3 qui est le principe masculin et du 2, principe féminin. La main marque donc la réconciliation entre ces deux principes contraires et complémentaires. Il est aussi le symbole de la quintessence. Dans les anciens récits sacrés de l’humanité, tout, dans l’univers, naissait de la rencontre d’un principe masculin et d’un féminin. Ainsi la terre vierge fût fécondée par les rayons du soleil et c’est grâce à cette action bienfaisante qu’elle a pu donner la vie. Dès lors, les anciens ont fait de la terre, la grande déesse, la représentation symbolique du grand principe féminin, et du soleil, le principe masculin. C’est pourquoi dans toutes les religions où l’on vénère une déesse terre, un culte solaire est toujours associé. Dans le cas des vierges noires, cette présence solaire apparaît parfois de manière indirecte et subtile : par exemple, la vierge se trouve directement placée dans un lieu autrefois consacré à Belem (équivalent celtique d’Apollon). Ou bien la présence d’un taureau dans la légende de la découverte miraculeuse de la statue. Le taureau est l’animal viril et solaire par excellence. Parfois il est remplacé par d’autres animaux ayant cependant la même valeur symbolique (cerf, lion...). Même indication solaire qui a attribué la fabrication de certaines statues de la Vierge noire à saint Luc (emblème : le taureau...)
Petit aparté concernant les dimensions: Les signes en bas du dessin représentent le symbole de la connaissance regroupée. (rehchrismon) alpha et oméga (observation des étoiles et du soleil) et l'étoile pentagonale. Tout est proportionné dans la statue à deux et trois largeurs de doigts comme l'indique les mains sculptées de la vierge et de l'enfant. La tête en forme d'œuf de l'enfant confirme qu'il était le signe solaire de ce temps. Par sa main droite, la vierge fait le signe de la chose cachée. Elle dit le secret du tracé dont la ligne essentielle doit passer par le pouce et l’index, montrant qu’il faudra attendre, pour qu'elle parle grâce à son fils, le moment où une étoile indiquera qu'elle, la vierge Marie, est bien la mère de la terre, capable de s'animer de la vie solaire pour retransmettre ses grâces.
7 - Le lieu où elles étaient placées était connu depuis l’antiquité On y célébrait la terre mère (proximité d’une source, d’un puits, d’un arbre sacré ou d’une pierre dressée). Ce sont des lieux bénis par la nature, où l’homme, averti par la science "magique" de ses initiés, va se rendre pour y recevoir des bienfaits tant physiques que spirituels. Ces lieux sont toujours placés sur des veines de courants telluriques que l’homme moderne démontrera scientifiquement plus tard… Ces forces peuvent s’associer aux courants hydrographiques. Le tracé de ces lignes sur la carte de France reproduit un quadrillage de lignes qui s’entrecroisent, répétant l’implantation des vierges noires. (En terre gauloise et en Galice, on retrouvera deux caps : Finistère et Finisterre, marquant la fin de deux veines telluriques soulignées (j’allais mettre soignées...) par l’implantation de menhirs et de dolmens) Souvent, l'énergie cosmique est aussi au rendez-vous... Dans nos églises romanes et gothiques, le croisement des deux courants, l'un capté par le puits et l'autre par le clocher, se rencontrent à l'emplacement de l'autel. Un lieu sacré, avant d'être utilisé par l'homme, fonctionne à l'état naturel comme point d'échange entre des forces du ciel et de la terre. Les rituels humains ne font que renforcer le processus et le mettre à la disposition des vivants. Le lieu peut se passer de l'homme et de l'appareil, le temple ne peut se passer du lieu, ni des hommes pour son entretien. Les hommes peuvent utiliser le lieu en se passant de l'appareil. Ils peuvent se passer de l'un et de l'autre à partir d'un certain stade d'évolution. La conjonction des trois permet parfois des miracles. (Lesquels n'existent pas, étant les reflets de lois naturelles intelligemment mises en œuvre).
8 - Un élément oriental est associé à chaque vierge noire Elles ont souvent un style oriental ou byzantin, les légendes revêtent aussi souvent cet aspect oriental : statues sculptées en orient par un prophète ou par saint Luc (symbole de l’évangéliste : le taureau), offertes en hommage à un croisé ou à saint Louis par quelque soudard d’Egypte. On retrouve là une dimension qui s’ajoute à l’apport Celte et Chrétien.
9 - La vierge noire est un lieu important de pèlerinage au moyen-âge. Les pèlerinages suivent les veines telluriques (reprenant souvent le sens des plissements montagneux et des failles). L'homme suivait ces lignes de force qui agissaient sur lui comme un déterminisme, laissant à chaque sanctuaire un témoignage de sa foi, une marque de son savoir et de son faire. C'est la contribution aux premières réalisations architecturales. Souvent la route se faisait pieds nus pour mieux capter les énergies particulières.
10 - Dans l’histoire de leurs sanctuaires, on retrouve toujours la présence d’abbayes bénédictines, cisterciennes ou templières. Il apparaît donc, une certaine protection initiatique entourant la statue. Ce qui confirme que les bénédictins, cisterciens et templiers étaient bien les continuateurs éclairés des druides dont la science naturaliste avait été retrouvée, comprise et pratiquée. Son symbolisme d’initiation explique aussi la vénération de saint Bernard.
11 - Malgré les mutilations et les restaurations, les édifices dans lesquels elles se trouvaient au Moyen-âge, lorsqu’ils subsistent, conservent des signes et des indices à caractère ésotérique et initiatique.
12 - Les miracles, ceux de leurs origines ou ceux qu’elles opèrent, sont concordants Les moines au Moyen-âge, en répandant ces récits extraordinaires, n’ont même pas cherché la vraisemblance. Leur but n’était pas de prouver des miracles pour l’édification des fidèles, il était de greffer sur le culte un environnement légendaire complétant l’explication ésotérique du sens caché de la statue. Les miracles révèlent une fois de plus deux ordres de choses : - d’une part la vierge noire, au delà de la Marie chrétienne, est orientale et celtique. - d’autre part, oeuvre d’adeptes, elle représente le cheminement de l’initiation et les étapes du grand oeuvre alchimique. Les deux sens de ces récits souvent se complètent et se confondent. Les anciens textes contenant les mythes qui traduisent l’acquisition de la connaissance font tous état d'une « traversée », d’un long et difficile voyage maritime (Ulysse, Jason...). L’alchimiste, utilisant la voie rapide, dite voie humide, appellera aussi traversée l’ensemble des opérations auxquelles il procèdera (vierges noires protectrices des marins, même si le sanctuaire est placé en haut d’une montagne...).
13 - Leurs rituels présentent d’étranges similitudes Plusieurs éléments échappent à toute explication religieuse catholique traditionnelle comme des offrandes de roues de cire, dépôts processionnels sur une pierre hors l’église, utilisation du vin, cierges de couleur verte... A noter : Jusqu’au XVIIIe siècle, les pèlerins qui se rendaient à Chartres observaient un rite mystérieux qui n’avait rien de chrétien : Après avoir prié dans l’abbaye et entendu la messe, ils descendaient, par un passage situé au nord de l’église, dans une crypte souterraine. Là, ils adoraient en silence une statue d’ébène, « Notre Dame de Sous Terre ». Celle-ci était une femme assise qui tenait un enfant dans ses bras. La tête de la statue était couronnée et, à ses pieds, on pouvait lire l’inscription latine : Virgini pariturae (La Vierge devant enfanter). Détruite sous la Révolution, cette statue de la Vierge noire sera refaite au XIXe siècle et, depuis, elle est vénérée sous le nom de « Vierge au pilier ». On sait également que, depuis toujours, une Vierge a été vénérée sur le site de Chartres et que le fameux puit a probablement été creusé par les anciens Celtes, ou bien par ceux qui les ont précédés…
En conclusion
Les vierges noires sont issues de trois sources : celtique, orientale et monastique. Mais elles ne sont qu'une des manifestations limitées dans le temps et localisée dans une aire géographique déterminée, d'un phénomène spirituel beaucoup plus vaste. De toutes les civilisations et de toutes les grandes religions ayant du sacré la même idée et la même vision, celles qui ont vénéré à la fois la déesse-terre et le soleil ont toujours abouti, sous des formes variées à des figurations noires comparables aux vierges noires et riches en profondeur du même impact symbolique : grecs, romains, hindous ou égyptiens, indiens précolombiens, musulmans intégrant dans leur sanctuaire le plus sacré la pierre noire, gitans instaurant au pays du soleil de la mer et des taureaux le culte de Sara. Car la grande tradition sacrée de l'humanité n'a connu de particularités régionales que dans ses formes les plus extérieures. Mais bien au-delà de ces nuances et de ces détails, ceux qui, partout et depuis la nuit des temps, savaient ou s'efforçaient de savoir, se reconnaissaient, toujours réunis, dans le langage des symboles, par une vision unique et universelle. Tout ceci n'est qu'un petit aperçu de la richesse des symboles que l'on peut trouver en étudiant les vierges noires.
* concernant la roue De tout temps, pour célébrer le sacré, les civilisations ont connu soit des réunions en cercle, soit des rondes autour d'un feu, d'un arbre, d'une source, d'une statue. Les druides ont pratiqué ces rondes, les évêques aussi (je crois qu'ils l'ont un peu oublié...) et tout le monde connaît les rondes de la saint Jean... Le rond, le cercle, la roue ont donc une valeur sacrée bien spéciale... Dans les représentations hindoues égyptiennes ou grecques, c'est le serpent qui est disposé en cercle et qui signifie ainsi la vie universelle dont l'agent magique, l'agent moteur, est la lumière; c'est le serpent enroulé qui est au Moyen-âge appelé ouroboros et, comme la circonférence entourant les croix hermétiques, il représente pour les alchimistes, l'unité de la matière et en même temps le fluide universel ou la rénovation perpétuelle de la nature. Ce n'est pas le cercle en soi qui a une profonde signification sacrée, c'est le cercle en mouvement, c'est la ronde ou la roue... Pour les initiés extrême-orientaux, la fleur de lotus en rotation marque la connaissance suprême et Bouddha est représenté dans les temples avec à ses côtés des roues, fleurs de lotus stylisées. Au Moyen-âge, en Europe, il en est de même avec les rosaces censées représenter le mouvement circulaire de la rose emblématique des initiés. C'est pourquoi la grande rosace des cathédrales est appelée à l'origine "rota", la roue.

Bonne lecture à tous et encore merci au veilleur...
http://ordredutemple.canalblog.com/
Par Jean de Gisors - Publié dans : Voie et Religion - Communauté : Spiritualité - Esotérisme
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Jeudi 28 mai 2009

Cancer, Lion  puis Vierge .

Le Cancer

Nous vivrons le 3 juillet la pleine lune du Cancer  (a). Je vous ai donné la note clé : « Je bâtis une maison illuminée et l’habite »

Vous aurez peut-être déjà pris le temps de lire le travail d’Hercule « La capture de la biche de Cérynée » qui couvre la période du 21 juin au 21 juillet (jusqu’au 22 quelquefois).

Bien que le travail soit court, il est porteur d’un test qui se renouvellera souvent dans l’incarnation, la capacité de faire la nuance entre trois niveaux de conscience : l’instinct, l’intellect, et l’intuition.

C’est le dernier des quatre signes préparatoires qui permettra à l’aspirant de lutter dans les quatre signes suivants  (Lion, Vierge, Balance, Scorpion). Le Cancer est un signe d’eau, féminin lié à la Lune, il participe donc aux notions de gestation, de fécondité, ce qui crée à l’intérieur de lui des vagues émotionnelles qui le laisse « Fatigué », avec un immense besoin de panser ses plaies. Il va devoir comprendre que l’impulsion, énergie nécessaire à l’incarnation doit petit à petit être transformée en intuition. Ce questionnement est repris dans l’Enchiridion n°7.

Voici d’autres éléments susceptibles de répondre à vos aspirations personnelles :

               - Les Lames II et XVIII du tarot, ainsi que la fameuse lame XXII.

- La légende grecque de Diane appelée aussi Artémis.

- Les notions astronomiques en lien avec la croissance et la décroissance de la Lune.

- La symbolique de la Lune.

- Vous pouvez aussi vous pencher sur les liens avec le corps à travers la digestion.

Ce dernier signe préparatoire est complexe à saisir, car le vécu est très intériorisé et la protection extérieure tout à fait efficace, d’autant que le signe complémentaire du Cancer est le Capricorne, régi par Saturne, planète de la lenteur, liée aux notions du temps.

D’ici notre prochaine réunion, nous allons passer dans le signe du Lion et entamer le signe de la Vierge. Je vais vous donner des éléments de  travail et de réflexion sur ces deux signes.

·        Le Lion

Le signe du Lion débutera le 22 ou le 23 juillet pour se terminer le 21 août. L’énergie particulière au Lion est la plénitude, puisque nous sommes en été. C’est la période de la plus grande intensité solaire. Le signe est lié aux valeurs de l’art (théâtre, opéra, danse en lien avec le Sagittaire, autre signe de feu.). Ce sont donc les valeurs de création qui sont importantes dans ce signe, le soleil se lève chaque matin et recrée la vie, la lumière. Après le côté intériorisé du Cancer, nous entrons dans une phase d’extériorisation, de rayonnement.

Le signe complémentaire du Lion (b) est le Verseau (h), alors que le Lion est l’affirmation de soi, le verseau est le don de Soi, les relations avec les autres.

Dans le travail en rapport avec les pleines lunes, le Lion a pour note clé :     «Je suis cela et cela, c’est Moi ».

C’est à dire passer du Soi séparé (je suis cela) à la reconnaissance de la Divinité en Soi (cela, c’est Moi.) Le travail d’Hercule en correspondance  « Le massacre du Lion de Némée » nous paraît simple,  pourtant il demande persévérance et habileté ; en effet, il faut voir le chemin avec les yeux de ceux qui ont besoin de notre présence, de notre vision, de notre appui ; là est le Service et c’est à travers le service que le chemin nous est révélé.

C’est donc le «Connais toi, toi-même et tu connaîtras l’univers…» qui est le test du Lion. La pleine lune a lieu le 24 juillet. Vous pouvez à nouveau vous reportez à l’Enchiridion N°7 pour les pistes personnelles.

-         Les lames I, XIX et XXI du Tarot.

-         Les différentes paraboles en lien.(Bible)

-         Les correspondances avec le cœur et donc l’Amour.

-         Par ailleurs regarder dans les traditions Egyptiennes et Hindoues, le symbolisme de la grotte qui est un des éléments du travail d’Hercule

N’oubliez pas de noter les éventuels événements importants autour de la date de la pleine lune, pour nourrir vos réflexions plus personnelles sur la voie de l’initiation.

Nous resterons dans le Lion jusqu’au 21 août, date à laquelle nous entrerons dans le signe de la Vierge (c)

·        Vierge (c)

La pleine lune de la Vierge aura lieu le 19 août.

La note clé est :   « Je suis la Mère et l’enfant. Moi, Dieu je suis matière. »

Ce 2ème signe de Terre vit en fonction de sa raison et refuse souvent de céder à son instinct ; bien que gouverné par Mercure (D) comme les Gémeaux, il se sert de son intellect pour mettre en œuvre une grande largeur du champ de conscience ; ce qui lui donne un excellent sens du jugement.

Le travail d’Hercule est :  « La prise de la ceinture d’Hippolyte ».

A travers, les siècles qu’elle soit Lilith ou Isis, Eve ou la Vierge Marie, elle représente la Mère du Monde. Je développerai plus avant la symbolique de la Vierge dans notre prochain « Moi du cherchant ». Je vous souhaite un bon été, des réflexions fructueuses pour votre voie personnelle. Dans la paix et l’harmonie.

Par Jean de Gisors - Publié dans : Enseignement - Communauté : Spiritualité - Esotérisme
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