La Loi d'Amra

Cherchant, la loi d’Hermès comme celle d’AMRA te donne obligation morale de retransmettre ce que tu as compris du sentier. Chaque fois que tu amèneras un frère ou une sœur sur la voie de l’initiation, tu seras artisan du grand œuvre, compagnon du chemin des étoiles, artisan de l'œuvre spirituelle qui aboutira à la fin du Karma tant collectif qu’individuel

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Texte Libre

Ce site est dédié à Gabrielle CARMI afin que, par delà le voile de l'initiation que représente sa transition, elle puisse poursuivre son oeuvre en vous éclairant comme elle a pu le faire pour nous de son vivant... Que sa mémoire vive à jamais dans nos coeurs...

 

 

(Pour les temps présent, je crois que les forces spirituelles déjà réunies ou encore éparses doivent oeuvrer pour l'épanouissement de la pensée hors des sentiers trop étroits, préparant ainsi un avenir meilleur, afin que ne soient pas perdues les hautes valeurs qui doivent acheminer notre humanité vers des sphères de plus en plus évoluées. Ami lecteur, je souhaite qu'un jour nous nous retrouvions, vous et moi, pour que survive l'esprit de la massenie... - Le temps hors du temps - Gabrielle.)

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Le Graal est avant tout une quête intérieure !
Fidèle à ce que disait Gabrielle CARMI : Oser Rêver, c'est Oser Vivre, la Massenie ne désire que rassembler des Cherchants Sincères au delà de toute Eglise, de tout Dogme, de tout esprit de Chapelle - Des Cherchants qui deviendront des amis, des frères ou des soeurs. Rassemblés en une simple association de personnes autour d'un même but, sans aucune hiérarchie tapageuse…
Nous poursuivons notre chemin dans la simplicité tout en conservant l'Esprit du Temple.

Représentation et symbole de Thot, c'est la clé de voûte de l'édifice pharaonique, les grecs la baptisent Hermes trismégiste et les romains, Mercure

Grand ancêtre venu du pays de Pount des temps mythiques, il apprend l'écriture aux habitants de Kenit et leur permet ainsi de passer de la préhistoire à l'histoire et d'accéder à la civilisation.

Le calame de Thot codifie le temps, fixe les anales du double pays, écrit l'histoire et le légendes, ouvre les routes de l'au-delà et dissimule les secrets sous les symboles.

Il hante les cryptes des temples, révélant à ceux qui osent y pénétrer la quintessence du Mystère, les lois qui gouvernent le monde et les énergies de l'étang de feu. Il ouvre la bouche pour octroyer la vie.

Il n'aine que les silencieux qui savent attendre des années avant d'être autorisés à entrer dans son temple où ses écrits reposent dans une crypte sous un bloc très pur de lapis lazuli.

Thot personnifie l'intelligence cosmique qui donne la lumière spirituelle, l'intelligence pure au-dessus du monde.  

Je vous  demande instamment de prendre conscience que les énergies du Sagittaire sont doubles bien qu’allant vers l’unification, alors que celles de son  signe opposé et néanmoins complémentaire des Gémeaux, sont totalement doubles à l’instar de Castor et Pollux. Le signe du Sagittaire a commencé le 23 novembre, il est associé au neuvième travail d’Hercule.

« L’extermination des oiseaux de Stymphale »

C’est un travail très court puisque Hercule trouve la solution pour faire fuir les oiseaux. « La flamme qui luit au-delà du mental révèle la bonne direction », ce qui correspond à la phrase maîtresse du signe :

« Je vois le but. Je l’atteins et en vois un autre »

Ayant triomphé du travail précédent, l’aspirant a résolu les problèmes de la Peur, du Mirage et tout ce qui pouvait le séduire.

La vision devient possible.

Le sagittaire est un signe très important puisqu’il symbolise l’aspirant concentré dans une seule direction, l’archer sur le cheval qui va telle une flèche, droit au but. Il va pouvoir accéder à la parfaite maîtrise de la pensée et de la parole. Alors que nous nous empêchons souvent par nos formes pensées de voir le but ; il nous faut cesser de penser à ce qu’il faut faire et apprendre plus simplement à ETRE.

Le signe du Scorpion a clos une certaine forme de vie : l’esprit humain trouve désormais la possibilité de s’élancer à la recherche de vérités, qu’enfin, l’être aura la possibilité d’étudier, d’admettre et de comprendre pendant le repos forcé de l’hiver.

Nous verrons avec  le symbolisme du Capricorne quels espoirs étincelants, il fera jaillir. Avec le Sagittaire qui tient encore fortement au monde matériel avec ses quatre pieds, une réaction se manifeste, représentée par le désir de lancer la flèche de sa pensée par-dessus les  problèmes, vers une autre réalité, celle de l’infinie disponibilité de la vie universelle.

D’ailleurs, si nous faisons le lien avec la maison IX (maison de la religion),  correspondant au signe du Sagittaire, nous comprendrons mieux ce qui animent les représentants de ce signe, les explorations en profondeur, et aventures intérieures mouvementées.

N’oubliez pas de retourner vers l’Enchiridion N°7. À partir du 23 Nov, nous développerons ensemble les différentes perspectives qui jalonnent la période du 23 novembre au 20 décembre. Mais n’oublions pas qu’avant le Sagittaire, nous sommes dans le Scorpion et que nous devons apprendre le sens véritable de la prière des disciples :

 «  Puisse l’âme dominer la forme extérieure,
Et la vie et toute circonstance
Et révéler l’amour
Qui gît sous les événements du temps
 
»

Première partie du papyrus de Berlin, acquis au Caire et conservé au département d'Egyptologie des Musés Nationaux de Berlin depuis 1896, il provient d'Achmin ou de ses environs. Il est apparu la première fois chez un antiquaire de cette ville.

        Ce papyrus serait la copie du V° siècle en copte sahidique d'un document d'Oxyrhynque, du début du III° siècle

        Il existait une version grecque de ce texte, on en possède un fragment (Papyrus Rylands 463)

        La première rédaction de cet Evangile se situerait aux alentours de l'an 150 ce qui lui donnerait le caractère de texte fondateur ou primitif du Christianisme.

        Myriam de Magdala inspire ce récit, elle n'y est pas la pécheresse des canoniques mais l'amie intime de Jésus, initié et transmettant ses enseignements les plus subtils.

        L'Evangile de Marie est difficile à recevoir pour un occidental soumis à l'anthropologie dualiste et à la métaphysique de l'être, parce qu'il propose une anthropologie quaternelle et une métaphysique de l'imaginal.

        L'Evangile de Marie nous incite à nous rendre libre de ces dualités qui nous diabolisent, nous ne devons pas nier le corps ou la matière, mais, refusant de nous approprier ou de nous identifier avec ces plans du réel, les sanctifier, les transfigurer et comme Myriam de Magdala, à la suite de son Bien Aimé, apprendre par l'imagination créatrice à mettre de l'amour là où, par notre intelligence entravée et nos désirs arrêtés, il n'y en a plus. Il nous faut, comme à Cana, si nous voulons vivre les noces, imaginer l'ignorance réciproque transformée par la parole inattendue en amitié plus douce et meilleure que la passion des débuts. L'eau grise du quotidien est enivrée et changée en vin.

        Myriam de Magdala est une femme, son accès à la connaissance, réputée alors affaire d'homme, fait d'elle à son époque et là où elle vit, une pécheresse vis à vis de la loi et de la société. Son esprit féminin lui donne l'accès à un mode de connaissance différent, de type prophétique et visionnaire et de dimension angélique et orientale

        Dans cet évangile nous sortons du dilemme de la pensée et de l'étendue, du monde empirique ou du monde abstrait, pour nous placer dans un monde intermédiaire de l'image ou de la représentation, vision par le Noüs, fine pointe de l'âme ou ange de l'âme qui donne accès à l'imaginal (étudié et décrit par Henri Corbin). C'est un monde inexploré par les philosophes contemporains.

        Au lieu de parler de poésie créatrice, il faut aborder le Mundus Imaginalis, où l'UN est impossible à dire mais où le manque de toute réalité à combler le désir de l'UN se révèle… C'est là que le désir devient imagination, transfiguration, résurrection, et c'est cette réalisation et incarnation de son désir que Myriam veut nous faire partager.

        Conséquence éthique, le péché n'existe que dans notre imagination où nous ne cessons de le créer et d'inventer des lois pour le conforter. C'est notre imagination qu'il faut guérir, responsables que nous sommes du monde dans lequel nous vivons et que nous ne créons par manque d'imagination créatrice qu'à la seule mesure de notre être mortel

        Les yeux de Myriam s'ouvrant à la réalité essentielle et à l'archétype qui l'informe, son imagination l'investit d'une présence telle qu'elle ne peut ni la perdre ni s'en absenter. Elle crée le Réel Aimant qui sans cesse l'éclaire et l'accompagne. Ni illusion, ni sublimation ni compensation, Il est éveil à ce monde intermédiaire, expérience et connaissance dans lequel le Christ se donne à contempler.

Aujourd’hui, si vous le voulez bien, nous consacrerons notre bénédiction à une âme qui nous a quittés il y a quelques semaines.

Jeanne était une femme qui avait beaucoup de cœur, aimait son foyer et ses enfants par dessus tout. Elle était toujours prête à rendre service et avait beaucoup d'amour pour les animaux. Elle était très attachée à tout ce qui était matériel et la mort l'a prise en moins d'une journée. Bien qu'elle fût très croyante, je savais que pour elle le passage serait difficile, et je l'ai aidée de mon mieux.

Il faut que l'âme, au moment de la mort physique, se dépouille du souvenir des choses matérielles, de l'image même des réalités, pour qu'elle puisse traverser plusieurs plans et arriver à la sérénité, la Paix. A ce moment-là, elle trouvera la Lumière.

Cest particulièrement pour ces âmes que les chants, les cérémonies religieuses, les prières, la méditation silencieuse et la force magique de la parole mentale sont nécessaires. Elles rassurent l'âme qui se sent entourée, cela lui facilite le passage... apaise son inconscient qui, ayant le sens de la continuité, se manifeste au delà de la mort.

Certaines âmes se détachent avec rapidité, quelques minutes ou quelques heures.

D'autres ont besoin d’être très aidées pour qu'elles réalisent qu’elles ont quitté notre monde et cela peut prendre plusieurs jours. Il n’y a pas de règle absolue.

Je l'ai constaté. Car j’ai commencé à m'occuper de l'éveil des morts depuis de longues années. Depuis deus ans, J'ai appris des techniques nouvelles pour moi qui m'ont été indiquées par le collège initiatique. Dans la période où l'âme n'est pas complètement éveillée, elle a l'impression d'un appesantissement, de n'être ni sur terre ni autre part, une espèce d'état second désagréable. Surtout dans les cas où son entourage la rappelle par ses pleurs et ses larmes…

Quand elle aura près d'elle la présence de son guide ou d’un être désincarné qu'elle aura beaucoup aimé de son vivant cela lui facilitera l'éveil. Mais le degré d’évolution a aussi son importance,

L'homme étant la plupart du temps désarmé devant la mort a tendance à croire à certains "on-dit" relatifs à la durée que mettrait l'âme à quitter son corps. L'évolution psychique de chacun doit se faire en souplesse avec une disponibilité intérieure. Chaque degré de connaissance doit être accepté totalement par l'être, par son psychisme d’une part et dans le vécu concret d'autre part. Le "Moi" doit écouter ses pulsions intérieures et se débarrasser des choses extérieures qui sont un frein pour son développement. Même si cela provoque en lui une souffrance quand il est contraint de sacrifier un idéal qui n'était qu'une illusion, il doit admettre qu'il faut savoir se soumettre au véritable "MOI" dépouillé. L’Homme ne retrouvera son harmonie intérieure qu’en se rapprochant le plus possible de la Sagesse, par la réflexion, par la méditation, par le cheminement occulte.

La méditation étant une concentration objective sur le Soi, une dissociation du mental tout en étant une partie de ce mental, il faut que le Soi le réalise en méditant, nous dépassons notre Moi, Le plus souvent nous nous "décollons", ce qui permet lorsque nous avons dirigé la méditation vers un point précis de mieux le concevoir.

Par contre le Soi peut être comparé à un cercle dont le centre est partout et, la circonférence nulle part. Il faut savoir réaliser cela avec un esprit conscient, c'est-à-dire éveillé et inconscient, c'est-à-dire méditatif. L'inconscient est un domaine de la nature qui échappe à nos manipulations car c'est une sphère du psychisme indépendante de notre vouloir. On compare souvent la mer au symbole de l'inconscient collectif. L'inconscient se souvient de choses immémorables. Notre désir de la recherche doit s'accroître sans se lasser. C'est la nuit en nous lorsque nous étouffons notre esprit ... Les mystères ne sont pas révélés par le sang et la chair, mais bien par la pureté de l'esprit. La vérité n'apparaîtra jamais à l'orgueilleux mais à celui dont l’amour des choses sacrées est pur.

Suivant notre degré de spiritualité, nous pouvons ressentir la Grâce et la présence en nous de l'Etre Suprême. Cette grâce qui passe à travers l'être, qui est Lumière pour les hommes, qui permet à ceux-ci certains dons émanant de la puissance de Dieu ... des dons qui calment ou guérissent la souffrance physique ... qui apaisent les angoisses de ceux qui souffrent ... ou qui, selon la tradition leur permet de transmettre la "parole" silencieusement. Cet être sera l'être "intérieur" qui cache le Sacré et ne le dévoile qu’à ceux qui en sont dignes, à ceux qui ont reçu les grandes initiations après une longue préparation. Celui-là connaîtra la compassion qui porte en elle la joie de la consolation. Cette compassion qui a un regard compatissant devant les misères des humains ... devant l'âme triste qui manque d’espérance…

L'être doit retrouver en lui l'image du féminin, car sa première relation féminine est sa mère et la branche ne doit pas être ingrate envers sa racine. Et puis, depuis toujours, la femme est la prêtresse de l'amour magique. C'est elle qui allume le feu mystique dont la sexualité est exclue Ce feu qui permettra aux êtres de franchir les plans de l'au-delà pour en arriver à l’union psychique avec la cosmos, avec l'univers, avec la Sagesse, Quand cet être aura été imprégné par un courant émotionnel, cela sera pour lui irréversible et tout en lui aura un autre sens.

Dieu immortel et immatériel transcende notre nature corporelle et brûlera dans le souffle d'un saint amour ses fautes.

Le monde des ténèbres est construit de la même façon que le monde des lumières. Dans les temps très anciens c'est par l'art que les hommes exprimaient cela. En art, tout est symbole, c'est le meilleur moyen d'expression, que ce soit par la couleur, les formes, les sons, ou la parole. C’est la représentation de l'invisible dans le visible, de la vie humaine dans la pensée céleste.

Tous les véritables artistes ont essayé d'atteindre l'Unité dans un même idéal dont les normes sont variées à l'infini. C'est une langue universelle. On a retrouvé dans des grottes et cavernes anciennes, des figures symboliques, des traductions de pensée parfois même métaphysique, ou des formes religieuses représentant les quatre éléments. Ce qui démontre que ces hommes vivaient en symbiose avec l'univers et que probablement ils connaissaient la pluralité des mondes habités. D'après certaines représentations, ils pensaient qu'il y avait d'autres terres, d'autres Globes où l'âme vivait des incarnations. Les plans aussi sont représentés souvent par des formes ou des symboles, tel le plan Divin, monadique, spirituel, intuitif, mental, astral ou émotionnel et le plan physique. Chaque plan ayant sa structure particulière et ses vibrations propres. Il nous traverser tous ces plans pour nous accomplir.

Les êtres se sont toujours aidés pour cela par les cérémonies, la musique, les rites. Les gestes rythmiques alliés à une musique créent de fortes vibrations. Il y a un rite très ancien ayant sa source en Egypte que les peuples sémites qui y vivaient ont adopté. C'est le rite des Elus Cohen qui s’est transmis jusqu'à nos jours chez les Hébreux. La branche Cohen dont les membres se nomment les cohénines, qui ont le même pouvoir que le rabbin pour toutes les cérémonies, particulièrement le droit de bénédiction près des mourants et de célébrer les cérémonies mortuaires. La plupart des cohénines ont le sens de la divination. Des statuettes ont été retrouvées datant de l'époque égyptienne, représentant des divinités Sénites ; elles portent un signe sénite sur le front : divinités de la fécondité, de la volupté et de la vie. Parmi les symboles qui les accompagnent, il y a le serpent et la montagne dont le caractère est sacré. Dans les mystères égyptiens, les lumières avaient une grande importance, tout comme les épées, importance que l'on retrouve dans la chevalerie, et particulièrement dans la chevalerie templière.

Dans les Massenies, les lumières accompagnent les réunions, ainsi que la flamme de la veilleuse qui représente l’esprit. Dans certaines Loges templières, cette veilleuse; était toujours allumée et, l’évangile selon Saint Jean était sur la table-autel. L'autel figure l'unité du cœur et le recueillement des puissances sensibles par l’éloignement des préoccupations terrestres. Cette table-pierre est l'habitacle de la divinité. Sa sobriété dans le symbole en fait sa Grandeur.

Dans le roman de volfram von Eishenbach, la pierre apparaît comme le symbole eucharistique, comme le Graal qui, pour les Templiers, représente l’esprit et la foi... C’était la tradition ... Cette Tradition qui est UNE mais dont les formulations ou les manifestations peuvent varier. L'important est la Tradition spirituelle, la réunion des esprits et des coeurs  pour les rendre meilleurs ou fraternels. C'est ce que nous nous efforçons de faire dans nos Massenies… Suggérer, montrer, faire vivre devant nos Frères une réalité non imposée. Cela doit les amener à l'initiation. L’homme, mûri par l'expérience en action doit retrouver le symbolisme initiatique. L'initiation est quelque chose qui se vit et dont la partie secrète est incommunicable au profane. L’homme doit unifier ses éléments psychiques, travailler à son perfectionnement individuel pour aider le collectif dont nous faisons tous partie. En se libérant de ses attitudes égoïste ou trop personnelles, l'être saisira mieux la Loi de la nature et s’intégrera au plan cosmique quelle que soit sa religion.

Il faut conquérir l'initiation par l’illumination intérieure qui irradie notre conscience. Par cela, l’Homme accomplira sa propre rédemption. Il ne pourra le faire qu'avec souffrance dans laquelle il mesurera sa solitude. Mais, quand il aura triomphé de lui-même, il répandra cette rédemption à travers l'âme du monde et lui apportera sa force rénovée.

Les Templiers nous l’ont montré par leur attitude. Ils furent plus chevaliers que moines. Ils avançaient sans peur sur la Voie, ils étaient intrépides. Leur armure était la foi dans leur mission. Ils participaient aux bienfaits spirituels. Ils sont allés .jusqu'au martyr pour défendre leur Ordre en séchant que leurs frères continueraient leur pensée. Le Temple dont le symbole est la perpétuité.

Certains d’entre vous ont été de véritables Templiers. Si dans cette vie, une force vous pousses vers la Massenie du Saint Graal, c'est que Vous sentez confusément votre passé, que vous vouliez faire vivre à nouveau en vous la Chevalerie. Cela vous entraînera à subir des épreuves car il n’est pas toujours facile de s'affirmer, surtout dans le contexte actuel.

On oublie trop souvent que tout est basé sur la Trinité : la Loi, le Divin, l'être conscient. Le Connaissant, le Connu, la Connaissance ; l’amant, l’aimé, l’Amour. Tout cela forme le UN qui, tout en se multipliant reste le un. L'un est l'Unité éternelle du multiple.

Le temps, dans la conscience et l’espace du mental na ni le même sens, ni la même mesure que dans l’espace physique. Nous nous moquons très facilement de la divinité car notre propre conscience humaine est limitée et nous aimons aussi nous masquer la Vérité. Mais nous concevons la fausseté de notre attitude quand nous pénétrons dans notre conscience profonde. Cela nous amène le plus souvent la douleur, le sentiment de la solitude ou de notre faiblesse qu’il nous faut surmonter. Nous comprenons qu’il faut voir la réalité des choses telles qu’elles sont et non comme nous voudrions qu’elles soient… Ne plus jouer à cache-cache avec soi-même, mais triompher de soi en toute franchise.

Il n’y a qu’une réalité, c'est l'Absolu transcendant et invincible qui conduit notre vie, celle-ci est une chaîne de conséquences rigoureuses. Nous le réalisons parfois dans notre sommeil quand une partie subconsciente en nous est l'intermédiaire entre la conscience et la pure inconscience. Le subconscient étant la frontière extrême de notre existence intérieure secrète nous amène sur d’autres plans ou même en des mondes supra physiques et peut nous parler en symboles. Cela provoque parfois des rêves symboliques qui sont souvent une transcription de la réalité par des images-symboles. Mais il faut se méfier des mirages… Parfois ce que nous prenons pour imagination est une mémoire des réalités passées.

Un certain état de conscience peut provoquer des communications avec le non physique ; on aperçoit alors l’existence cosmique. C’est dans cet état que nous pouvons entrer dans la suprême supra conscience où est l’éveil spirituel. C'est un véritable passage qui peut se peut se faire à l’état de sommeil ou de veille où l'on vit l'expérience harmonisée et unifiée de la Force cosmique. Notre pensée et notre action sont des moyens d’expression de nous mêmes. C’est un développement de notre être où il n’y a plus de servitude ni de limitation. La paix et la puissance de la libération amènent notre être sur un plan très supérieur... C’est l’achèvement de l’expérience. C’est le mystère de la connaissance par la supra conscience. Cela se passe dans un très grand silence intérieur… Ce moi caché, cette conscience cachée est notre être intérieur car l'être intérieur perçoit tout ce qui entre en nous et reçois les messages transmis. Pour nous, humains, c’est lorsque nous avons réalisé ce que sont notre moi et notre nature, dans ses profondeurs comme à sa surface, que nous pouvons acquérir une base de connaissance sans être piégés par l'illusion.

 

Seigneur envoie moi Ta Lumière et Ta Vérité

Elles me guideront à la montagne sainte et dans Ton tabernacle et… je parviendrai à l’autel du Seigneur…

 

Le Tabernacle est le symbole de l’Univers, de l’Homme et de Dieu.

Descendez dans les profondeurs de votre moi pour y retrouver l’étincelle divine… L’essence de vous-même… Vivez le grand silence…

 

Gabrielle

Les derniers travaux à notre portée sur ce sujet nous donnent, parmi d’autres,  des indications assez précises et nous permettent de nous poser quelques questions.

         L’évangile gnostique de Philippe et la Pistyis Sophia  écrit gnostique du III° siècle transmis par Jésus douze ans après sa résurrection, pour le principal, l’évangile de Thomas et d’autres documents pour de moindres raisons contribuent à conduire le chercheur vers les considérations suivantes.

         L’évangile de Philippe recense cinq rituels initiatiques ou sacrements, dans l’ordre : le baptême, le chrisme, l’eucharistie, la rédemption et la chambre nuptiale.

         Le Sacrement le plus élevé n’est pas détaillé, il reste donc un mystère, mais l’onction ou chrisme fait un christ de chaque être qui le reçoit.

         Dans la tradition tantrique, certains parfums et certaines huiles s’appliquent sur une partie spécifique du corps. Le Nard s’applique ainsi sur les cheveux et les pieds. Or, c’est de Nard pur que Marie Madeleine oint les pieds de Jésus.

         Le prix du Nard était tel qu’on a calculé que la quantité employée alors revenait à une année d’un salaire moyen. Une simple prostituée n’aurait vraisemblablement pas eu ces moyens ni ce désir.

         Le lien semble important entre l’onction de Jésus et le Cantique des Cantiques, beaucoup de savants voient dans ce texte la liturgie d’un mariage sacré et font le rapprochement avec des liturgies d’Egypte et du Moyen Orient.   

Dans l’Epopée de Gilgamesh, on dit aux rois sacrificiels : - la prostituée qui vous a oint avec une huile parfumée, maintenant vous pleure. Dans les mystères de Tamuz pratiqués à Jérusalem au temps de Jésus, Ishtar, la grande prostituée oint son époux Tamuz, elle en fait un christ. Ce rituel prépare sa descente aux enfers d’où il reviendra à l’invocation de sa déesse. Celle ci ou sa prêtresse, la grande prostituée, pratiquait un rite sexuel particulier qui transportait l’époux dans le continuum de la connaissance visionnaire. C’était un rituel de passage duquel il revenait transfiguré.

         Selon des textes non reconnus par l’Eglise, Jésus appelait la magdaléenne « l’Apôtre des Apôtres », et « la femme qui connaît le Tout ». Ils nous rapportent des scènes entre eux d’une grande intimité. Les Apôtres n’aimaient guère Marie Madeleine au point de chercher à l’éloigner mais Jésus n’accéda jamais à leur désir.

         L’évangile gnostique de Philippe qui présente la Magdaléenne comme la partenaire de Jésus évoque l’Illumination ultime symbolisée par les fruits de l’union de la fiancée et du promis. Jésus est le promis, Sophia la fiancée et le fruit de leur union la Gnose. En outre, cet évangile associe clairement Marie Madeleine et la Sophia.  Dans les canoniques, le terme de « promis » est utilisé par Jésus, lui même, pour se désigner.

         Jésus dit que Marie Madeleine l’a oint en préparation de son ensevelissement. Dans les mystères de Tamuz, les hommes n’ont pas la possibilité de participer à ce rite. Or, aucun homme ne participa à la préparation de Jésus, mais Marie Madeleine et ses suivantes.

         Dans la Pistis Sophia, la Magdaléenne est présentée dans un rôle de catéchiste, elle interroge Jésus afin de mettre en lumière sa sagesse de la même façon que la Shakti questionne rituellement son époux divin. Dans ce texte également, Jésus évoque Marie Madeleine par le terme qui désigne les déesses indiennes : chère bien aimée.

         Selon les écrits gnostiques, la Magdaléenne n’eut pas besoin du feu de la Pentecôte, c’est elle qui rassembla les disciples manifestement hésitants, après la crucifixion et les incita à poursuivre l’œuvre.

         Se rendant au sépulcre avec ses suivantes, Marie Madeleine échange quelques propos avec le « jardinier ». Ces propos prennent un sens particulier si elle était prêtresse informée des mystères, seule en effet, la prêtresse pouvait annoncer l’apogée du sacrifice du Roi, sa résurrection miraculeuse. 

         Marie Madeleine était elle la personnification multiforme du principe féminin, Sophia, prostituée sacrée, chère bien aimée du mariage sacré, vierge noire ou Isis ?

         Jésus a t’il pris part à un mariage sacré ou à des rites voisins ou associés ?

         Pierre et les autres disciples n’étaient ils membres que d’un second cercle autour de Jésus, le premier étant réservé à des personnes moins ou pas connues 

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